La foi l'espérance et l'amour face au génocide

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Gabriel CHEL

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Courriel envoyé par FOSNA le 2 février 2026

        FOSNA : Une Voix Chrétienne [USA] pour la Palestine
        
https://www.fosna.org/ 
        Friends of Sabeel(*) North America (FOSNA) – Les amis de Sabeel (*) d'Amérique
        du Nord -- est une organisation chrétienne interconfessionnelle [des USA]
        qui recherche la justice et la paix en Terre Sainte
        par l'éducation, le plaidoyer et l'action non-violente.

        (*) Sabeel est un Centre Œcuménique de Théologie de Libération établi à Jérusalem.

Bethléem, 14 novembre 2025

Kairos Palestine II

L’Initiative chrétienne palestinienne  [très larges EXTRAITS]


Introduction


Nous, l’Initiative chrétienne palestinienne œcuménique, avons publié le Document Kairos Palestine en 2009 — « Une parole de foi, d’espérance et d’amour du cœur des Palestiniens souffrants ».
[...]
Aujourd'hui [...] Nous renouvelons notre message de foi, d'espérance et d'amour — offrant une vision inspirée par la foi pour le temps après le génocide

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Partie I La réalité : Génocide, Colonisation et Nettoyage ethnique

1.1 Nous lançons ce cri du cœur de l' attaque contre Gaza — une guerre qui a laissé derrière elle des centaines de milliers de martyrs et de blessés, et près de deux millions de déplacés. Nombre d'entre eux ont été ensevelis sous les décombres, brûlés vifs, torturés à mort dans les prisons ou déplacés de force à plusieurs reprises. D'autres ont enduré la famine, pris pour cible alors même qu'ils fuyaient à la recherche de nourriture. Des dizaines de milliers d'enfants ont été tués de la manière la plus horrible. Les secteurs de la santé, de l'éducation, économiques et environnementaux de Gaza — en fait, chaque composante de la vie — ont été détruits. Il faudra des années pour se remettre de la dévastation et de la catastrophe qui nous ont frappés en tant que peuple

1.2 Les organisations de défense des droits humains, les institutions juridiques et les experts internationaux sont unanimes : les déclarations des dirigeants politiques israéliens et les actions d’Israël lors de son offensive contre Gaza constituent un génocide. De nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont été documentés et des mandats d’arrêt ont été émis contre des dirigeants politiques israéliens sur la base des arrêts de la Cour internationale de Justice.

1.3 Les sionistes ne veulent pas que nous restions sur notre terre. Leur plan pour nous est le déplacement, la mort ou la soumission. La guerre génocidaire contre Gaza est la poursuite du projet sioniste visant à s’emparer de toute la Palestine, vidée de son peuple palestinien. Le nettoyage ethnique et le déni du droit au retour des personnes déplacées de force sont des politiques continues pratiquées à Jérusalem, en Cisjordanie, à Gaza et dans les territoires de 1948. La Nakba de notre peuple est notre réalité quotidienne. Ce génocide a été perpétré par Israël après des décennies d'apartheid, de colonialisme de peuplement, de répression politique et de politique délibérée visant à anéantir toute possibilité de solution politique, y compris la solution à deux États. Le vrai visage de l' idéologie sioniste est aujourd'hui révélé : un système qui, en plus de 60 ans, a enraciné un régime d'apartheid organisé et sophistiqué soutenu par des technologies de pointe qui exercent un contrôle total sur tous les aspects de la vie palestinienne, fragmentant le territoire, divisant son peuple et transformant l'existence palestinienne en un enfer insupportable. La soi-disant loi israélienne sur l'État-nation, promulguée en 2018, incarne le racisme sioniste et la suprématie juive arrogante en Palestine, faisant de l'apartheid une réalité vécue. La décision d'Israël d'annexer la Cisjordanie a encore davantage mis en lumière les véritables intentions de ce projet colonial.

1.4 Alors que les peuples du monde entier nous ont témoigné leur solidarité, la guerre génocidaire a mis à nu l'hypocrisie du monde occidental, ses valeurs creuses et ses vaines déclarations d'engagement envers les droits de l'homme et le droit international. En réalité, le monde occidental nous a sacrifiés, révélant son racisme et son double discours à l'égard de notre peuple. Bien entendu, nous faisons la distinction entre les architectes de ces politiques destructrices et les nombreux dirigeants, organisations et mouvements populaires qui ont manifesté une sincère solidarité avec les Palestiniens de Gaza, exigeant la fin de l'injustice et des effusions de sang ainsi que la pleine reconnaissance de nos droits légitimes.

1.5 Cette guerre a également révélé une autre réalité du sionisme — qu'il soit juif ou chrétien — dans sa justification de la violence et des meurtres. Nous, chrétiens palestiniens, sommes profondément choqués par les positions de nombreuses Églises qui, soit ont adopté le récit du colonisateur, soit gardent le silence face au génocide de notre peuple. Parfois, elles privilégient le dialogue interreligieux judéo-chrétien au détriment de la vérité, de la dignité humaine et de la vie elle-même, ignorant le contexte. Elles jugent un camp et excusent l'autre, ou se taisent tout simplement. Certaines vont même jusqu'à prendre des positions complices, favorables ou incitant au génocide.

