>L'heure n'est plus aux tergiversations et aux minauderies mais à la
>construction ensemble d'une alternative pour la Corse de demain, en gardant
>à l'esprit que nos frères de lutte qui ont choisi la clandestinité sont
>partie intégrante de notre combat commun contre l'État colonial.
Il est quand même plus facile de suivre ceux qui mènent leur action au
grand jour que les encagoulés qui choisissent la clandestinité. C'est du
moins ce que je retiens après les "événements" d'Aléria.
>Le peuple corse n'accepterait pas qu'il en soit autrement.
Vous vous estimez capable de parler au nom du peuple Corse dans son
intégralité ? Vous disposez d'un mandat ?
>L'union du mouvement national est en marche.
>Le peuple corse l'exige de nous.
Cela fait des décennies que ce mouvement est en marche. J'ignore par
contre ce que le peuple Corse "exige", hormis peut-être qu'on lui foute
la paix.
>Ceux qui, par une attitude intransigeante de rejet de telle ou telle forme
>de lutte pour l'émancipation de la Corse, prendraient la responsabilité d'un
>échec de l'union, devront en assumer la responsabilité devant le peuple
>corse, et demain peut-être, devant l'histoire.
On ne doit invoquer l'Histoire que lorsque l'on pense pouvoir en être à
la hauteur.
--
christophe
> Les Ghjurnate 2003 là encore nous en ont apporté une irréfutable preuve,
> avec l'affluence record qui les a accompagnées et le soutien sans
équivoque
> du peuple corse au mouvement national dans toutes ses composantes.
Rendez-vous au prochain scrutin : l'avantage est que le vote est secret et
que le choix est permis.
> Parce que c'est le peuple corse qui était là sous le chapiteau et ceux qui
> viendront nous dire que le peuple corse n'est pas uniquement composé des
> nationaux pourront ravaler leurs jugements péremptoires.
Rassure-toi, il n'y a que des nationaux, puisque tous Français.
> Nous sommes le peuple corse, nous sommes la Corse comme De Gaulle et les
> résistants qui se battaient avec lui étaient la France à une époque où les
> collabos au pouvoir les traitaient de terroristes.
> Les collabos corses d'aujourd'hui sont traîtres à la Corse comme l'étaient
> ceux qui condamnaient De Gaulle en 1940.
Les assassinats sans sommation dans le dos ou bombes, c'était en fait de
l'héroïsme ?
T'es pas à côté de la plaque toi !
> Ce n'est tout de même pas le gaulliste Nicolas Sarkozy qui va nous dire le
> contraire.
Ce monsieur devrait appliquer les lois, simplement les lois.
> De ce "non" au référendum, de ces reniements des dits "corsistes",
Tu es pour les scrutins à 99,99% de oui, comme les fascistes soviétiques,
nazis, coréens du Nord ou autre ?
de cette
> immense adhésion populaire que nous avons vécu à Corti
Immense adhésion populaire à Corte ?
ces deux jours du
> premier week end d'août, nous devons tirer les leçons.
> Quand je dit nous, je veux parler du mouvement national dans son ensemble,
> toutes tendances confondues.
Confondre ne rassemble pas.
> L'heure n'est plus aux tergiversations et aux minauderies mais à la
> construction ensemble d'une alternative pour la Corse de demain, en
gardant
> à l'esprit que nos frères de lutte qui ont choisi la clandestinité sont
> partie intégrante de notre combat commun contre l'État colonial.
> Le peuple corse n'accepterait pas qu'il en soit autrement.
> L'union du mouvement national est en marche.
> Le peuple corse l'exige de nous.
Essaie un traitement à base de plantes, non hallucinogènes si possible.
> Ceux qui, par une attitude intransigeante de rejet de telle ou telle forme
> de lutte pour l'émancipation de la Corse, prendraient la responsabilité
d'un
> échec de l'union, devront en assumer la responsabilité devant le peuple
> corse, et demain peut-être, devant l'histoire.
>
>
Pour l'Histoire, les assassins resteront des assassins.
