Ce qui m'amuse (c'est une façon de parler) à entendre des femmes poser un
jugement sur l'accouchement c-section, c'est que la plupart ont demandé à
être périduralisée. C'est-à-dire que dans dix pourcent des cas, elles
choisissent indirectement la c-section !
"Kassandra" <HIBkc...@hotmail.com> a écrit dans le message news:
3b87...@news-uk.onetel.net.uk...
> Hi there
>
> have a look at this - interesting!
>
> love Kass
>
>
>
c-section ? kezako ?
patrick
.
"Jean-Claude" <jeanclaude...@swing.be> a écrit dans le message news:
3b895c26$0$21084$ba62...@news.skynet.be...
JC : c-section : Césarienne.
Atavisme : réapparition, chez un sujet, de certains caractères ancestraux
disparus depuis une ou plusieurs générations.
> "Jean-Claude" <jeanclaude...@swing.be> a écrit dans le message
news:
> > JC : Mmmmmh, plein de bonnes choses dans cet article.
> >
> > Ce qui m'amuse (c'est une façon de parler) à entendre des femmes poser
un
> > jugement sur l'accouchement c-section, c'est que la plupart ont demandé
à
> > être périduralisée. C'est-à-dire que dans dix pourcent des cas, elles
> > choisissent indirectement la c-section !
> >
> > "Kassandra" <HIBkc...@hotmail.com> a écrit dans le message news:
JC : La péridurale, dans ce cas-là, est la thérapeutique d'un problème de
santé.
JC : C'est une autre question lorsque la femme décide à mi-grossesse qu'elle
demandera une péridurale.
Ce que je trouve de paradoxale c'est que la médecine de la naissance nous
bassine les oreilles avec (une fausse vision de) la sécurité, mais qu'elle
propose (et souvent impose sans information préalable) une technologie qui
augmente considérablement les risques de morbidité et de mortalité
périnatales.
La péridurale, vendue dans le kit de la naissance très propre, est sensée
être le choix des femmes, un choix éclairé, c'est-à-dire en connaissance de
cause des avantages et des inconvénients et des risques. C'est dans cette
mesure-là que je dis - bon, d'accord d'une manière un peu provoquante -
qu'une femme qui accepte la péridurale qu'on lui propose, est une femme qui
est sensée savoir que le risque de césarienne augmente considerablement, de
même que les effets - prouvés - sur son bébé, à court, moyen et surtout long
terme. (Je ne parle pas seulement du passage trans-placentaire des produits
anesthésiants et analgésiques, mais par exemple, les conséquences - très peu
étudiées d'ailleurs - du non-respect de la participation du foetus dans le
processus de sa naissance, celles de la séparation inévitable de longues
heures de la mère et de l'enfant durant les premiers jours, etc ... Et
prend-elle conscience, lui explique-t-on suffisamment bien, que si elle a
une césarienne, les prochains accouchements se feront **très probablement**
d'office par la même voie !!
> ressentais toutes les contractions, j'ai senti ma fille descendre, et
quand
> elle est sortie, quel miracle...
> Non de Dieu, mais pourquoi avoir mal sous prétexte que c'est beau une
> naissance ?
> Est-ce que, parce que c'est bien d'être un homme, tu te ferrais arracher
une
> dent sans anesthésie ?
JC : Pour me faire arracher une dent, effectivement, je choisirais une
anesthésie locale. Mais si je devais m'arracher moi-même cette dent - pour
quelque raison que ce soit - alors je le ferais sans anesthésie, pour savoir
et sentir ce que je fais.
Et jusqu'à preuve du contraire, c'est la femme qui accouche, et non pas
quelqu'unE qui l'accouche - quoique !! -.
> L'accouchement fait suffisamment mal pour que cela ne
> soit pas gênant de se faire recoudre à vif ou d'avoir la peau qui se
> déchire de la vulve à l'anus.
JC : En respectant le rythme naturel d'un accouchement (dans le temps et les
positions), il n'y a presque jamais de déchirure importante ; et celles-ci
ne demandent pas toujours d'être suturées.
> Même si tu es plus heureux d'accoucher que de te faire arracher une dent,
> que la douleur s'arrête tout d'un coup quand c'est fini, que tu vis
> autrement la douleur, c'est quand même mieux de ne pas avoir mal et de
> profiter autrement de la naissance.
JC : Je n'en disconviens pas : chaque femme décide pour elle-même et son
enfant. Il ne me revient pas d'avoir un jugement sur leurs décisions. Mais
cela ne m'empêche pas d'avoir ma propre opinion et de l'énnoncer.
> Les femmes ont tout de même le droit d'avoir un avis sur la césarienne,
> qu'elle aient eu la péridurale ou non. C'est un autre problème.
JC : Je verrais d'avantage le problème sous l'angle du "devoir de
s'informer" et pas seulement sur le "droit à avoir un avis". Mais dans un
cas comme dans l'autre, les informations et les avis que je peux donner
valent bien les autres.
JC : Si nous faisons un peu attention, nous pouvons constater que
statistiquement il y a plus de femme qui n'ont pas de problème pour
accoucher, -et puisque c'est le sujet de notre conversation - ni de douleurs
insurmontables pour accoucher. Celles-là prennent rarement la parole pour
témoigner. (Avant que l'on ne déclenche artificiellement un nombre de plus
en plus important d'accouchement, on pouvait dire que les naissances
naturelles et sans problème étaient de 85 % !)
Les autres, qui ont connu des difficultés, elles, s'expriment beaucoup plus.
Ce qui nous fait croire qu'il y a souvent des problèmes ... ce qui alimente
les craintes viscérales, la non-confiance en soi, le non-respect de ses
compétences et à pouvoir être autonome, et ... ce qui entraine la soumission
!
Lors d'une naissance, le problème n'est pas la douleur, mais ce qu'on en
fait.
Si nous faisons un peu attention, nous pouvons constater que
> statistiquement il y a plus de femme qui n'ont pas de problème pour
> accoucher, -et puisque c'est le sujet de notre conversation - ni de
douleurs
> insurmontables pour accoucher.
Non, mais souffrir (même d'une façon pas insurmontable) pendant des heures
est suffisant pour justifier une péridurale. Notez bien Mesdames que
Jean-Claude est un homme et que ce sont toujours (mises à part quelques
bien-pensantes) qui nous disent que l'on peut supporter la douleur parce que
pendant les siècles, les femmes l'ont fait. Ben oui... Et puis les animaux
eux n'ont pas de péridurale. C'est vrai. Mais on n'est pas des bêtes
justement.
