RECAPITULATIF DES ECHANGES MAILS LIES AU MOUVEMENT DE GREVE ET DOCUMENTS TRANSMIS

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Boris Bruguiere

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May 24, 2013, 4:40:15 PM5/24/13
to greve-du-20-mai-2013...@googlegroups.com

24 /05/ 2013 - Boris BRUGUIERE, 
parent d'élève, ex-membre du CA.      



Je me permets, en qualité de parent d'apporter mes réactions personnelles autour du mouvement de grève actuellement en cours au sein du Collège Léon Cordas.

Je suis un peu surpris de voir circuler par ricochets et mails en désordre, auquel j'ajoute une pierre...

A ma connaissance, à ce jour :

> pas d'information écrite transmise au parent , pas de réunion d'information

> pas d'information directe ( ou très floue) faite auprès des collégiens : motif évoqué "les animateurs ne sont peut être pas rentrés de congés..."

> pas d'espace d'information, de parole possible ou  de rencontre proposée afin que grévistes/ non grévistes, parents, équipes éducatives, personnel administratif, responsables associatifs, puissent s'exprimer, écouter, échanger...

> motifs et  revendications du mouvement de grève obtenus par d'autres parents 4 jours après la grève engagée

Je suis stupéfait d'apprendre qu'une "grande solidarité de parents" maintiendra(it) le déroulement habituel de l'établissement, 
sans connaitre les intentions des grévistes.

Appellons un chat un chat, pour ceux qui ne le comprendraient pas,
 maintenir l'activité en faisant appel à des renforts remplaçant des grévistes fait écho à notre histoire de France,
cela s'appelle tout simplement "briser un mouvement de grève" !

Alors oui, une grève crée un désordre (momentané) et du trouble, c'est l'un de ses buts.
Mais une grève est aussi un indicateur de problèmes réels, de difficultés, 
un signal d'alerte, voir un appel de détresse avant d'autres dégats.

Boris Bruguière.

................................



14:34 (Il y a 7 heures)
destinataires masqués
Chers parents, 
Suite à l'annonce du mouvement de grève lundi 20 mai, le bureau du collège a proposé aux salariés en grève de les rencontrer jeudi 23 mai dans le cadre de la poursuite de la médiation.
Cependant l'émotion était telle que la rencontre n'a pu avoir lieu.
Aujourd'hui, 24 mai, les médiateurs (Fédérations Régionale et Départementale des Calandretas) nous proposent une prochainre rencontre plus structurée avec des règles du jeu établies et un ordre du jour.
Compte tenu des disponibilités des bénévoles de ces 2 structures, la réunion ne pourra se tenir que mercredi 29 mai au siège de la Confédération des Calandretas.
Pour l'heure, ne sachant pas si les salariés reprendront leur travail ce lundi 27 mai, la vie du collège se poursuit avec l'appui solidaire des parents.
Chacun, selon ses disponibilités, est invité à prendre contact avec Sophie PAPAREL qui est chargée de gérer l'organisation en fonction des besoins en personnel pour la semaine du 27 au 31 mai.
Conscients des soucis que cela peut vous occasionner, les membres du bureau, les enseignants et les personnels non grévistes s'activent positivement pour que "the show must go on".
Quoiqu'il advienne, nos enfants ont droit à la poursuite des enseignements que nous leur avons choisi.
Sachez enfin que tous mettent tout en oeuvre pour un retour au dialogue constructif avec les personnels en grève.
Bernard REA






Date: Mon, 20 May 2013 20:08:26 +0200
> Subject: Grève surprise au collège
> From: laurenc...@gmail.com
> To: alain.re...@orange.frcarlos.vasquez@crdp-montpellier.frcblan...@gmail.com;cesar...@yahoo.frdidier....@gmail.comfrancois...@wanadoo.frgauer.a...@orange.fr;georgette...@gmail.comgerard....@laposte.netgerar...@hotmail.frhelene...@orange.fr;impressio...@wanadoo.frmarie...@neuf.frmpmu...@voila.frnathalie....@orange.fr;nicky...@sfr.frolivier...@sfr.frpauleg...@hotmail.compierreg...@hotmail.com;stu...@gmail.comtiphain...@hotmail.compierre...@voila.frsabine.k...@free.fr;zabeth...@free.fr

> Bonsoir,


>

Vous avez sans douté été informés, comme moi, en cours de journée que le personnel du Collège s'était mis en grève depuis le matin.