1.6 Israël commet ces crimes en invoquant les événements du 7 octobre 2023, prétendant que ses actions sont un acte de légitime défense, oubliant que l'attaque du Hamas de ce jour-là était elle-même le fruit de décennies d'injustice, d'oppression et de déplacements forcés depuis la Nakba de 1948, et de plus de seize ans d'un blocus immoral et suffocant de Gaza. Souligner ces réalités historiques — et le droit d'un peuple sous occupation de résister à son occupant et oppresseur — revient à reconnaître que les événements du 7 octobre se sont déroulés dans un contexte particulier. Évoquer ce contexte ne justifie en aucun cas le meurtre ou la capture de civils, les violations du droit et des normes internationales, ni les crimes de guerre. L'argument de la « légitime défense » est irrecevable. Comment un colonisateur peut-il se défendre contre ceux qu'il a colonisés et expulsés de leurs terres ? Le droit international — s'il conserve encore une quelconque valeur morale — réfute cet argument.

1.7 Le colonialisme de peuplement, passé et présent, repose sur le génocide, le nettoyage ethnique et le déplacement forcé des peuples autochtones — le tout dans le but d' exploiter les terres, les ressources et les richesses au profit du colonisateur. Nous constatons de profondes dimensions économiques derrière la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza, notamment son intérêt pour les gisements de gaz naturel au large des côtes palestiniennes. Contrôler Gaza signifie également contrôler l'une des routes commerciales et des corridors d'approvisionnement énergétique les plus vitaux au monde, permettant de vastes projets économiques et commerciaux qui consolident la domination économique coloniale au défaut du peuple palestinien. Le silence du monde face au génocide à Gaza n'est pas innocent. Il est lié à d'énormes intérêts économiques qui privilégient le profit à la vie et aux droits humains.

1.8 À Jérusalem, des politiques coloniales de peuplement claires, de nature religieuse et démographique, visent à judaïser la ville au détriment de son pluralisme.
On observe des attaques continues contre les lieux saints musulmans et chrétiens, des tentatives d'incendie d'églises, de profanation et de destruction de cimetières, et l'inscription de slogans racistes sur ces derniers. Les attaques contre le clergé chrétien sont en augmentation, tout comme les restrictions imposées aux célébrations religieuses chrétiennes, telles que le dimanche des Rameaux et le Samedi saint samedi, sont perturbées. La coercition financière, par l'imposition de taxes et le gel des comptes bancaires de l'Église — en violation du « statu quo » — s'est également intensifiée. Les chefs des Églises à Jérusalem ont décrit ces actes comme faisant partie d'une politique systématique visant à vider la Terre sainte de ses chrétiens.

1.9 À travers la Cisjordanie occupée — du nord au sud —, les villes, villages et communautés bédouines palestiniennes subissent des attaques incessantes de la part des colons et des colonies. Ils sèment la désolation des terres, détruisent les récoltes, empoisonnent ou s'emparent des ressources en eau et attaquent les habitants — le tout sous la protection, le soutien et même la participation de l'armée israélienne à des actes de violence, des meurtres, des démolitions de maisons et des déplacements forcés. La société palestinienne vit sous un siège suffocant imposé par des points de contrôle, des portes et d'autres mécanismes qui privent notre peuple de sa liberté de circulation.

1.10 Pour les Palestiniens vivant en Israël, le racisme et la discrimination flagrants persistent. Les communautés palestiniennes sont confrontées à l'intimidation, à la criminalisation de la liberté d'expression et à la persécution de toute tentative de défendre les droits des Palestiniens, ainsi qu'à la négligence délibérée du crime organisé endémique dans les villes palestiniennes. Les personnes déplacées à l'intérieur d'Israël en 1948, dont les terres
ont été confisqués se voient toujours refuser le droit de retourner dans leurs villages et de reconstruire leurs maisons. Les communautés bédouines demeurent victimes de déplacements systématiques et de nettoyage ethnique, notamment dans le Naqab (Néguev).

1.11 Ces dernières années, Israël, soutenu par les États-Unis et d'autres grandes puissances, a constamment attaqué les principes fondamentaux et les droits légitimes du peuple palestinien. Il a cherché à effacer la question des réfugiés en tentant de détruire l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), en l'accusant de terrorisme et en faisant pression sur les pays donateurs pour réduire son financement. Parallèlement, plusieurs camps de réfugiés en Cisjordanie ont été systématiquement détruits, déplaçant une fois de plus des milliers de personnes.

1.12 Les organisations de la société civile palestinienne œuvrant dans le domaine des droits humains ont subi de violentes attaques visant à les discréditer, à saper leur travail et à les éliminer par des accusations de terrorisme et par des pressions politiques exercées sur les gouvernements pour qu'ils cessent de les financer et les poursuivent en justice.

1.13 Depuis le 7 octobre 2023, Israël a considérablement intensifié sa politique d' enlèvements et d'emprisonnements. Aujourd'hui, des milliers de Palestiniens — hommes et femmes — sont détenus dans les prisons israéliennes. Environ un tiers sont détenus sans inculpation ni procès en détention administrative. Parmi eux se trouvent de nombreux enfants. De nombreux décès ont été enregistrés dans les prisons depuis le début de la guerre. Les organisations de défense des droits humains ont documenté des pratiques systématiques de torture, de violences sexuelles, de politiques de famine et de refus de soins médicaux. Les prisonniers, notamment ceux de Gaza, sont soumis à des détentions massives et à un isolement total du monde extérieur en vertu du droit militaire israélien, ce qui entraîne un grand nombre de disparitions forcées, la perte de représentation légale et une absence totale de communication.

