Chers amis,
On le sait, l'Etat, accusé de n'avoir presque jamais "contrôlé" le respect par les établissements scolaires privés catholiques sous contrat des obligations de ce contrat, a tout à coup décidé d'organiser des centaines de contrôles. Et ce n'est pas fini...
La moutarde est très vite montée au nez de Guillaume Prévost, à la tête de la SGEC (Secrétariat Général de l'Enseignement Catholique). Ce qui a poussé les autorités publiques à mettre de l'eau dans leur vin pour faire respecter, d'après La Croix, le caractère propre de l'enseignement catholique.
Je cite quelques lignes que l'on trouve finalement dans les propos de La Croix page 3 :
"Est-ce incompatible avec le service public ? Au contraire. Au travers du contrat d’association, la puissance publique se porte garante des libertés publiques, au premier rang desquelles la liberté de conscience des familles.
[...] La singularité du projet éducatif chrétien justifie l’association."
(page 3)
Mais est-ce que l'on n'est pas en plein délire? "La singularité du projet éducatif chrétien justifie l’association"... L'association avec la République "Laïque"? Où est le respect de la "Loi de Séparation" de 1905? N'est-ce pas le mariage de la carpe et du lapin? La faute à qui? Eh bien à Michel Debré, à cause du financement de l'enseignement privé établi en 1959, à condition qu'un contrat impossible soit signé.
L'existence d'un enseignement catholique est justement (dans tous les sens du terme) critiquée par le CEDEC. Mais que cet enseignement soit, en plus, aidé financièrement par l'Etat est un non sens. Il ne peut exister un enseignement "privé", libre de ses choix, financé par un Etat laïque qui s'est judicieusement mis à l'écart des choix religieux "privés".
Être "libre", c'est assumer ses choix, y compris financièrement. Être "neutre", c'est respecter les choix privés, tant qu'ils respectent la loi, et ne pas financièrement s'en mêler (s'emmêler!!).
Fidélité,
Didier