A la place d'idées construites et débattues, tu suggères les bombes, les
assassinats d'halogènes ?
Au fond, tu te compliques la vie : construis un programme et présente-le aux
électeurs.
C'est si simple que tu en oublierais l'essentiel.
Etre démocrate, c'est accepter un "non" ou un "oui".
C de la R
> Les assassinats sans sommation dans le dos ou bombes, c'était en fait de
> l'héroïsme ?
pourtant ses assassinats ont bien existés contre les troupes d'occupations
allemandes dans le métro français en 1943 ?
penses-tu que les résistants français qui faisaient cela était aussi des
assassins, des "terroristes" comme disaient les occupants ?
et s'ils ne n'avaient pas fait, quelle langue parlerais-tu aujourd'hui ?
c'est facile de crier avec les loup, c'est autre chose de cherche à
comprendre.
ta réflexion me fais penser aux juifs, oppressés hier, oppresseurs
aujourd'hui.
Ce que montre Matteu, c'est que la notion de "lâche assassinat" n'est
pas factuelle, mais totalement subjective. Le Colonel Fabien est
aujourd'hui un héros, avec une station de métro, pour un acte qui,
_factuellement_, n'est guère différent de l'assassinat du prefet
Erignac.
Subjectivement, je pense que le pouvoir nazi n'était pas démocratique, que
les trains vers Drancy ne l'étaient pas, que les rafles ne l'étaient pas,
qu'Oradour ne l'était pas. Et factuellement le présumé assassin du préfet
n'a pas été abattu.
C de la R
Quel rapport ? Je ne parlais que du qualificatif "lâche".
> Et factuellement le présumé assassin du préfet
> n'a pas été abattu.
Le colonel Fabien non plus. Vous devriez réviser.
tout ça n'est que théorie et c'est de toute façon qu'une question de
vue qui diverge celon que l'on soit occupant ou occupé.
Un français pensera toujours que le système qui régit son pays est
démocratique
et que les autres ne le sont pas.
Pourant l'histoire a démontré, et continue toujours à démontrer, le
contraire.
Celon vous, d'un côté les bons français qui donnent les ordres, de l'autre
les "autres",
les colonisés qui subissent et obéir.
Le vrai problème de la France c'est qu'elle garde toujours cette sale
mentalité du rapport de
force et, hormi dans la République personne ne peut vivre (heureux ?!).
La France aurait le monopole du bien et les autres celui du mal.
Il y a pour les français les bons résistants français et les mauvais
terroristes (corses, arabes
basques, nègres, félagas,...
Si vous connaissez un tant soit peu l'histoire de la Corse vous vous
appercevrez que cette île
a porté une Nation indépendante constitué en République.
Pour la France, la Corse a peut être été conquise et les corses doivent
caputuler.
A priori il y une divergence de point de vue sur une page de l'histoire que
les corses refusent de clore
puique la résistance corse qui perdure depuis plus de 2 sicècles.
Qui peut accepeter d'être envahit et occupé par des étrangers ?
Regardez ce qui se passe en Irak. Pourant les USA sont la première puissance
mondiale !
Je suis d'accord avec vous, la violence est stupide, mais la violence naît
dans la violence !
Lorsque vous êtes envahit et occupé, vous avez toujours le choix : résister
ou plier et être assimilés.
certaines personnes reffusent de plier et d'être assimilés à une langue,
culture et patrie qui n'est
pas la leur. Pont-on leur en vouloir ? La France de Pétain n'est pas
différente de celle d'avant et d'après
Pétain (guerre coloniales).
Le gouvernemen de pétain avait déclaré de Gaule à mort par contumace.
De Gaule un terroriste vu des français de Pétains, Vichy un gouvernement
démocratique.
Comme aujourd'hui ! tout est démocratique du moment que vous faites ce que
l'on dit.
Si vous refuser vous êtes un terroriste, un intégriste ou un extémiste.
> Pourant l'histoire a démontré, et continue toujours à démontrer, le
> contraire.