> Celles-là prennent rarement la parole pour
témoigner.
Les quelques femmes que j'ai vues refuser la péridurale étaient, pour
beaucoup, très pratiquantes ou très soucieuses de respecter la tradition, à
savoir que l'enfant doit venir naturellement, sans aide. Je respecte leur
choix, tout comme je respecte le choix de celles qui refusent la péridurale
"pour voir". Personnellement, j'étais très heureuse d'avoir pu en
bénéficier, les contractions ayant été très très douloureuses et très
longues. Par contre une de mes amies n'a quasiment "rien senti" et son bébé
est passé "comme une lettre à la poste".
Autre chose : En cas de césarienne d'urgence (comme ça a été dans mon cas)
j'ai été bien contente d'avoir la péridurale déjà installée. Dans l'autre
cas il aurait fallu m'anesthésier totalement.
(Avant que l'on ne déclenche artificiellement un nombre de plus
> en plus important d'accouchement, on pouvait dire que les naissances
> naturelles et sans problème étaient de 85 % !)
Bien d'accord. Mais le déclenchement artificiel et la péridurale sont deux
choses différentes
> Les autres, qui ont connu des difficultés, elles, s'expriment beaucoup
plus.
> Ce qui nous fait croire qu'il y a souvent des problèmes ... ce qui
alimente
> les craintes viscérales, la non-confiance en soi, le non-respect de ses
> compétences et à pouvoir être autonome, et ... ce qui entraine la
soumission
Ca c'est un défaut des femmes, elles sont trop bavardes, il faut toujours
qu'elle partage leurs expériences. Vous avez encore beaucoup de bêtises à
nous annoncer comme ça ? Perso, je dois avoir des amies exceptionnelles,
puisque pour elles ça s'est bien passé et qu'elles me l'ont dit.
> Lors d'une naissance, le problème n'est pas la douleur, mais ce qu'on en
> fait.
Encore une parole d'homme sensé à ce que je vois. Bien sûr que vous les
hommes êtes les seuls à pouvoir mesurer la souffrance d'une femme en train
d'accoucher, et bien sûr qu'il n'y a que vous pour pouvoir la calmer. A
coups de belles paroles ou de poudre de perlimpinpin... après tout, c'est
comme cela qu'on a fait pendant des siècles.
Vraiment Jean-Claude, il y a des fois où je suis tout à fait heureuse de ne
pas vous avoir eu comme sage-femme.
Juste une précision supplémentaire pour celles qui ont connu ou risque de
connaître la césarienne : Mon premier est né effectivement comme cela, pour
les deux autres, tout s'est passé par les voies basses, normalement quoi. Et
pourtant, d'après ce que vous dites JC, j'avais toutes les chances d'être à
nouveau césarisée puisqu'à chaque fois j'ai eu la péridurale.
> celles de la séparation inévitable de longues
> heures de la mère et de l'enfant durant les premiers jours
Séparation à cause de la péri ??? Non, on m'a laissé chacun de mes enfants
dès leur naissance, avec moi, contre moi, mis à part une brève toilette de
5-10 minutes.
Oh oui, pour mon premier, j'ai souffert de 7 heure du mat à minuit,
attendant que le travail progresse, mais Rien !
Je peux vous assurer que la péridurale était la bienvenue, pourtant j'aurais
préféré sans.
> Encore une parole d'homme sensé à ce que je vois. Bien sûr que vous les
> hommes êtes les seuls à pouvoir mesurer la souffrance d'une femme en train
> d'accoucher, et bien sûr qu'il n'y a que vous pour pouvoir la calmer. A
> coups de belles paroles ou de poudre de perlimpinpin... après tout, c'est
> comme cela qu'on a fait pendant des siècles.
Pour mon 1er enfant, j'ai tellement souffert et peiné lors de l'accouchement
(travail) que par la suite, j'ai dis à mon mari que cet effort, pas même un
homme n'avait peiné, ni peinera autant dans sa vie. Un homme ne peut pas
être à la place d'une femme, certes il y a le soutien, les mots doux ...
mais tout ça n'enlève pas la douleur et la difficulté
>Vraiment Jean-Claude, il y a des fois où je suis tout à fait heureuse de ne
>pas vous avoir eu comme sage-femme.
ha... ça , c'est sûr qu'il ne laisse pas indifférent, le JCV... alors,
tu penses, quand il prends son savoir professionnel, la pratique qu'il
commence à avoir, son côté mec un peu macho et la sensibilité qu'il a
de son coté femelle, qu'il met le tout dans un sac et qu'il te le
reverse sur la tête, c'est quelque peu troublant...
ceci dit, ce n'est pas que je veuille prendre sa défense à mon copain
et compatriote, mais je remarque quand même que c'est le seul
professionel de la naissance qui réagisse ici. Un mec, de surcroit.
Alors, question au passage: aurais tu tenu le même discours à un Gyné
mâle?
non, je ne pense pas, parceque Dieu sait pourquoi , les dire d'un
médecin n'appellent pas la discussion. le ton est ferme, la voix sûre,
sinon autoritaire.
il a des idées un peu bizarres,Jean Claude, il faut bien en convenir,
mais elles ont l'avantage de faire réfléchir. moi, cela fait 15 ans
qu'il me fait grincer des dents comme ça.
Tiens... un exemple et pour revenir un peu plus haut , vous vous
échanger des monstrueuses banalités sur les expériences que vous
érigez en loi: jean-Claude avec son utopisme et toi avec l'expérience
de tes copines.
juste un truc, comme ça... lequel des deux peut objectiver ses
expériences sur un panel représentatif de parturiente? ni l'un ni
l'autre, je pense.
Dans une société qui étudie tout et n'importe quoi, qui dit ou fait
dire tout et n'importe quoi, ce serait êut être bien.
Tiens , un exemple au passage:
tu nous balances tes angoisses compréhensibles sur les déchiruires de
la vulve à l'anus (vision d'horreur digne d'un Stephen King)....
personnellement j'en ai entendu parler 1 fois.
et là dessus, Jean-Claude tente de te calmer en minimisant la chose
mais sans citer de chiffre ni de source, style "pour la plupart, c'est
OK, elle gardent leur anus intact" (tu te rends compte comment ça peut
calmer une nana, hein, JC)
ALors, moi je dis basta... ça ne sert à rien, ça.
comparez vous études, et on arrivera à qqch...
