VON DANIKEN

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Dan CARBONE

non lue,
18 août 1999, 03:00:0018/08/1999
à
J'ai trouvé sur le site que certains m'ont gracieusement indiqué une
bibliotheque avec 4 bouquins sous forme de doc word!
Je les ai devoré ce weekend mais je dois dire qu'ils relatent tous
l'experience de certains hommes...Etant assez mefiant, c'est un détail qui
n'arrange rien en fait...J'avais lu il y a 2 ans un livre de Von Daniken
"Mes preuves" qui discute de la possibilité de rencontre entre diverses
civilisations et des "visiteurs"...Savez vous s'il existe d'autres ouvrages
du meme auteur?
Je le trouve tres interessant car il ne base pas sur une experience ou un
contact mais plutot sur un travail de recherche des traditions et des rites
de civilisations, un peu à la maniere de Levi Strauss.

PS: J'ai lu le rapport COMETA et je m'etonne assez de l'impact mediatique
quasi inexistant puisqu'il aurait été rédigé par des figures importantes de
la science actuelle...Son principal boulet a été de rendre compte de faits
qui ont été repris maintes fois par des livres que l'on pourrait attribuer à
des illuminés d'où une perte évidente de crédibilité peut-etre...


Jacques Poulet

non lue,
18 août 1999, 03:00:0018/08/1999
à
Salut,

Le Wed, 18 Aug 1999 00:17:22 -0000, "Dan CARBONE"
<dcar...@club-internet.fr> a écrit:

>J'ai trouvé sur le site que certains m'ont gracieusement indiqué une
>bibliotheque avec 4 bouquins sous forme de doc word!
>Je les ai devoré ce weekend mais je dois dire qu'ils relatent tous
>l'experience de certains hommes...Etant assez mefiant, c'est un détail qui
>n'arrange rien en fait...J'avais lu il y a 2 ans un livre de Von Daniken
>"Mes preuves" qui discute de la possibilité de rencontre entre diverses
>civilisations et des "visiteurs"...Savez vous s'il existe d'autres ouvrages
>du meme auteur?

Pas très sérieux ça... Voici des titres:

L'Or des Dieux
http://members.xoom.com/jpoulet/044/descrip.htm

Présence des Extra-Terrestres
http://members.xoom.com/jpoulet/009/descrip.htm

Vers un Retour aux Étoiles
http://members.xoom.com/jpoulet/059/descrip.htm


Voilà qque chose pour partir. Je le répète: "C'est pas sérieux
du tout!"

Bye,


Jacques Poulet http://www.chucara.com/

Fortean Files CDROM http://members.tripod.com/jpoulet/
UFO Repetitions http://www.chucara.com/dossiers/other/gdfawcett_ang.htm
Col Corso's DA Form 66 http://www.multimania.com/jpoulet/corso/bryant.htm

CHUCARA Phone: (514) 913-0274
Box 61
La Prairie, Qc
Canada J5R 3Y1

Icare

non lue,
19 août 1999, 03:00:0019/08/1999
à

Muad'Dib ! <jeff....@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
37bb35fe...@news.wanadoo.fr...
> On Wed, 18 Aug 1999 20:31:50 GMT, jpo...@chucara.com (Jacques
Poulet)
> wrote:
>
> ::.. Voilà qque chose pour partir. Je le répète: "C'est pas
sérieux
> ::..du tout!"

> V. Daniken jouit d'une piêtre réputation dans le milieu
> Ufologique. Quelles en sont les raisons ?

Von Däniken a roulé sa bosse partout sur la planète! Il faut lui
reconnaître une certaine "assiduité" dans son "travail". Ce qui
coince, ce sont ses interprétations, son attrait pour la menue
monnaie et ses formules tapageuses. Il ne se pose pour ainsi
dire aucune question. Il détient les réponses et elles sont
parfois un peu tirées par les cheveux. Un jour, quelqu'un m'a
dit que Von Däniken est pour l'ufologie ce que Hervé Villard est
pour le blues.

Par contre, si on lit ses livres en ne tenant pas compte de ses
conclusions, on peut malgré tout apprendre certaines choses. A
lire absolument avec un historien à côté de soi!

Thierry


Jacques Poulet

non lue,
20 août 1999, 03:00:0020/08/1999
à
Salut,

Le Wed, 18 Aug 1999 22:39:46 GMT, jeff....@wanadoo.fr (Muad'Dib !) a
écrit:

> V. Daniken jouit d'une piêtre réputation dans le milieu
>Ufologique. Quelles en sont les raisons ?

Voici un texte qui en dit long sur l'honêteté de cet auteur.
Cet article a été publié par Christian R Page dans le Bulletin
d'Information AQUARIUS de décembre 1992 (Vol 1 No 2). S'il y a des
fautes, ce sont probablement les miennes.

ABSENCE DES EXTRATERRESTRES
Par Christian R. Page

Le 30 juin 1908, une fantastique explosion ébranla la Toungouska
sibérienne, un territoire inhospitalier et difficile d'accès en plein
coeur de la Russie centrale.

L'onde de choc, dit-on, aurait été ressentie jusqu'en Amérique. Et en
Russie occidentale, près du lieu de l'événement, on rapporta des nuits
lumineuses jusqu'en juillet.(2)

Il fallut toutefois attendre 1921 pour qu'un scientifique de
l'Académie des sciences soviétiques, le Dr. Leonid Kulik, se rende sur
les lieux précis de l'explosion. Malgré qu'à cette époque on
attribuait volontiers l'explosion à la chute d'un gigantesque
météorite, Kulik ne devait trouver sur les lieux aucun cratère
susceptible d'appuyer cette hypothèse. Sur plus de 25 kilomètres, tous
les arbres de la Taïga avaient été couchés, dévastés par le souffle
puissant de l'explosion.

Aujourd'hui, quelque quatre-vingt-cinq ans après l'incident, aucune
explication définitive n'est venue nous éclairer quant aux origines de
cet objet mystérieux responsable de la grande déflagration de 1908.

Pourtant les hypothèses à cet égard ont été légion. Par exemple on
invoqua un noyau d'antimatière qui aurait traversé la Terre de part en
part.(3) Dans cette perspective toutefois ce " noyau " aurait dû
ressortir dans le Pacifique occidental et provoquer d'incroyables
raz-de-marées. Ce qui apparemment ne fut pas le cas. On parla aussi
d'une comète de glace qui aurait explosé à quelques mètres au-dessus
du sol: ce qui expliquerait ainsi l'absence de cratère constatée par
le professeur Kulik. Dans les années soixante on vit surgir de
nouvelles explications à la catastrophe de la Toungouska. Explications
bien entendu assaisonnées à la nouvelle sauce de l'époque: les
extraterrestres. Certains auteurs de "fiction scientifique"
proposèrent en effet l'explosion d'un vaisseau spatial extraterrestre
pour résoudre l'énigme. Incidemment, au dire des partisans de cette
hypothèse, notre planète n'aurait pas attendu l'incident de la
Toungouska pour devenir l'hôte de ces visiteurs de l'espace. Des
pyramides d'Égypte aux dernières fortifications incas, les
extraterrestres, nous assure-t-on, auraient laissé gravé dans
l'histoire un souvenir inaltérable de leur présence sur terre.

LES PROPAGANDISTES

" Né en 1935 à Zofingen en Suisse, Erich Von Daniken a grandi sous la
domination d'un père sévère et sous la coupe de l'Église Catholique.
Sa jeunesse fut également particulièrement mouvementée alors qu'il
connut ses premières difficultés avec la justice à 19 ans: accusé de
vol par les autorités d'un camp de jeunesse où il était moniteur il
reçut une sentence suspendue de 4 mois.

Il fut examiné par un psychiatre qui termina son diagnostic
préliminaire en disant: "Ce garçon a une tendance marquée pour le
mensonge ". Plus tard il travailla pour le compte d'un hôtelier puis
s'enfuit en Égypte où il s'endetta sérieusement dans une histoire
douteuse de bijoux, qui se termina finalement par une peine de prison
de neuf mois.

D 'autres accusations de fraude ne tardèrent pas à suivre, qui le
conduisirent pour une année complète derrière les barreaux de la
prison. Le psychiatre chargé par la Cour de statuer sur son cas fut
plus catégorique que son prédécesseur et affirma que Daniken était un
menteur et un criminel psychopathe."

C'est dans ces termes peu éloquents que Jean Casault décrivait l'un
des personnages les plus controversés associés aux OVNIs et, par
extension, à la question " extraterrestre ": Erich Von Daniken.(4) En
1969, alors qu'il croupissait toujours derrière les barreaux, il
écrivit le controversé Présence des Extra-Terrestres. Quoique
l'ouvrage n'était foncièrement parlant qu'un "remake" de théories déjà
en vogue dans les années '50 et '60' Présence des Extra-Terrestres
allait conférer à son auteur la paternité de l'hypothèse voulant que
la Terre, dans un passé fort loin, ait été l'hôte de visiteurs venus
d'outre-espace. L'hypothèse des astronautes du passé.

