Je plussoie++ le point mis en avant par Jérémy.
* coût : on devrait plutôt se fixer une limite supérieure, par
ex. 3€/an, je ne trouve pas que chipoter entre 1€ et 3€ par an soit
très significatif, par contre je trouverais dommage que l'asso paie 15
à 30€ par an juste pour remplir les poches d'un spéculateur.
* proximité avec les autres groupes d'utilisateurs = oui, je pense qu'il
faut absolument que, comme pour les autres assos, le nom contiennent
un truc qui reprend l'idée d'association d'utilisateurs de langue xxx
(française dans notre cas) de TeX avec un petit jeu de mot. DANTE
vient de Deutschsprachige Anwendervereinigung TeX, soit Association
des utilisateurs de langue allemande TeX. TUG en anglais signifie
remorquer, d'où le nom du magazine TUGboat (remorqueur), il n'y a pas
English dans le nom, sans doute parce que les États-uniens ont un
problème avec l'idée qu'ils ne parlent pas états-unien, mais
anglais. GUTemberg satisfait plus ou moins à cela, il n'y a rien qui
évoque la francophonie, hormis le m qui remplace le n, comme en
français. Si on reprenait la même chose que DANTE on tomberait sur un
truc comme AFUTE (Association Francophone des Utilisateurs de TeX),
mais GUTemberg remplit plus ou moins l'exigence, et a l'avantage que
c'est en continuité avec le nom de l'asso et que ça a déjà une
certaine notoriété.
* facilité à retenir le nom pour des francophones : oui ça doit être un
objectif, il faudrait que le nom de domaine ressemble à un mot connu
et n'ait pas une orthographe bizarre. Les trucs comme tug-fr ou autres
sont peut-être trop compliqués. À noter qu'il me semble aussi que
GUTemberg satisfait aussi cette exigence, c'est plus facile à retenir
que gutenberg parce que l'orthographe est plus régulière.
En lisant l'article Wikipédia sur Johannes Gutenberg, j'ai appris que
dans certains ouvrages en latin il est désigné sous le nom de
benemontanus, traduction en latin de Guten (bien) + berg (rocher). Ça
m'a fait penser (mais je spécule à fond là) que le patronyme de notre
bonhomme a sans doute une origine lié à la sphère culturelle
judéo-chrétienne : l'idée du rocher, d'où Moïse fait jaillir une source
en le frappant de son bâton pour donner à boire une bonne eau fraiche
aux Israélites assoiffés dans le désert du Sinaï. On retrouve cette même
scène dans le chapitre 2 du Coran, mais là Moïse il fait jaillir 12
sources du même rocher, de sorte qu'il y en a une pour chaque tribu, pas
de dispute, donc encore l'idée de bien, trop fort le Moïse du
Coran. Sans oublier que pour les chrétiens le rocher/source c'est Jésus,
et d'ailleurs l'un des évangiles rapporte que le légionnaire chargé de
s'assurer qu'il est bien mort sur la croix en le frappant de son pilum
en fait jaillir de l'eau, ce qui reproduit le prodige réalisé par Moïse.
Pourquoi je fais toute cette digression : parce que si c'est bien cela
l'origine du patronyme de Gutenberg, alors c'est une traduction en
allemand d'une idée qui a été déjà exprimée bien avant dans plusieurs
autres langues, hébreux, grec, latin, avant d'arriver en allemand. Du
coup, on est vraiment dans le creuset commun de notre aire culturelle,
et il ne faut pas trop s'offusquer de franciser le nom en l'écrivant
avec un m au lieu d'un n, surtout si un des objectifs que nous nous
fixons est d'avoir l'idée de francophonie dans le nom de domaine.
V.