>

J'ai été choquée que personne n'ait été prévenu au préalable, et que ces gens - à qui nous confions nos enfants - puissent "laisser tomber" les jeunes de la sorte.


>

Donc, j'ai envoyé le mail ci-dessous (je ne sais pas forwarder à une liste de diffusion, désolée) en réponse aux grévistes, avec copie à la Fédération.


>

Cela n'engage que moi.


>

Mais si certains d'entre vous souhaitent me faire part de leurs observations suite à cette grève, je suis à votre disposition et je me ferai un plaisir de les retransmettre.


>

Merci et bonne soirée.


>


>

Laurence CHAPIN


Mail aux grévistes + copie fédération :

Mesdames, Messieurs les salariés grévistes du Collège Léon Cordas,


Je prends connaissance avec stupéfaction de votre " préavis " de grève, envoyé vers midi ce jour, ainsi que des documents sensés justifier votre action.


Ma fille est interne au Collège, et donc confiée à vos soins en ce qui concerne sa sécurité dans vos locaux.

... du moins, je le croyais.


>

C'est donc en toute confiance que j'ai envoyé mon enfant au Collège ce matin.

Or, de personnel, point.


>

Votre pré-avis (envoyé je vous le rappelle après midi) n'était en fait qu'un post-avis de grève, nous plaçant, nous autres parents d'élèves, mais également nos enfants, et le personnel enseignant devant le fait accompli.


>

Ni dans le privé, ni dans le public, je n'ai jamais vu ça!


>

Sans même parler de la plus basique correction, vous laissez délibérément vos collègues non-grévistes, les parents, mais aussi les jeunes livrés à eux-même, sans qu'ils aient eu loisir de s'organiser.

Je vous rappelle qu'il s'agit d'enfants mineurs, placés sous votre responsabilité, et non de marchandises inertes.

Nous parlons ici d'un collège avec internat, vous n'êtes pas grévistes dans une usine...

Dans ces conditions, où est votre conscience professionnelle ?


>

J'ai pris la peine d'étudier vos documents.

Force est de constater qu'à un non-renouvellement de contrat avec information de la personne concernée 15 jours avant, (ce qui est tout-à-fait courant),

vous répondez par... Un POST avis !  

Je me demande comment vous procéderiez si vous étiez employeur...


>

Votre grève tombe - hasard du calendrier ... - un jour de fête catholique, jadis traditionnellement chômé mais non obligatoire.

Mais peut-être n'y a-t-il aucun rapport avec votre revendication concernant votre travail durant lesdits jours fériés?

Je n'ose imaginer que vous ayiez prémédité votre action à l'avance, en choisissant justement cette date symbole...

et en négligeant sciemment de nous avertir de ce dont vous aviez projet depuis longtemps ?

Subsidiairement, seul le 1er mai est obligatoirement chômé; ce qui est le lot de nombreux salariés de nos jours.


>

Certes, vous vous inquiétez de la sécurité de nos enfants, par rapport au fait que certains d'entre vous seraient susceptibles de venir travailler bien qu'étant malades, et donc pas en pleine possession de leurs moyens.

Certes.

Mais ce n'est rien! Vraiment rien! en comparaison d'une équipe entière qui abandonne son poste!

Qui va croire à votre argumentation, face à une telle contradiction de faits ?


>

Où sont donc " les compétences, le sérieux et l'ardeur " (sic) dont vous vous targuez dans votre lettre à la Fédération?

Le fait que vous puissiez laisser les jeunes, les professeurs, vos collègues et les parents dans une telle situation, sans préavis, démontre de facto votre absence de conscience professionnelle, outre le plus élémentaire respect.


>

Quant à votre geste généreux relatif à vos salaires - justement - ponctionnés, les parents ne seront pas dupes.

Pour offrir quelque chose, encore faut-il en avoir jouissance. 

Ne nous prenez pas pour des imbéciles, nous et votre Direction.


>

En ce qui me concerne, je prends acte de ce que vous avez su démontrer que vous êtes indignes de la confiance que nous vous avons accordée pour veiller sur nos enfants.