Subséquemment, par le biais d'ouvrages "complémentaires", dont
notamment Retour vers les Étoiles et L'Or des Dieux, Von Daniken
allait produire toute une série d'artefacts, "ses preuves" comme il
les désigne, à l'effet que non seulement la Terre aurait été le
théâtre de visites répétées de ces "dieux", mais que ceux-ci auraient
également laissé derrière eux des traces indélébiles de leur passage
sur notre planète.

Dans le documentaire télévisé Présence des Extra-Terrestres, réalisé
sur les spéculations de Von Daniken, c'est un tour du monde en 90
minutes auquel les spectateurs ont droit. Spectateurs qui, parfois
médusés par la beauté pure de certaines images, se laissent facilement
convaincre de la réalité de cette présence illicite de dieux en
visite. Mais qu'en est-il exactement?

AU DÉBUT IL Y AVAIT LE VERBE... ET LES EXTRATERRESTRES

La Bible (il fallait bien commencer quelque part!), vue avec les yeux
du XXième siècle et par une génération familière aux voyages spatiaux,
prendrait, nous dit-on, des allures de récits épiques où tantôt des
extraterrestres s'unissent aux filles des hommes tantôt détruisent des
villes entières. Dans cette perspective, le prophète Elie aurait été
emporté par un vaisseau spatial, et le "visionnaire" Ezechiel aurait
été le témoin oculaire de l'atterrissage d'un engin venu d'un autre
monde. Guidé par une "soucoupe volante", Moïse aurait conduit les
Hébreux hors d'Égypte et l'Arche d'Alliance, ce coffret doré destiné à
recevoir les dix commandements, aurait été un condensateur électrique
doublé d'un émetteur-récepteur (ouf ).(5)

Dix ans avant Von Daniken, des auteurs populaires comme Robert
Charroux, Louis Pauwels ou encore Jacques Bergier, avaient déjà évoqué
ces Chars de feu et ces Boucliers Ardents. Aujourd'hui, des groupes
obscurs comme la fédération Urantia ou des "prophètes", tels Claude
Vorilhon (Raël pour les intimes et les extraterrestres), nous offrent
à leur tour leur ''Livre qui dit la Vérité''. Bref des Bibles
démystifiées (rien de moins !).

L'argumentation en faveur de ce genre de spéculations demeure toujours
anémique. Il faut dire que les évidences physiques concrètes sont
plutôt rares. Néanmoins il est pertinent de s'interroger sur la
validité de telles interprétations. Peut-on vraiment évaluer la
cohérence de la Bible sans même replacer les écrits dans leur contexte
historique, sans tenir compte des appréhensions et des croyances du
peuple d'Israël? Peut-on crier à l'ambiguïté sans même comprendre les
nombreuses relations symboliques qui transpirent des "Saintes
Ecritures"? Joseph Bronowski disait de la Bible : "Voilà bien un livre
fascinant, moitié histoire moitié folklore".

Ces ouvrages majeurs, à l'origine de courants spirituels importants,
comme la Bible, le Coran, ou encore le Mahabharata, ont toujours été
des mines d'inspiration pour les peuples du monde. Alors que certains
y voient l'intervention de "dieux" dans l'histoire de l'humanité,
d'autres, peut-être plus ''ésotériques'', y devinent tour à tour des
extraterrestres chevauchant de fabuleuses machines volantes ou encore
des prophéties apocalyptiques dignes des plus grands scénaristes.

L'ÉNIGME DE LA GRANDE PYRAMIDE

A quelques kilomètres du Caire, capitale de l'Égypte, s'étend le
plateau le plus célèbre du monde: le plateau de Gizeh, site des
pyramides. Construites il y a un peu plus de 5000 ans, les pyramides
de Chéops, Chéphren et de Mykérinos ont de tout temps enflammé les
imaginations. Oeuvres colossales symbolisant le génie mathématique des
architectes égyptiens ou vestiges traduisant la visite de dieux
célestes?

Sur les spéculations de Von Daniken, on prétend que la construction de
la grande pyramide de Chéops, du moins en faisant appel à des méthodes
traditionnelles de construction, n'aurait pu être achevée du vivant du
pharaon â qui elle devait servir de tombeau. En envisageant, nous
dit-on, une fourmilière humaine de 10,000 ouvriers travaillant au
rythme accéléré de 10 blocs soulevés et placés par jour, il faudrait
environ 664 ans pour assembler les 2,500,000 blocs de pierre qui
composent la grande pyramide de Chéops. Malheureusement, pour son
éloquent exercice mathématique, Von Daniken fait disparaître dans sa
manche quelque 90,000 ouvriers et multiplie par 10 le poids réel de
chacun des blocs de pierre. S'il est vrai en effet que certains de ces
blocs avoisinent les 50 tonnes, la majorité d'entre eux ne dépassent
pas les 2.5 tonnes. Par conséquent Von Daniken fausse lui-même sa
propre évaluation sur le temps qu'aurait nécessité la construction du
monument. On soutient également que l'énorme accumulation de valeurs
mathématiques et astronomiques que renfermerait la pyramide serait
telle que seul un savoir extraterrestre pourrait en expliquer la
présence.

En multipliant, nous assure-t-on. la hauteur de la pyramide (147 m)
par un milliard. on obtient - presque - la distance de la Terre au
Soleil.(6) Ce à quoi réplique l'archéologue Peter White qu'en
multipliant la hauteur de la tour Eiffel, soit 29,992 centimètres, par
un milliard on obtient - presque - la distance parcourue par la
lumière en une seconde(7) (voilà somme toute une information
révélatrice quand on sait que Paris, site de la tour Eiffel, porte le
sobriquet de ''ville lumière''). Simple coïncidence? Si l'on divise la
surface de la base de la pyramide (920 m2) par deux fois sa hauteur on
obtient le chiffre Pi (3.1416) par lequel on détermine la
circonférence d'un cercle, Or, la découverte de cette " Loi
mathématique ", nous explique-t-on, reviendrait à un mathématicien
hollandais du XVIIe siècle. On oublie cependant de nous signaler que,
de par sa forme géométrique triangulaire, la pyramide et l'un de ces
rares polygones que l'on peut insérer dans un cercle de façon telle à
ce que l'une de ses diagonales fasse office de "rayon''. Or comme le
rayon est l'une des variables dans l'équation voulant que la
circonférence d'un cercle puisse être déterminée par le chiffre Pi
multiplié par deux fois le rayon, alors il était tout à fait
prévisible qu'un quelconque exercice mathématique fasse ressortir le
chiffre Pi. C'était... mathématique. Il est donc fort probable, voire
certain, que les Égyptiens ont inclus le nombre Pi dans leur
construction sans même savoir ce qu'il signifiait.

Quant aux efforts déployés pour sa construction et qui rendent
celle-ci apparemment impossible, rien ne peut être plus gratuit comme
supposition. Si tel était vraiment le cas que pourrions-nous dire
alors de ce mur de plus de 3000 kilomètres de long? Suffisamment long,
dit-on, pour réunir Londres et Moscou. De ce mur qui, avec ses 10
mètres de hauteur et ses 5 mètres d'épaisseur, traverse vallées et
montagnes dont certaines grimpent à plus de 1500 mètres d'altitude. De
ce mur qui marque chaque kilomètre parcouru par 7 tours de pierres:
pour un total de 24,000 tours. De ce mur si gigantesque qu'il demeure
à ce jour la seule réalisation humaine visible de l'espace. Que dire
de la grande muraille de Chine. Pourtant sa construction ne repose
nullement sur d'hypothétiques spéculations. La muraille fut
initialement l'oeuvre de l'empereur Chin Hwang-ti qui considérait une
telle construction comme essentielle afin de protéger son peuple
contre les invasions des Tartares et des Huns venus du nord. Sa
construction débuta deux siècles avant le Christ et aujourd'hui,
quoique inachevée, elle compte suffisamment de blocs pour construire
30 pyramides comme la grande pyramide de Chéops.(8)

Dans Présence des Extra-Terrestres, Von Daniken écrit: "Comment, dans
quel but et quand furent construites les grandes pyramides? Personne
n'en sait rien (sic). Voici une montagne artificielle de 150 mètres de
haut, pesant 31,200,000 tonnes, représentant une somme formidable
d'efforts et l'on voudrait que ce monument ait été construit dans le
seul but d'abriter le corps embaumé de quelque excentrique pharaon?
Allons donc! " (9)

Von Daniken fait preuve d'euphémisme en comparant le pharaon à quelque
excentrique et banal personnage antique. Aux yeux des Egyptiens le
pharaon était non seulement leur souverain, mais également le messager
des dieux. Un personnage charnière entre le monde des mortels et le
panthéon céleste. Et à ce titre des tombes fabuleuses pour de royaux,
voire divins personnages n'est certes pas une aberration historique.
Pour le repos éternel de sa dulcinée l'empereur Shan Jahan n'a-t-il
pas fait construire, à Agra en Inde, l'éblouissant mausolée du Taj
Mahal? Construit de marbre blanc importé de Jodhpur, à 160 km d'Agra,
sa construction prit 22 ans, nécessita plus de 20,000 ouvriers, et
aujourd'hui, 300 ans plus tard, a l'instar de la grande pyramide, le
Taj Mahal est considéré comme l'un des joyaux du monde
architectural.(10)

Une fois dépouillées de ces prétentions tout à fait fantaisistes que
sont celles de Von Daniken, les pyramides d'Égypte apparaissent enfin
dans leur véritable perspective: des monuments dressés en l'honneur du
génie humain et qui nous rappellent que l'homme n'est limité que par
son imagination.