Tout cela ne vous convaincra ni l'un ni l'autre, mais au moins, nous,
on saura que vous êtes des gens sérieux, qui vous documentez sur ce
que vous dites
Un autre exemple plus loin dans le temps?
En matière d'accouchement à domicile, on fait valoir le risque de
problème et de difficulté de réaction.
Certains gynécos s'avancent alors, perdant tout leur scientifisme et
entrant bille en tête dans la caséite aigue style "il y a trois ans,
dans le fin fond de l'ardèche enpein hiver ,au coeur d'un tempète. un
enfant est mort né à domicile parceque les secours ne sont pas arrivés
à temps".
Et tu crois que pour autant, les sage-femme qui accouchent à domicile
prendront la peine de se regrouper et de faire une étude sérieuse?
néni: il y a , pour ce que j'en sait, une étude, même pas
repésentative , portant sur , je crois, 150 enfants.
je fais terminer mon long message avec deux assertion et une question:
j'ai une très grande amie qui a accouché à domilcile avec une sage
femme qui a une expérience longue comme le bras à Bruxelles... sa
fille a fmaintenant 16 ans et est une gamine tout ce qu'il y a de
fantastique.
mes compagnes à moi n'auraient jamais accepté d'accoucher à Domicile.
c'est leur choix.
et enfin... la question: qui a visité le site de JCV
bien à vous et désolé d'avoir été aussi long.
> Tiens... un exemple et pour revenir un peu plus haut , vous vous
> échanger des monstrueuses banalités sur les expériences que vous
> érigez en loi: jean-Claude avec son utopisme et toi avec l'expérience
> de tes copines.
Ce qui me gonfle un peu avec JC, c'est que selon lui, à partir du moment où
l'on laisse faire la nature, tout va bien. Je ne suis pas pour la
médicalisation à outrance, je suis même tendance nettement bio & Co, mais
parfois la nature est mal faite et il faut savoir le reconnaître.
> juste un truc, comme ça... lequel des deux peut objectiver ses
> expériences sur un panel représentatif de parturiente? ni l'un ni
> l'autre, je pense.
Non mais bon, une femme qui a accouché est plus à même de dire ce qu'elle
éprouve que celui qui l'a fait accoucher.
Cela dit, la souffrance est quelque chose de difficilement quantifiable.
Certains la supportent mieux que d'autres. Et même si l'on a affaire à une
"douillette", sa souffrance est réelle et c'est cela qu'il faut prendre en
compte.
>
> Tiens , un exemple au passage:
> tu nous balances tes angoisses compréhensibles sur les déchiruires de
> la vulve à l'anus (vision d'horreur digne d'un Stephen King)....
Ha non, ce n'est pas moi. Je n'ai jamais été confrontée à cela et personne
dans mon entourage ne l'a été.
> et là dessus, Jean-Claude tente de te calmer en minimisant la chose
> mais sans citer de chiffre ni de source, style "pour la plupart, c'est
> OK, elle gardent leur anus intact" (tu te rends compte comment ça peut
> calmer une nana, hein, JC)
Un petit cours de diplomatie chez les Talibans serait peut-être utile ?
:-)))
> ALors, moi je dis basta... ça ne sert à rien, ça.
> comparez vous études, et on arrivera à qqch...
Des siècles d'accouchements ne suffisent pas ? Il me semblait pourtant que
les chiffres étaient là. Depuis la forte médicalisation des accouchements,
le nombre de décès mères-enfants a nettement baissé. Au détriment des
relations humaines, ça c'est sûr. Mais on peut peut-être rétablir les unes
sans léser l'autre.
> Tout cela ne vous convaincra ni l'un ni l'autre, mais au moins, nous,
> on saura que vous êtes des gens sérieux, qui vous documentez sur ce
> que vous dites
Pssst... c'est qui nous ?
>
> Un autre exemple plus loin dans le temps?
> En matière d'accouchement à domicile, on fait valoir le risque de
> problème et de difficulté de réaction.
> Certains gynécos s'avancent alors, perdant tout leur scientifisme et
> entrant bille en tête dans la caséite aigue style "il y a trois ans,
> dans le fin fond de l'ardèche enpein hiver ,au coeur d'un tempète. un
> enfant est mort né à domicile parceque les secours ne sont pas arrivés
> à temps".
Ben oui mais ça, on n'y peut rien. tu auras toujours des gens qui baseront
tout leur savoir sur une seule et unique expérience. Homme ou femme, médecin
ou pas. Moi je dis que oui, l'accouchement ça fait mal et que ça a pourtant
été une partie de plaisir parce que la péridurale existait. Il y en a
d'autres qui disent que non, cela ne fait pas mal. C'est oublier une chose :
on a tendance à effacer les mauvais moments parce la finalité a été géniale.
C'est d'ailleurs pour cela que les femmes refont des enfants, parce que le
"résultat" vaut toutes les souffrances. Ca n'empêche que la souffrance a été
là, bien présente. D'autres femmes (les veinardes) n'ont jamais souffert
pendant l'accouchement. Pourquoi ? Aucune idée :-))
Quant à l'accouchement à domicile, pourquoi pas ? Je n'ai rien contre même
si personnellement il ne me viendrait pas à l'idée d'accoucher chez
moi.C'est un choix que seules les femmes peuvent faire.
> Et tu crois que pour autant, les sage-femme qui accouchent à domicile
> prendront la peine de se regrouper et de faire une étude sérieuse?
> néni: il y a , pour ce que j'en sait, une étude, même pas
> repésentative , portant sur , je crois, 150 enfants.
C'est pas la mode peut-être ?
> je fais terminer mon long message avec deux assertion et une question:
> j'ai une très grande amie qui a accouché à domilcile avec une sage
> femme qui a une expérience longue comme le bras à Bruxelles... sa
> fille a fmaintenant 16 ans et est une gamine tout ce qu'il y a de
> fantastique.
> mes compagnes à moi n'auraient jamais accepté d'accoucher à Domicile.
> c'est leur choix.
