Interrog� hier matin sur les ondes de Frequenza Mora par notre confr�re
Patrick Vinciguerra, Paul Giacobbi estime, sans le nommer, que l'initiative
prise par �mile Zuccarelli pour modifier la m�thode qui doit conduire � l'
objectif de l'union de la gauche non communiste, n'est pas la bonne. � La
m�canique d'union telle qu'elle a �t� enclench�e ne marche pas. Tout ceci
est artificiel �. L'accord de principe issu de la derni�re consultation
cortenaise est balay� d'un revers de manche venacais : � Rien n'a �t� sign�.
Ce sont l� des r�unions absurdes et caporalistes. Il n'y a pas de leader
d�sign� et pas de programme, sinon un catalogue de ce qu'il ne faut pas
faire �. Ces d�clarations sont ass�n�es comme une sorte de retour � la
guerre froide entre les deux chapelles de la gauche radicale. Longtemps, la
constitution de deux listes paraissait in�luctable. M�me �mile Zuccarelli
d�clarait, il y a quelques mois, que l'union au premier tour n'�tait
peut-�tre pas la meilleure des strat�gies. Mais � Corte, c'est le sc�nario d
'une liste unique qui s'est �crit de fa�on pas tout � fait unanime puisque
le s�nateur Nicolas Alfonsi n'est toujours pas convaincu de son efficacit�
�lectorale. Et au sein du PRG, ce n'est pas comme � l'UMP, il n'y a pas un
arbitrage sup�rieur et souverain auquel tout le monde se soumet en inclinant
l'�chine. Les instances nationales de Jean-Michel Baylet comptent pour du
beurre.
� nouveau, le rapport de force.
Mais attention, Paul Giacobbi ne se place pas en marge de sa famille
politique dans un mouvement d'humeur, m�me s'il admet avoir d�j�
suffisamment aval� de couleuvres. C'est m�me tout le contraire, il se place
au centre pour mieux appara�tre comme la t�te naturelle de la liste d'union.
Il ne veut pas de deux listes, mais il prend ses distances avec Corte : �
Les forces de progr�s sont ailleurs �. Par ses propos, il cr�e une scission,
�videmment, mais il r�fute en m�me temps avec beaucoup de fermet� l'
�tiquette de dissident qu'on veut lui coller : � Ce n'est pas celui qui
repr�sente le plus qui est le dissident, c'est celui qui ne repr�sente pas
grand-chose �. �mile Zuccarelli, qu'il cherche indirectement � isoler � son
tour, va certainement appr�cier un commentaire qui s'apparente � un rapport
de force. Car la pomme de discorde est bien l�, dans la constitution de la
liste. Pour une raison de strat�gie �lectorale, Paul Giacobbi aurait sans
doute souhait� que la t�te de liste f�t d�sign�e depuis un moment d�j�, car
le calendrier de la reconqu�te du pouvoir territorial l'exige. Sur ce sujet
pr�cis, il nous avait confi� la veille de son meeting de Taglio-Isolaccio :
� Lorsqu'on d�passe les bornes, il n'y a plus de limites. �. Mais aussi
parce que la t�te de liste est l�gitime � avoir un droit pr�emptif sur la
formation de la liste, car chacun sait qu'il y a peu de places (�ligibles)
et beaucoup d'�lus.
Une charte en guise de r�plique
Une chose est s�re : malgr� les d�clarations pr�sum�es communes de Corte, l'
union n'est pas encore scell�e, m�me si on ne veut th�oriquement plus de
deux listes. Si c'est pour d�fendre en gros le m�me programme, c'est vrai
que ce serait plut�t curieux. En attendant, dans le camp d'en face, on n'
h�sitera pas � dire que Paul Giacobbi ne veut pas de l'alliance et que c'est
lui qui se place d�lib�r�ment hors-jeu, alors que lui soutient le contraire.
Que va-t-il se passer maintenant ? Le temps des r�unions de Corte est
r�volu. Dans le droit fil de la derni�re, une charte se finalise autour de
quelques grands principes d'union et elle est appel�e � �tre cosign�e par
tous les partis de gauche concern�s, mais elle ne r�soudra pas pour autant
le diff�rend qui persiste. Alors, franchement, il faut s'engouffrer sur le
terrain mouvant de la pr�diction pour dire comment tout �a va se terminer.
Par un modus vivendi ou en eau de boudin. En tout cas, la campagne de la
gauche a des rat�s � l'allumage. Comme le redirait S�n�que, s'il revenait
une nouvelle fois en exil
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Je suis attentive � ce qui va arriver dans un aveniir proche, pour nous les
Corses.
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Michelle.