Les 50 patrons français les mieux payés ont touché en moyenne 310 fois
le Smic en 2007, mais cette hausse de 20% est peut-être un "dernier jackpot"
avant la crise économique et la remise en cause de certains bonus et autres
"parachutes dorés", selon le magazine Capital.
En moyenne, la fiche de paie
des grands patrons français affichait 383.000 euros brut par mois, mais les
dividendes d'actions peuvent faire exploser leurs revenus annuels jusqu'à
plusieurs centaines de millions d'euros, a calculé Capital dans une enquête à
paraître jeudi.
Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la
tête d'AGF Allianz,
a empoché 23,2 millions d'euros de salaire, soit 1,9 million d'euros par
mois.
Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec,
dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12,4 millions d'euros, "alors que
le profit de sa société augmentait d'à peine 8%", relève le magazine.
Suivent
Gérard Mestrallet (Suez,
12,2 millions d'euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain,
10,2 millions d'euros) et Xavier Huillard (10 millions d'euros).
Ce
classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de
fonction...) et les plus-values sur les stocks-options (des actions offertes par
l'entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché).
Les
stocks-options "vitaminées par la flambée de la Bourse", ont "rapporté 70% de
plus" aux patrons qu'en 2006, note Capital.
Ces rémunérations restent
toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de
leurs propres actions en Bourse, explique Capital.
Bernard Arnault a ainsi
touché 4,1 millions d'euros de salaire comme PDG de LVMH,
soit "une goutte d'eau" dans ses 376 millions d'euros de revenus, qui
comprennent les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de
luxe.
Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault,
fondateur de PPR,
arrive deuxième avec 259 millions d'euros, devant Liliane Bettencourt, première
actionnaire de L'Oréal,
avec 256 millions d'euros.
Les familles Peugeot
(groupe PSA) et Halley (Carrefour)
dépassent également les 100 millions d'euros de dividendes.
Selon le
magazine, ce cru 2007 pourrait être "le dernier jackpot avant le krach" pour les
rémunérations des grands patrons. "L'effondrement des cours de Bourse aura un
gros impact sur les levées de stocks-options", rendues "moins juteuses voire
carrément impossibles", souligne-t-il.
S'y ajoutent les velléités
d'encadrement des bonus et indemnités de départ, relancées par la crise
financière et les "parachutes dorées" que certains patrons ont voulu
toucher.
Le patron de Dexia,
Axel Miller, a notamment du renoncer à une indemnité de départ de 3,7 millions
d'euros, lors du sauvetage de la banque franco-belge.
A la demande de Nicolas
Sarkozy, le Medef a proposé des mesures qui doivent être publiquement adoptées
avant la fin 2008 par toutes les entreprises cotées en bourse, faute de quoi le
gouvernement en passerait par un projet de loi.
source AFP
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