1.14 La situation intérieure palestinienne nécessite une réorganisation urgente. Les divisions politiques, les rivalités et l'exclusion se sont accentuées. La majorité des Palestiniens ont perdu confiance en leurs dirigeants politiques. Suite aux accords d'Oslo et à leurs conséquences, l'Autorité palestinienne s'est retrouvée piégée à servir les intérêts de l'occupant, gérant la vie quotidienne des populations occupées pour le compte de l'occupant israélien, incapable de protéger son propre peuple de la terreur des colons et de l'appareil sécuritaire israélien.

1.15 Des signes de désordre ont commencé à se répandre au sein de la société palestinienne et sont devenus une réalité, principalement en raison de l'absence ou de la faiblesse de l'application de l'État de droit. Cela a entraîné une montée de l'intimidation, des accaparements de terres, du tribalisme, du favoritisme et de la corruption sous toutes ses formes, au détriment du bien commun, accentuant la frustration et le désespoir de la population. Au milieu des destructions massives et du génocide à Gaza, les actes de violence, de vengeance, le chaos et les vols n'ont fait qu'aggraver les souffrances du peuple palestinien.

1.16 Le quotidien des Palestiniens sous occupation militaire est désormais accaparé par des préoccupations internes : points de contrôle, restrictions de déplacement aux frontières et aux points de passage, le paiement des salaires du secteur public et bien d'autres problèmes urgents. Aussi importants soient-ils, ces éléments demeurent les symptômes d'une réalité plus vaste qui doit rester au centre de toutes nos préoccupations : le système de domination politique et militaire imposé par Israël, en tant qu'entité occupante, sur le peuple palestinien.

1.17 Notre société et notre culture politique souffrent de l'absence de renouvellement des dirigeants et d'un manque de vision à travers des élections démocratiques et l'exclusion des jeunes dirigeants. La Palestine est aujourd'hui confrontée à un grave phénomène de fuite des cerveaux, touchant notamment les professionnels qualifiés et les jeunes. Il ne s'agit pas d'une émigration volontaire. Il s'agit d'un déplacement forcé, fruit de l' oppression et d'une absence totale de perspectives. Nous affirmons, en tant que Palestiniens de toutes confessions, que nous sommes le peuple autochtone de cette terre et que notre existence même est aujourd'hui confrontée à une menace sans précédent. L'émigration continue des chrétiens ne cesse pas, constituant un réel danger pour la présence chrétienne en Palestine, qui risque aujourd'hui d'être victime d'un nettoyage ethnique et d'une extinction.

1.18 Les chrétiens de Palestine et de la diaspora sont une partie indissociable du peuple palestinien. Leurs défis sont ceux de la nation tout entière. La réalité de l' Église est directement affectée par tout ce qui se passe sur le terrain.
Face à ces réalités, l'Église continue d'œuvrer sans relâche — par la pastorale et les ministères institutionnels — pour soutenir ses fils, ses filles et la société dans son ensemble. Les chefs d'Églises travaillent ensemble pour faire face aux attaques répétées, en publiant des déclarations et en prenant des positions courageuses, malgré les pressions et les intimidations auxquelles ils sont confrontés, dans l' espoir que le monde et l'Église universelle les entendront. Parallèlement, certains chrétiens palestiniens ressentent un besoin croissant d'une plus grande proximité entre le clergé et les laïcs, et d'un rôle plus fort pour la direction de l'Église dans le rejet de l'occupation et de ses symboles, en élevant la théologie locale et en lui donnant une expression plus large dans les chaires des églises et les prises de position publiques.

1.19 Ces dernièress années, notre région – le Moyen-Orient – a connu d’importantes transformations politiques et régionales sous l’effet d’un plan délibéré visant à imposer la domination militaire israélienne sur l’ensemble de la zone avec le soutien des puissances occidentales, dessinant ainsi une nouvelle carte politique et démographique. Soutenu systématiquement par ses alliés, Israël a attaqué de nombreux pays de la région, violant leur souveraineté et celle de leurs peuples, bafouant le droit international et s’érigeant en État agressif et tyrannique, comme s’il était au-dessus de toutes les lois et conventions, poussant la région et même le monde au bord de la catastrophe.

1.20 En conséquence de ces interventions extérieures et de ces luttes pour la domination, des groupes religieux extrémistes et terroristes ont émergé – groupes que nous condamnons, ainsi que ceux qui les ont soutenus, financés et/ou armés. Ces mouvements ont enraciné le sectarisme au détriment de la citoyenneté. De nombreuses « minorités », notamment les chrétiens du Moyen-Orient, — en particulier en Syrie et en Irak— ont payé un lourd tribut à cet extrémisme. Solidaires et dans la prière, nous nous tenons à leurs côtés ainsi qu'à ceux de toutes les victimes du terrorisme sectaire et religieux.

1.21 Parallèlement, des accords de normalisation ont été présentés comme des accords de paix entre Israël et certains États arabes sous le nom d'« Accords d'Abraham ». Cette appellation même illustre la manipulation de la religion au service d'agendas politiques, économiques et de normalisation, ignorant l'essence du problème et la priorité de parvenir à une paix juste avec les Palestiniens eux-mêmes. Ces accords ont au contraire normalisé l'occupation et l'apartheid en Palestine, les rendant acceptables. Un nouveau phénomène a également émergé : « Islam sioniste », un mouvement récent parmi certains Arabes et musulmans qui, pour des raisons religieuses, économiques ou géopolitiques, soutiennent le sionisme et considèrent Israël comme un allié potentiel.

