par Pr. Pierre Necker / Marc Planchette
http://www.olala.net/business
Dans l'Antiquité, les mères considéraient à juste titre le lait de
vache comme un aliment inapproprié pour leurs bébés : parce qu'elles
produisaient du lait maternel en abondance.
Mais pour éviter les problèmes familiaux suscités par les nourrices
auxquelles s'attachaient les enfants, les médecins commencèrent, à
partir de la fin du XVIIIe siècle, à préconiser le remplacement du
lait maternel par du lait de vache.
Et comme, apparemment, la croissance des enfants élevés au lait de
vache était supérieure à la normale (cela n'a rien d'exceptionnel dans
la mesure où ce lait est adapté aux besoins du veau qui est prévu pour
passer de 0 à 250 kg en deux ans), une industrie florissante se
développa sur le mythe du calcium savamment entretenu.
Or les avancées de la science et plus de 100 études scientifiques nous
permettent aujourd'hui de rétablir la vérité des faits : les multiples
découvertes sont concordantes et vont à l'encontre des croyances
établies !
Ainsi par exemple, d'après Yves Coppens (paléoanthropologue), les os
de nos ancêtres ne révélaient aucune trace de tuberculose, et ce n'est
qu'à partir de la domestication de la vache par l'homme (il y a 8.000
ans) que la tuberculose bovine (qui remonte à environ 15.000 ans)
s'est transformée en tuberculose humaine. D'où l'importance de veiller
à préserver la barrière des espèces qui en l'occurrence, dans le cas
présent, a sauté.
L'une des manifestations les plus spectaculaires de la transmission de
maladies animales à l'homme est celle de la vache folle
(l'encéphalopathie spongiforme bovine – ESB) et sa variante humaine :
la maladie de Creutzfeldt-Jacob (MJC), qui aboutit à la destruction de
la moelle épinière et du cerveau (avec des altérations à l'apparence
d'éponge), et dont les médias nous parlent sans que nous soyons encore
vraiment tous conscients des conséquences dramatiques à terme.
Cette maladie souvent fatale du système nerveux central des vaches
touchent principalement les vaches laitières.
Afin de comprendre ce qui a pu conduire à cette maladie dégénérative,
il est intéressant à découvrir quelles techniques sont utilisées pour
accroître la rentabilité des élevages intensifs qu'on tente d'occulter
par de magnifiques publicités télévisées sur le thème porteur des
produits laitiers aux sensations pures, comme pour nous faire croire
que les produits laitiers sont purs !
Pour pouvoir continuer à produire du lait, la vache doit mettre à bas
une fois par an. Dès l'âge de 15 mois, son cycle reproductif commence.
Et une fois né, après 280 jours de gestation, au lieu d'être allaité
par sa mère pendant 6 mois et incité progressivement à brouter l'herbe
du près (laissant ainsi une période de 4 mois à la mère pour se
reposer avant la gestation suivante), le veau est séparé de sa mère 3
jours après la mise à bas – le privant ainsi de son affection et de
son aliment naturel. Quant à la mère, tout aussi traumatisée par cette
déchirure, elle est immédiatement mise en production jusqu'à 3 traites
par jour.
Pour la reproduction, la transplantation d'embryons est le plus
souvent utilisée : on transfère l'embryon d'une vache de qualité
supérieure (qui est presque toujours inséminée artificiellement) à une
vache de qualité inférieure. Et avant même que la période normale de
gestation ne soit écoulée, la vache d'origine est inséminée à nouveau.
Une super ovulation est provoquée par l'injection d'une hormone aux
vaches, aux seules fins d'extraire ainsi 6 embryons par vache en 8
semaines. Ce, depuis l'âge de 15 mois.
Lorsque inévitablement la productivité de la vache laitière baisse,
elle est abattue et transformée en viande pour restauration rapide
food ou saucisson pas cher, incluant le risque de transmission à
l'être humain du virus de la vache folle.
Animal herbivore, la vache a été transformée en carnivore : obligée
malgré elle d'ingurgiter des produits peu coûteux à base de farines
animales (carcasse de moutons malades et autres déchets animaux, et
même du placenta humain que deux hôpitaux de Zürich ont reconnu avoir
vendu pendant 20 ans aux fabricants d'aliments pour animaux).
Selon Richard Lacey (Professeur de Microbiologie), la cause la plus
probable de la maladie de la vache folle est le cannibalisme auquel
ont été soumises les vaches. Il nous met en garde contre le risque
d'infection lié à la consommation de lait produit par des bêtes
infectées, même s'il est inférieur à celui qui est encouru avec la
consommation de viande.