Salutations consternées.



Laurence CHAPIN.




> Objet : Fwd: RE: Grève surprise au collège

>


Madame Chapin bonjour,

> Comme vous le savez je suis, moi aussi, parent d’une élève de la même classe que votre fille, et comme les autres parents de cette classe j’ai également reçu votre lettre,
> celle que vous a envoyée Monsieur Genella, celle du Bureau et celle du Collectif des salariés du collège.

> Je dois vous dire d’abord que je suis entièrement d’accord avec tout ce qu’écrit Monsieur Genella. Notamment ce qu’il dit sur la licité de la grève me paraît très juste. Et comme le Collège Léon Cordas a la particularité, parmi bien d’autres particularités, d’être à la fois un peu public et un peu privé, il participe probablement un peu des deux droits, public et privé. Je pense donc qu’il est vain de discuter de la légalité de ce mouvement qui, à première vue, me paraît surtout extrêmement courageux et même, contrairement à ce que vous sous-entendez, très respectueux des formes. 

> Et puis il y a des cas où la légitimité d’un mouvement prend exceptionnellement le pas sur sa parfaite légalité. De toute manière c’est à la direction du Collège qu’il revient d’en décider, ce qu’elle a d’ailleurs fait comme le prouve la lettre du Bureau que nous avons reçue.

> En ce qui me concerne, et donc outre ce qu’a dit Monsieur Genella, je voudrais relever quelques points supplémentaires.

> 1- Les élèves n’ont pas franchement souffert de cette grève puisqu’ils sont tous partis en classe verte, comme il était prévu.  

> 2- Je trouve la façon dont vous parlez au personnel particulièrement injuste et méprisante, comme à des enfants irresponsables et égoïstes. Ils ne métitent vraiment pas cela alors que justement s’ils font grève c’est aussi pour obtenir plus de reconnaissance. Ils le disent d’ailleurs clairement dans leur lettre de revendication et dans la lettre que nous avons reçue hier. Je connais certains d’entr’eux depuis des années, et je peux témoigner de leur compétence, de leur dévouement, de leur conscience professionnelle qui n’est en général jamais mise en doute par personne et de leur disponibilité.

> Personnellement je vois les choses complètement différemment. Je vois surtout des jeunes gens qui ont beaucoup de mal à se faire entendre et qui font ce qu’ils peuvent avec peu de moyens, avec quand même beaucoup de respect pour les gens qui les entourent et malgré tout un certain discernement.

> 3- Vous vous plaignez de ne pas avoir été prévenue à temps. Mais puisque vous vous permettez de comparer la situation à une grève dans une usine - après tout c’est effectivement comparable - à qui sont confrontés les grévistes? A  leur employeur, pas aux parents. A qui la loi oblige-t-elle de donner un préavis de grève et une liste de revendications? A l’employeur, pas aux parents. Encore “nos” grévistes ont-ils eu l’obligeance de nous envoyer les documents en question, alors qu’ils n’étaient pas obligés de le faire. De plus, dans leur lettre du mardi 21 - est-ce à cause de votre lettre, ou grâce à elle, tout dépend comment on comprend la situation - ils ont poussé le scrupule jusqu’à s’excuser du fait que les parents n’ ont pas été avertis en même temps que la direction du collège qui, elle, a quand même bien été avertie tôt le matin. Mais, comme ils le disent d’ailleurs, ce n’était pas à eux de le faire et ils n’y étaient donc pas obligés. 

> Donc pour terminer la comparaison, je dirai que si on compare le collège à une usine, la direction du collège à la direction de l’usine, les grévistes aux ouvriers de l’usine, alors on ne peut que comparer les parents aux clients de l’usine. Or on n’a jamais vu des grévistes prévenir les clients d’une usine qu’ils allaient faire grève. Ce n’est pas une obligation et donc on n’a pas le droit de le leur reprocher. 

> 4- Vous savez probablement qu’à l’occasion du récent brevet blanc les enfants ont eu une question d’Histoire concernant les valeurs promulguées par la Constitution. Or non seulement, comme vous l’a fait remarquer Monsieur Genella, le droit de grève est inscrit dans la Constitution, mais également la laïcité. Ce qui se passe est en droite ligne par rapport à ces valeurs. Tout se passe un peu comme des travaux pratiques. Après tout n’est-il pas intéressant pour des jeunes de pouvoir observer un conflit social in situ  d’une façon aussi nette compte tenu de ce qu’on leur enseigne? 