> et enfin... la question: qui a visité le site de JCV
Moi. J'aime bien connaître mon "ennemi" :-)) avant de l'attaquer (ben oui,
je suis lâche).
J'apprécie JC pour son côté "humain", je le trouve carrément exécrable pour
son côté "extrêmiste". Parfois, en le lisant j'ai l'impression de lire les
"tables de loi" d'une secte.
>
> bien à vous et désolé d'avoir été aussi long.
Et pire pour moi...
> - ne feraient jamais d'accouchement à domicile, parce que déjà à
>l'hôpital, quand ça se passe mal, c'est le chaos, alors à domicile...
bon... JC, coucouch panier: c'est moi que je le dis à la dame..
parceque je suppose que tu dois être fatigué de le rèpèter
(confirme juste pour voir pour la France)
En Belgique, les SF font partie de l'art de guérir (?)... pas de celui
de soigner: elle sont formée en conséquence...
c'est presque un lapsus, car les conséquences qu'elles doivent prévoir
c'est que s'il risque d'y en avoir (des conséquences, pour celles qui
suivent) et que donc l'accouchement n'est pas euthocyque, elle ne
peuvent faire l'accouchement elle même mais passer la main à un
gynéco.
En résumé au moindre risque, la SF est déclarée out.
que maintenant elle nient leur formation pour se mettre sous le
parapluie des gynéco, c'est tout à fait leur droit:c'est lui
empochera les honoraires
je réagis un peu fort, mais c'est que je suis encore sous le coup d'un
article où un gynéco ennonçait platement que les SF qui se mobilisait
pour l'accouchement naturel et / ou à domicile c'était rien que des
complexée...na!
comme j'ai approché le monde des sage-femme de près(et qui ne suis ni
sage, ni femme, ni sage-femme, mais bien informaticien), je peux vous
dire qu'elle ne sont pas plus complexée qu'ailleur: il y en a
simplement qui sont plus fière de leur mètier et de leur rôle que
d'autre.
maitenant, pas besoin d'aller nécessairement chercher un JCV pour
accoucher, il existe aussi des Miléva et des Dominique: chacun avec sa
personnalité, son approche, sa compétance, son expérience, sa
psychologie.
Et d'ailleur, si vous croisez Miléva, embrassez là pour moi.
>
>
"Jean-Claude" <jeanclaude...@swing.be> a écrit dans le message news:
3b949b8b$0$36472$ba62...@news.skynet.be...
JC : Comme je l'écrivais pour Idoine, la péridurale dont vous avez
bénéficiez était fort probablement la thérapeutique adéquate pour une
progression lente avec douleurs intenses. Dans un cas comme le vôtre, il
est heureux que l'anesthésie péridurale existe et est disponible rapidemment
dans les salles d'accouchement.
> Pour mon 1er enfant, j'ai tellement souffert et peiné lors de
l'accouchement
> (travail) que par la suite, j'ai dis à mon mari que cet effort, pas même
un
> homme n'avait peiné, ni peinera autant dans sa vie. Un homme ne peut pas
> être à la place d'une femme, certes il y a le soutien, les mots doux ...
> mais tout ça n'enlève pas la douleur et la difficulté
JC : Ha !, la perception et la comparaison des douleurs. Dans d'autres
discussions c'est toujours l'herbe du voisin qui est la plus verte. Face à
la douleur, hommes et femmes sont égaux. Mais il est un fait que jamais un
homme ne saura ce que sont les douleurs d'un enfantement.
Lors de certaines naissance, j'ai vu pleurer des hommes de rage, de
désespoir et d'impuissance lorsqu'ils voyaient l'expression de la douleur
leur compagne ...
JC : Si vous relisez mon message, je parlais des risques des césariennes.
Risques qui ne sont (presque) jamais énnoncés.
Je citais les risques de la césarienne après avoir dit que le taux de
césarienne augmente considérablement chez les femmes périduralisées.
> On peut dire que j'ai accouché quasi "les doigts de pied en éventail", il
ne
> manquait que la plage et les cocotiers.
JC : ; - ) ]]]
> > celles de la séparation inévitable de longues
> > heures de la mère et de l'enfant durant les premiers jours
> >
> Séparation à cause de la péri ??? Non, on m'a laissé chacun de mes enfants
> dès leur naissance, avec moi, contre moi, mis à part une brève toilette de
> 5-10 minutes.
JC : Non pas à cause de la péridurale, mais lors d'une césarienne et après
celle-ci.
JC : Des références ? Allez jeter un coup d'oeil sur le portail naissance <
www.naissance.ws >. Il y a un moteur de recherche ... et plein d'articles
sur la péridurale, la césarienne, ...
> Tout cela ne vous convaincra ni l'un ni l'autre, mais au moins, nous,
> on saura que vous êtes des gens sérieux, qui vous documentez sur ce
> que vous dites
JC : Et les gens sérieux, Philippe, sont ceux qui peuvent avancer des
chiffres, des références ?
JC : Des études dites scientifiques, j'en ai lu, encore et encore. Mais les
études, il faut les lire de la première ligne à la dernière, pour découvrir
les biais (généralement cités d'ailleurs), la population restreinte par
rapport à laquelle les conclusions s'adressent, ...
Tu parlais des déchirures et épisiotomies. Toutes les études qui ont été
publiées ont démontré très clairement qu'elles créent plus de complication
et qu'elles ne raccourcissent le temps de travail actif que quelques minutes
! Pourtant elles se font encore partout d'une manière systématique -
statistiquement (il y a bien sûr quelques femmes qui y échappent, mais sur
une population le nombre est très faible, même si telle et tel en
connaissent deux ou trois dans leur entourage ! ) -
> Et tu crois que pour autant, les sage-femme qui accouchent à domicile
> prendront la peine de se regrouper et de faire une étude sérieuse?
> néni: il y a , pour ce que j'en sait, une étude, même pas
> repésentative , portant sur , je crois, 150 enfants.
JC : Ben si, ces études ont été réalisées. Il y est démontré qu'à domicile
la morbidité est moindre, la mortalité identique (mais pour des raisons
différentes), mais que la satisfaction des femmes et des hommes qui
accouchent à domicile est nettement plus grande.
Tu veux des références ... ?
JC : Sauf votre respect, Madame, votre argument est stupide...
