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Le "non"au référendum de Sarkozy du 6 juillet dernier aura eu au moins le mérite de clarifier une situation

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Capimachja

unread,
Aug 21, 2003, 8:47:41 AM8/21/03
to
Le "non"au référendum de Sarkozy du 6 juillet dernier aura eu au moins le
mérite de clarifier une situation confuse que les prises de positions
ambiguës des uns et des autres, au cours de la campagne électorale, était
loin d'avoir éclairci.
Comme cela a été dit et redit au cours des Ghjurnate, les masques sont
tombés et les virages sur les chapeaux de roues de certains corsistes qui,
subodorant une victoire du "oui" et un changement d'attitude de l'État
français à l'égard de la Corse, adoptaient des positions favorables au
changement demandé par le mouvement national.
Nous pouvions même sincèrement penser pouvoir travailler avec eux pour
construire la Corse de demain.
La victoire du "non" a montré comment ces réformistes de circonstance
savaient se renier sans la moindre gêne au gré des circonstances dans
l'espoir illusoire de conserver leurs strapontins.
La Corse avait ses harkis, elle a désormais ses caméléons, dont le mouvement
national devra se méfier tout autant, sinon plus.
L'autre aspect positif de ce "non" salutaire à certains égards, aura été
cette vague de fond populaire en faveur du mouvement national, l'inverse
exactement de ce qu'avait espéré - et ardemment souhaité - les ringards du
front du refus.
Les Ghjurnate 2003 là encore nous en ont apporté une irréfutable preuve,
avec l'affluence record qui les a accompagnées et le soutien sans équivoque
du peuple corse au mouvement national dans toutes ses composantes.
Parce que c'est le peuple corse qui était là sous le chapiteau et ceux qui
viendront nous dire que le peuple corse n'est pas uniquement composé des
nationaux pourront ravaler leurs jugements péremptoires.
Nous sommes le peuple corse, nous sommes la Corse comme De Gaulle et les
résistants qui se battaient avec lui étaient la France à une époque où les
collabos au pouvoir les traitaient de terroristes.
Les collabos corses d'aujourd'hui sont traîtres à la Corse comme l'étaient
ceux qui condamnaient De Gaulle en 1940.
Ce n'est tout de même pas le gaulliste Nicolas Sarkozy qui va nous dire le
contraire.
De ce "non" au référendum, de ces reniements des dits "corsistes", de cette
immense adhésion populaire que nous avons vécu à Corti ces deux jours du
premier week end d'août, nous devons tirer les leçons.
Quand je dit nous, je veux parler du mouvement national dans son ensemble,
toutes tendances confondues.
L'heure n'est plus aux tergiversations et aux minauderies mais à la
construction ensemble d'une alternative pour la Corse de demain, en gardant
à l'esprit que nos frères de lutte qui ont choisi la clandestinité sont
partie intégrante de notre combat commun contre l'État colonial.
Le peuple corse n'accepterait pas qu'il en soit autrement.
L'union du mouvement national est en marche.
Le peuple corse l'exige de nous.
Ceux qui, par une attitude intransigeante de rejet de telle ou telle forme
de lutte pour l'émancipation de la Corse, prendraient la responsabilité d'un
échec de l'union, devront en assumer la responsabilité devant le peuple
corse, et demain peut-être, devant l'histoire.


christophe Raverdy

unread,
Aug 21, 2003, 9:18:08 AM8/21/03
to
Capimachja :

>L'heure n'est plus aux tergiversations et aux minauderies mais à la
>construction ensemble d'une alternative pour la Corse de demain, en gardant
>à l'esprit que nos frères de lutte qui ont choisi la clandestinité sont
>partie intégrante de notre combat commun contre l'État colonial.

Il est quand même plus facile de suivre ceux qui mènent leur action au
grand jour que les encagoulés qui choisissent la clandestinité. C'est du
moins ce que je retiens après les "événements" d'Aléria.

>Le peuple corse n'accepterait pas qu'il en soit autrement.