> De surcroît, et si on y regarde de près, sans jugement, les enfants ne peuvent qu’y gagner à long terme. Ce conflit est aussi pour eux. Cela aussi est dit clairement dans les différents écrits de l’association des salariés qui se préoccupent notamment des conditions de la rentrée dans les nouveaux locaux. 

> La solidarité et la gratitude que nous devons aux calandretas pour toutes ces années que nos enfants y ont passé nous incitent à nous en préoccuper aussi, quand bien même ils ne seront plus au collège l'an prochain.

> Je voudrais aussi vous faire remarquer qu’un certain nombre de parents sont venus spontanément aider la Direction, sans que cela provoque un drame, conformément à une tradition très ancienne qui caractérise le fonctionnement associatif et les valeurs des calandretas, valeurs qui, en dépit de la grève, sont de toute évidence assumées par les grévistes.

> 5- Vous auriez peut-être pu éviter de parler du fait que la grève est tombée un jour de fête catholique, en insistant sur le mot “catholique” puisque vous parlez de “date symbole”. Franchement je ne vois pas ce que le catholicisme vient faire là, ni en quoi  le lundi de Pentecôte serait plus symbolique que, par exemple, le lundi de Pâques ou l’Assomption. Les calandretas sont laïques et le fait que ce soit une fête catholique ne change absolument rien à l’affaire. Je vous signale que, par exemple, le 1er de l’An, le 8 mai ou le 11 novembre ne sont pas des fêtes religieuses et qu’elles sont tout autant respectables.

> Je terminerai là.

> Bien sincèrement 

> Pierre-Marcel Grimberg papa d’Alice Grimberg



Communiqué du collectif des salariés du collège Leon Cordas






.          Le personnel salarié de l'association se met en grève reconductible à compter de ce jour : lundi 20 Mai 2013 afin de soulever plusieurs problèmes et exprimer des revendications. Nous tenons tout d'abord à nous excuser auprès des enfants ainsi que de leurs parents pour les perturbations qui pourront être occasionnées par ce mouvement.   Si nous nous mobilisons aujourd'hui c'est avant tout pour assurer la réussite scolaire tant que l'épanouissement personnel des calandrons que nous voulons accompagner le mieux possible, sans entrave à notre travail (d'encadrement) de la part de la présidence de l'association.



Si nous recourrons à la grève, c'est que nous avons épuisé tous les moyens de médiation interne tant au niveau du collège qu'au niveau de la confédération Calandreta. Il y a de ça quelques mois une lettre leur a été adressée par les salariés de l'association pour dénoncer les pressions que nous subissons. En réaction à ce courrier, nous avons été convoqué :

_ dans un premier temps par des membres de la confédération qui nous ont proposé une « médiation» pour apaiser les tensions entre salariés et gestionnaires. Nous l'avons acceptée immédiatement. Patrice Rampon, ligaire de la fédération a été nommé médiateur afin de reprendre le dialogue.

_ dans un deuxième temps par l'association sans consultation de nos disponibilités respectives. Alors que cette réunion devait apaiser la situation, l'association est venue avec une avocate et un délégué syndical. Depuis nous avons eu aucun retour et la situation se dégrade encore.




Parents, élèves, professeurs, salariés, nous sommes tous acteurs de Calandreta et désirons le bon fonctionnement du projet. S'associer pour faire école étant un des piliers du mouvement Calandreta, il est nécessaire d'entretenir des rapports sains et durables.

Pour cela nous vous invitons à nous contacter à l'adresse suivante:     collectiu...@laposte.net



                                                                                            Merci de votre compréhension.








A l'attention de la présidence du Collège Léon CORDAS     Lundi 20 mai 2013




Objet: Avis de grève reconductible.



En dépit des tentatives de négociation et de médiation engagées (courrier, réunion...), n'ayant abouti à aucun résultat concret les salariés de l'association se mettent en grève reconductible à compter d'aujourd'hui : le lundi 20 mai 2013 à partir de 8h00 au collège Leon CORDAS à Grabèls. Les motifs sont les suivants:


Nous ne pouvons plus supporter les pressions, les intimidations exercées et le climat négatif émanant de la Présidence de l'association.