Le risque de transmission aux êtres humains du virus de la vache folle
existe avec la consommation de porcs et de poulets nourris avec des
aliments infectés, d'après Paul Brown (de l'Institut National de Santé
aux USA).
Grâce aux techniques de manipulation des embryons, aux antibiotiques,
corticoïdes et hormones (œstrogènes) qui font régulièrement partie de
l'alimentation des animaux d'élevage pour garantir notamment leur
croissance rapide, mais également du fait des rythmes soutenus imposés
par la production intensive, la vache produit désormais jusqu'à 30
litres (en France) et 50 litres par jour (aux USA), au lieu des 3 à 5
litres normalement réservés à l'alimentation du veau pendant les 6
premiers mois de son existence.
Les techniques de manipulations génétiques sont utilisées pour
permettre de produire du lait plus riche en protides, afin d'obtenir
une meilleure rentabilité financière…
Pour quels bénéfices humains cependant ?
Après étude des statistiques de l'OMS, le docteur Raphaël Nogier
constate que l'accroissement du nombre de cancers du sein est lié à
l'augmentation de la consommation de produits laitiers dans de
nombreux pays industriels. Il est à noter qu'autrefois, une femme sur
vingt était victime d'un cancer du sein, alors qu'aujourd'hui le ratio
est d'une femme sur trois.
Dans «Ce lait qui menace les femmes» paru aux éditions du Rocher, le
docteur Raphaël Nogier montre que le lait est l'une des causes
principales de la spasmophilie, ainsi que de bien d'autres pathologies
courantes.
De très nombreuses études scientifiques ont montré la corrélation
entre de multiples problèmes de santé et la consommation de lait de
vache et de ses dérivés : réactions allergiques et apparitions de
manifestations allergiques à d'autres substances (à cause des
protéines spécifiques du lait de vache qui sont allergisantes pour
l'homme), asthme, sinusite, leucémie, lymphome, cancers (côlon,
prostate, poumons, seins, ovaires et rectum), artériosclérose,
coliques, irritations et hémorragies intestinales, diarrhées,
néphrose, eczéma, arthrite rhumatismale, anémie par manque de fer,
diabète juvénile (notamment d'après une étude de la Revue de Médecine
de la Nouvelle-Angleterre).
Dans l'Healthview Newsletter, William E. Ellis, M.D., écrit : «Les
milliers et milliers d'analyses de sang que j'ai réalisées montrent
que les personnes qui boivent trois ou quatre verres de lait par jour
présentent invariablement les niveaux de calcium dans le sang les plus
bas. Mes essais prouvent de façon concluante, à mon avis, que les
adultes qui consomment des produits laitiers n'absorbent pas les
nutriments aussi bien que les adultes qui n'en consomment pas.» (…)
«La première raison en est que le lait et les produits laitiers ont
une grande capacité à neutraliser l'acide chlorhydrique. Cela force
l'estomac à travailler plus pour produire suffisamment d'acide
chlorhydrique pour pouvoir digérer la nourriture. La seconde raison
est que le lait et le fromage tendent à générer trop de mucosités dans
les intestins, les sinus (cavités) et les poumons. L'excédent de
mucosité dans les intestins se durcit et forme une couche sur la paroi
intérieure qui est relativement imperméable aux nutriments. Cela
signifie, bien sûr, une absorption pauvre et donc une fatigue
chronique.»
«De plus, l'excédent de mucosité généré par le lait et les produits
laitiers est à l'origine de nombreuses affections respiratoires. La
mucosité s'accumule dans les poumons et dans les sinus, ainsi que dans
les intestins. C'est donc un facteur important du dégouttement nasal
et de l'excès de flegmes dans votre gorge.»
Dans la Nature, le lait revêt une importance fondamentale. Les laits
sont très différents les uns des autres. Chaque lait répond aux
besoins de l'espèce qui le produit. Et chacune de ses molécules est au
service d'un projet existentiel spécifique à l'espèce en question.
Ainsi, durant les quelques mois suivant la mise à bas, le lait
maternel est secrété par une femelle mammifère afin de permettre à son
nouveau né de :
Bénéficier de défenses immunitaires passives (le temps de réaliser la
maturation définitive de son système immunitaire et de son
organisation hormonale).
les nutriments nécessaires à son développement et à l'acquisition des
fonctions neurosensorielles, tout en faisant face aux dépenses de
fonctionnement (comme la régulation thermique).
Surveiller sa croissance cellulaire.