Vous vous estimez capable de parler au nom du peuple Corse dans son
intégralité ? Vous disposez d'un mandat ?


>L'union du mouvement national est en marche.
>Le peuple corse l'exige de nous.

Cela fait des décennies que ce mouvement est en marche. J'ignore par
contre ce que le peuple Corse "exige", hormis peut-être qu'on lui foute
la paix.


>Ceux qui, par une attitude intransigeante de rejet de telle ou telle forme
>de lutte pour l'émancipation de la Corse, prendraient la responsabilité d'un
>échec de l'union, devront en assumer la responsabilité devant le peuple
>corse, et demain peut-être, devant l'histoire.

On ne doit invoquer l'Histoire que lorsque l'on pense pouvoir en être à
la hauteur.

--
christophe

Citoyen de la République

unread,
Aug 21, 2003, 6:42:10 PM8/21/03
to

"Capimachja" <capim...@free.fr> a écrit dans le message de news:
bi2evr$5m4$1...@news-reader3.wanadoo.fr...

> Le "non"au référendum de Sarkozy du 6 juillet dernier aura eu au moins le
> mérite de clarifier une situation confuse que les prises de positions
> ambiguës des uns et des autres, au cours de la campagne électorale, était
> loin d'avoir éclairci.
Bravo, c'est non.
Attends les prochains scrutins pour présenter ton programme politique au
suffrage universel.

> Les Ghjurnate 2003 là encore nous en ont apporté une irréfutable preuve,
> avec l'affluence record qui les a accompagnées et le soutien sans
équivoque
> du peuple corse au mouvement national dans toutes ses composantes.

Rendez-vous au prochain scrutin : l'avantage est que le vote est secret et
que le choix est permis.

> Parce que c'est le peuple corse qui était là sous le chapiteau et ceux qui
> viendront nous dire que le peuple corse n'est pas uniquement composé des
> nationaux pourront ravaler leurs jugements péremptoires.

Rassure-toi, il n'y a que des nationaux, puisque tous Français.

> Nous sommes le peuple corse, nous sommes la Corse comme De Gaulle et les
> résistants qui se battaient avec lui étaient la France à une époque où les
> collabos au pouvoir les traitaient de terroristes.
> Les collabos corses d'aujourd'hui sont traîtres à la Corse comme l'étaient
> ceux qui condamnaient De Gaulle en 1940.

Les assassinats sans sommation dans le dos ou bombes, c'était en fait de
l'héroïsme ?
T'es pas à côté de la plaque toi !


> Ce n'est tout de même pas le gaulliste Nicolas Sarkozy qui va nous dire le
> contraire.

Ce monsieur devrait appliquer les lois, simplement les lois.

> De ce "non" au référendum, de ces reniements des dits "corsistes",

Tu es pour les scrutins à 99,99% de oui, comme les fascistes soviétiques,
nazis, coréens du Nord ou autre ?

de cette
> immense adhésion populaire que nous avons vécu à Corti

Immense adhésion populaire à Corte ?

ces deux jours du
> premier week end d'août, nous devons tirer les leçons.
> Quand je dit nous, je veux parler du mouvement national dans son ensemble,
> toutes tendances confondues.

Confondre ne rassemble pas.

> L'heure n'est plus aux tergiversations et aux minauderies mais à la
> construction ensemble d'une alternative pour la Corse de demain, en
gardant
> à l'esprit que nos frères de lutte qui ont choisi la clandestinité sont
> partie intégrante de notre combat commun contre l'État colonial.
> Le peuple corse n'accepterait pas qu'il en soit autrement.
> L'union du mouvement national est en marche.
> Le peuple corse l'exige de nous.

Essaie un traitement à base de plantes, non hallucinogènes si possible.

