
En juillet prochain, le Grand Rabbinat n’organisera finalement pas les examens rabbiniques qui, selon une décision historique de la Cour suprême de 2025, devaient être ouverts aux femmes, a confirmé au Times of Israel le porte-parole du Grand Rabbinat.
Le Grand Rabbinat continuera à proposer d’autres types d’examens.
Le porte-parole a fait savoir que les examens rabbiniques standard ouverts aux femmes, dont les inscriptions devraient débuter la semaine prochaine, seraient proposés à la session d’automne, se refusant à donner la raison de l’annulation de la session de juillet.
Malgré des obstacles majeurs, trois femmes ont passé le mois dernier un examen proposé par le Grand Rabbinat, ce qui constitue une véritable première dans l’histoire d’Israël. Elles n’ont pas encore reçu leurs résultats.
Le Grand Rabbinat organise des examens rabbiniques dans les principaux domaines de la halakha (loi juive), notamment la casheroute, la niddah (lois sur la pureté familiale), le Shabbat, le deuil et les lois sur le mariage. Les candidats à l’ordination rabbinique doivent réussir un certain nombre de ces examens (six suffisent pour atteindre le niveau de « rabbin de quartier », tandis que le titre de « rabbin de ville » suppose de réussir à 11 examens).
Le Rabbinat délivre par ailleurs d’autres certificats à ceux qui réussissent les examens, ce qui a d’importantes implications économiques et sociales. Un certain nombre d’examens peuvent être considérés comme équivalents à un diplôme universitaire pour certains emplois publics ou garantir un salaire plus élevé.
C’est sur cette base que la Cour suprême a statué que les femmes devaient elles aussi pouvoir passer les examens rabbiniques standard, afin de bénéficier de ces avantages (et non de l’ordination rabbinique elle-même).
Le Rabbinat organise également des examens pour d’autres fonctions, tels que des examens avancés en halakha pour devenir dayan (juge rabbinique), pour les contrôleurs de casherout, les bouchers rituels et bien d’autres encore. Ces examens ont toujours lieu en juillet.
Tous les examens sont généralement proposés trois fois par an, au printemps, en été et en automne.
Selon le rabbin Seth Farber, directeur du groupe religieux ITIM, qui fait partie de ceux qui ont saisi la Cour suprême à ce sujet dès 2019, la décision du Rabbinat de ne pas proposer en juillet le type d’examens ouverts aux femmes « envoie un message profondément troublant ».
« Le Rabbinat devrait reconnaître que l’étude de la Torah et le fait que des femmes soient en situation de pouvoir sont un élément important de l’avenir de la vie religieuse israélienne », a-t-il dit au Times of Israel.
« Le fait de permettre à des femmes de passer ces examens va renforcer la Torah et améliorer la confiance de la population dans le pouvoir religieux. »