LES PILES DE L'ANTIQUITE

De l'autre côté de la Mer Rouge, faisant frontière commune avec
l'Iran, la Turquie, la Syrie, l'Arabie Saoudite et le Koweit, l'Irak,
que l'on dit avoir abrité le Jardin d'Éden, recèle également des
trésors qui, heureusement, ont été épargnés par les guerres
incessantes.

Au musée de Bagdad, par exemple, nous retrouvons de curieux petits
vases d'argile qui, depuis des décennies, alimentent les spéculations
les plus folles. Ils furent découverts au début du siècle près de
Khouyout-Rabbou'a et séjournèrent jusqu'en 1936 dans les caves du
musée national sous l'étiquette "Objets de Culte". C'est là que
l'ingénieur allemand Wilhelm Kenig les redécouvrit. (11) Dès le
départ, Kenig supposa qu'en remplissant les vases d'une solution acide
- de l'acide acétique, nous dit Von Daniken - il serait possible
d'obtenir un faible courant électrique. Bref que ces objets, que l'on
avait longtemps tenu pour des objets de dévotion, pouvaient fort bien
se révéler être des 'piles électriques". Mais des piles électriques
vieilles de 2000 ans n'est-ce pas là un anachronisme nous disent les
défenseurs de Von Daniken? En y regardant de plus près pourtant rien
ne semble justifier cette interrogation. Les vases sont faits
d'argile, le réceptacle isolateur de cuivre et I'"électrode" d'une
tige de fer. Des matériaux tout à fait conventionnels pour l'époque.
Mais alors, si les "piles de Bagdad" ne sont pas anachroniques par
leur "morphologie", à quoi pouvaient-elles bien servir? Quelle utilité
pouvait bien avoir l'électricité 18 siècles avant l'invention qui
allait immortaliser le comte Volta?

Intrigué par les assertions purement théoriques de Kenig au sujet des
prétendues "batteries de Bagdad", l'égyptologue allemand Arne
Eggebrecht décida de passer de la théorie à la pratique. Après avoir
rempli une réplique d'une "pile de Bagdad" d'une solution alcaline -
en l'occurrence du jus de raisins acheté au marché local - Eggebrecht
remarqua aussitôt un faible courant électrique de 0.5 Volt. Pour
Eggebrecht cette curiosité apparemment futile était peut-être enfin
l'indice d'une méthode d'orfèvrerie depuis longtemps controversée. Les
musées du monde entier nous offrent en effet des collections d'objets
dorés. Si dans certains cas la méthode utilisée semble évidente, elle
reste une énigme pour d'autres objets simplement recouverts d'une
mince couche d'or. Devant cette constatation, Eggebrecht se demanda si
une "batterie" n'avait pas pu être utilisée pour procéder à une dorure
galvanique. Enfin, en immergeant une statuette d'argent dans une
solution de cyanure d'or et en faisant passer un courant électrique
dans la solution à l'aide d'une réplique d'une "pile de Bagdad", il
put alors fabriquer un objet parfaitement doré en un peu moins de deux
heures.(12)

Les "piles de Bagdad" ne sont pas la preuve d'un très ancien contact
extraterrestre, mais d'une surprenante ingéniosité de la part de ces
"alchimistes" du passé. Devant les merveilles de l'Antiquité il serait
hasardeux de sous-estimer nos prédécesseurs.

L'ÉNIGME DES GÉANTS DE PIERRE

Perdue dans le Pacifique austral, loin des côtes du Chili, l'île de
Pâques serait au nombre de ces vestiges témoignant du passage sur
terre d'astronautes venus d'ailleurs. Les immenses statues de pierre
qui jonchent l'île, plus de 600, seraient beaucoup trop grandes et
trop lourdes pour avoir été déplacées par des mains humaines. Seuls
des êtres disposant d'une technologie de l'ère spatiale auraient été
en mesure de soulever les quelque 600 moais, comme les appellent les
insulaires, qui gardent l'île comme les sentinelles silencieuses d'un
terrible secret.

En 1955, à la tête d'une équipe de scientifiques décidés à résoudre
les énigmes de l'île de Pâques, l'explorateur norvégien Thor Heyerdahl
y débarqua pour un séjour de plusieurs semaines. Rapidement, gagnant
la confiance des insulaires, Heyerdahl put résoudre la plupart des
mystères relatifs à la construction et au déplacement des statues.
L'imposant travail de "confection" des statues débuta
vraisemblablement vers 690 de notre ère et s'arrêta progressivement
aux alentours de 1680, 40 ans avant la découverte de l'île par
l'amiral hollandais Jocob Roggeveen. On suppose, d'après les légendes
locales et les recherches archéologiques effectuées depuis dans l'île,
que ce sont des guerres tribales qui mirent fin à la construction des
statues. C'est également à ces combats entre factions rivales que l'on
doit les nombreuses statues brisées et renversées qui jonchent
l'île.(13) Quant à la sculpture proprement dite des monolithes et à
leur déplacement, il n'existe ici aucun mystère. Les statues furent
façonnées - contrairement aux affirmations de Von Daniken - dans de la
lave basaltique, une pierre fragile et friable, et extraites du
cratère du volcan éteint de Rano Raraku. Les nombreux "marteaux" et
"ciseaux" de pierre qui parsèment la carrière des "géants" ne laissent
aucun doute sur les méthodes de sculpture utilisées par ces "Rodin" du
Pacifique.(14) Quant à leur déplacement, des traîneaux de bois furent
très certainement utilisés pour faire glisser les statues le long des
parois du Rano Raraku, puis ensuite dans toute la plaine jusqu'à leur
destination actuelle.(15) Enfin, pour ce qui est de leur redressement,
une équipe de scientifiques dirigée par William Mulloy, de
l'Université du Wyoming, a pu, en utilisant une douzaine d'hommes,
trois poteaux solides et un amas de plus en plus élevé de gros
cailloux, redresser une statue de 25 tonnes en 18 jours.(16)

Malgré ces évidences sur le terrain, Von Daniken persiste dans ces
élucubrations cosmiques. Dans Présence des Extra-Terrestres il écrit:
"Aucun arbre ne pousse sur ce sol volcanique. Pas question d'expliquer
le transport des colosses au moyen de ''rouleaux de bois"". Et plus
loin il questionne, "Qui donc a put tailler de tels blocs de pierre à
même la montagne, puis les transporter -sans rouleaux- à plusieurs
kilomètres de distance?"

Quoique chétive et clairsemée, la végétation de l'île de Pâques, à
laquelle nous devons tous les éléments utilisés dans le transport et
l'érection des statues, offre suffisamment de possibilités pour
expliquer les nombreux mystères qui hantent l'île. Après tout seuls
quelques arbres étaient nécessaires à la réalisation des luges et des
leviers. Et ici, contrairement aux affirmations de Von Daniken, des
arbres ont malgré tout pris racine sur cet îlot de roche volcanique.

Traçant un parallèle entre Présence des Extra-Terrestres et les
nombreux ouvrages plus... "académiques" consacrés à l'île de Pâques,
Lynn Picknett écrivait: "Les lecteurs doivent choisir entre ce qui est
une vue de l'esprit et ce qui est bâti sur le réel".(17)

L'AÉRODROME DES DIEUX

Dans les contreforts des Andes péruviennes s'étend la plaine de Nazca.
Un immense plateau désertique de 60 km de long, depuis toujours le
royaume des lézards et des araignées. Ici, en raison d'un phénomène
atmosphérique unique, aucune pluie n'est tombée depuis au moins 10,000
ans. C'est d'ailleurs pourquoi la plaine de Nazca est demeurée
inchangée depuis des siècles. C'est également ici que l'on retrouve,
au dire des partisans de Von Daniken, l'un des éléments les plus
convaincants de la visite d'antiques explorateurs de l'espace.

Façonnées à même le sol stérile de ce Sahara sud américain, des
lignes, variant de quelques centimètres à plusieurs mètres de largeur,
courent sur des kilomètres, s'arrêtent brusquement, et repartent dans
d'autres directions. D'autres lignes forment d'immenses figures
parfois longues de plusieurs dizaines de mètres et qui, étrangement,
ne peuvent être vues dans leur totalité qu'à partir d'une centaine de
mètres d'altitude. Ces dessins, ayant pour thème la faune péruvienne,
sont si imperceptibles du sol que dans les années '30 on construisit
la route trans-américaine à travers. Ces gigantesques figures sans
même être conscient de leur présence. Il n'en fallait pas davantage
pour que certains y voient un aérodrome à l'usage de "dieux" en
visite. Comment, s'interroge Von Daniken, les autochtones de l'époque
auraient-ils pu réaliser d'aussi importantes figures sans en avoir une
vue d'ensemble? Les dessins ne semblent-ils pas avoir été tracés dans
le but de guider quelqu'un qui venait du ciel? Mais il y a quinze
siècles qui pouvait voler? Et Si les lignes et les figures de Nazca ne
sont pas des terrains d'atterrissage, alors pour quelles obscures
raisons les a-t-on réalisées?