> Ceux qui, par une attitude intransigeante de rejet de telle ou telle forme
> de lutte pour l'émancipation de la Corse, prendraient la responsabilité
d'un
> échec de l'union, devront en assumer la responsabilité devant le peuple
> corse, et demain peut-être, devant l'histoire.
>
>

Pour l'Histoire, les assassins resteront des assassins.
A la place d'idées construites et débattues, tu suggères les bombes, les
assassinats d'halogènes ?
Au fond, tu te compliques la vie : construis un programme et présente-le aux
électeurs.
C'est si simple que tu en oublierais l'essentiel.
Etre démocrate, c'est accepter un "non" ou un "oui".
C de la R


matteu

unread,
Aug 25, 2003, 6:24:05 AM8/25/03
to

"Citoyen de la République" <citoyen.de-l...@laposte.net> a écrit
dans le message news: bi3hrb$9s3$1...@news-reader1.wanadoo.fr...

> Les assassinats sans sommation dans le dos ou bombes, c'était en fait de
> l'héroïsme ?

pourtant ses assassinats ont bien existés contre les troupes d'occupations
allemandes dans le métro français en 1943 ?
penses-tu que les résistants français qui faisaient cela était aussi des
assassins, des "terroristes" comme disaient les occupants ?
et s'ils ne n'avaient pas fait, quelle langue parlerais-tu aujourd'hui ?
c'est facile de crier avec les loup, c'est autre chose de cherche à
comprendre.
ta réflexion me fais penser aux juifs, oppressés hier, oppresseurs
aujourd'hui.


Jojolapin

unread,
Aug 25, 2003, 8:43:53 AM8/25/03
to
si tu ne vois pas la différence entre 43 et maintenant il te faut des
lunettes


rene-marc

unread,
Aug 25, 2003, 10:23:39 AM8/25/03
to
Jojolapin <jojola...@yahoo.fr> :

> si tu ne vois pas la différence entre 43 et maintenant il te faut des
> lunettes

Ce que montre Matteu, c'est que la notion de "lâche assassinat" n'est
pas factuelle, mais totalement subjective. Le Colonel Fabien est
aujourd'hui un héros, avec une station de métro, pour un acte qui,
_factuellement_, n'est guère différent de l'assassinat du prefet
Erignac.

Citoyen de la République

unread,
Aug 25, 2003, 10:56:51 PM8/25/03
to

"matteu" <mat...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
bico2u$pej$1...@news-reader2.wanadoo.fr...
Il me semble, mais je peux faire une erreur, que nos amis allemands
n'étaient pas venus uniquement avec des fonds européens pour l'agriculture,
que d'autres pays ont eu à subir aussi de grosses déconvenues.
Si je parle le français, c'est le résultat d'une longue histoire. C'est un
résultat tout à fait acceptable. Ceci étant dit, l'allemand, l'anglais,
l'espagnol ou l'italien sont aussi de belles langues.
Beethoven, Goethe parlaient allemands, ils n'ont pas été pour autant
fascistes.
Pour ce qui est de la langue, il y avait en juin 1940 autour de 40 millions
de français et donc de locuteurs français. Il y a environ aujourd'hui 275
000 habitants dans ces deux départements insulaires et une bonne partie ne
parle pas et n'écrit pas la langue corse. Ces réalités posent des
problématiques différentes.
Pour ce qui est de ma compréhension, elle peut, bien sûr, être améliorée.
Mais il y a une chose : je pense que notre système politique est
démocratique ( ce qui n'était pas le cas pendant la Seconde guerre mondiale)
et quiconque peut se présenter au suffrage universel avec son programme
politique avec comme conséquence d'en respecter le résultat. A partir de là,
toute personne se réclamant d'un nationalisme dans quelque département que
ce soit peut se présenter.
Je m'insurge contre cette violence idiote (et suicidaire) qui veut légitimer
une action (discutable comme toute action) à l'encontre même de citoyens
"insulaires".
Mettre sur le même plan le système démocratique français actuel et le
système d'organisaton politique issu de la défaite de juin 1940 est tout
simplement une ânerie.
Ta réflexion au sujet de l'Etat d'Israël et des juifs est autre chose.
Les juifs, tsiganes, homosexuels ont été pourchassés par le fascisme nazi ou
autre pour la nature même de ce qu'ils étaient. C'était de la
discrimination. Que je sache, tout citoyen de l'île de Corse n'est pas
pourchassé de par se "nature" corse et tout citoyen "corse" peut promouvoir
ses idées d'autonomie ou d'indépendance s'il le souhaite dans la mesure où
il respecte les lois élémentaires de la démocratie. Imaginerais-tu un
referendum qui aboutirait à l'indépendance de la Corse et qu'alors des
insulaires mécontents voulussent rester français quitte à poser des bombes
et à tuer dans le dos des "indépendantistes" pour le coup indépendants; pour
redevenir Français ? Ce serait sans fin. Pour l'instant et personnellement
j'espère pour toujours, la Corse est française, mais j'accepterais un
verdict des urnes la rendant indépendante si telle était la volonté d'une
majorité d'habitants de cette île.
La politique de l'Etat d'Israël n'a rien à voir avec notre politique
intérieure. Je crois même savoir qu'il y a plus de citoyens issus de la
Corse sur le continent que dans l'île elle-même ( situation amusante,
faudraient-ils qu'ils rentrâssent dans l'île une fois l'hypothétique
indépendance arrivée ? Bonjour les dégâts ! et s'ils choisissaient de rester
Français ? Sans doute des traitres ?), qu'il n'y a pas de ligne verte ou
autre, que les hélicos de l'armée n'envoient pas des rockettes sur des
véhicules de nationalistes, qu'on ne détruit pas le domicile d'un
nationaliste arrêté, etc. En un mot tu confonds.
C de la R


