Bonjour à tous,
voici en pièce-jointe le CR du vendredi 26/04; bien que le mail de marc donne déjà pas mal de renseignements sur cette réunion.
Je profite de cet envoi pour prendre la parole parce que comme l'a signalé ce dernier, on s'est pas tous exprimés sur des temps équivalents et j'ai une grande capacité d'écoute mais j'ai bien senti lors de cette réunion qu'elle avait des limites !
Marc, sur la question de la ponctualité, c'est vrai que cela porte préjudice à la "fertiliité" de nos rencontres puisque j'ai remarqué qu'on finissait toujours par aborder les points critiques sur la fin des réunions quand tout le monde est déjà crevé (personnellement le débat sur l'achat ou l'habitat groupé au-delà de 23h00...). Ce serait mieux à mon avis de prendre une après-midi entière comme ça on est sûrs d'aller sereinement au bout des choses, d'avoir un temps de parole qui nous convient.
Et plutôt d'autres réunions informelles en soirée où on discute comme on en a envie. Vendredi c'était la première fois que j'avais l'occasion de discuter avec Sarah ou Nadou que je connais très peu, et c'est pas possible parce qu'il y a l'impératif d'aborder les points envisagés avant la réunion, qu'il faut être dans l'écoute quand les autres l'ont décidé...
Dans le CR, j'évoque les raisons de mon hésitation pour Aubertin par rapport à l'inconnu de l'activité professionnelle me concernant, ce qu'il me reste dans ce projet collectif.
Quand j'ai parlé la première fois à Emilie d'habitat collectif, il y a toujours eu dans ma tête la notion de travail collectif permettant une autonomie mais aussi une rémunération: la production, la transformation alimentaire, bref qchose en relation avec le vivant.
Quand d'autres personnes se sont joints au projet seulement pour y habiter, je me suis dit au fur et à mesure pourquoi pas, du moment qu'à côté on garde un projet de production collectif né du lieu et de nos mains avec de gentils volontaires aussi sûrement.
Quand Guillaume, Laurent, Dorothée nous ont rejoints en évoquant des projets relatifs à l'autonomie, au vivant, il y avait une émulation. Je me suis dit bon, c'est leur projet pour le moment, moi je ne sais pas bien où aller (sauf gagner une autonomie dans ma vie quotidienne), mais je me suis dit aussi, tout le monde n'arrivera pas à faire son projet seul, et moi je peux me "greffer" là où il y a des besoins, et là naîtront des collaborations. C'est pourquoi, le fait que la SCI impose que chacun soit responsable de son activité ne m'a pas paru être un obstacle à mon "bonheur".
Or, à présent, il n'y a plus ces projets.
Il reste celui du maraîchage que Damien et Emilie prennent en main et les autres personnes du groupe actuel ne comptent pas faire naître d'activité rémunératrice agricole sur le lieu. Donc je vois pas où est ma place. Enfin si, y en a une, mais UNE et c'est bien ça le problème ! mon but c'est pas de m'en sortir seule dans mon coin sur une activité que je souhaiterai faire naître. Sinon autant suivre le parcours classique que me propose la société. C'est réfléchir avec au moins une autre personne, à au moins une idée, et la développer ensemble, se prendre la tête ensemble, prendre des risques ensemble en décision et en investissement. Si je me suis tournée vers le collectif, c'est pas pour me retrouver seule dans mon coin. Et c'est ce que présage le "format SCI": chacun développe son activité, investit pour son activité, mais en plus à côté on a pas le droit à des emprunts pour ne pas faire prendre de risque à la SCI ( chose que je comprends par ailleurs, mais c'est un peu le diable qui se mord la queue)et c'est pas l'"ambiance" que je souhaiterai. et pire ! le format "achat collectif" de Thomas (excuse-moi Thomas, je ne sais pas ce que tu as vécu à Bordeaux...je comprends que tu ne souhaites pas faire la même erreur, se faire avoir 2 fois, c'est ballot ! mais il y a d'autres moyens d'en réchapper que de "clotûrer" les relations). Je trouve que l'achat collectif que tu proposes est consommateur d'espace, recalque les travers de mode de vie de la société actuelle, et n'apporte pas grand chose de nouveau si ce n'est une charte entre les habitants qui n'aurait comme le dit Marc aucune valeur juridique.