Mais il est vrai que vous, vous n'étouffez pas sous le respect des idées des
autres, ou des autres, tout simplement, qu'ils soient homme ou femme (cf.
les bien-pensantes).
Quant aux animaux, vous devriez penser aux vaches ...
> (Avant que l'on ne déclenche artificiellement un nombre de plus
> > en plus important d'accouchement, on pouvait dire que les naissances
> > naturelles et sans problème étaient de 85 % !)
> Bien d'accord. Mais le déclenchement artificiel et la péridurale sont deux
> choses différentes
JC : Non pas ! Un déclenchement artificiel sans péridurale est un crime !!
Donc, déclenchement artificiel = péridurale.
Mais on ne dit jamais déclenchement artificiel = péridurale = augmentation
de 20% du risque d'instrumentalisation (ventouse ou forceps) ou de devoir
pratiquer une césarienne.
Pourquoi cette équation n'est pas dite ?
Pour deux raisons. D'une part, parce que ceux et celles qui font des
déclenchements en ont les intérêts, et d'autres part, parce qu'elle renvoit
à la femme sa responsabilité individuelle de faire un choix en connaissance
de cause.
> > Lors d'une naissance, le problème n'est pas la douleur, mais ce qu'on en
> > fait.
>
> Encore une parole d'homme sensé à ce que je vois. Bien sûr que vous les
> hommes êtes les seuls à pouvoir mesurer la souffrance d'une femme en train
> d'accoucher, et bien sûr qu'il n'y a que vous pour pouvoir la calmer. A
> coups de belles paroles ou de poudre de perlimpinpin... après tout, c'est
> comme cela qu'on a fait pendant des siècles.
JC : Vous avez un problème avec les hommes, Idoine ?
Il est vrai que les femmes qui ont des propos qui ressemblent aux miens sont
des bien-pensantes, des pratiquantes (de quoi au fait !), et/ou des (comment
avez écrit la suite de la liste ?)
Le monde est-il divisé en deux : les bons qui pensent comme vous, et les
autres qui ne prononcent que des bêtises ?
> Vraiment Jean-Claude, il y a des fois où je suis tout à fait heureuse de
ne
> pas vous avoir eu comme sage-femme.
JC : Voyez-vous, Idoine, si vous lisez jusqu'ici, je suis heureux de ne pas
vous avoir rencontrée autrement qu'avec la distance informatique.
Lorsqu'une femme arrive dans un hôpital pour accoucher, a-t-elle le choix du
personnel qui va s'occuper d'elle ? Et les sages-femmes qui y travaillent
ont-ils/elles le choix d'exprimer leurs réticences à s'occuper de telle ou
telle femme ? Et bien, dans la plus grande majorité des cas, la réponse est
"non" pour les deux questions.
Et je suis bien content de ne plus y travailler ... car maintenant je peux
choisir !
> Juste une précision supplémentaire pour celles qui ont connu ou risque de
> connaître la césarienne : Mon premier est né effectivement comme cela,
pour
> les deux autres, tout s'est passé par les voies basses, normalement quoi.
Et
> pourtant, d'après ce que vous dites JC, j'avais toutes les chances d'être
à
> nouveau césarisée puisqu'à chaque fois j'ai eu la péridurale.
JC : Pas toutes les "chances". C'est cela les statistiques. Elles
s'adressent à une population, avec bien sûr des exceptions. On peut
traverser une autoroute à pied, et s'en sortir vivant ... je propose quand
même d'utiliser les passages prévus pour.
Mais, sachez que je me réjouis sincèrement que vous ayez trouvé les
solutions qui vous conviennent.
JC : Je souhaiterais ajouter une autre bêtise-constatation. Bien souvent,
dans le domaine de la Naissance du moins, lorsqu'une personne défend une
technique avec une énergie "frisant" l'agressivité, c'est qu'elle est soit
particulièrement ignorante, soit c'est parce qu'il y a une souffrance
dissimulée. Je n'ai pas dit qu'il s'agissait de votre cas.
En effet, je suis d'accord sur ce fait. Cela dépend tout de même de
l'endroit ou on vous déclenche l'accouchement. A l'hôpital ou j'ai accouché,
ils ne pratiquent pas les déclenchement de façon courante (sauf raison
médicale biensûr), pas plus que les épisio systématiques...
Une amie à moi a été déclenchée le 14 Août, le travail s'est arrêté à
"Dilatation 4", comme le lendemain était le 15 Août (férié en France) Ils
lui ont fait une césarienne . J'ai été choquée que l'on puisse faire une
césarienne pour cause de jour férié (moins de personnel disponible) et non
pour raison médicale !!!
> JC : Sauf votre respect, Madame, votre argument est stupide...
A peu près autant que le votre je pense. Depuis le début vous avancez de
belles phrases et des jolis mots et si l'on y répond, vous vous énervez.
Pourquoi mon argument serait-il plus stupide que le votre ? Je constate une
seule chose, depuis le début, pas une seule femme ne vous a suivi dans votre
argument (ou alors j'ai raté des messages). Mais cela ne vous suffit pas,
vous vous enfoncez dans votre assurance, avec de très belles oeillères pour
ne lire que ce que vous voulez et ne comprendre que ce que vous voulez bien.
Où sont les femmes que vous avez approchées ? Où sont celles qui défendent
aussi bien que vous l'accouchement à domicile et sans aucune thérapeutique ?
Je n'en lis aucune.
Vous parlez de choix mais n'en laissez aucun. Pour vous, on doit accoucher à
la maison, avec un mari (voire les enfants) en lieu et place de la
péridurale parce que c'est plus joli.
Bien sûr que vous savez sans doute mettre au monde un bébé, bien sûr que
vous savez tout autant dire à une future maman que tout ira bien (et
j'espère que cela s'est toujours bien passé, vous ne nous avez jamais
raconté de cas qui auraient pu mal tourner. Il n'y en aurait jamais eu un
seul ?) mais vous ne connaissez rien et ne connaîtrez jamais rien à
l'accouchement tout simplement parce qu'en tant qu'homme vous ne pourrez
jamais porter un enfant. Laissez donc s'exprimer pour une fois celles qui
l'ont vécu et si vous le voulez, écoutez ou n'écoutez pas, ce n'est pas mon
problème.
> Mais il est vrai que vous, vous n'étouffez pas sous le respect des idées
des
> autres, ou des autres, tout simplement, qu'ils soient homme ou femme (cf.
