Le travail, mené sur deux ans, a donné naissance à une
Charte de Paris dans lequel ses initiateurs et signataires proclament, en 15 points, leur attachement à des valeurs fondamentales comme la liberté de conscience,
la laïcité, l'égalité hommes-femmes, le refus de toutes les discriminations et de l'extrémisme.
Dans ce texte, il est également reconnu
« les règles du mariage civil comme condition préalable du mariage religieux »,
« la compatibilité entre islam et science moderne » et le rejet de
« pratiques pseudo-médicales présentés comme religieuses » comme les mutilations génitales. S'agissant du voile, le porter ou non est une décision relevant pour les femmes d’un
« choix personnel qui doit être respecté », ceci en reconnaissant la primauté des législations nationales
« au sujet des restrictions vestimentaires dans certains contextes ». « La pratique de l’islam en Occident se fait en pleine adéquation avec les principes démocratiques et les droits humains. (…) Le croyant se conforme à la Loi divine et respecte la loi républicaine, sans qu’il n’y ait de tension entre sa croyance et sa citoyenneté », lit-on également.
Pour accompagner cette charte, la GMP publie un glossaire mettant en lumière
« les valeurs musulmanes essentielles à la pratique religieuse dans l’espace sécularisé » ainsi que
« certains aspects de leur application ». Le glossaire, augmenté d’une version disponible sur le Web
(ici), vise à clarifier plus de 200 termes, notions et pratiques
« à la lumière de contributions tour à tour historiques, sociologiques et religieuses ». En appui à ce travail, des consultations ont été menées aupres de représentants d'institutions musulmanes prestigieuses comme Az-Zitouna (Tunis) et Al-Azhar (Le Caire).