Citoyen de la République

unread,
Aug 25, 2003, 10:59:40 PM8/25/03
to

"rene-marc" <r...@mecreant.org> a écrit dans le message de news:
slrnbkk6v...@rmd.hosted.firstream.net...

Subjectivement, je pense que le pouvoir nazi n'était pas démocratique, que
les trains vers Drancy ne l'étaient pas, que les rafles ne l'étaient pas,
qu'Oradour ne l'était pas. Et factuellement le présumé assassin du préfet
n'a pas été abattu.
C de la R


rene-marc

unread,
Aug 26, 2003, 3:03:26 AM8/26/03
to
Citoyen de la République <citoyen.de-l...@laposte.net> :

>
> Subjectivement, je pense que le pouvoir nazi n'était pas démocratique, que
> les trains vers Drancy ne l'étaient pas, que les rafles ne l'étaient pas,
> qu'Oradour ne l'était pas.

Quel rapport ? Je ne parlais que du qualificatif "lâche".

> Et factuellement le présumé assassin du préfet
> n'a pas été abattu.

Le colonel Fabien non plus. Vous devriez réviser.

matteu

unread,
Aug 26, 2003, 9:06:00 AM8/26/03
to
"Citoyen de la République" <citoyen.de-l...@laposte.net> a écrit
dans le message news: biei98$mlh$1...@news-reader4.wanadoo.fr...