1.22 À la lumière de tout cela, il nous faut appeler un chat un chat : Israël est une entité coloniale, de peuplement et d’exclusion, bâtie sur le déplacement de la population autochtone et son remplacement par de nouveaux colons. C’est pourquoi nous rejetons le concept même de « conflit ». La réalité sur le terrain est la tyrannie et un régime oppressif de colonialisme de peuplement et d’ apartheid. Tout déni de cette réalité est une fuite devant une vérité manifeste, qui renforce et perpétue l’injustice.

1.23 Nous vivons désormais dans une nouvelle ère, une ère où « la force fait loi » et où la paix est imposée par la force militaire, au mépris du droit international et des décisions des tribunaux internationaux légitimes. Nous réaffirmons notre engagement envers le respect et l’autorité du droit international qui garantit les droits humains et la paix mondiale entre les nations et les peuples. Ce moment de l'histoire humaine exige une position fondée sur la foi, une position qui dénonce le pouvoir et la tyrannie sans compromis ni esquive. Au-delà de l'expérience palestinienne, nous vivons véritablement un moment de vérité.



Partie II Un moment de vérité pour nous

2.1 Face à cette dure réalité et en ce moment décisif, nous élevons ce cri – d'abord vers nous-mêmes, vers les fils et filles de nos Églises et congrégations, et vers tout notre peuple, au pays et en diaspora. [...] C'est un temps de solidarité et de soutien mutuel – un temps pour prendre des positions claires et courageuses fondées sur les principes de la foi et de l' appartenance nationale. C'est le moment de vérité. Nous affirmons que ce qui a été bâti sur le mensonge et l'injustice historique ne pourra jamais engendrer la paix ni la durabilité. Les véritables solutions commencent par le démantèlement des systèmes oppressifs et racistes. Ce n'est qu'alors que nous pourrons parler d'un nouvel horizon dont nous rêvons et que nous désirons ardemment — un horizon où nous restons sur notre terre ensemble avec tous ceux qui l'habitent, sur la base de la justice, de l'égalité et de l'égalité des droits, libres de toute suprématie et domination.

2.2 Nous appelons à une réévaluation nationale globale de notre réalité, afin d'en tirer des enseignements et des perspectives conduisant à une vision collective unifiée et à une stratégie claire pour l'action future, fondée sur l'indépendance de la prise de décision palestinienne. Cette réévaluation doit inclure un examen critique de toutes les solutions proposées et de leur faisabilité dans le cadre d'une structure représentative légitime garantissant l'indépendance de la prise de décision et le droit à l'autodétermination.
Nous mettons en garde contre le risque de donner à notre lutte nationale un caractère religieux, ou d'en faire une question religieuse qui oppose les religions les unes aux autres.

2.3 C’est le temps de la résistance, incarnée par une fermeté exigeante, sur notre terre face à toute tentative de déplacement, d’annexion et de génocide, une résistance vécue dans notre unité, notre coopération et notre engagement envers notre foi, nos principes nationaux et tous nos droits. Garder foi et l’espoir, c’est résister. Prier, c’est résister. Protéger les lieux saints, c’est résister. Préserver la paix sociale, c’est résister.

2.4 À l'heure où la résistance palestinienne et les mouvements de solidarité internationale sont criminalisés, nous réaffirmons le droit de tous les peuples colonisés à résister à leurs colonisateurs.
Comme nous l'avons indiqué dans notre premier document, Un moment de vérité : Un mot de Foi, Espérance et Amour du cœur de la souffrance palestinienne, nous restons attachés au principe de la résistance créative – une position ferme et exigeante contre l’injustice persistante. Nous voyons cette résistance créative incarnée dans les mouvements populaires palestiniens qui s’opposent à l’ occupation, à l’expansion des colonies, au terrorisme des colons et à l’apartheid, ainsi que dans le travail des organisations de la société civile, les initiatives juridiques et de défense des droits humains, l’engagement culturel, théologique et diplomatique, et dans les mouvements étudiants et ouvriers.
Dans tous ces mouvements et bien d’autres, nous reconnaissons des moyens efficaces de résistance fondés sur l’amour – un amour capable d’engendrer le changement et de raviver l’espoir.

2.5 Nous apprécions les mouvements mondiaux de résistance, de plaidoyer et de pression populaire qui œuvrent pour que les gouvernements et les instances internationales rendent des comptes – en isolant Israël par des boycotts et des sanctions jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international. Nous considérons cela d’un point de vue moral. Les stratégies de boycott, de désinvestissement et de sanctions sont, à notre avis, des formes efficaces de résistance créative, ancrées dans la logique de l'amour et de la non-violence telle qu'affirmée dans notre document initial.

2.6 [...]

2.7 Nous soulignons l'urgence de protéger toutes les personnes vulnérables au sein de la société : les victimes de l'occupation et de la colonisation ; les personnes handicapées, en particulier celles qui ont perdu des membres ; les personnes endeuillées, celles qui souffrent ; et toutes les personnes marginalisées pour quelque raison que ce soit, y compris les victimes de violence domestique ou sociale, d'exploitation économique et de violences sexistes.