Heureusement (ou malheureusement), les recherches effectuées sur la
pampa depuis les cinquante dernières années nous offrent des solutions
beaucoup plus rationnelles. D'après Maria Reich, mathématicienne et
astronome allemande qui a consacré plus de la moitié de sa vie à
l'étude des étranges figures de Nazca, la réalisation de tels dessins
ne nécessite pas obligatoirement une vue d'ensemble du chantier. Les
artistes de Nazca seraient parvenus à des résultats similaires en
utilisant au préalable un "modèle réduit" du dessin anticipé. Partant
de ce motif; les graphistes n'auraient eu alors qu'à le fractionner et
reproduire ensuite, à l'échelle voulue, chacune des fractions. Quant
aux courbes: elles furent très certainement obtenues par une
succession de petits arcs mis bout à bout.(18)

Bien d'autres hypothèses ont également été avancées concernant la
méthode utilisée pour réaliser ces immenses glyphes. En 1975, Jim
Woodman, de l'International Explorers' Society, réalisa le Condor 1,
une montgolfière artisanale dont l'enveloppe était faite uniquement
d'un fin coton, analogue à celui qu'utilisait les habitants de Nazca
il y a quinze siècles. Quant à la nacelle et à ses supports, Woodman
n'utilisa que des roseaux et des cordes de chanvre. Le but était de
démontrer que mille ans avant les frères Montgolfier les Indiens de
Nazca avaient pu se déplacer au-dessus des plaines sans pour autant
avoir recours à un vaisseau spatial. Évidemment cette hypothèse peut
paraître absurde. Mais quand on sait que des représentations de ce qui
pourraient être interprétées comme des "ballons" ont été découvertes
sur de nombreuses poteries de Nazca, l'hypothèse devient
vraisemblable. Le 28 novembre 1975, gonflé d'air chaud, le Condor I
s'éleva doucement au-dessus de la pampa emportant Jim Woodman et
l'aérostier Julian Nott. Un voyage de vingt minutes. L'expérience de
Condor I ne prouve pas obligatoirement que les artistes de Nazca
utilisaient une "montgolfière" pour tracer leurs immenses figures mais
que l'hypothèse demeure viable.(19)

Quant à leur utilité voilà enfin un véritable mystère. Personne ne
sait exactement à quoi pouvaient bien servir les immenses figures de
Nazca. On a longtemps cru que les dessins de la pampa péruvienne
étaient une sorte de calendrier astronomique grâce auquel les Indiens
déterminaient le temps des semences, des moissons, et indiquait les
solstices et les équinoxes. Une série de vérifications mathématiques,
à l'aide d'ordinateurs, ont cependant rendu caduque cette hypothèse.
L'astronome Gerald Hawkins, à qui l'on doit ce complexe travail de
vérification, déclarait au lendemain de ses travaux: "La théorie du
calendrier solaire-lunaire a été tuée par l'ordinateur".(20) Pour
Phyllis Pitluga, astronome attachée au planétarium Adler de Chicago,
les figures de Nazca pourraient simplement être la transposition
iconographique de créatures mythologiques. On sait que les Grecs
peuplaient la voûte céleste de bêtes et de personnages fabuleux. Rien
n'interdit de croire que les Indiens de Nazca aient pu faire de même.
Dans cette perspective l'araignée de Nazca serait la transposition sur
le terrain des mêmes étoiles que les Grecs visualisaient comme Orion
(la ceinture du guerrier formant ici le corps de l'arachnide).
Peut-être les Indiens croyaient-ils que la confection de telles
figures leur apporterait quelque "bénéfice" divin? Quelque pouvoir
surnaturel? On peut aisément imaginer des hordes d'Indiens se
réunissant à certaines périodes de l'année sur telle ou telle figure
pour y célébrer quelques obscurs rituels. Quant à ces lignes qui
ressemblent à des routes mais qui ne mènent nulle part, peut-être
étaient-elles empruntées lors de processions religieuses?(21)

Évidemment, cette explication iconographique des figures de Nazca n'a
rien pour plaire à Von Daniken. Pourtant, partout dans le monde, on
retrouve de ces figures gigantesques façonnées à même te sol, témoins
de l'incessante quête de l'homme pour le divin. Une chose reste
certaine au sujet de la plaine de Nazca et cela en raison même de son
état: elle n'aurait jamais pu servir de terrain d'atterrissage. Comme
l'écrivent si bien Simon Welfare et John Fairley dans L'Univers
Mystérieux d'Arthur C. Clark: "Cette idée mérite de sombrer, comme les
vaisseaux spatiaux qui s'enfonceront dans le terrain mou du désert, s
'ils essaient un jour d'atterrir à Nazca".

LE MUR DES SPECULATIONS

Les ruines de Sacsayhuanan, situées à proximité de l'actuel Cuzco, ont
également été invoquées par Von Daniken pour accréditer son hypothèse
d'extraterrestres en visite. Constituées d'immenses blocs de pierre,
imbriqués les uns dans les autres à la manière d'un gigantesque
puzzle, sans mortier, les enceintes entourant la cité semblent défier
la logique. C'est du moins les prétentions de l'auteur de Présence des
Extra-Terrestres. Ici, les pierres sont si bien ajustées qu'il est
virtuellement impossible d'y glisser la lame d'un couteau. Pour
certains l'évidence s'impose: seuls des visiteurs venus d'un monde
lointain auraient été en mesure de réaliser un tel travail de
maçonnerie. La réalité est beaucoup moins enivrante.

La méthode utilisée par les bâtisseurs de Sacsayhuanan est bien connue
des historiens et des archéologues. Les maçons de ces immenses
murailles taillaient leurs blocs sur plusieurs facettes en laissant
une très légère inclinaison convexe sur chaque face. Une dépression
concave correspondante était alors taillée dans le bloc adjacent déjà
en place. C'était évidemment un long et fastidieux travail, riche en
accidents et en erreurs. Chaque bloc devait être soulevé, ajusté et
replacé, encore et encore. jusqu'à ce que finalement il s'imbrique
avec précision avec ses voisins. Enfin, en raison de ses
caractéristiques incroyables, le mur de Sacsayhuanan serait en mesure
d'affronter n'importe quelle épreuve naturelle.(22) En 1950, un
tremblement de terre frappa la région de Cuzco laissant près de 90 %
des édifices de la grande cité en ruine. Heureusement pour le
patrimoine archéologique mondial - et au soulagement du ministère du
tourisme péruvien - aucune pierre ne bougea à Sacsayhuanan.

LA MYSTÉRIEUSE DALLE DE PALENQUE

La péninsule du Yucatan, en Amérique Centrale, est depuis toujours
associée aux Mayas, peuple autochtone et guerrier aux origines
obscures. L'univers fabuleux qu'ils ont dû abandonner derrière eux
devant l'envahisseur espagnol, au XVIe siècle, recèle des merveilles
artistiques et architecturales qui provoquent tantôt l'étonnement
tantôt l'émerveillement. Inutile de dire qu'au coeur de ce capharnaüm
de ruines et d'artefacts Von Daniken s'est trouvé de nombreuses
énigmes dans sa quête d'évidences extraterrestres. On pourrait
invoquer l'El Caracol., un observatoire rond construit il y a 12
siècles, à une époque, constate Von Daniken, ou le télescope
n'existait pas. On pourrait également spéculer sur le Cenote, un puits
circulaire taillé dans le rock comme s'il avait été fait, toujours
d'après Von Daniken, par les "gaz d'échappement d'une puissante
fusée". Quoique des explications rationnelles existent pour chacune
des ces "traces extraterrestres'', c'est la dalle de pierre découverte
en 1952 au sein de la pyramide des Inscriptions de Palenque, dans le
sud du Yucatan, qui retiendra ici notre attention.

Longue de 3,80 m, large de 2,20 m, épaisse de 25cm et pesant 8 tonnes,
cette imposante pierre tombale recouvrait le sarcophage d'un
prêtre-roi de Palenque. Il Fut vraisemblablement enseveli dans cette
crypte, à 25 mètres sous le temple des Inscriptions, vers 692 de notre
ère. Les somptueux bas-reliefs qui ornent la dalle seraient, d'après
Von Daniken, la représentation d'un vaisseau spatial. On y voit en
effet un personnage vêtu d'une combinaison spéciale, assis aux
commandes de ce qui pourrait être un véhicule complexe. Ses mains sont
refermées sur des sortes de manettes. Son siège semble capitonné,
comme pour compenser les effets de l'accélération. A l'arrière des
tuyères crachent des flammes. A l'avant: un canon, ou une arme
quelconque.