D'autre part, c'est peut-être un peu ambitieux ou optimiste de ma part, mais j'avais envie de participer à un projet utile pour la société et l'avenir dans l'idée de ce qui s'est produit pour les forums alternatifs en 2012, dans l'idée de ce que fait Pierre Rabhi et de ce que font bien d'autres que je ne connais pas ou dont je ne me souviens plus des noms. Toutes les personnes que j'ai rencontré depuis pour ce projet d'habitat groupé sont déjà compétentes en terme d'alternatives ou aspirent à l'être (comme moi). Alors pour quoi j'ai l'impression que tout retombe comme un soufflé ?
Au début je me rassurais: Le groupe change: y en a qui partent, d'autres qui arrivent, c'est pas grave ce sont tous des gens biens ! On cherche des statuts, mais les projets arrivent et repartent avec les gens, ou leurs craintes, c'est pas grave, c'est toujours plus difficile d'accoucher de projets pour lesquels on a pas encore tellement de recette ! On cherche des lieux, mais on sait plus pour qui ni pour quel projet, ni pour quel moyens, c'est pas grave mais c'est fatiguant ! et je suis pas innocente, j'ai participé à l'engrenage (enfin ce que je trouve être une engrenage).
Peut-être que moi j'ai besoin de quelque chose qui soit bien ficelé pour savoir dans quelle direction je vais pour me préparer à ce projet.
Or, pour le moment, il n'y a rien d'écrit (un début de charte, mais rien en terme de projet). A savoir: y a un projet de maraîchage. Quels sont les besoins humains de ce projet ? quels ont les besoins financiers de ce projet ? Quels sont les débouchés pour ce projet (cantine, Amap) et en conséquence quels sont les besoins en terme d'espace de ce projet ? (on a commencé à en parler à la dernière réunion)
y a une envie de vie autonome pour tout le monde (mais là encore le nombre change tout le temps)? on va prendre large grossomodo pour 15 personnes, quels sont les besoins en terme d'espace pour faire de la phytoépuration, combien pour l'autoalimentation, est-ce qu'on considère que la céréale est importante à produire ou pas sur place, ou plus loin sur un autre terrain ? .... Ce qui est d'ailleurs un minimum pour les personnes qui vont investir beaucoup plus d'argent que d'autres comme l'a souligné Bichon à la précédente réunion. et certains parlaient de mécénat à la réunion, il me semble qu'il faut savoir donner envie à des investisseurs éventuels. Or, pour le moment...à part de la bonne volonté, c'est tout ce qu'on peut écrire, et en plus ce qui se préfigure, à part de la culture bio, n'apporte rien à la société. ça reste très auto-personnel. Or y a des idées, elles ont déjà été évoquées: centre ressource, artisanat, hébergement, réinsertion, mais pour qui ? pourquoi? pour combien? dans combien de temps ? Certes c'est du long terme, on en a pas forcément les moyens, mais merde il faut aussi un peu rêver quoi, et c'est bien de savoir vers quel rêve on va et de faire rêver ceux qui pourraient nous aider financièrement et humainement aussi. Adam Mickewick disait: "mesure tes forces d'après tes aspirations et non tes aspirations d'après tes forces."
Et puis c'est loin d'être un rêve vu ce qui se préfigure à l'avenir, c'est au contraire très cartésien et on peut le prouver ! Et finalement des investisseurs, ça m'intéresse. Vu que la SCI cherche une égalité de moyens entre les participants (à l'heure actuelle, je ne suis pas capable d'égaliser) pour pouvoir revendre plus facilement des parts (là à vrai dire je ne suis pas tellement convaincue, puisque la facilité de la revente ne dépend pas d'un montant 'idéal" de parts. Y a des "racheteurs" qui auront 100 000€ à mettre, et d'autres 30 000 pour un même projet de vie comme c'est le cas à l'heure actuelle entre nous).
J'ai l'impression que comme il n'y a rien d'écrit, chaque partie "maraude" dans son coin. Moi je fais de la "suppo-maraude", et les couples (qui ont tendance à se recentrer du coup sur eux-mêmes parce qu'ils ont en permanence quelqu'un-mais tjrs la même personne-avec qui échanger sur ce projet en dehors des réunions) de la "duo-maraude".