2.8 Parmi les visages de la fermeté et de l'espoir dans notre société se trouve la femme palestinienne – grand-mère, mère, sœur et fille. Elle est le pilier inébranlable et une partenaire essentielle de la lutte, tenant ensemble la maison, la terre, la mémoire et l'avenir. Sa présence est fondamentale pour la société dans son ensemble et ses contributions sont multiples dans la vie nationale, sociale, économique et spirituelle.[...]. Il ne peut y avoir de véritable libération sans sa pleine participation à tous les niveaux de la prise de décision et de la construction nationale.

2.9 Voici le message que nous nous adressons à nous-mêmes, chrétiens palestiniens : Nous sentons le poids de l’histoire sur nos épaules et nous sommes déterminés à préserver le témoignage chrétien en Terre Sainte. À tous les Palestiniens, nous disons : La préservation de la présence chrétienne est à la fois une cause nationale et une priorité. Nous ne sommes ni un simple numéro, ni une simple type de diversité au sein de notre société. Nous sommes des citoyens autochtones qui incarnons des valeurs humaines et cherchons à œuvrer et à construire notre patrie aux côtés de tous nos partenaires.

2.10 En nous adressant à nous-mêmes, nous disons : Nous sommes les fils et les filles de la première Église — descendants des apôtres et des saints des premiers siècles chrétiens — ceux qui ont cultivé cette terre, bâti ses villes et ses villages et bu à ses eaux. Nous ne vivons pas en marge de cette terre. Nous sommes tissés dans son tissu. Nous portons son histoire et son héritage. [...] Nombre d'empires ont traversé cette terre et disparu, ensevelis sous la poussière de l' histoire, pourtant les cloches de nos églises continuent de sonner, témoignant de la vérité et proclamant la résurrection chaque jour.

2.11 Voici ce que nous disons à nos jeunes hommes et femmes : Vous êtes l'Église vivante ; vous êtes le trésor de l' espérance. L'avenir naît de votre fermeté et de votre foi. Nous croyons en vous. Nous voyons votre colère, votre chagrin, votre peur. Nous voyons aussi votre force. Nous savons que notre histoire n'est pas terminée, que l'injustice persiste. Nous ne vous appelons pas à un optimisme naïf, mais à une espérance enracinée dans l'action. L'espérance n'est pas la reddition. L'espérance est un acte vivant de résistance, un refus ferme de la réalité de la mort qui nous est imposée, une confrontation et une résistance à toute forme d'injustice et d'occupation.
Jésus-Christ a marché avec les pauvres et les faibles, s'est tenu aux côtés des opprimés, et n'a jamais abandonné l'amour ni transigé sur la vérité et la justice. Pour le salut de l'humanité, il a accepté la croix. Sa résurrection fut la victoire sur la mort et l'injustice, un signe d'espérance enraciné dans la foi. C'est l'espérance qui nous soutient aujourd'hui.

2.12 Et nous vous le disons aussi : vous n’êtes pas seuls. Il y a ceux qui se tiennent à vos côtés en Palestine et partout dans le monde. Même si le silence est imposé aujourd’hui, le jour viendra où vos voix se feront entendre. Vos voix comptent. Exprimez-vous. Écrivez. Chantez. Créez. Organisez-vous. Résistez par votre humanité dans un monde qui cherche à vous la dépouiller. Osez aimer, rêver et façonner un avenir libre et rayonnant. Nous saluons vos initiatives et vos activités – dans l’Église, dans l’engagement national et civique, dans le scoutisme, la jeunesse, le sport, la culture, l’art, la politique et les droits humains – toutes empreintes d’ ouverture à la société, d’un esprit de bénévolat, et par une foi et une espérance libres de tout sectarisme. Nous puisons l'inspiration dans votre constance et votre amour. Nous voyons en vous la promesse d'un avenir meilleur.

2.13 À notre peuple de la diaspora, à ceux qui ont été déplacés de force : Vous êtes peut-être géographiquement loin de la Palestine, mais la Palestine vit en vous. Nous vous appelons à vous engager dans des communautés, des mouvements et des coalitions qui visent à renforcer notre détermination et à affirmer notre présence. Vous jouez un rôle essentiel. Votre voix a le pouvoir de changer les réalités. Nous apprécions votre activisme. Nous avons entendu vos voix. En effet, le monde entier les a entendues. Partagez nos souffrances et nos histoires de détermination et de réussite. Créez des espaces de dialogue et de construction de ponts entre nous et les dirigeants religieux et politiques des pays de votre diaspora. Agissez avec sagesse et et présentez au monde la véritable image de notre peuple. En vous aussi réside l'espoir d'un avenir meilleur. Nous ne perdrons pas notre rêve de réunification, ni notre droit au retour.

2.14 Nous apportons notre soutien à nos responsables spirituels et à nos institutions ecclésiastiques qui continuent de témoigner de leur foi chrétienne, même dans les moments les plus sombres et les plus difficiles, renforçant ainsi la détermination de leurs fidèles. Nous saluons tout particulièrement le travail remarquable des Églises de Gaza qui ont accueilli les personnes déplacées. Nous apprécions le courage de nos responsables religieux qui se sont tenus aux côtés de notre peuple à Gaza et ont soutenu sa détermination face au génocide et aux déplacements forcés. Les fidèles de Gaza ont écrit des histoires héroïques de persévérance et de témoignage. Certains sont tombés en martyrs. Nombreux sont ceux qui ont été blessés et endeuillés. Nos prières et nos cœurs les accompagnent. Nous appelons les chrétiens du monde entier à se joindre à nous dans notre effort – contrairement aux apparences – pour préserver la présence chrétienne à Gaza, présence qui remonte aux premiers siècles du christianisme, et à défendre le droit de tous ceux qui ont été déplacés à retourner dans leurs foyers et à reconstruire leur vie.