Quelques exemples de votre part m'aideraient.
> Celon vous, d'un côté les bons français qui donnent les ordres, de l'autre
> les "autres",
> les colonisés qui subissent et obéir.
Selon moi, ce n'est pas ce que vous dites dans la réalité. pour moi les
"bons" Français sont tous ceux qui acceptent le suffrage universel et qui le
respectent.
> Le vrai problème de la France c'est qu'elle garde toujours cette sale
> mentalité du rapport de
> force et, hormi dans la République personne ne peut vivre (heureux ?!).
Je n'ai jamais dit qu'en dehors de la République française, l'on ne pouvait
pas être heureux : on peut être heureux partout, enfin presque. Si une
majorité d'habitants de l'île de Corse votait en faveur de l'indépendance,
je l'accepterais.
> La France aurait le monopole du bien et les autres celui du mal.
Non, ça c'est Bush !
> Il y a pour les français les bons résistants français et les mauvais
> terroristes (corses, arabes
> basques, nègres, félagas,...
Les citoyens de l'île de Corse et des Pyrénées Atlantiques sont traités de
la même manière qu'en Dordogne, dans le Loiret, du Doubs. Ou alors nous
sommes tous occupés par nous-mêmes.
Pour ce qui est de l'Algérie et des pays de l'Afrique sub-saharienne et
j'ajouterai volontiers de l'Indochine, à moins d'être aveugle, ce n'était
pas la même chose. On ne peut prétendre à une société égalitaire et traiter
les habitants de ces régions en c"itoyens" de seconde zone.
> Si vous connaissez un tant soit peu l'histoire de la Corse vous vous
> appercevrez que cette île
> a porté une Nation indépendante constitué en République.
> Pour la France, la Corse a peut être été conquise et les corses doivent
> caputuler.
> A priori il y une divergence de point de vue sur une page de l'histoire
que
> les corses refusent de clore
> puique la résistance corse qui perdure depuis plus de 2 sicècles.
Je comprends parfaitement que certains souhaitent pour les raisons qu'ils
choisissent une île de Corse indépendante, mais je conteste les méthodes de
canaux hytériques. Le bulletin de vote, voila ce que je comprends. Le reste
me rendra toujours férocement opposé.
> Qui peut accepeter d'être envahit et occupé par des étrangers ?
Vous parliez d'histoire ? Et bien voyons :
Du IIIe siècle avant notre ère au V e siècle de notre ère : les Romains en
Corse.
Ve siècle : Vandales et Ostrogoths.
VII : les Arabes
VIII : les Lombards
Je saute quelques événements
XI e siècle : l'île fut cédée en 1077 par le pape Grégoire VII à l'évêque de
Pise (Landolfo); ce dernier eut mission de gouverner l'île qui tomba alors
entre les mains des marquis de Massa. Ils durent gouverner la Corse, pour le
compte du Saint-Siège, sous le contrôle du légat pontifical Landolfo. Cette
administration perdura environ deux siècles, soit jusqu'en
XIIIe siècle 1284, date à laquelle la flotte génoise détruisit les Pisans
lors de la bataille de la Meloria (un îlot au large des côtes italiennes),
ce qui marqua la fin de Pise comme grande puissance maritime de l'époque.
Ensuite, l'île fut assujettie à la république de Gênes qui en fit l'une de
ses colonies jusqu'au XVIIIe siècle. Les autorités génoises peuplèrent la
ville de Bonifacio, dont les descendants ont conservé encore aujourd'hui la
langue, avec des caractéristiques particulières. Durant toute cette période,
la langue écrite officielle demeura le latin, comme dans beaucoup de pays en
Europe, mais la langue parlée par l'Administration fut soit le génois soit
le toscan (italien aujourd'hui). Dans les communications écrites moins
officielles, les Génois écrivaient couramment en toscan, la langue de Dante,
qui constitua la langue de culture pour une grande partie de l'Italie; la
Corse ne faisait pas exception à cette pratique. Les Corses, pour leur part,
parlaient la lingua corsa, mais ils avaient emprunté de nombreux mots au
génois et surtout au toscan, à un point tel qu'on peut parler de
«toscanisation» de la langue corse.