Nous souhaitons être impliqués et considérés un minimum dans les décisions nous concernant  ainsi que celles pédagogiques (réglement interne/intérieur, travail jour férié, etc...) afin que l'équipe puisse exercer son travail d'une manière cohérente et efficace.


Un salarié faisant son travail convenablement, de surcroît possédant une licence d'occitan ne verra pas son contrat renouvelé. Il en a été informé 15 jours avant l'échéance du contrat. Ce non- renouvellement  n'est-il pas dû à sa participation directe à la lettre ? 


Les autres animateurs de jour ne savent toujours pas si leurs contrats seront renouvelés. En effet il a été précisé que l'année prochaine la surveillance et l´animation seraient assurées soit par les parents d'élèves, soit par les professeurs !


Le collège couvrait les 3 jours de carence de maladie. Aujourd'hui le collège laisse le premier jour à la charge du salarié. Nous sommes nombreux a avoir des contrats précaires ne nous permettant pas de « manquer » un jour de travail et donc  de salaire, Nous travaillons avec des enfants. Que nous faudra -t- il faire lorsque nous serons malades ?  Devrons-nous assurer l'encadrement des enfants alors que nous pouvons être contagieux, diminués dans notre jugement...?  Nous demandons au bureau s'il est plus judicieux pour l'avenir et la pérennité du collège de négliger l'aspect sanitaire ?


Pour toutes ces raisons nous demandons que les pressions cessent immédiatement, qu'une véritable concertation soit engagée avec les salariés et une remise en question de la Présidence.


De plus nous souhaiterions que nos salaires qui ne nous seront pas versés pour cause de grève servent à financer la classe verte des élèves dont les parents ont des problèmes financiers.




Le collectif des salariés du collège Leon CORDAS de Grabèls 








Collectif des salariés du collège Grabels, le 

Léon Còrdas de Grabels


Chers parents,


                    Suite à la dernière réunion ayant pour but de dénouer les tensions entre le bureau associatif du collège et les salariés, réunion où Mr Patrice Rampon (fédération Calandreta) était médiateur, un parent faisant partie du CA semblait ne pas connaître le contenu de la lettre ci-dessous. A titre d’information voici le contenu de ce courrier traduit en occitan, signé par dix salariés et envoyé aux personnes nommées ci-après. 


A l’attention des co-présidents et du ligaire

              Mr. Christophe Lebegue

              Mme. Patricia Lemasson

              Mr. Patrice Rampon


                                                             

Madame, Messieurs, 


            En dépit de la reconnaissance, par le directeur pédagogique et les enseignants, des compétences, du sérieux et de l’ardeur que nous mettons tous en tant que salariés à accomplir nos tâches respectives au sein du collège Léon Còrdas de Montpellier, nous nous sentons dans le devoir et l’obligation de vous faire part du malaise grandissant qui s’installe à l’intérieur de notre institution. 

En effet, depuis que la nouvelle présidence a été mise en place, les tensions avec les salariés du collège sont palpables. Désormais, nous ne risquons pas d’oublier qui est le président du collège car nous l’avons souvent entendu nous dire, et aujourd’hui encore :  

« je suis le patron,  le chef » ou encore

« je suis le décideur et vous les exécutants »,

« tout doit passer par moi » etc…,

des termes et un ton auxquels nous n’étions pas habitués lors des précédentes présidences. Les rapports président - salariés étaient alors cordiaux et avaient comme but principal de motiver le personnel et donc de faire avancer le collège. 

 Rien de tout cela aujourd’hui, notre président veut tout imposer et tout gérer à sa façon, qu’il s’agisse des réunions d’animateurs, de la gestion de la cantine, du cahier de la vie scolaire (internat), du personnel d’entretien et même de la gestion de l’activité pédagogique du collège qui ne semble pourtant pas entrer dans les attributions et les compétences du président.

Bref, il ne s’agit plus d’une gestion collégiale où chacun pouvait donner son avis. En fait le président feint d’écouter les salariés mais en réalité tout est joué d’avance. Le président dispose, impose et passe en force s’il le faut. D’ailleurs en cas de désaccord, le président prend un regard menaçant, devient abrupt, tranchant, rouge de colère et la conclusion reste finalement la sienne ponctuée par : « j’ai le droit, je décide, point final ».