> les bien-pensantes).
C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Où est votre respect des idées
des autres quand vous ne cherchez qu'à imposer vos tics moyen-âgeux. Quand
je parle de "bien-pensantes" j'entends, et je pense que tout le monde l'aura
compris à part vous, de ces personnes extrêmistes aux idées aussi limitées
que peuvent l'être leur église (église non pas au sens propre, mais au
figuré, un petit peu comme vos propres arguments) et ce, quelle que soit
leur église (la vraie celle-là). Si vous n'avez toujours pas compris,
redemandez-moi, je vous expliquerai tout cela.
> Quant aux animaux, vous devriez penser aux vaches ...
Oui et ? Ce week-end, j'étais à la campagne, elles ne m'ont rien dit de
particulier sur la péridurale, donc ??? (ps. Désolée, j'ignorais que vous
étiez vétérinaire également)
> JC : Vous avez un problème avec les hommes, Idoine ?
Tiens, l'argument qui tue !!!
Dites-moi cher Jean-Claude, cela vous gêne à ce point d'évoluer avec le
monde ? Pour vous, dès qu'une femme annonce un fait qu'elle seule peut
connaître, c'est parce qu'elle a un problème avec les hommes. Donc je fais
quoi ? Je me tais au risque de passer pour une féministe ? D'accord,
j'accepte l'étiquette parce qu'elle ne me gêne pas, au contraire, je veux
bien la revendiquer parce que pour moi une féministe est une personne qui
refusent la soumission, qui se bat pour dire que tout le monde est
égal, -pas pareil- mais égal, qui se bat pour refuser ce qui peut rabaisser
les femmes au rang d'objets incapables de penser et qui refusent que l'on
pense pour elle (surtout quand son "bien-pensant) n'y connaît pas grand
chose).
J'accepte donc d'être féministe si ça peut vous faire plaisir. En revanche,
laissez-moi donc vous dire ce que je pense de vous : Comme je l'ai déjà dit,
je vous trouve très sectaire et vous représentez ce que je déteste, c'est à
dire quelqu'un de frustré qui, comme tous les frustrés, essaie de rassembler
les plus faibles sous son aile, pas pour les aider mais pour les abrutir.
Enfin, je crois que c'est vous qui avez un problème avec les femmes. Votre
façon de se mettre à leur place, de penser pour elles, de parler pour elles
parfois montre que, quelque part, vous devriez vous interroger sur ce que
vous ressentez.
> Il est vrai que les femmes qui ont des propos qui ressemblent aux miens
sont
> des bien-pensantes, des pratiquantes (de quoi au fait !), et/ou des
(comment
> avez écrit la suite de la liste ?)
J'ai dit : celles qui suivent la tradition ou celles qui veulent juste
essayer (sans péridurale) pour voir.
Les pratiquantes et bien-pensantes sont pour moi ces femmes (et hommes) qui
sont incapables de mener leur vie seuls et qui ont besoin d'un "maître" pour
leur dicter leur conduite. Vous vous revendiquez de ceux-là, et vlan, vous
avez encore perdu trois points dans l'échelle du respect que je vous
accordais et qui était déjà bien bas. Je sais, vous vous en fichez, moi
aussi.
Celles qui suivent la tradition sont, à mon avis, à mettre sur un autre
plan. ce sont souvent des femmes qui subissent depuis toujours le joug de la
soumission. Celles-là, vous ne faites que les enfoncez davantage avec vos
méthodes archaïques.
Quant aux dernières (celles qui veulent juste essayer pour voir), je n'ai
rien à dire. Elles font leur choix, personne ne leur imposent quoique ce
soit et elles sont donc libres d'un véritable choix.
> Lorsqu'une femme arrive dans un hôpital pour accoucher, a-t-elle le choix
du
> personnel qui va s'occuper d'elle ?
Avez-vous pensé à ces femmes qui ont confié leur "ventre" entre vos mains ?
Juste une supposition : qu'elles fassent partie de celles qui ne peuvent se
défendre et elles subiront vos arguments tout autant qu'on nous impose les
certitudes d'une sage-femme à l'hôpital. Vous parlez de choix ? Je ne vois
pas celui que vous offrez. De plus, pour ces femmes-là, il faudra vous
supporter jusqu'à la fin. Et encore, je ne suis pas sûre qu'ensuite vous
n'essayiez pas de les convaincre des bienfaits de l'éducation que vous
prodiguez à vos enfants, mais ceci est bien entendu une autre histoire.
Bref, elle en a encore pour au moins ... pfff... des années à écouter vos
âneries.
Et les sages-femmes qui y travaillent
> ont-ils/elles le choix d'exprimer leurs réticences à s'occuper de telle ou
> telle femme ? Et bien, dans la plus grande majorité des cas, la réponse
est
> "non" pour les deux questions.
Voir ma réponse au-dessus
> Et je suis bien content de ne plus y travailler ... car maintenant je peux
> choisir !
Bien sûr, et en tant que saint homme, vous expliquez bien à une future maman
pourquoi vous ne voulez pas vous occuper d'elle. L'avantage de l'hôpital est
que, en général, quelques soient les rapports, les soins accordés à
l'accouchement sont les mêmes pour toutes. Bien sûr, il peut y avoir
quelques infirmières psychopathes, mais rien ne me dit que vous ne l'êtes
pas vous-mêmes. Et à l'hôpital, on peut toujours espérer ne pas avoir la
sage-femme avec laquelle on ne s'entend pas. Avec vous c'est différent, on
sait que vous serez là, malheureusement là... Et au fait, si vous êtes
malade, vous venez quand même accoucher vos patientes ou vous déléguez ?
>
> JC : Je souhaiterais ajouter une autre bêtise-constatation. Bien souvent,
> dans le domaine de la Naissance du moins, lorsqu'une personne défend une
> technique avec une énergie "frisant" l'agressivité, c'est qu'elle est soit
> particulièrement ignorante, soit c'est parce qu'il y a une souffrance
> dissimulée. Je n'ai pas dit qu'il s'agissait de votre cas.
Bien sûr, bien sûr, permettez-moi de ne pas hésiter autant quand je vous
taxe de sectaire. Pour ma part, je n'ai pas vu l'agressivité dans mes
écrits, juste une contre-argumentation à ce que vous voulez nous faire
penser. A nous les femmes.
