
La communauté de l’Emmanuel est installée à L’Île-Bouchard depuis 1998.
© Photo illustration NR, Julien Pruvost
Y a-t-il eu d’autres victimes dans la communauté de l’Emmanuel ? Le mouvement religieux, implanté à L’Île-Bouchard, a décidé d’ouvrir une ligne téléphonique à destination de « toute personne qui souhaiterait signaler un comportement abusif de la part d’un représentant de la communauté de l’Emmanuel », a-t-il fait savoir dans un communiqué de presse.
Une annonce qui date du 28 mai 2026, soit le même jour que la sortie du livre Un canapé rouge, De l’emprise à la liberté. Dans cet ouvrage, Claudine Blanchard, une laïque de la communauté religieuse, accuse de viol un prêtre, membre de l’Emmanuel au moment des faits, et dénonce l'« emprise » qu’il a exercée sur elle, comme le rapporte le journal La Croix.
Un témoignage qui « fait état d’actes d’une extrême gravité que nous condamnons fermement », a réagi l’association catholique. Mis sous tutelle par le Vatican, ce mouvement religieux est critiqué pour la gestion des abus commis par des membres. En 2024, un prêtre retraité, résidant en Indre-et-Loire, avait été mis en examen pour des viols qui auraient été commis hors du département.
La communauté religieuse reconnaît « avoir failli dans l’accompagnement de Claudine (Blanchard) ». Elle a annoncé « la mise en œuvre prochaine d’une commission indépendante qui étudiera les faits et fonctionnements mentionnés dans ce récit et leur impact ».