Contribution au sommet de la francophonie Dakar2014!
Le Leader politique francophone sert qui et à quoi ou est-il un vampire africain francisé ?
Nous aussi, nous osons espérer que le 15ème Sommet de l'organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui s'est tenu au Sénégal les 29 et 30 Novembre 2014 permettra aux chefs d’Etats et de gouvernement des pays francophones de trouver des réponses à la crise économique, aux problèmes d’épidémies et aux guerres qui ont rompu beaucoup de liens entre les peuples d’un même continent, et également entre les populations qui ont comme langue le français et les autres qui le parlent pas dans un même pays.
Certes, avec une bagatelle de plus d´une cinquantaine de milliards de francs CFA comme retombées immédiates garantie, le sommet de la francophonie est donc un sujet d’actualité. Il intéresse presque toutes les couches sociales au niveau de notre leadership national ; les chercheurs, les spécialistes en informatique et communication, les autorités politiques des pays francophones du Sud, les institutions spécialisées France- Afrique et les grands cabinets internationaux etc…
En effet, Estimé à 180 millions en 2000 et 220 millions en 2010, le nombre de francophones approchera les 700 millions en 2050 soit 8% de la population mondiale (une personne sur 13), et 85% de ces francophones seront en Afrique du fait de la croissance démographique.
D'autre part, il n'existe pas de système de recensement fiable et homogène dans le monde pour la pratique des langues. Le dernier rapport de l'OIF estime le nombre de francophones dans le monde à 274 millions de locuteurs en 2014, ce qui en fait la 5ème langue la plus parlée au monde.
En Afrique francophone, plus précisément au Sénégal, divers profils d’acteurs se sont remués pour réanimer leurs instances et l’adapter au thème essentiellement consacré aux femmes et aux jeunes, vecteurs, seuls acteurs et bénéficiaires de la résolution des problématiques à caractères social, économique culturel et linguistique de développement.
Nous avons tous effectivement constaté d’innombrables activités organisées en prélude et en marge dudit sommet pour accompagner le comité de pilotage en charge de l’organisation du 15ème Sommet de la Francophonie à Dakar. C’est ainsi que le regroupement des transporteurs francophones, j’allais dire conglomérat des femmes leaders francophones, la table ronde des douaniers des pays francophones, la conférence de l’association des experts comptables francophones, les enseignants francophones, les artistes et cinéastes franco…bref, toutes sortes de sorties et d’événements pour manifester leur enthousiasme pour ce 15ème sommet de la Francophonie. En fait, ce Sommet n’est pour les uns et les autres, rien d’autre qu’une une opportunité d’affaires de plus à saisir, à travers divers contrats de prestations de services, comme le fut le FESMAN ou d'autres rencontres internationales de son genre.
Cet engouement, s’explique certainement, par le fait qu’aujourd’hui, même si cela n’est pas toujours démontré, l’idée selon laquelle, l’introduction de la langue française au sein des pays que l'organisation internationale de la francophonie compte, dans leurs activités humaines (Éducation, Administration, Gouvernance, gestion des entreprises, culture, etc.) est une nécessité porteuse de gains de productivité et de progrès, semble communément admise.
Ce même intérêt, manifesté autour de la francophonie, un mot qui ne veut rien dire, pour la majeure partie de nos concitoyens non alphabétisés. Oui, ceux-là qui n’ont pas de clavier, qui vivent encore et depuis longtemps sous le seuil de la pauvreté, devraient objectivement et socialement inspirer le monde de la francophonie, de nouvelles mesures et démarches pour l’application de stratégies qui prennent en compte la situation de pauvreté de ces populations là.
Les vœux pieux déclinés dans le cadre de conventions politiques entre pays francophones tels que : « aide de la France», accords de partenariats économique, commercial, politique, d’appui au développement social ou le renforcement du système éducatif comme modèle, et guide scolaire pour notre éducation nationale….dans les pays qui parlent français.
Malheureusement, la plupart des textes rédigés en français ne sont jusqu'à présent, que des bavées, juste pour affirmer que l’encre utilisée pour la rédaction de ces documents, serait capable de salir tout l’océan atlantique. Sinon de la pointe de l’Afrique de l’Ouest aux Iles Canaries, route, chemin ou comment dirais-je, cap vers l’Occident. A cet effet, de jeunes émigrés clandestins empruntaient les pirogues de fortune pour aller mourir en grande partie sur les côtes espagnoles ou les survivants ne disposent qu’une seule langue étrangère, le français. Si toutefois, ils n’étaient pas secourus ou soutenus par les politiques souvent bien étudiées à la française, et jugées favorables au développement de nos communautés de base, instituts, universités, écoles et lycées français du moins qui ceux qui apprennent en français répartis sur les cinq continents.