>
>
> > Séparation à cause de la péri ??? Non, on m'a laissé chacun de mes
enfants
> > dès leur naissance, avec moi, contre moi, mis à part une brève toilette
de
> > 5-10 minutes.
>
> JC : Non pas à cause de la péridurale, mais lors d'une césarienne et après
> celle-ci.
Pour la césarienne, on m'a mis ma fille sur le ventre jusqu'à ce que ce soit
mon mari qui aille lui faire sa toilette pendant qu'on me recousait. Après
on me l'a rendue (y avait intérêt d'ailleurs)
Allons allons, JC, tous les hôpitaux ne sont pas dirigés par des monstres
qui ne pensent qu'a séparer les enfants de leur maman et/ou à les faire
naître par césarienne pour aller plus vite.
Petit récap :
La césarienne, c'est chiant. On a le ventre ouvert et c'est loin de l'image
classique (et pas forcément plus esthétique) de la femme en train
d'accoucher. Oui je sais JC, on peut accoucher dans la position qu'on veut
avec vous. Mais bon, c'est comme ça, en général une femme accouche allongée
ou assise.
La césarienne, ça laisse une cicatrice : ben oui, mais on ne la voit pas
alors on s'en fiche.
La césarienne, ça fait mal après : oui, mais pas plus qu'une série d'abdo
intensive. On en "guérit" très bien. Je dirai presque (oui JC, je ne parle
que de mon cas, je ne sais pas pour les autres) que les suites ont été plus
faciles que mes accouchements classiques (ben oui, j'ai eu droit à une
déchirure pour le premier, une épisio pour le second).
Quoi dire d'autre ? Ha oui, la césarienne est parfois utilisée abusivement.
Mais souvent elle sert à sauver des bébés. Vous savez, ces petites choses
gigottantes et hurlantes pour lesquelles on ferait tout. C'est important les
bébés, c'est même pour ça qu'on accepte d'en baver encore et encore, et
c'est encore plus pour ça que nous sommes ravies que la péridurale ait été
inventée, parce que comme ça on peut bien profiter de son petit bout, du
début à la fin, et tant pis si ça ralenti un peu le boulot, et tant pis si
les toubibs sont obligés, dans 20 % des cas, d'intervenir en urgence à cause
de ce ralentissement et qu'ils soient obligés de faire une césarienne à
laquelle on assistera parce que, oufff, la péri était installée.
Et oui, péri ou pas, tant pis si des fois on est obligé d'utiliser les
ventouses ou autres spatules. Que je sache, aucun enfant ayant connu cela
n'en est devenu allergique au bonnet ou aux cuillères.
Tant pis parce qu'on est bien surveillé à l'hôpital, qu'on n'a plus mal (ou
presque, la péridurale ne fonctionne pas toujours à 100 %), et que ça permet
de ne plus voir ces femmes tordues de souffrance parce qu'elles sont en
train de mettre un bébé au monde, qu'elles ont tellement mal qu'elles en
arrivent parfois à haïr le petit qu'elle s'apprêtait à faire naître.
Oui, tant pis que la médecine ait évolué pour devenir plus sûre au détriment
des contacts humains. Tant pis, parce que pour ma part, je préfère nettement
que mes trois enfants pètent la forme aujourd'hui, plutôt qu'avoir courru le
risque de voir mourir le premier dans mon ventre, ou qu'il soit né avec une
malformation, juste parce que sa naissance ne fut pas tout à fait
"naturelle".
Pour ma part, je n'ai pas eu le choix. J'ai eu deux césariennes pour cause
de bassin trop étroit et de bébés à "grosses têtes". (et c'est une chance de
pouvoir quand ême avoir des enfants dans de bonnes conditions quand on est
dans ce cas -là)
C'est vrai que cela a un coté frustrant, puisque on "est accouchée" au lieu
d'accoucher mais j'ai pu allaiter mes deux garçons, pour le premier, 1 heure
après la naissance et pour le deuxième , 3 heures après (et j'ai râlé!!!).
J'ai récemment vu le documentaire sur la 2 sur la naissance, et en effet,
cela m'a troublé. Je ne connaitrai sans doute jamais une telle expérience.
Mais une fois que les enfants sont là, on oublie le passage lui-même
rapidement, sauf si cela se passe très mal. Or, quand vous êtes enceinte,
chacune vous fait part de son expérience, et je connais quand même une
douzaine de femmes qui ont tellement souffert qu'elles n'ont jamais voulu
d'autre enfant !!!
Voilà pour mon expérience... Bref, beaucoup d'humain et une technique
excellente en cas de besoin , c'est ce que nous souhaitons toutes.
Lise
>> Tout cela ne vous convaincra ni l'un ni l'autre, mais au moins, nous,
>> on saura que vous êtes des gens sérieux, qui vous documentez sur ce
>> que vous dites
>
>JC : Et les gens sérieux, Philippe, sont ceux qui peuvent avancer des
>chiffres, des références ?
PR: je te préviens que si tu tentes de me mordre, je te bouffe.
j'imagine aisément que le discours d'idoine t'énerve (et pourquoi
d'ailleur: aurais tu un problème avec les femmes?) et il est pour
nous, très amusant de voir échanger comme vous le faites, mais je ne
peux pas accepter le ton que tu emploies envers moi.
ceci enoncé, je suis persuadé que l'expérience que tu acquiers avec le
temps est digne d'interêt, que celle des Sage-femme qui prônent
l'accouchement à domicile et le pratique s'enrichit de jours en jours
de merveilleuses naissances, mais tu sais aussi, toi, que les gens ne
fonctionnent pas comme ça. et les gens sérieux encore moins. Et la
socièté cartésienne dans laquelle tu vis, jamais. Ou pas uniquement.
alors autant que ce soit dit: les beaux sentiments et les bébé roses
(ou bleus) dans le domaine dont nous parlons sont inécoutables s'ils
ne sont pas étayés de chiffres sérieux. (et encore, regarde le cas des
ravage du tabagisme)
Que voudrais tu faire? A la caséïte névrotique dont je parlais dans
mon message, tu vas contr'argumenter avec la tienne?