tout ça n'est que théorie et c'est de toute façon qu'une question de
vue qui diverge celon que l'on soit occupant ou occupé.
Un français pensera toujours que le système qui régit son pays est
démocratique
et que les autres ne le sont pas.
Pourant l'histoire a démontré, et continue toujours à démontrer, le
contraire.
Celon vous, d'un côté les bons français qui donnent les ordres, de l'autre
les "autres",
les colonisés qui subissent et obéir.
Le vrai problème de la France c'est qu'elle garde toujours cette sale
mentalité du rapport de
force et, hormi dans la République personne ne peut vivre (heureux ?!).
La France aurait le monopole du bien et les autres celui du mal.
Il y a pour les français les bons résistants français et les mauvais
terroristes (corses, arabes
basques, nègres, félagas,...
Si vous connaissez un tant soit peu l'histoire de la Corse vous vous
appercevrez que cette île
a porté une Nation indépendante constitué en République.
Pour la France, la Corse a peut être été conquise et les corses doivent
caputuler.
A priori il y une divergence de point de vue sur une page de l'histoire que
les corses refusent de clore
puique la résistance corse qui perdure depuis plus de 2 sicècles.
Qui peut accepeter d'être envahit et occupé par des étrangers ?
Regardez ce qui se passe en Irak. Pourant les USA sont la première puissance
mondiale !
Je suis d'accord avec vous, la violence est stupide, mais la violence naît
dans la violence !
Lorsque vous êtes envahit et occupé, vous avez toujours le choix : résister
ou plier et être assimilés.
certaines personnes reffusent de plier et d'être assimilés à une langue,
culture et patrie qui n'est
pas la leur. Pont-on leur en vouloir ? La France de Pétain n'est pas
différente de celle d'avant et d'après
Pétain (guerre coloniales).
Le gouvernemen de pétain avait déclaré de Gaule à mort par contumace.
De Gaule un terroriste vu des français de Pétains, Vichy un gouvernement
démocratique.
Comme aujourd'hui ! tout est démocratique du moment que vous faites ce que
l'on dit.
Si vous refuser vous êtes un terroriste, un intégriste ou un extémiste.


Citoyen de la République

unread,
Aug 26, 2003, 5:09:07 PM8/26/03
to

"Ange-Pascal Chafouini" <2Ainiuof...@wanado.fro> a écrit dans le
message de news: 1g0athr.elf96e6336rdN%2Ainiuof...@wanado.fro...

> Citoyen de la République <citoyen.de-l...@laposte.net> wrote:
>
> > Pour ce qui est de la langue, il y avait en juin 1940 autour de 40
millions
> > de français et donc de locuteurs français. Il y a environ aujourd'hui
275
> > 000 habitants dans ces deux départements insulaires et une bonne partie
ne
> > parle pas et n'écrit pas la langue corse.
>
> C'est quoi vos sources ?
>
> --
> APC
En 1990, la population totale de la Corse était de 253.992 personnes.
Environ 50% de la population actuelle de l'île est née hors de la Corse.
D'après différentes estimations, près de 10% de la population totale de la
Corse (soit 25.000 personnes) possèdent le corse comme première langue. Il
semble cependant que près de la moitié de la population (125.000)
posséderait quelque maîtrise du corse, ce qui indiquerait une forte baisse
au cours de ces dernières années puisqu'une enquête de RINSEE réalisée en
1980 affirmait que 75% des hommes et 65% des femmes avaient une certaine
maîtrise du corse. Il est donc clair que la tendance générale des trente
dernières années a été de changement progressif vers le français.
D'après Fabienne Daguet de la Division enquêtes et études démographiques de
l'Insee, de 1946 à 1996, la population de la France métropolitaine est
passée de 40 à 58 millions d'habitants.
C de la R

Citoyen de la République

unread,
Aug 26, 2003, 6:03:03 PM8/26/03
to

"matteu" <mat...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
bifluh$3or$1...@news-reader5.wanadoo.fr...
Non, fausse route, si la République française était un envahisseur dans
l'île de Corse, ça se saurait à une réprobation générale et majoritaire des
habitants de l'île. La République n'occupe pas davantage Corte ou Bonifacio
que Bordeaux, Toul, Metz et Verdun.

> Un français pensera toujours que le système qui régit son pays est
> démocratique
> et que les autres ne le sont pas.
Le système politique qui régit mon pays comprend des élections libres. Que
les tenants de la thèse autonomiste/indépendantiste se présentent et
comptons les voix. En France, ce n'est pas le second en voix qui est élu
président de la République comme aux USA et ce n'est pas le vote minotitaire
qui l'emporte sur le majoritaire.

> Pourant l'histoire a démontré, et continue toujours à démontrer, le
> contraire.

Quelques exemples de votre part m'aideraient.


> Celon vous, d'un côté les bons français qui donnent les ordres, de l'autre
> les "autres",
> les colonisés qui subissent et obéir.