En réalité l'explication des motifs de la dalle de Palenque est
beaucoup plus terre-à-terre. Pour en saisir tous les détails, la dalle
ne doit pas être regardée horizontalement, comme se plaît à le faire
l'abondante littérature consacrée aux astronautes du passé, mais
verticalement. On y voit l'ascension de Yum Kax (et non Kukulkan), le
dieu du maïs, vers les cieux. Au bas de la stèle on retrouve une
représentation du dieu Chac (en fait le siège capitonné du visiteur
spatial n'est que le couvre-chef du dieu de la pluie). Un peu plus
haut, deux serpents à plumes, Quetzalcoalt, dieu de la vie et du
renouveau crachent des figures humaines (ce genre de bas relief est
fort répandu dans les cités mayas de cette époque, que ce soit à
Palenque, à Uxmal ouà Tikal). Tout en haut, là où Von Daniken voit un
"canon", c'est un oiseau quetzal que l'on retrouve, symbolisant encore
le dieu Quetzalcoalt. La dalle de Palenque représente en réalité la
renaissance du dieu du maïs tel qu'il renaissait, selon la tradition
Maya, à chaque récolte grâce au Soleil (Quetzalcoalt) et à la pluie
(Chac). Dans les deux cas, le cycle vital de la plante vivrière
fondamentale, interprété comme passion et résurrection de la divinité,
serait un exemple et une promesse d'immortalité pour les hommes. Bref,
le genre de promesse qui, de tous temps, a permis aux hommes de toutes
nations et de toutes religions d'affronter la grande "faucheuse" avec
beaucoup plus de sérénité.(23)

AU PAYS DE L'INTERPRÉTATION

Le Sahara, pays de roche et de désolation, au coeur de l'été la
chaleur peut atteindre 54 degrés Celsius à l'ombre. Un scorpion ou un
lézard exposé au soleil périrait sous ces latitudes en quelques
minutes. Malgré son climat austère, le Sahara, et peut-être plus
spécifiquement les plateaux arides du Tassili-n-Ajjer, de I'Ennedi ou
du Tibesti, ont été autrefois parmi les régions les plus peuplées à
l'ouest du Tchad. Il va s'en dire qu'à cette époque la contrée était
beaucoup plus riche qu'elle ne l'est aujourd'hui. Depuis un siècle des
centaines de peintures rupestres ont été découvertes sur les hauts
plateaux rocheux qui dominent le paysage. (24) Elles expriment des
thèmes divers et on estime leur âge entre 8000 et 4000 ans. Von
Daniken voit dans ces représentations d'antiques visiteurs de
l'espace. Que ce soit des créatures à têtes rondes qui semblent
flotter dans le vide ou des êtres évoluant autour d'objets étranges,
toutes ces fresques ont fait l'objet de l'interprétation de Von
Daniken. Que dire en effet de cette peinture (notre illustration) que
l'auteur suisse présente comme un "extraterrestre" coiffé d'un casque
étrange, mais qui exhibe de façon éloquente ses organes génitaux.
Etait-ce vraiment un astronaute ou une représentation imagée d'une
sorte de dieu de la fécondité. S'il s'agissait d'un astronaute,
n'est-il pas étrange que l'artiste ait songé à le représenter ici avec
tout le harnachement d'un voyageur de l'espace, casque et combinaison,
mais n'ait pas jugé bon de dissimuler une partie aussi fragile de son
anatomie.(25) Les anciens habitants du Tassili, des aborigènes venus
probablement de contrées plus au sud, peut-être de régions aussi
éloignées que le Nigeria, le Cameroun ou le Zaïre, s'adonnent encore
aujourd'hui à d'étranges rituels en hommage à leurs dieux. Durant ces
cérémonies les prêtres et les participants se coiffent d'étranges
couvre-chefs qu'il serait facile d'associer à des casques spatiaux. En
réalité ces masques leur offrent la possibilité de dépeindre leurs
dieux en leur attribuant une variété de traits et de caractères autant
symboliques que fantaisistes. Vouloir interpréter ces représentations
sans saisir le contexte de l'oeuvre ou le point de vue de l'artiste
serait un exercice tout à fait gratuit et puéril.

Dans son musée de l'invraisemblance Von Daniken nous exhibe également
des Dogus japonais, des statuettes d'argile retrouvées sur l'île de
Honsu (la plus grande de l'archipel Nippon) et dans lesquelles il voit
des reproductions d'antiques voyageurs interplanétaires. On pourrait
s'interroger à notre tour sur l'interprétation que pourrait faire un
voyageur de l'espace qui, abordant la Terre après un holocauste
nucléaire, n'aurait pour retracer le passé de notre civilisation que
quelques toiles de Salvador Dali. Il y a fort à parier que l'image que
se ferait de nous cet archéologue étranger serait certainement bien
éloignée de la réalité. C'est pourtant le jeu de Von Daniken.

Tous ceux qui ont visionné le film Présence des Extra-Terrestres se
rappellent certainement cette autre peinture préhistorique montrant
une véritable soucoupe volante flottant dans l'espace et, au bas, un
cosmonaute revêtu d'un scaphandre. Daniken admet n'avoir jamais vu
cette peinture, n'en fournissant qu'une bonne description dans son
livre. Sa source était un article écrit par le docteur Zaizev de
l'Union Soviétique (depuis Von Daniken a reproduit la fresque dans son
quatrième livre In Search of Ancient Gods).

L'équipe de tournage du film, à laquelle ne participait pas Von
Daniken, s'est rendu en Russie, a rencontré Zaizev et a filmé la
peinture une fois que celui-ci lui en ait eu confirmé l'authenticité.
Mais voilà que depuis un journaliste australien, Peter Krassa, a fait
admettre à Zaizev que la peinture était une oeuvre contemporaine.(26)
Ce qui n'empêche pas Von Daniken de continuer de prétendre que la
peinture est authentique sans pousser plus loin son investigation.

Von Daniken fait preuve de la même nonchalance intellectuelle devant
les pierres dites d'Ica (parfois appelées pierres d'Ocucaje, du nom de
la ville péruvienne où elles furent prétendument retrouvées). Ces
pierres, que l'on dit antérieures aux Incas, seraient gravées de
scènes diverses dont certaines illustreraient des opérations
chirurgicales complexes. Fumisterie puisque depuis le fermier à
l'origine de cette découverte, Basilio Uchuya, a reconnu être l'auteur
des pierres d'Ica. Mais Von Daniken ne démord pas.

LA DERNIERE CARTE DE VON DANIKEN

En 1929, des ouvriers occupés à nettoyer le palais de Topkapi, en
Turquie, découvrirent toute une série de vieilles cartes géographiques
depuis longtemps oubliées. Peintes en 1513 sur des peaux de gazelles,
ces cartes - apparemment des copies de cartes plus anciennes - étaient
l'oeuvre de l'amiral turc Piri Reis. Ce qui étonne dans les cartes de
Piri Reis c'est qu'elles semblent indiquer des terres et des
continents qui, au moment de leur confection, étaient encore
inconnues. Au nombre de ces contrées ont y voit notamment ce qui
pourrait être l'Antarctique et dont l'existence ne fut établie que
vers 1820.(27) Von Daniken, qui verse rapidement dans le fantastique,
est persuadé que les cartes de Piri Reis ont été tracées à partir de
photographies aériennes. Cependant, et contrairement aux descriptions
fournies par Von Daniken, la précision des cartes de Piri Reis reste
fort discutable. Ronald Story, dans The Space-Gods Revealed, écrit:

"Les autres erreurs spéctçtques sont notamment l'omission de quelque
1440 kilomètres de côte sud américaine, la reproduction de la rivière
Amazone, et l'omission du passage de Drake, entre le Cap Horn et la
péninsule Antarctique... Toutes ces inexactitudes semblent éliminer la
possibilité que les cartes aient été produites à partir de
photographies aériennes. "(28)

D'autres spécialistes en cartographie évoquent simplement le hasard
pour expliquer les cartes de Piri Reis. En ces temps, soulignent-ils,
il était courant de dessiner sur les cartes géographiques les contours
imaginaires d'un continent que les intellectuels de l'époque situaient
au-delà du Cap de Bonespérance.(29) Les contours du continent qui
apparaissent sur les cartes de Piri Reis seraient-ils simplement les
traits de cette terre imaginaire? Possible. Force nous est toutefois
de reconnaître que les lignes continentales que l'on associe à celles
de l'Antarctique sont si proches de la réalité qu'un simple hasard
serait difficilement soutenable. Mais que cela ne tienne! En admettant
que les cartes de Piri Reis nous montrent effectivement les côtes de
l'Antarctique, cela ne nous prouve pas obligatoirement que l'auteur de
celles-ci ait été en contact avec un quelconque anonyme voyageur de
l'espace.

Des expériences de navigation à partir de navires uniquement
constitués de cordes et de roseaux, comme celles menées par le
chercheur Thor Heyerdahl, ont depuis peu prouvé que nos ancêtres
étaient de bien meilleurs explorateurs que nous ne l'imaginions.
Désolé M. Von Daniken mais l'explication la plus simple est souvent la
bonne!

ANACHRONISME

Enfin, une fois dépouillée de ces méprises et de ces spéculations
gratuites, l'histoire reste malgré tout jalonnée d'artefacts étranges
qui laissent perplexe la communauté archéologique et, par extension,
le monde scientifique. L'objet d'Anthycitère, du nom de l'île grecque
prés de laquelle il fut découvert, en 1901, est l'un d'entre eux.
Retrouvé au coeur d'une épave grecque vieille de 3000 ans, l'objet fut
ramené à la surface et acheminé vers le musée d'Athènes. C'est là, une
fois restauré grâce à un procédé électrolytique, qu'on découvrit que
l'objet en question recelait un mécanisme sophistiqué composé de
rouages et de cadrans. Depuis, le mécanisme d'Anthycitère n'a pas
manqué d'intriguer la communauté scientifique. L'objet est apparemment
une oeuvre artistique servant à illustrer le mouvement des planètes.
Une sorte de planétarium miniature. Ce qui surprend dans l'objet
d'Anthycitère c'est que son mécanisme comporte également des rouages
différentiels comme il n'en apparut on Europe qu'au XVIIIe siècle.
(30) Certes, la technologie du XVIIIe siècle est loin d'une
technologie "extraterrestre", mais l'objet d'Anthycitère, dont on ne
retrouve aucun équivalent dans le monde antique, reste un bel exemple
d'anachronisme archéologique.