Le livre du biologiste américain Robert Cohen : «Milk, the deadly
poison» (Le lait, poison mortel), montre avec preuve à l'appui comment
les multinationales nous ont mené au bord du suicide nutritionnel.
Le lait de vache est un aliment inadapté à l'être humain. Il est trop
riche en :
Graisses (un verre de lait écrémé contient autant de graisses que
trois tranches de lard).
Protéines (le corps est alors obligé de mobiliser le calcium pour
parvenir à les éliminer, et le fait est désormais établi que la
consommation de produits laitiers est l'une des causes principales de
l'ostéoporose).
Caséine (qui équivaut à une colle ultra puissante qui encrasse
dramatiquement l'organisme, et qui est concentrée à hauteur de 300
fois plus dans le lait de vache que dans le lait maternel).
Entre deux et trois ans, la plupart des êtres humains commencent à mal
digérer le sucre du lait (pour cause de décroissance de la lactase,
qui est l'enzyme indispensable à la digestion correcte du lactose). Et
alors que le lait maternel contient plus ou moins 20 pour cent
d'oligo-fructo-saccharides utiles au fonctionnement intestinal et
immunitaire, le lait de vache n'en contient pas du tout.
Les vitamines anti-oxydantes (A, E et C) sont présentes en très faible
quantité dans le lait de vache comparativement au lait de femme qui en
contient 4 à 5 fois plus. Il en est de même pour la vitamine D, le fer
et le magnésium.
Même si le lait de vache est une source importante de calcium (il en
contient quatre fois plus que le lait de la femme qui est parfaitement
adapté à notre espèce), à cause du ratio «calcium/phosphore» du lait
de vache inadapté à l'être humain, le calcium du lait de vache est peu
assimilable par notre espèce. Et en trop grande quantité, le phosphore
stimule les deux glandes parathyroïdes qui bloquent le processus
d'assimilation du calcium, favorisant ainsi l'ostéoporose.
Le rapport «calcium/magnésium» du lait de vache est également
défavorable à l'être humain. Pour l'assimilation correcte du calcium
par notre organisme, la proportion "calcium/magnésium" idéale est de 2
pour 1. Or le rapport du lait de vache est de 10 pour 1. Ce qui rend
inassimilable les 2/3 du calcium du lait de vache, qui peut conduire
jusqu'à l'hypocalcémie (manque de calcium) chez les grands
consommateurs de lait de vache. En sachant que la part de calcium
inassimilable contribue progressivement à l'encrassement de
l'organisme.
De même que les protéines spécifiques au lait de vache transmettent
l'information nécessaire à l'élaboration d'un filet sur cartilage qui
retient les minéraux (l'osséine). Et cette élaboration convient au
veau, mais non à l'être humain. La conséquence en est la
non-assimilation chez le bébé, chez l'enfant et l'adulte d'une partie
des minéraux, conduisant à une déminéralisation lente et progressive.
Il peut en résulter des problèmes d'anémie (suite à une diminution du
taux de minéraux dans le sang) et une accumulation de calcium dans les
tissus (à l'origine de kystes, de calculs et de becs-de-perroquet).
D'autant que la consommation des protéines du lait de vache associées
aux autres protéines animales (viande, etc) accroît les besoins en
calcium.
Les statistiques mondiales mettent en évidence un lien entre
l'ingestion excessive de protéines et l'ostéoporose. Quelque soit le
niveau de calcium ingéré, l'excès de protéines entraîne un équilibre
négatif de calcium et la perte du calcium dans les os.
Les diètes riches en protéines, notamment à base de produits laitiers
et de viande, ont pour conséquence une diminution inexorable et
progressive de la densité des os.
En 1987, dans son livre «Diète pour une nouvelle Amérique», John
Robbins a repris les affirmations du Dr. John McDougall, qui est l'une
des principales autorités médicales en matière d'association de la
diète à la maladie : «…les nombreuses études réalisées au cours des 55
dernières années montrent clairement que le changement diététique le
plus important que nous pouvons faire si nous voulons créer un niveau
de calcium positif à même de fortifier nos os, est de diminuer la
quantité de protéines que nous mangeons chaque jour. Ce changement
important consiste à ne pas augmenter la quantité de calcium que nous
consommons. »
Selon Michael Rabbens, M.D. : «…peu d'adultes peuvent métaboliser
correctement les protéines du lait de vache. Le principe de la
protéine dans le lait de vache, la caséine, n'est pas ce que les
personnes nécessitent essentiellement. D'après mes études, les enfants
comme les adultes éprouvent de grosses difficultés à digérer la
caséine. Mes études montrent également que (au moins chez les enfants)
50% ou plus de la caséine ne sont pas digérés. »
«Les protéines digérées partiellement entrent dans le flux sanguin. A
ce moment là, elles irritent les tissus et les rendent sensibles aux
allergènes. Par ailleurs, le foie est contraint de retirer toute cette
protéine de vache partiellement digérée, ce qui suppose une charge de
travail inutile et lourde pour l'ensemble du système excréteur de la
personne et pour le foie en particulier. De plus, le calcium du lait
de vache ne se métabolise pas comme il faut, ce qui n'est pas le cas
du calcium du lait maternel.»