Selon moi, ce n'est pas ce que vous dites dans la réalité. pour moi les
"bons" Français sont tous ceux qui acceptent le suffrage universel et qui le
respectent.


> Le vrai problème de la France c'est qu'elle garde toujours cette sale
> mentalité du rapport de
> force et, hormi dans la République personne ne peut vivre (heureux ?!).

Je n'ai jamais dit qu'en dehors de la République française, l'on ne pouvait
pas être heureux : on peut être heureux partout, enfin presque. Si une
majorité d'habitants de l'île de Corse votait en faveur de l'indépendance,
je l'accepterais.

> La France aurait le monopole du bien et les autres celui du mal.

Non, ça c'est Bush !


> Il y a pour les français les bons résistants français et les mauvais
> terroristes (corses, arabes
> basques, nègres, félagas,...

Les citoyens de l'île de Corse et des Pyrénées Atlantiques sont traités de
la même manière qu'en Dordogne, dans le Loiret, du Doubs. Ou alors nous
sommes tous occupés par nous-mêmes.
Pour ce qui est de l'Algérie et des pays de l'Afrique sub-saharienne et
j'ajouterai volontiers de l'Indochine, à moins d'être aveugle, ce n'était
pas la même chose. On ne peut prétendre à une société égalitaire et traiter
les habitants de ces régions en c"itoyens" de seconde zone.


> Si vous connaissez un tant soit peu l'histoire de la Corse vous vous
> appercevrez que cette île
> a porté une Nation indépendante constitué en République.
> Pour la France, la Corse a peut être été conquise et les corses doivent
> caputuler.
> A priori il y une divergence de point de vue sur une page de l'histoire
que
> les corses refusent de clore
> puique la résistance corse qui perdure depuis plus de 2 sicècles.

Je comprends parfaitement que certains souhaitent pour les raisons qu'ils
choisissent une île de Corse indépendante, mais je conteste les méthodes de
canaux hytériques. Le bulletin de vote, voila ce que je comprends. Le reste
me rendra toujours férocement opposé.


> Qui peut accepeter d'être envahit et occupé par des étrangers ?

Vous parliez d'histoire ? Et bien voyons :
Du IIIe siècle avant notre ère au V e siècle de notre ère : les Romains en
Corse.
Ve siècle : Vandales et Ostrogoths.
VII : les Arabes
VIII : les Lombards
Je saute quelques événements
XI e siècle : l'île fut cédée en 1077 par le pape Grégoire VII à l'évêque de
Pise (Landolfo); ce dernier eut mission de gouverner l'île qui tomba alors
entre les mains des marquis de Massa. Ils durent gouverner la Corse, pour le
compte du Saint-Siège, sous le contrôle du légat pontifical Landolfo. Cette
administration perdura environ deux siècles, soit jusqu'en
XIIIe siècle 1284, date à laquelle la flotte génoise détruisit les Pisans
lors de la bataille de la Meloria (un îlot au large des côtes italiennes),
ce qui marqua la fin de Pise comme grande puissance maritime de l'époque.
Ensuite, l'île fut assujettie à la république de Gênes qui en fit l'une de
ses colonies jusqu'au XVIIIe siècle. Les autorités génoises peuplèrent la
ville de Bonifacio, dont les descendants ont conservé encore aujourd'hui la
langue, avec des caractéristiques particulières. Durant toute cette période,
la langue écrite officielle demeura le latin, comme dans beaucoup de pays en
Europe, mais la langue parlée par l'Administration fut soit le génois soit
le toscan (italien aujourd'hui). Dans les communications écrites moins
officielles, les Génois écrivaient couramment en toscan, la langue de Dante,
qui constitua la langue de culture pour une grande partie de l'Italie; la
Corse ne faisait pas exception à cette pratique. Les Corses, pour leur part,
parlaient la lingua corsa, mais ils avaient emprunté de nombreux mots au
génois et surtout au toscan, à un point tel qu'on peut parler de
«toscanisation» de la langue corse.
Les insulaires corses se révoltèrent , n'hésitant pas à demander contre les
Génois de l'aide, tantôt à l'Autriche tantôt à la France. En novembre 1755,
le général Pasquale Paoli fit de l'île un État doté d'une constitution, d'
une administration, d'une justice et d'une armée.
En 1768, déjà affaiblis par les interventions du général Paoli, les Génois
de la république de Gênes vendirent à la France leurs droits sur l'île.
Et coucou nous voila.
C'est alors que Pasquale Paoli prit les armes contre la France, mais fut
battu à Ponto Novo, le 8 mai 1769. Il émigra aussitôt en Angleterre, mais
fut rappelé par l'Assemblée constituante en 1790, puis fut nommé président
du Directoire départemental en Corse et général de la Garde nationale au nom
de la France révolutionnaire. En 1793, il prit position contre la
Convention, rompit ses relations avec la France et fit appel à l'Angleterre
qui administra l'île de 1794 à 1796 (Je ne crois pas qu'il y ait eu une
rencontre entre Ajaccio et Londres). Paoli parlait le corse, mais écrivait
en toscan pour tous les actes officiels, ainsi que dans sa correspondance
personnelle.
Sans vouloir être provocateur, quelle page d'histoire certains citoyens ne
veulent-t-il pas clore ?