 D’autres faits précis incompréhensibles aux yeux de tous se sont produits mettant à mal les valeurs de l’institution basées sur le dialogue et la pédagogie.  Citons quelques exemples :

- l’interpellation, un soir en plein internat et devant les élèves, d’un animateur par le président. Comment, après cet affront, l’animateur peut-il encore rester crédible aux yeux des élèves dont il a la garde ? 

- l’envoi, par le président, d’un courrier recommandé à un salarié pour absence à un CA.  Une décision qui paraît totalement démesurée et injustifiée. 

- une discussion tendue, devant témoins, entre le président et une salariée aujourd’hui  en arrêt maladie depuis près de deux mois.

- l’interpellation, devant témoins, d’un autre salarié qui avait renouvelé, pour le CDI, un abonnement à la revue « Setmana » (à laquelle le collège est abonné depuis des années) sans accord préalable du président qui très en colère lança :  « Tout doit passer par moi ».


- Enfin dernièrement notre président nous convoque et nous dit que désormais l’association sera plus exigeante avec les salariés (comme si cela n’était pas déjà le cas !) et ceci en dépit des bilans annuels positifs de ces mêmes salariés.

 Au cours de cette même réunion, le président nous fait ensuite part de sa volonté d’instaurer à tout prix un système de pointeuse… belle trouvaille pour motiver les troupes. Pointeuse qui concernerait également les dames de service déjà mal considérées et qui, en outre, seraient tenues d’appeler le président en arrivant au collège et de le rappeler en le quittant. 

Cette liste d’événements désolants n’est bien sur pas exhaustive !


Nous n’avons pas besoin de telles brimades et estimons que nous faisons déjà un travail difficile car la gestion d’ados n’est pas simple et évolue au fil du temps. Notre souci premier est de tout mettre en œuvre pour que l’équipe pédagogique reste soudée afin de fournir un travail efficace pour accompagner nos jeunes du mieux possible, être à leur écoute, poser un cadre adéquat et cohérent au collège, traiter chaque cas en sachant pertinemment que cela demande beaucoup d’énergie et une remise en question permanente dans le souci d’être toujours le plus juste possible. Un travail que l’on fait avec détermination.

Aussi, alors que nous aurions besoin de plus de reconnaissance, installer une pointeuse, même en l’appelant d’un autre nom, revient à ne plus nous faire confiance et à mettre notre honnêteté en doute, ce qui est pour toute l’équipe une humiliation insupportable.

Nous savons tous qu’il est important d’être motivé dans la vie. Nous l’apprenons aux élèves. Aujourd’hui la majorité des personnels se trouve désorientée par cette façon de faire  arbitraire et autoritaire de la présidence. Façon qui ne ressemble en rien à la manière de travailler de notre équipe pour éduquer nos jeunes. Aujourd’hui à force de ne pas être entendues et si peu considérées, nos équipes pédagogique et enseignante, qui cependant continuent à faire leur travail pour le bon fonctionnement du collège et la formation de nos jeunes,  pourraient bien perdre la motivation et la confiance qui les animent.

           Nous trouvons bien regrettable que dans une structure à taille humaine comme la nôtre où l’on prône l’ouverture d’esprit, l’écoute, le dialogue, beaucoup de notre énergie soit dépensée à contester des initiatives malheureuses d’une présidence despotique alors que cette même énergie dont nous avons grand besoin, serait mieux employée à servir dans la sérénité nos jeunes et notre collège.

           L’attribution, l’an prochain, de nouveaux locaux pour le collège Léon Còrdas est indiscutablement une excellente nouvelle. Il faut donc dès maintenant penser qu’une équipe pédagogique sereine sera indispensable au bon fonctionnement de cette belle structure. Cette équipe existe, pour donner sa plénitude elle a plus que tout besoin d’encouragements et de reconnaissance. Elle vous prie de croire à son plus profond respect.


Les signataires : Animateurs de nuit : Julien, Anne, Katia, (Jaufré, délégué du personnel).

Animateurs de jour : Marine, Hervé, Mondine.

CPE : J.Michel. CDI : Laurent. Personnel de service : Fawzia.







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