Quels aliments convient-il donc de choisir pour leur apport en calcium
assimilable ?
Il faut savoir que les besoins quotidiens en calcium sont remplis par
une alimentation naturelle, fraîche, variée et équilibrée.
On trouve notamment du calcium en grande quantité dans les amandes,
les noisettes et les châtaignes (c'est pourquoi les boissons
instantanées VEGEMILK à base d'amandes, de noisettes ou de châtaignes
lyophilisées à très grande vitesse sont extrêmement intéressantes pour
tous, notamment aussi du fait de leur rôle préventif des maladies
cardio-vascualires).
On trouve également du calcium bio-disponible en abondance dans le
sésame (en très grande quantité), les fruits doux mi-acides, les
Algues, les légumes verts en général (beaucoup aussi dans les navets)
et les légumineuses, les poissons et les céréales semi-complètes (qui
sont à consommer avec modération, pour éviter l'acidification de
l'organisme et empêcher ainsi la fixation du calcium).
Le magnésium favorise l'assimilation du calcium (le rapport
magnésium/calcium idéal est de 2 magnésium pour 1 calcium). Par
conséquent, l'épeautre est une céréale des plus intéressantes à
consommer dans la mesure où elle contient 10 fois plus de magnésium
que le blé, et qu'elle n'encrasse pas l'organisme comme ce dernier.
Un complément de manganèse (que le retrouve dans le Complexe
Anti-Oxydants de la sélection Olala) évite les dépôts anarchiques de
calcium dans les cellules et sur les parois des artères (permettant de
prévenir l'arthrose et les rhumatismes).
Concernant la vitamine B12, que l'on trouve essentiellement dans les
produits laitiers et dans le foie de boeuf, il existe un produit
agricole 100% naturel et remarquable par l'ensemble de ses vertus et
des bienfaits qu'il apporte. Il s'agit de la CHLORELLA, qui comble les
carences en B12 (notamment chez les végétariens).
Le lait de vache est pasteurisé, homogénéisé, stérilisé, condensé,
écrémé, concentré, aromatisé, enrichi en vitamines, UHT. C'est l'un
des produits industriels parmi les plus traités.
La consommation de lait de vache est inadaptée à notre espèce.
Il est à noter au passage que nous sommes la seule espèce animale à se
nourrir du lait d'une autre espèce (mis à part les animaux domestiqués
dont on remarque au passage qu'ils développent désormais les mêmes
pathologies que les humains) ; de même que nous sommes la seule espèce
vivante à prolonger la consommation de lait d'origine animale au-delà
de la période du sevrage.
Le lait de vache est un concentré d'antibiotiques (lire l'article sur
le rapport de l'OMS du 12 juin 2000), de corticoïdes, d'hormones
(œstrogènes), de plagicides et de micro toxiques.
Le lait de vache et ses dérivés sont produits par des animaux (soumis
aux impératifs de la production intensive) qui sont : manipulés, mal
traités, mal nourris, angoissés, parfois malades et susceptibles de
transmettre leurs infections à l'être humain.
Notre dépendance au lait de vache et son acceptation sont telles que
nous ne sommes même pas conscients de toutes les pathologies qui
pourraient être évitées, simplement par sa non-consommation.
À la lumière des toutes dernières découvertes scientifiques et des
conditions dans lesquelles le lait de vache est produit, le lait de
vache ne peut plus se revêtir de son habit de pureté.
Cette chance inespérée d'une prise de conscience collective (apparue
suite à la maladie de la vache folle) est l'occasion pour nous de
redécouvrir tous les bienfaits de la Nature et des aliments naturels,
propres à la consommation humaine.
Le pédiatre le plus connu des Etats-Unis, le célèbre docteur Spock, a
écrit : «Le lait de vache a été vendu dans le passé comme un aliment
parfait. Nous voyons maintenant que ce n'est pas du tout un aliment
parfait et le gouvernement ne devrait pas soutenir ceux qui veulent
encore le faire croire».