Le 12/07/2013 21:38, RD a écrit :
> On Fri, 12 Jul 2013 21:16:06 +0200
> RVG <
not....@themoment.invalid.org> wrote:
>
>> Le 12/07/2013 21:01, RD a écrit :
>>
>>> L'athéisme c'est déjà du satanisme
>>
>> Il faut distinguer entre athéisme méthodique et fanatique.
>> Par exemple l'art culinaire est athée au sens où il n'y a pas besoin de
>> recourir à des dogmes religieux pour préparer un clafouti.
>> Nier Dieu c'est nier la singularité de la conscience et donc s'empêtrer
>> dans des contradictions sans fin.
>
> Je ne le vois pas de cette façon, nier l'existence d'une entité de
> nature divine permettrait à l'Homme de prendre d'avantage conscience de
> sa propre singularité, pour modifier la tournure.
>
Prendre conscience de la conscience mène naturellement au divin mais,
comme le dit la Kena Upanishad:
5 That which cannot be expressed by speech, but by which speech is
expressed—That alone know as Brahman and not that which people here
worship.
6 That which cannot be apprehended by the mind, but by which, they
say, the mind is apprehended—That alone know as Brahman and not that
which people here worship.
7 That which cannot be perceived by the eye, but by which the eye is
perceived—That alone know as Brahman and not that which people here
worship.
8 That which cannot he heard by the ear, but by which the hearing is
perceived—That alone know as Brahman and not that which people here worship.
9 That which cannot be smelt by the breath, but by which the breath
smells an object—That alone know as Brahman and not that which people
here worship.
>> Ainsi les neuroscientistes comme Dennett se prennent une gamelle
>> d'entrée de jeu en tentant de définir la conscience comme un phénomène
>> alors que les deux termes s'excluent et que la définition du phénomène
>> c'est tout ce qui se présente à la conscience - sauf la conscience
>> elle-même.
>>
>> De la "Kena Upanishad" des Védas à la "Crise des Sciences Européennes"
>> de Husserl, tout l'effort de la pensée rationnelle a été de maintenir
>> cette apparente contradiction ouverte et de ne jamais ramener l'un à
>> l'autre (impasses du monisme spiritualiste de Berkeley et du monisme
>> matérialiste du néo-darwinisme). Ainsi dans le védisme l'Un n'est jamais
>> évoqué comme tel, mais comme non-deux (advaita), cause unique et sans
>> second de la conscience individuelle (atman) et de l'univers (brahman),
>> Lui l'Unique, le Soi, n'étant ni matière ni esprit.
>>
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