2.15 Nous sommes témoins de la Résurrection et du tombeau vide d'où jaillit la lumière de la vie. Nous croyons que le dernier mot appartient non à la mort, mais à la vie ; non aux ténèbres, mais à la lumière ; non à l'injustice, mais à la vérité. Nous proclamons avec l'apôtre Paul : « Nous sommes pressés de toutes parts, mais non écrasés ; perplexes, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non détruits » (2 Corinthiens 4:8-9).


Partie III Un appel à la repentance et à l’action

3.1 Nous adressons cet appel aux chrétiens du monde entier. Nous adressons cet appel depuis Jérusalem, Bethléem et Nazareth — depuis le lieu de naissance du Christ, la terre de l’ Incarnation du Verbe et le berceau de l’amour, de la miséricorde et de la justice. De la terre de la souffrance, de la mort et de la résurrection — la terre de la rédemption et de l’espérance — d’où est né l’appel de l’humanité à la repentance et au retour aux fondements de la foi. De là, la foi s’est répandue jusqu’aux extrémités de la terre. C’est un appel à « apprendre à faire le bien ; rechercher la justice ; secourir l’opprimé » (Ésaïe 1,17).

3.2 Le Dieu qui nous est révélé dans les Saintes Écritures, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament — le Créateur de l’ Univers et de toute l’humanité — est celui qui s’est incarné en son Fils, Jésus-Christ, le Dieu de tous les peuples (Actes 10, 34-35 ; Romains 10, 12-13). Dieu, le Créateur et Père de tous, est solidaire des opprimés et des démunis, des victimes de toutes formes d’injustice et de tyrannie, et prend leur parti, quelle que soit leur race, leur religion ou leur nationalité (Luc 4, 18-19). La mission de l’Église se manifeste ainsi par sa participation à l’œuvre du Royaume de Dieu, à travers la recherche de la paix, la défense des opprimés et la pratique du bien.

3.3 Le génocide est un processus cumulatif qui a commencé dans l'esprit des puissances coloniales de peuplement d'Europe lorsqu'elles ont nié l'image de Dieu en autrui et légitimé la mort, la domination et l'esclavage. Nous considérons l'État d'Israël, établi en 1948, comme une continuation de cette même entreprise coloniale fondée sur le racisme et l' idéologie de la supériorité ethnique ou religieuse. Ce projet a colonisé la Palestine et a œuvré au déplacement des populations autochtones de Palestine depuis la Nakba jusqu'à aujourd'hui. Notre réalité palestinienne actuelle est le résultat inévitable de l' idéologie sioniste et du mouvement colonial de peuplement suprématiste , lui-même produit de la mentalité impériale.

3.4 Le génocide est un péché structurel contre Dieu, contre l'humanité et contre la création. Cela s'oppose frontalement au grand commandement de l'amour, au résumé de toute la loi (Galates 5:14). Ceux qui nient le génocide commis contre le peuple palestinien à Gaza — malgré les preuves accablantes, les témoignages et même les déclarations des sionistes eux-mêmes — nient l'humanité même du peuple palestinien. Nous avons donc le droit de demander : comment peut-on parler de communion chrétienne tout en niant, soutenant, justifiant ou gardant le silence face au génocide — surtout lorsque de tels actes sont commis au nom de Dieu et des Écritures ? Tous les croyants, et en particulier les responsables d'Églises à travers le monde, doivent faire preuve d'une sincère réflexion et se repentir.

3.5 Nous exprimons notre gratitude à toutes les Églises qui ont reconnu l’ injustice dont nous avons été victimes et la guerre génocidaire à Gaza. Nous saluons toutes les voix qui ont pris une position religieuse et morale contre le sionisme et le soi-disant sionisme chrétien, rejetant le génocide et l’ apartheid et appelant à la fin des livraisons d’armes à Israël et à la poursuite des criminels de guerre. Nous entendons dans ces voix le soutien de notre espérance, un signe du Saint-Esprit et la présence de la conscience morale en l’humanité.

3.6 Nous appelons à un mouvement théologique mondial bâti sur les piliers du Royaume de Dieu — un mouvement qui émerge des contextes et des luttes des peuples souffrant du colonialisme, du racisme, de l’apartheid et de la pauvreté structurelle engendrée par des systèmes économiques et politiques corrompus servant les intérêts des empires du monde. Nous contestons la fausse logique d'une paix « neutre » ou « équilibrée », ainsi que les formes de diplomatie ecclésiale qui, au lieu de dire la vérité aux puissants, cherchent à se soustraire à leur responsabilité morale et spirituelle. Avec nos partenaires du monde entier, nous avons entreprendrons un examen de conscience afin de nous libérer des vestiges des théologies coloniales que nous avons héritées de l'Occident.