> Regardez ce qui se passe en Irak. Pourant les USA sont la première
puissance
> mondiale !

Je suis contre l'intervention en Irak sans mandat de l'ONU.

> Je suis d'accord avec vous, la violence est stupide, mais la violence naît
> dans la violence !

Et lorsqu'un pacifiste se fait assassiner, a-t-il fait naître la violence ?
Bien sûr des violences peuvent s'auto-légitimer, mais la République n'use
d'aucune violence contre ceux qui respectent le Droit de vivre, d'échanger,
de débattre.


> Lorsque vous êtes envahit et occupé, vous avez toujours le choix :
résister
> ou plier et être assimilés.

Y aurait-il une norme "corse" pure ? Si j'en vois son histoire, non.


> certaines personnes reffusent de plier et d'être assimilés à une langue,
> culture et patrie qui n'est
> pas la leur. Pont-on leur en vouloir ?

Je n'en veux pas à ceux qui ne se sentent pas Français. D'ailleurs, ils
seraient majoritaires, le problème ne se poserait pas. Autrement dit, leur
projet personnel semble isolé. Faut-il l'imposer par la force à ceux qui ne
le partagent pas ?

La France de Pétain n'est pas
> différente de celle d'avant et d'après
> Pétain (guerre coloniales).
> Le gouvernemen de pétain avait déclaré de Gaule à mort par contumace.

Pour l'anecdote ils se connaisaient très bien avant la guerre.

> De Gaule un terroriste vu des français de Pétains, Vichy un gouvernement
> démocratique.

Le régime de Vichy était totalitaire. Pétain, même si à un moment il a pensé
pouvoir aider la France, il aurait du se rendre vite compte qu'il la
desservait et partir, comme cela le lui fut proposé.


> Comme aujourd'hui ! tout est démocratique du moment que vous faites ce que
> l'on dit.
> Si vous refuser vous êtes un terroriste, un intégriste ou un extémiste.
>
>

Non, je suis démocratique parce que j'accepte le résultat d'un vote même
s'il est contraire à mon choix personnel.
Parce que si un jour, mon choix était majoritaire, alors il sera respecté.
Si on refuse ce qu'a décidé, à un moment, un scrutin, alors ce n'est pas
démocratique.
Si ce refus amène à des actions violentes, la participation à un débat
démocratique était un simulacre : et l'on est un terroriste lorsqu'on pose
comme argument des bombes ou des assassinats alors qu'on a échoué par la
voie démocratique.
Ce qui en dit long sur ce qui pourrait être une "purification" après une
prise de pouvoir.
C de la R


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