Les insulaires corses se révoltèrent , n'hésitant pas à demander contre les
Génois de l'aide, tantôt à l'Autriche tantôt à la France. En novembre 1755,
le général Pasquale Paoli fit de l'île un État doté d'une constitution, d'
une administration, d'une justice et d'une armée.
En 1768, déjà affaiblis par les interventions du général Paoli, les Génois
de la république de Gênes vendirent à la France leurs droits sur l'île.
Et coucou nous voila.
C'est alors que Pasquale Paoli prit les armes contre la France, mais fut
battu à Ponto Novo, le 8 mai 1769. Il émigra aussitôt en Angleterre, mais
fut rappelé par l'Assemblée constituante en 1790, puis fut nommé président
du Directoire départemental en Corse et général de la Garde nationale au nom
de la France révolutionnaire. En 1793, il prit position contre la
Convention, rompit ses relations avec la France et fit appel à l'Angleterre
qui administra l'île de 1794 à 1796 (Je ne crois pas qu'il y ait eu une
rencontre entre Ajaccio et Londres). Paoli parlait le corse, mais écrivait
en toscan pour tous les actes officiels, ainsi que dans sa correspondance
personnelle.
Sans vouloir être provocateur, quelle page d'histoire certains citoyens ne
veulent-t-il pas clore ?
> Regardez ce qui se passe en Irak. Pourant les USA sont la première
puissance
> mondiale !
Je suis contre l'intervention en Irak sans mandat de l'ONU.
> Je suis d'accord avec vous, la violence est stupide, mais la violence naît
> dans la violence !
Et lorsqu'un pacifiste se fait assassiner, a-t-il fait naître la violence ?
Bien sûr des violences peuvent s'auto-légitimer, mais la République n'use
d'aucune violence contre ceux qui respectent le Droit de vivre, d'échanger,
de débattre.
> Lorsque vous êtes envahit et occupé, vous avez toujours le choix :
résister
> ou plier et être assimilés.
Y aurait-il une norme "corse" pure ? Si j'en vois son histoire, non.
> certaines personnes reffusent de plier et d'être assimilés à une langue,
> culture et patrie qui n'est
> pas la leur. Pont-on leur en vouloir ?
Je n'en veux pas à ceux qui ne se sentent pas Français. D'ailleurs, ils
seraient majoritaires, le problème ne se poserait pas. Autrement dit, leur
projet personnel semble isolé. Faut-il l'imposer par la force à ceux qui ne
le partagent pas ?
La France de Pétain n'est pas
> différente de celle d'avant et d'après
> Pétain (guerre coloniales).
> Le gouvernemen de pétain avait déclaré de Gaule à mort par contumace.
Pour l'anecdote ils se connaisaient très bien avant la guerre.
> De Gaule un terroriste vu des français de Pétains, Vichy un gouvernement
> démocratique.
Le régime de Vichy était totalitaire. Pétain, même si à un moment il a pensé
pouvoir aider la France, il aurait du se rendre vite compte qu'il la
desservait et partir, comme cela le lui fut proposé.
> Comme aujourd'hui ! tout est démocratique du moment que vous faites ce que
> l'on dit.
> Si vous refuser vous êtes un terroriste, un intégriste ou un extémiste.
>
>
Non, je suis démocratique parce que j'accepte le résultat d'un vote même
s'il est contraire à mon choix personnel.
Parce que si un jour, mon choix était majoritaire, alors il sera respecté.
Si on refuse ce qu'a décidé, à un moment, un scrutin, alors ce n'est pas
démocratique.
Si ce refus amène à des actions violentes, la participation à un débat
démocratique était un simulacre : et l'on est un terroriste lorsqu'on pose
comme argument des bombes ou des assassinats alors qu'on a échoué par la
voie démocratique.
Ce qui en dit long sur ce qui pourrait être une "purification" après une
prise de pouvoir.
C de la R