3.7 Nous rejetons l'oppression et l'injustice engendrées par la théologie du racisme, du colonialisme et de la suprématie ethnique incarnée par le sionisme chrétien, une théologie qui a engendré l'apartheid, le nettoyage ethnique et le génocide des peuples autochtones.
Le sionisme chrétien invoque un dieu tribal et raciste de la guerre et du nettoyage ethnique, enseignements totalement étrangers au cœur de la foi et de l'éthique chrétiennes. Le sionisme chrétien doit donc être nommé pour ce qu'il est : une distorsion théologique et une corruption morale.
Après avoir épuisé tous les efforts pour inviter les sionistes chrétiens à une véritable repentance, la responsabilité morale, ecclésiale et théologique exige qu'ils rendent des comptes et que leur idéologie soit rejetée et boycottée. Le moment est venu pour les Églises du monde de répudier la théologie sioniste et d'affirmer clairement leur position sur la Palestine : il s'agit d'un cas de colonialisme de peuplement et de nettoyage ethnique d'un peuple autochtone.

3.8 Nous condamnons tous ceux qui exploitent et soutiennent l'accusation d'antisémitisme pour faire taire la voix palestinienne de la vérité. Nous rejetons toute tentative de confondre l'antisémitisme avec l'opposition à l'apartheid et avec les pressions exercées pour que Israël rende des comptes en vertu du droit international, notamment par l'utilisation de définitions et de documents conçus pour servir les idéologies et les intérêts sionistes sous couvert de lutte contre l'antisémitisme. L’utilisation abusive du terme antisémitisme déforme et masque la réalité du véritable antisémitisme qui existe encore dans notre monde et que nous condamnons fermement au même titre que toutes les formes de racisme, d’exclusion et de préjugés, y compris l’islamophobie. L’idéologie sioniste prétend représenter et protéger le peuple juif, mais, ce faisant, elle a confondu « Juif » et « sioniste » comme s’il s’agissait d’une seule et même chose. Tout Juif n’est pas sioniste et tout sioniste n’est pas Juif. Cette confusion a gravement nui au judaïsme lui-même et à son image dans le monde.

3.9 Nous appelons toutes les personnes de conscience — croyants en Dieu de toutes confessions et personnes de conviction — à s’unir en coalitions pour préserver l’humanité d’une descente toujours plus profonde vers la réalité de l’injustice, de la tyrannie et de la domination. Nous appelons à la création d'un ordre mondial alternatif, juste et humain, car le système mondial actuel a failli à ses responsabilités les plus importantes : défendre les faibles et préserver la paix et la sécurité internationales.

3.10 Nous réitérons et insistons sur notre appel aux Églises du monde — œuvrant de concert avec les coalitions religieuses et laïques — afin qu'elles fasse pression sur leurs gouvernements pour isoler Israël, le tenir responsable, imposer des sanctions, le boycotter et interdire l'exportation d'armes jusqu'à ce qu'il se conforme au droit international, mette fin à l'oppression et à la tyrannie et adhère aux principes de justice et de paix. Nous appelons également les gouvernements du monde : à faire pression pour que les criminels de guerre sont poursuivis quels qu'ils soient devant la juridiction de la Cour internationale de Justice et de la Cour pénale internationale ; à garantir des réparations au peuple palestinien, tant dans sa terre natale que dans la diaspora ; et œuvrer pour le retour immédiat des personnes déplacées, par la reconstruction de Gaza et le renforcement de la détermination de sa population.

3.11 Plus que jamais, le temps est venu d'une solidarité exigeante. Par essence, la véritable solidarité a un prix. Elle repose sur la foi, un engagement humain et une responsabilité morale. La véritable solidarité est aussi l'incarnation de notre humanité et de notre fraternité partagées. Soit nous vivons ensemble, soit nous périssons ensemble. Aujourd'hui, c'est la Palestine. Demain, ce seront d'autres peuples marginalisés et opprimés.

3.12 Dans cet esprit, nous saluons le nombre croissant de voix juives qui s'opposent à la guerre et combattent le sionisme avec une conviction morale, religieuse et humaine. En elles, nous trouvons des partenaires dans notre humanité commune et dans la lutte pour la liberté et la dignité humaine — des partenaires également dans le dialogue religieux et politique. Pendant trop d'années, ce dialogue a été monopolisé par les sionistes et leurs alliés, ses fondements reposant sur le renforcement de l'idéologie sioniste et la persécution des Palestiniens. Nous appelons donc les Églises du monde à faire la distinction entre dialogue avec les Juifs et dialogue avec le sionisme – et même à boycotter le dialogue avec les voix sionistes qui ont soutenu et continuent de soutenir l’occupation, l’apartheid et le génocide du peuple palestinien. Au contraire, nous appelons les Églises à se tenir aux côtés des voix prophétiques juives qui appellent à la justice et à la vérité et à amplifier leur message.

3.13 La solidarité chrétienne signifie se tenir aux côtés de l’Église locale et la soutenir dans sa fermeté, renforcer la fermeté des croyants sur la terre et donner les moyens aux institutions ecclésiastiques et chrétiennes qui incarnent la mission humanitaire et de foi sur le terrain. Nous renouvelons notre appel aux chrétiens du monde entier pour qu’ils contestent le siège imposé aux chrétiens de Terre Sainte, qu’ils viennent visiter les pierres vivantes, qu’ils témoignent et réagissent à ce qu’ils voient, et qu’ils contribuent à renforcer la fermeté des Palestiniens et des chrétiens palestiniens parmi eux. Voici notre appel : « Venez et voyez. » Puis, racontez ce que vous avez vu, réagissez et restez unis à l’Église inébranlable.