Cela vient peut-être du fait qu'on commence par la fin comme le soulignait Laurent. Faudrait déjà mieux se connaître ...réunions informelles, écriture d'un projet, chantiers...ça éviterait que chaque partie se dissocie d'un ensemble.
Et pour moi l'important, c'est le projet, pas le lieu (hormis zones de pollution possible à éviter) Du moment qu'on a le projet et la charte qui sont bien ficelés, des garde-fou, on pourra toujours optimiser un lieu ou des lieux pour répondre aux envies. C'est clair qu'un seul et même acquis, c'est plus pratique, mais on peut pas tout avoir, et y a bien des agriculteurs qui travaillent sur des parcelles éparses et ils s'en sortent. Il me semble qu'on a trop d'exigence parfois, on peut pas toutes les contenter. Je me permets de le dire parce que je trouve que je suis très conciliante (sans me venter) ou la moins exigeante, en terme de lieu (et sur d'autres points d'ailleurs). J'ai vu des maraîchers s'activer sur des parcelles pleines de pierres, et dans des zones arides en France et il s'y sont adaptés tout comme les plantes. Tout est possible sur tout lieu avec un élan commun et des principes simples:"sans l'amour qui engendre une compréhension intégrale de la vie, la technique conduit à la brutalité" op.cit Krishnamurti.
Pour conclure:
- je trouve que l'achat groupé est un projet moins porteur. Je ne souhaite pas rentrer dans ce type de structure.
- Le neuf ou l'ancien ? et bien vu que j'ai peu de moyens, le moins cher : le neuf (qui plus est écolo, optimisé que l'on module comme on le souhaite). l'ancien a certes plus de cachet, mais n'a pas toujours été bien pensé, contraignant à rénover. Et puis c'est pas parce que c'est ancien que c'est génial. C'est comme si dans 100 ans, on s'acharnait à conserver la Tour Montparnasse parce qu'elle est ancienne, alors que la plupart des parisiens actuels la trouvent moche !
- la continuité de ma participation ? oui mais alors dans la condition qu'une bonne âme se pointe pour créer une activité rémunératrice avec moi (ou alors demander à des personnes que je connais qui sont intéressées par ce type de projet, mais ne sont pas prêtes à franchir le pas ou absentes de la région; à convaincre !) et puis adopter un autre fonctionnement. J'ai besoin que les choses soient plus "carrées".
Sinon,
- j'aime la région mais je n'ai pas d'attaches. Aller m'investir ailleurs en France (peut-être sur des zones d'ailleurs moins chères pour moi) sur d'autres projets en gestation qui répondent davantage à mes craintes ou mes attentes.
- Convaincre un réseau d'amis à monter un autre projet. Au moins je les connais, et il y a moins de difficulté à échanger (moins de sous-entendu, de craintes). Mais encore une fois, à convaincre!
voilà,
une dernière note d'encouragement pour la suite:
"Chacun doit savoir s'il veut s'associer à un vieux monde prêt à mourir ou travailler pour un monde meilleur qui se prépare à naître",
bien à vous,
Stéphanie
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Bonjour Stephanie
Je repond rapidement sur un ordi qvec les touches pas au bon endroit...
Les projets pro peuvent biensur etre collectifs, mais il ne peuvent pas etre portes par une SCI. Si tu veux avoir une activite remuneratrice sur le lieu, a toi de l´imaginer et de la proposer aux autres si tu ne veux pas la porter seule.
Il est biensur possible a chaque personne de prendre un credit pour acheter des parts de SCI ou lancer une activite pro. C´est un credit pris par la SCI qui serait problematique. Pour un projet pro collectif, la structure juridique creee pour lui (SARL par exemple) pourrait aussi prendre un credit, a voir avec les autres membre de cette structure.
On vient de passer une nuit dans un village occupe depuis 8 ans par des anarchistes. Autonomie en eau et electricite, potager collectif, fournee de pain hebdomadaire, travaux collectifs 2 jours par semaine, maisons communes et maisons privees, AG chaque semaine... Ca fait envie. C´est a Sieso de Jaca, a l´ouest de Sabignanigo.
A+
Marc
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Merci Dorothée pour ces précisions. J'espère que tu auras ce terrain et que tu en feras quelque chose de chouette :-)
De notre coté, le projet de ferme collective semble tomber en panne faute de participants, fin habituelle de la majorité des projets de ce type...
Marc