Tout aussi énigmatiques sont ces objets retrouvés aussi bien en Égypte
qu'en Amérique du Sud et qui semblent représenter des objets proches
de nos avions modernes. Évidemment on a vite prétendu que ces objets
étaient des représentations stylisées d'oiseaux ou d'insectes.
Pourtant, en les regardant de plus près, on ne peut que rester songeur
devant ces objets aux ailes deltoïdes et à l'empennage vertical. Après
tout, aucun oiseau ni aucun insecte ne possède d'aile de queue
verticale.

Alors, ces objets seraient-ils des reproductions de poissons? S'il est
vrai que les poissons ont une nageoire caudale verticale, celle-ci est
toutefois contrebalancée par une partie inférieure. Ce qui n'est pas
le cas pour les objets dont il est question ici. Jusqu'à maintenant
l'archéologie a été incapable d'expliquer de façon satisfaisante ce
que représente ces objets et leur utilité.(31) Ce qui n'en fait pas
pour autant les vestiges d'un ancien contact extraterrestre.

Le but fondamental de cette évaluation n'était pas de déterminer Si
des extraterrestres avaient effectivement visité la Terre dans un
passé fort lointain, mais de vérifier si les évidences proposées par
Von Daniken et ses émules étaient suffisamment valables pour appuyer
cette croyance. Ce qui, au grand désespoir de certains, ne semble pas
être le cas.

Evidement les partisans de ces hypothèses pourraient accuser le monde
scientifique de faire preuve d'un manque de volonté lorsqu'il s'agit
d'approfondir ces évidences. Mais peut-on qualifier d'évidences ces
spéculations gratuites ou ces affirmations non fondées que sont les
hypothèses d'Erich Von Daniken. Dans Exploring the Unknow, le Dr.
Charles Cazeau, attaché à l'Université de New York à Buffalo, écrit:
"la méthode scientifique requiert des faits, des observations, et des
hypothèses rigoureusement vérifiées. Des conjonctures et des
spéculations ne sont pas des substituts. Dans cette optique on
pourrait accuser une équipe de soccer de manquer de "flexibilité"
uniquement parce qu'elle refuse de jouer en t'appliquant les
règlements du football".

Enfin, et quelle qu'en soit leur valeur scientifique, force nous est
de reconnaître que les hypothèses proposées par Von Daniken restent
fascinantes. Fascinantes parce qu'elles nous entraînent dans des temps
immémoriaux, à des époques où le fantastique côtoyait l'histoire.
Malheureusement, et aussi divertissante qu'elle soit, toute bonne
histoire a une fin. Qu'elle commence ou non par "il était une fois".

L'archéologue E.C.B. MacLaurin, spécialiste en histoire et
pré-histoire du pays de Chanaan disait de l'auteur de Présence des
Extra-Terrestres. "la plus grande faiblesse de Von Daniken est tout
simplement l'ignorance".

Que pourrait-on ajouter?

Références bibliographiques:

(1) MUFON, 1991 International UEO Symposium Proceedings, MUFON,
1991
(2) Simon Welfare & John Fairley, L'Univers Mystérieux d'Arthur C.
Clarke, Robert Laffont, 1981, p. 153
(3) Collectif, Les Derniers Mystères du Monde, Sélection du
Reader's Digest, 1976, p. 291
(4) Jean Casault, Le Nouvel AFFA, Publication AFFA Ltée, 1975, p.
19
(5) Erich Von Daniken, Présence des Extra-Terrestres, Robent
Laffont, 1969, p. 55-65
(6) idem,p. 103-106
(7) Charles J. Cazeau & Stuart D. Scott, Jr., Exploring the Unknown,
Da Capo Press, 1979,p. 133
(8) idem, p. 75
(9) Etich Von Daniken, Présence des Extra-Terrestres, Roben Laffont,
1969, p. 111
(10) James Harpur & Jennifer Westwood, The Atlas of Legendary Places,
Weidenfeld & Nicolson, 1989, p. 191-197
(11) Jacques Scornaux & Christiane Piens, A la Recherche des OVNI,
Marabout, 1976, p. 204-205
(12) Simon Welfare & John Fairley, L'Univers Mystérieux d'Arthur C.
Clarke, Robert Laffont, 1981, p. 62-64
(13) Charles J. Cazeau & Stuart D. Scott, Jr., Exploring the Unknown,
Da Capo Press, 1979, p. 162
(14) Maurice & Paulette Déribéré, Les Vérités de l'î1e de Pâques,
Editions Québec/Amérique, 1976, p. 159
(15) Collectif, Les Derniers Mystères du Monde, Sélection du Reader's
Digest, 1976, p. 104
(16) Charles J. Cazeau & Stuart D. Scott, Jr., Exploring the Unknown,
Da Capo Press, 1979, p. 159
(17) Collectif, Mystères du Monde, Editions Ada, 1980, p. 61
(18) Collectif, Les Derniers Mystères du Monde, Sélection du Reader's
Digest, 1976, p. 281
(19) Collectif, The Atlas of Mysterious Places, Weidenfeld & Nicolson,
1987, p. 102-105
(20) Collectif, Les Derniers Mystères du Monde, Sélection du Reader's
Digest, 1976, p. 287
(21) Collectif, The Atlas of Mysterious Places, Weidentèld & Nicolson,
1987, p. 98-105
(22) Collectif, Feats and Wisdom of the Ancients, Time--Life, 1990, p.
54-55
(23) Collectif, Les Derniers Mystères du Monde, Sélection du Reader's
Digest, 1976, p. 186
(24) idem, p. 205-219
(25) Charles J. Cazeau & Stuart D. Soett, Jr., Exploring the Unknown,
Da Capo Press, 1979, p. 77
(26) Jean Casault, Le Nouvel AFFA, Publication AFFA Ltée, 1975, p. 19
(27) Collectif, Feats and Wisdorn of the Ancients, Time--Life, 1990,
p. 126-127
(28) Charles J. Cazeau & Stuart D. Scott, Jr., Exploring the Unknown,
Da Capo Press, 1979, p. 78
(29) Collectif, Feats and Wisdom of the Anciens, Time--Life, 1990, p.
128
(30) Simon Welfare & John Fairley, L'Univers Mystérieux d'Arthur C.
Clarke, Robert Laffont, 1981, p. 67

Jacques Poulet http://www.chucara.com/

UFO Repetitions http://www.chucara.com/dossiers/other/gdfawcett_fr.htm

Dan CARBONE

non lue,
20 août 1999, 03:00:0020/08/1999
à
Je vous remercie à tous pour vos points de vue, et je suis encore plus
stupéfait lorsque j.poulet me sort toutes ses archives sur daniken! :)
Je vais prendre le temps de bien le lire...

PS: J'avais une petite question pour Jacques Poulet!
Je suis allé voir plusieurs fois comme bcp, je pense, ton site Chucara et
j'y ai trouvé cette page avec les photos sur l'incident de ROSWELL...et je
me demandais si tu as dejà essayé des les coloriser...car bcp de details
peuvent y apparaitre, non?
Pour la methode de colorisation, je pensais à PhotoShop. Il suffirait
d'appliquer et d'associer sur 3 photos identiques (en N&B) une composante
soit verte, rouge ou bleu puis de les "additionner" pour former l'image
finale colorisée.
A+

Jacques Poulet

non lue,
20 août 1999, 03:00:0020/08/1999
à
Salut,

Le Fri, 20 Aug 1999 22:47:05 -0000, "Dan CARBONE"
<dcar...@club-internet.fr> a écrit:

>Je vous remercie à tous pour vos points de vue, et je suis encore plus


>stupéfait lorsque j.poulet me sort toutes ses archives sur daniken! :)

Ce n'est pas "toutes mes archives sur Daniken", mais celle qui
est pertinente à ta question...

>Je vais prendre le temps de bien le lire...

Christian Page, que je connais bien, est l'un des enquêteurs
les plus sérieux que je connaisse. Malgré le froid qui nous sépare, je
pense devoir rassurer qu'il n'est pas "nihiliste" comme les
associations de sceptique, mais il est vrai qu'il est "sceptique",
dans le bon sens du therme.

>PS: J'avais une petite question pour Jacques Poulet!
>Je suis allé voir plusieurs fois comme bcp, je pense, ton site Chucara et
>j'y ai trouvé cette page avec les photos sur l'incident de ROSWELL...et je
>me demandais si tu as dejà essayé des les coloriser...car bcp de details
>peuvent y apparaitre, non?