Partie IV La foi au temps du génocide


4.1 Depuis la terre de l’Incarnation, de la Croix et de la Résurrection, nous renouvelons notre parole d’espérance dans le Dieu des pauvres, des opprimés et des démunis. La guerre génocidaire a cherché à nous dépouiller de notre espérance et de notre foi en la bonté de Dieu et en la vie sur notre terre. Pourtant, nous proclamons notre attachement à notre foi en un Dieu saint et juste, et en le Dieu véritable qu’il nous a donné pour vivre dans la dignité sur notre terre et la terre de nos ancêtres. Voilà notre espérance. Voilà notre fermeté. Voilà notre résistance.

4.2 On a beaucoup parlé de solutions politiques et de paix, alors que la réalité sur le terrain prouve le contraire. Parler aujourd'hui d'une solution politique est vain si nous n'entreprenons pas d'abord le travail sérieux de reconnaître et de réparer les injustices passées, à commencer par la reconnaissance de l'injustice historique infligée aux Palestiniens depuis l'essor du mouvement sioniste et la Déclaration Balfour.
Tout véritable début doit impliquer le démantèlement du colonialisme de peuplement et du système d'apartheid fondé sur la suprématie juive, telle que codifiée dans la loi israélienne raciste sur l'État-nation. Nous rejetons également les propositions visant à créer un État affaibli et conditionnel, dépourvu de pleine souveraineté sur ses frontières, ses eaux, son espace aérien et sa sécurité. Ce qui est nécessaire, c'est une action et une protection internationales, la responsabilité des criminels de guerre et une indemnisation des survivants du génocide, de la Nakba et du colonialisme de peuplement. Les solutions durables ne reposeront pas sur la logique de la force, mais sur les fondements de la justice, de l'égalité et du droit à l'autodétermination.

4.3 Notre but est de vivre en fils et filles de Dieu dans notre patrie, sans barrières, sans murs, sans occupation militaire, et sans apartheid, mais dans un monde où règnent la justice, l'équité et l'égalité. Nous envisageons un avenir où notre monde est libéré de la guerre, de la mort, du sectarisme et du tribalisme, où la parole de vérité l'emporte sur la parole du pouvoir, où la légitimité appartient à la paix et à la justice. Nous puisons notre espérance dans la Parole de Dieu et dans la foi vivante en nos cœurs, refusant de laisser façonner l'avenir aux voix de l' extrémisme, du colonialisme et de la suprématie.

4.4 Nous réaffirmons notre rejet d'un État religieux, car il restreint l'État à des limites étroites, favorise un citoyen au détriment d'un autre, et exclut et discrimine sa population. Notre espoir est celui d'un État civil et démocratique, fondé sur une culture du pluralisme – et non de la domination numérique – qui reconnaisse la bonté et la valeur de chaque personne qui appartient à cette terre. Une telle culture, enracinée dans le commandement de l'amour, nous oblige à combattre toute forme d'extrémisme et de racisme dans notre pays – si riche soit-il par la diversité de ses peuples, de ses cultures et de ses religions – sur la base de l'égalité devant la loi et de la pleine citoyenneté.

4.5 Du cœur de la douleur, du génocide et du déplacement, nous élevons ce cri, un cri prophétique de fermeté. Nous déclarons notre engagement à œuvrer pour le bien de ce pays et de toute l’humanité, sur la base de notre humanité partagée, jusqu’au jour où nous vivrons libres sur notre terre, ensemble avec tous les habitants du pays, dans une paix et une réconciliation véritables, fondées sur la justice et l’égalité pour toute la création de Dieu, où la miséricorde et la vérité se rencontrent, et où la justice et la paix s’embrassent (Psaume 85:10).

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Gabriel CHEL

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11:32 AM (9 hours ago) 11:32 AM
to parlerf...@mundo-r.com, Mouvance...@googlegroups.com, group...@googlegroups.com


Voilà la source (que j'aurais dû intégrer dans mon courriel) :
"A Moment of Truth: Faith in a Time of Genocide."


Le texte est en anglais, j'ai traduit par GOOGLE, sans retouche.

Amitié
Gaby

envoyé : 4 février 2026 à 17:15
de : parlerf...@mundo-r.com
Ă  : gabrie...@wanadoo.fr
objet : *** SPAM *** RE: [Mouvance-partenia] La foi l'espérance et l'amour face au génocide


Bonjour cher.e.s ami.e.s

Je rédige à l’instant un article sur la défense non violente de la paix par temps de guerre et je souhaiterais citer ce texte en citant sa source légitime

Savez-vous oĂą je peux la trouver.

Merci

Paix et belle journée à vous

+Christina

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Gabriel CHEL

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12:22 PM (8 hours ago) 12:22 PM
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La source que j'ai donnée n'était pas vraiment la bonne, la vraie source c'est :
https://www.kairospalestine.ps/images/Final_Kairos_document_II_English.pdf

Le texte est en anglais, j'ai traduit par GOOGLE, sans retouche.

Amitié
Gaby

envoyé : 4 février 2026 à 17:32
de : Gabriel CHEL <gabrie...@wanadoo.fr>
Ă  : parlerf...@mundo-r.com
cc : Mouvance...@googlegroups.com, group...@googlegroups.com
objet : Re: RE: [Mouvance-partenia] La foi l'espérance et l'amour face au génocide

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