Pendant ce temps, la jeunesse des pays francophones, qui devrait être assistée pour qu’elle ne perde plus jamais espoir à ce point, sinon nous assisterons dans un futur proche à sa rébellion contre les politiciens véreux et cupides. Car, il est avéré aujourd’hui, que tout l’argent ou toute aide octroyés ne servent plus à grand-chose, parce que détournés de leur objectif, pour enrichir les dirigeants africains et leurs complices et proches politiciens militants de la « francophonie ». Ils créent ainsi à l’occasion, des structures afin de capter toutes les opportunités qui s’offrent et s’accaparent des postes de décisions, sans pour autant avoir les compétences requises, être performants ou même productifs pour leur pays. Certains politiciens francophones sont maintenant jugés comme des trompeurs de leurs peuples et des hypocrites sans scrupule. Par conséquent, faux, et pires, diront ceux qui les comparent déjà à de vampires qui sucent du sang de leurs peuples. Suceurs de sang comme le moustique, prétexte non négligeable de l’épopée de la lutte contre le paludisme. Y’a en marre !
D’autres prétextes fallacieux ont servi à détourner l’argent des pauvres contribuables à des fins personnelles. Ou bien de vivre sur le dos des honnêtes citoyens, qui n’ont jamais eu à tricher avec leur peuple et qui demeurent toujours constants et déterminés pour redorer le blason de l’Afrique par ses forces vives dont la jeunesse patriotique. Combien de fois nos autorités ont quémandé au nom de leur peuple auprès de la communauté internationale, dans le but, soi-disant de venir en aide : aux agriculteurs, aux PME, aux pécheurs, aux femmes et enfants malnutris ou même pour soutenir les patients malades couchés dans nos hôpitaux, aux éleveurs mais en réalité rien que du bluff.
Maintenant, en plus de réduire le nombre de chômeurs diplômés du système francophone, il faudra faire face également aux défis des changements climatiques et à la transition écologique, mais surtout, veiller à la prise en compte des avis, commentaires ou suggestions de tous, jeunes, femmes, habitants des zones rurales,...dans l'agenda des OMD/ post2015, bien sur ; pensés et rédigés en français. Il faudra aussi, tout en luttant contre la progression de l’épidémie (…) que je ne nommerai pas, car elle est la plus médiatisée en défaveur du développement socio-économique de l’Afrique de l’Ouest.
Combien de milliards ont été injectés par le gouvernement français dans les organismes non-gouvernementaux et fondations françaises dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie, de la santé et bien d’autres volets, qui ont été jugés prioritaires pour secourir nos populations sous-couverts de politiciens, quelques parts, de véreux dirigeants de nos pays respectifs, depuis fort longtemps?
Ce qu’a dit tout récemment le Président français François Hollande est vrai, à savoir : « il est vraiment difficile d’être exemplaire » Oui, Monsieur le Président ! Mais, nous assisterons bientôt à une sérieuse remise en cause de ces régimes monarchiques, par les forces vives progressistes au sein des Etats de la communauté francophone, avec comme avant-garde leur jeunesse patriotique. Les populations africaines manifestent déjà une réelle volonté de changement de leurs conditions de vie et de liberté, à l’exemple du peuple Burkinabe qui a chassé son président. Ensuite, par les organismes internationaux et les bailleurs de fonds qui ne réserveront plus leurs aides, aux dirigeants qui pratiquent la politique antinationale qui tourne le dos aux intérêts de leur peuple dans les pays francophones. Tous ceux-là qui font semblants de réaliser des progrès dans le domaine de la bonne gouvernance, de la démocratie et des libertés fondamentales.
Le don de sang des francophones non africains, est un bel exemple, qui suffit à lui tout seul pour la solidarité agissante dans communauté francophone toutes nations confondues ! Nos besoins largement identifiés ne peuvent se résoudre que dans la solidarité entre nous et par nous même dans la sincérité. Il n’est cependant pas possible, de voir dans les campagnes de don de sang, qui est un acte de solidarité de haute portée humanitaire et de santé publique, un francophone de type européen offrir son sang dans un pays francophone d’Afrique.
Comme nous partageons une langue commune, nous devrions aussi prendre ensemble, pour être conséquents, notre propre destin commun en main et au niveau simple de la langue. Ainsi, nous aurons des États qui ont à cœur les préoccupations des peuples et surtout pour la fraction la plus démunie en moyens, donc la plus faible, afin de mettre en place des services publics efficaces et capables de combler les manquements cruels et récurrents qui crèvent les yeux..
Le 27 Novembre 2014
Quelque part dans un pays francophone.
FALL TANOR, Lead Fellow.
Alumni CIpD United Nations Institute for Training and Research (UNITAR)
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