Non. Simplement par ce que je présente, sur mon site, des
faits, autant que possible. Je ne pense pas que l'ajout de couleur à
des photos noir et blanc augmenterait la quantité d'information que
contienne ces photos.

Bye,

Jacques Poulet

non lue,
20 août 1999, 03:00:0020/08/1999
à
Salut,

Le Sat, 21 Aug 1999 00:31:12 +0200, Thibault Bernard
<thibault...@NOSPAMibertysurf.fr> a écrit:

>Salut,
>le texte que tu as cité est excellent.
>Je viens tout juste de commencer un livre traitant de la question:
>"Des hommes, des dieux et des extraterrestres" de Wiktor Stoczkowski.
>Il étudie la question de l'irrationnel dans le monde occidental.
>Et l'étude commence précisemment par le fameux Von Däniken.
>Ce livre devrait t'intéresser...

Ca semble, effectivement, intéressant!

Thibault Bernard

non lue,
21 août 1999, 03:00:0021/08/1999
à

Willmore

non lue,
25 août 1999, 03:00:0025/08/1999
à
>
> > V. Daniken jouit d'une piêtre réputation dans le milieu
> >Ufologique. Quelles en sont les raisons ?
>
> Voici un texte qui en dit long sur l'honêteté de cet auteur.

Tu parles!
Et il ne vous est jamais venu à l'idée que tous les bouquins et références
que vous citez pourraient défendre des théories peut-être aussi malhonnêtes
que celles qu'elles pensent combattre?
Au pays des septiques, l'aveugle est Roi?
V. Daniken ou ses détracteurs basent la pluspart de leurs démonstrations sur
des suppositions et des interprétations. Si l'on ne croit pas aux
élucubrations(?) du premier je ne vois pas pourquoi on devrait admettre les
démonstrations des seconds, si ce n'est parcequ'elles ont l'avantage de ne
pas boulverser notre façon de voir notre place dans l'univers. Des gens ont
étés brûlés dans une époque pas si lointaine pour avoir osés affirmer que
nôtre place dans le cosmos était moins centrale que ce qu'on avait pu
croire.
Et ce qui a failli m'étouffer, c'est la conclusion :"la plus grande
faiblesse de Von Daniken est tout simplement l'ignorance", dixit un
archéologue, les mêmes qui sont incapables de nous expliquer le chaînon
manquant entre le singe et l'homme. L'arrogance intellectuel, le ton pédant
et le refus de toute théorie qui sorte des sentiers battus caractérise ces
scientifiques qui n'ont, pour la pluspart, jamais vérifié de façon
expérimentale ce qu'ils avancent, tout en sachant que la vérité scientifique
passe par l'expérimentation.
Ils sont donc aussi ignorant que ceux qu'ils critiquent.

http://www.chez.com/frenzy

Jacques Poulet

non lue,
25 août 1999, 03:00:0025/08/1999
à
Salut,

Le Wed, 25 Aug 1999 02:36:10 +0200, "Willmore"
<will...@club-internet.fr> a écrit:

>>
>> > V. Daniken jouit d'une piêtre réputation dans le milieu
>> >Ufologique. Quelles en sont les raisons ?
>>
>> Voici un texte qui en dit long sur l'honêteté de cet auteur.
>

>Tu parles!
>Et il ne vous est jamais venu à l'idée que tous les bouquins et références
>que vous citez pourraient défendre des théories peut-être aussi malhonnêtes
>que celles qu'elles pensent combattre?
>Au pays des septiques, l'aveugle est Roi?
>V. Daniken ou ses détracteurs basent la pluspart de leurs démonstrations sur
>des suppositions et des interprétations. Si l'on ne croit pas aux
>élucubrations(?) du premier je ne vois pas pourquoi on devrait admettre les
>démonstrations des seconds, si ce n'est parcequ'elles ont l'avantage de ne
>pas boulverser notre façon de voir notre place dans l'univers. Des gens ont
>étés brûlés dans une époque pas si lointaine pour avoir osés affirmer que
>nôtre place dans le cosmos était moins centrale que ce qu'on avait pu
>croire.
>Et ce qui a failli m'étouffer, c'est la conclusion :"la plus grande
>faiblesse de Von Daniken est tout simplement l'ignorance", dixit un
>archéologue, les mêmes qui sont incapables de nous expliquer le chaînon
>manquant entre le singe et l'homme. L'arrogance intellectuel, le ton pédant
>et le refus de toute théorie qui sorte des sentiers battus caractérise ces
>scientifiques qui n'ont, pour la pluspart, jamais vérifié de façon
>expérimentale ce qu'ils avancent, tout en sachant que la vérité scientifique
>passe par l'expérimentation.
>Ils sont donc aussi ignorant que ceux qu'ils critiquent.

Tu parle avec une tel "autorité" que je ne peux m'empêcher de
penser que tu dois avoir un doctorat et avoir étudier les sciences de
façons approfondis.

Tes propos ne sont malheureusement pas soutenus par des faits.
J'imagine que tu pourrais nous éclairer un peu en nous étallant ton
savoir immense. Donc laissons les opinions de côté et parlons faits:

Tu peux nous expliquer ce qu'est le chainon manquant et ce que
les archéologues nous disent?

Tu peux élaborer un peu sur "les scientifiques qui n'ont, pour
la pluspart, jamais vérifier de façon expérimentale ce qu'ils
avancent, tout en.." ?

Willmore

non lue,
25 août 1999, 03:00:0025/08/1999
à
> Tu parle avec une tel "autorité" que je ne peux m'empêcher de
> penser que tu dois avoir un doctorat et avoir étudier les sciences de
> façons approfondis.
Si le fait de détenir des diplômes nous raprochait de la vérité ça se saurait.
 
> Tes propos ne sont malheureusement pas soutenus par des faits.
> J'imagine que tu pourrais nous éclairer un peu en nous étallant ton
> savoir immense. Donc laissons les opinions de côté et parlons faits:
>
> Tu peux nous expliquer ce qu'est le chainon manquant et ce que
> les archéologues nous disent?
Simplement ceci : "Les registres géologiques ne fournissaient pas et ne fournissent toujours pas une chaîne continue indiquant une évolution lente et graduelle(de la vie sur terre)" Bulletin (angl.) du Field Museum of Natural History de Chicago Janvier 1979, tome L, n° 1, pp. 22, 23.
Si il n'y a pas d'évolution lente et graduelle, alors la théorie de l'évolution de Darwin est remise en cause, et donc cela ouvre le champ à d'autres théories.
 
> Tu peux élaborer un peu sur "les scientifiques qui n'ont, pour
> la pluspart, jamais vérifier de façon expérimentale ce qu'ils
> avancent,  tout en.." ?
Et bien, toujours "piqué" dans le même site, je vous donne la définition de la méthode scientifique :
Observez ce qui se passe; sur la base de vos observations, formulez une théorie qui pourrait être exacte; mettez-la à l'épreuve par d'autres observations et par des expériences; voyez si les prédictions fondées sur votre théorie se réalisent.
Là encore je vous envoi au site cité plus haut pour que vous constatiez que ceux qui possède les dits "doctorats" n'applique pas les méthodes qu'on leur a appris.
 
Je ne soutiens pas Von Daniken mais le droit de penser autrement quand ce que nous propose la science officielle ne tient pas la route.
 
 

Jacques Poulet

non lue,
25 août 1999, 03:00:0025/08/1999
à
Salut,

Le Wed, 25 Aug 1999 22:22:44 +0200, "Willmore"
<will...@club-internet.fr> a écrit:
>> Tu parle avec une tel "autorit=E9" que je ne peux m'emp=EAcher de
>> penser que tu dois avoir un doctorat et avoir =E9tudier les sciences =
>de
>> fa=E7ons approfondis.=20
>Si le fait de d=E9tenir des dipl=F4mes nous raprochait de la v=E9rit=E9 =
>=E7a se saurait.

Tu parle de quoi là? Pour pouvoir critiquer une sphère
d'activité, il me semble important de comprendre ce qui s'y passe dans
cette "bulle". Autrement, on cour le risque de dire des âneries.

>> Tes propos ne sont malheureusement pas soutenus par des faits.

>> J'imagine que tu pourrais nous =E9clairer un peu en nous =E9tallant =
>ton
>> savoir immense. Donc laissons les opinions de c=F4t=E9 et parlons =
>faits:
>>=20


>> Tu peux nous expliquer ce qu'est le chainon manquant et ce que

>> les arch=E9ologues nous disent?
>Simplement ceci : "Les registres g=E9ologiques ne fournissaient pas et =
>ne fournissent toujours pas une cha=EEne continue indiquant une =
>=E9volution lente et graduelle(de la vie sur terre)" Bulletin (angl.) du =
>Field Museum of Natural History de Chicago Janvier 1979, tome L, n=B0 1, =
>pp. 22, 23.=20
>Si il n'y a pas d'=E9volution lente et graduelle, alors la th=E9orie de =
>l'=E9volution de Darwin est remise en cause, et donc cela ouvre le champ =
>=E0 d'autres th=E9ories.
>Voir http://www.chez.com/originedelavie/index.html

D'accord, il y a 20 ans, c'était une position "officielle".
Qu'en est-il aujourd'hui?