Ta formation scientifique et sociale (je fais référence à ton triple
diplôme en nursing) te donne les outils et l'assise pour argumenter à
ce niveau de manière sereine. Je suis persuadé, bien que je ne partage
pas ton utopie, que si ton postulat de départ s'était révélé erronné,
en conscience, tu n'aurais pas mis autant d'acharnement à le
défendre.
En l'occurerence, les gens qui s'interressent à votre discussion à
Idoine et à toi prendront à coeur de comparer les echoes en consultant
le site de naissance et le tien, voire en parcourant tout le ring de
naissance qui s'est formé.
Moi, j'ai apporté ma pierre à votre échange, et je m'en contente.
bien à vous tous et toutes.
"Jean-Claude" <jeanclaude...@swing.be> a écrit dans le message
news: 3b973652$0$36458$ba62...@news.skynet.be...
JC : et tous, très certainement.
Le souvenir du vécu d'une naissance est subjectif. Il se construit peu à
peu, au fils des années. Et cela dépend beaucoup de la personnalité de
chacunE. Il y a, heureusement, l'amnésie de certains faits et ressentis.
Pour mon travail de fin d'étude, j'avais étudié l'évolution du vécu d'une
dixaine de père, après avoir assisté à la naissance de leur enfant. De
semaine en semaine, leurs discours évoluaient vers une histoire plus
structurée, plus logique, mais souvent différente des faits et de leur
premier témoignage.
Malheureusement je n'avais pas les moyens de faire cette étude avec un
matériel vidéo ...
J'ai fait de même pour la naissance de mes enfants ; et j'en parle parfois
avec ma compagne. Nos souvenirs sont parfois différents. Parce que nous
avons une sensibilité différente, mais aussi parce que nous avions un point
de vue et des attentes différents.
Oui, bien sûr que la technologie est importante. Et il est parfois
difficile de bien la doser.
Avoir une voiture est intéressant, mais la prendre pour aller 200 m plus
loin chercher son journal ...
Cette technologie a sauvé des vies humaines, mais je regrette que ne sont
pas suffisamment étudiées les conséquences multiples, à moyen et longs
termes.
C'est toute la différence entre la médicalisation de la naissance et
l'hyper-médicalisation.
Et nous parlions du choix que font certaines femmes de demander une
césarienne de confort -- comme d'autres demandent une péridurale -- et que
des médecins y répondent favorablement.
"Emilie Colin" <myris...@hotmail.com> a écrit dans le message news:
9n8smg$maq$1...@front5.grolier.fr...
> Moi, je veux bien des références, l'accouchement à domicile m'intéressant.
> (J'ai détesté être traité comme un malade, et je crois que je serais mieux
> dans mon lit pour enfanter. Si tenter que je trouve une sage-femme qui
> veuille bien m'assister...
>
>
Cette technologie a sauvé des vies humaines, mais je regrette que ne sont
> pas suffisamment étudiées les conséquences multiples, à moyen et longs
> termes.
> C'est toute la différence entre la médicalisation de la naissance et
> l'hyper-médicalisation.
Pourriez-vous essayer d'être honnête de temps en temps ? La péridurale est
pratiquée depuis des années maintenant. Dire que l'on n'en connait pas les
conséquences à plus ou moins long terme me paraît un argument de mauvaise
foi.
Avec le temps, on a su réduire les effets secondaires et temporaires qu'elle
provoquait (risque de paralysie momentanée, maux de tête, nausées etc). De
plus, ces risques sont connus et bien souvent les anesthésistes les évoquent
lors de la consultation. Il y aura toujours des médecins pour ne pas le
faire, mais c'est comme partout, il y a de bons et mauvais médecins, de
bon(ne)s et mauvais(es) sage-femmes, de bons plombiers etc... Enfin, pour ce
que j'en sais, les enfants nés sous péridurale ne développent pas plus de
psychoses ou maladies que les autres...
> Et nous parlions du choix que font certaines femmes de demander une
> césarienne de confort -- comme d'autres demandent une péridurale -- et que
> des médecins y répondent favorablement.
Vous sousestimez à ce point les femmes pour penser que l'on souhaite se
faire ouvrir le ventre comme ça, par pur plaisir? De plus, mettre sur le
même plan la césarienne et la péridurale, c'est faire encore une fois un
amalgame culpabilisateur et tenter de convaincre du bien-fondé de vos
méthodes. Vous trouverez bien sûr quelques rares cas de femme ayant préféré
une césarienne pour des raisons qui leur sont propres, est-ce honnête de les
mettre toutes sur le même pied ?
Je vais essayer de m'expliquer, non pas pour vous JC, vous êtes bien trop
engoncés dans vos certitudes pour admettre autre chose que votre avis, mais
pour les autres qui seraient tentés d'aller jusqu'au bout de ce message :-))
Je n'ai rien contre l'accouchement à domicile, si une femme le souhaite, si
tout va bien et qu'elle est bien entourée, il n'y a aucune raison que cela
ne se fasse pas, d'autant plus qu'elle y trouvera de nombreux avantages :
intimité du lieux, prise en charge réelle de son bébé par elle-même etc....
Mais s'il faut qu'elle en connaisse tous les avantages, il ne faudrait pas
en oublier les inconvénients. Parfois, sans que l'on sache pourquoi, un
accouchement ne se passe pas bien. Si la future maman a le temps d'aller à
l'hôpital, tant mieux. Mais parfois cela se joue à quelques minutes et pour
ma part je préfère ne pas jouer avec cela. Une maman peut également être
très fatiguée après un accouchement. A la maison, elle ne trouvera pas
forcément l'aide nécessaire (et plus encore si elle a déjà d'autres enfants)
etc...
Bref, il faut pouvoir peser le pour et le contre, ensuite à chacune de faire
son choix. Ce choix que ne propose pas JC. N'a-t-il pas dit une fois à une
future maman qui demandait ce qu'elle devait emmener à l'hôpital :
"Pourquoi allez-vous à l'hôpital, vous êtes malade ?"
Cette phrase était peut-être une boutade et je ne sais plus comment a réagi
la future maman mais c'est ce côté culpabilisateur que je ne supporte pas,
surtout venant de la part de quelqu'un qui se dit "ouvert". JC n'offre pas
un choix, il impose SON choix, et s'il ne plaît pas, aux femmes d'essuyer
ses foudres.
"Idoine" <kr...@club-internet.fr> a écrit dans le message news:
9n9scv$7mo$1...@front1.grolier.fr...