Parfois devant des passants surpris, une procession traditionaliste s’est déroulée à Tours (Indre-et-Loire), dimanche 7 juin 2026 au matin, dans des rues plutôt désertes dans le centre-ville. Elle a rassemblé de nombreux fidèles – environ 400 – partis de l’église traditionaliste Saint-Grégoire-des-Minimes, rue de la Préfecture à Tours, pour rejoindre via la rue Nationale le boulevard Béranger, où un autel était dressé entre les platanes. Organisée chaque année, déclarée, cette procession du Saint-Sacrement a eu lieu pour célébrer la Fête-Dieu, deux semaines après la Pentecôte.

« Le cortège est joyeux et coloré : chants, fanfare, fleurs, cierges, enfants jetant des pétales, encens, clochettes, Dieu présent dans l’hostie est acclamé comme il se doit », lit-on sur les papiers distribués. La police était présente pour assurer la sécurité de cet événement organisé par le prieuré Saint-Martin, du domaine de la Choisille à Chanceaux-sur-Choisille, où la fraternité Saint-Pie-X a ouvert un établissement scolaire.
« C’est la messe du temps de nos grands-parents », dit un fidèle attaché à la messe en latin et défavorable aux changements survenus après Vatican II, au début des années 60. Il reconnaît pour autant que les « tradis » sont plutôt mal perçus par une grande partie de l’opinion publique, qui ne les pense pas très ouverts sur la société.