Et même si c'était le cas (que le chaînon manquant ne soit pas
trouvé), ça ne prouve pas qu'il n'y a pas eut d'évolution. L'évolution
existe, c'est prouvé. Ce qui est en cause, c'est de savoir si
l'évolution s'applique à l'homme... n'est-ce pas?

Or, il semble y avoir une évolution vers l'homme sauf qu'il
manquerait un spécimen... D'où l'intervention extraterrestre. Ca me
semble bien pauvre comme argumentation.

>> Tu peux =E9laborer un peu sur "les scientifiques qui n'ont, pour
>> la pluspart, jamais v=E9rifier de fa=E7on exp=E9rimentale ce qu'ils
>> avancent, tout en.." ?
>Et bien, toujours "piqu=E9" dans le m=EAme site, je vous donne la =
>d=E9finition de la m=E9thode scientifique :
>Observez ce qui se passe; sur la base de vos observations, formulez une =
>th=E9orie qui pourrait =EAtre exacte; mettez-la =E0 l'=E9preuve par =
>d'autres observations et par des exp=E9riences; voyez si les =
>pr=E9dictions fond=E9es sur votre th=E9orie se r=E9alisent.=20
>L=E0 encore je vous envoi au site cit=E9 plus haut pour que vous =
>constatiez que ceux qui poss=E8de les dits "doctorats" n'applique pas =
>les m=E9thodes qu'on leur a appris.

Ok! Qui sont ces "scientifiques qui n'ont, pour la pluspart,
jamais vérifier de façon expérimentale ce qu'ils avancent" ?

>Je ne soutiens pas Von Daniken mais le droit de penser autrement quand =


>ce que nous propose la science officielle ne tient pas la route.

Je ne reni pas ce "devoir" de l'homme curieux,
Et dans un message précédent:
«Et il ne vous est jamais venu à l'idée que tous les bouquins et


références que vous citez pourraient défendre des théories peut-être

aussi malhonnêtes que celles qu'elles pensent combattre?»

Je pense que, justement, c'est le manque d'information qui te
fait dire des choses de la sorte. Après tout, comment peux-tu évaluer
ce que valent ces références si tu n'as pas étudier leur sujets?

L'article de C Page expose des faits contradictoire à ceux de
Von Daniken. La bibliographie te permet de consulté les sources et de
t'assurer de leur contenu. Tu peux demander à d'autre spécialiste ce
qu'ils en pensent.

Enfin j'aimerais te citer une petite partie du texte de C
Page:
«Enfin, une fois dépouillée de ces méprises et de ces spéculations


gratuites, l'histoire reste malgré tout jalonnée d'artefacts étranges
qui laissent perplexe la communauté archéologique et, par extension,

le monde scientifique.»

Ne trouve-tu pas plus exitant de savoir que même cette
communauté de scientifiques ignorants trouvent des "artefacts
étranges". Il n'y a là aucun doute, l'objet d'Anthycitère est
fascinant, et personne ne dira le contraire dans ce cas-ci.

Pour ce qui est de Von Daniken, des "non-scientifiques" ont
vérifié certaines de ses affirmations. De mémoire, un Mexicain est
aller visiter une grotte spécifié dans l'un des livres de Von Daniken
pour se rendre compte qu'il n'y avait rien de spécial là.

Finalement, garder un esprit critique devant les diverses
hypothèses énoncées à gauche et à droite permet de ne pas perdre la
face quand quelqu'un la démoli avec des arguments massus.

guillaume

non lue,
26 août 1999, 03:00:0026/08/1999
à
Jacques Poulet a écrit:

>"Willmore" <will...@club-internet.fr> a écrit:


>
>>> > V. Daniken jouit d'une piêtre réputation dans le milieu
>>> >Ufologique. Quelles en sont les raisons ?
>>>
>>> Voici un texte qui en dit long sur l'honêteté de cet auteur.
>>

>>Tu parles!


>>Et il ne vous est jamais venu à l'idée que tous les bouquins et
>>références que vous citez pourraient défendre des théories peut-être
>>aussi malhonnêtes que celles qu'elles pensent combattre?

[...]


>
> Tu parle avec une tel "autorité" que je ne peux m'empêcher de
>penser que tu dois avoir un doctorat et avoir étudier les sciences de
>façons approfondis.

[...]

sans rentrer dans une bataille de chiffonniers, il semble tout de meme
logique de s'interroger aussi sur les detracteurs, non?

salutations
guillaume..e@fnac.net


Michel Babin

non lue,
26 août 1999, 03:00:0026/08/1999
à
> les mêmes qui sont incapables de nous expliquer le chaînon
> manquant entre le singe et l'homme.

Le singe descendrait plutot de l'homme, selon les dernières études.
On ne pense plus de nos jours que l'homme descende du singe.

A propos du texte contre Daniken, il faut rappeler que les pyramides
n'ont pas servi de tombeau au pharaon, il était enterré dans la vallée
des rois.

Michel Babin
"De l'origine de la vie à la vie extraterrestre"
http://perso.club-internet.fr/mbabin


Willmore

non lue,
27 août 1999, 03:00:0027/08/1999
à
>Ce qui est en cause, c'est de savoir si
> l'évolution s'applique à l'homme... n'est-ce pas?
C'est exactement ça.

> Or, il semble y avoir une évolution vers l'homme sauf qu'il
> manquerait un spécimen... D'où l'intervention extraterrestre. Ca me
> semble bien pauvre comme argumentation.

Vous réduisez un site entier d'explication en une phrase...audacieux!
Je ne dis pas que l'intervention extraterrestre est la solution, je dis que
c'est une hypothèse.

> Ok! Qui sont ces "scientifiques qui n'ont, pour la pluspart,
> jamais vérifier de façon expérimentale ce qu'ils avancent" ?

Darwin, entre autre, qui l'admet lui même d'ailleurs,
voir http://www.chez.com/originedelavie/index.html

> Finalement, garder un esprit critique devant les diverses
> hypothèses énoncées à gauche et à droite permet de ne pas perdre la
> face quand quelqu'un la démoli avec des arguments massus.

Certe, mais si on avance à la vitesse de la science officielle, on n'est pas
encore arrivé. Et dés que vous sortez des sentiers battus, vous êtes raillé
par l'establishement (voir l'histoire de la mémoire de l'eau).
De plus, sur certains sujets, comme les OVNI, les avis de scientifiques et
de chercheurs sont si différents, si opposés, qu'on peut élaborer une
théorie tout seul et ensuite l'étayer par des citations de personnes
reconnues qui défendent la théorie en question.
A ce jeu de polémique, on sort du domaine du raisonnement et on rentre dans
celui de la croyance...


Jacques Poulet

non lue,
1 sept. 1999, 03:00:0001/09/1999
à
Salut Michel,

Le Thu, 26 Aug 1999 23:09:04 +0200, "Michel Babin"
<mba...@club-internet.fr> a écrit:

>> les mêmes qui sont incapables de nous expliquer le chaînon
>> manquant entre le singe et l'homme.
>
>Le singe descendrait plutot de l'homme, selon les dernières études.
>On ne pense plus de nos jours que l'homme descende du singe.

On pense plutôt que ce fut une évolution paralèlle.

>A propos du texte contre Daniken, il faut rappeler que les pyramides
>n'ont pas servi de tombeau au pharaon, il était enterré dans la vallée
>des rois.

Il y a des pharaons dans les pyramides. Juste pas dans la plus
grande (et peut-être d'autre...). Elle est attribué à Chéop mais c'est
dû à une seule inscription, dans un coin recullé de la pyramide. Je ne
suis malheureusement pas égyptologue.

Bye,

Michel Babin

non lue,
1 sept. 1999, 03:00:0001/09/1999
à
> Il y a des pharaons dans les pyramides. Juste pas dans la plus
> grande (et peut-être d'autre...). Elle est attribué à Chéop mais
c'est
> dû à une seule inscription, dans un coin recullé de la pyramide. Je
ne
> suis malheureusement pas égyptologue.

Salut Jacques,
Ma copine a une licence en égyptologie, et je peux te confirmer
qu'il n'y avait pas de pharaons dans les pyramides, on a juste
trouvé une cuve de sarcophage vide, et rien ne laisse penser
qu'il y ait eu un cadavre dedans.
Seules celles de Saqqarah et Dashour possédaient effectivement
des momies, pas celles du plateau de Guizeh.

@+
Michel

Jacques Poulet

non lue,
1 sept. 1999, 03:00:0001/09/1999
à
Salut Michel,

Le Wed, 1 Sep 1999 13:48:21 +0200, "Michel Babin"
<mba...@club-internet.fr> a écrit:

>Salut Jacques,


>Ma copine a une licence en égyptologie, et je peux te confirmer
>qu'il n'y avait pas de pharaons dans les pyramides, on a juste
>trouvé une cuve de sarcophage vide, et rien ne laisse penser
>qu'il y ait eu un cadavre dedans.
>Seules celles de Saqqarah et Dashour possédaient effectivement
>des momies, pas celles du plateau de Guizeh.

Ce sont les deux seules pyramides qui ont (avaient) des
momies? Pour quel raison les experts nous décrivent-ils toujours ces
monuments comme des tombeaux à la gloire des pharaons, si ce n'est que
l'exception?

Hum!!!!

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