Saint Marc d'Ephèse et le pseudo-concile de Florence

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R.V. Gronoff

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Sep 18, 2006, 3:18:43 PM9/18/06
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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5253/Saint-Marc-d-Ephese.html

Professeur à l'école patriarcale de Constantinople (+ 1444)

Il voulut se retirer comme moine à Nicomédie, mais, devant les menaces
turques, il se replia sur la capitale. Il écrivit plusieurs traités
dogmatiques qui refusaient l'union avec l'Eglise romaine. Il fut de la
délégation grecque qsui se rendit au concile de Ferrare. Mais les
délégués byzantins y furent traités plus comme des prisonniers que comme
des frères. Deux mondes s'affrontaient qui ne purent se comprendre sur
le "Filioque", sur la doctrine du Purgatoire, sur l'épiclèse
consécratoire. Lorsque le concile fut transféré à Florence, saint Marc
put exposer la doctrine de l'Orient chrétien. Le débat théologique
aboutit à une impasse, le décret conciliaire ne fut pas signé par saint
Marc. Les deux délégations ne s'échangèrent pas le baiser de paix. A
leur retour à Constantinople, les évêques grecs furent mal accueillis.
Saint Marc fut arrêté et mis en résidence forcée dans l'île de Lemnos.
Il put cependant revenir dans son monastère pour y rejoindre la paix de
Dieu.


http://www.myriobiblos.gr/texts/french/filioque_3.html

Jean-Claude Larchet

La question du Filioque

À PROPOS DE LA RÉCENTE «CLARIFICATION» DU CONSEIL PONTIFICAL POUR LA
PROMOTION DE L'U?ITÉ DES CHRÉTIENS
Tirée de "Theologia" vol. 70 , No 4, Athènes 1999


3. L'ASPECT POSITIF DE LA «CLARIFICATION»

La «Clarification» fait un incontestable effort pour mettre en évidence
la reconnaissance par l'Église catholique de ce que l'Église orthodoxe
considère comme un principe intangible de sa foi: le fait que le Père
est dans la Trinité la seule cause du Saint-Esprit. Les orthodoxes ne
peuvent que se réjouir de voir proclamer: «L'Église catholique reconnaît
la valeur conciliaire œcuménique, normative et irrévocable, comme
expression de l'unique foi commune de l'Église et de tous les chrétiens,
du symbole professé en grec à Constantinople en 381 par le IIe concile
œcuménique. Aucune profession de foi propre à une tradition liturgique
particulière ne peut contredire cette expression de la foi enseignée et
professée par l'Église indivise. Ce symbole confesse sur la base de Jn
15, 26 l'Esprit «?? ?? ??? ?????? ???o?????????» («qui tire son origine
du Père»). Le Père seul est le principe sans principe (???? ???????) des
deux autres personnes trinitaires, l'unique source (????) du Fils et du
Saint-Esprit. Le Saint-Esprit tire donc son origine du Père seul (??
????? ??? ??????) de manière principielle propre et immédiate(13)».
Cette déclaration parait de prime abord tout à fait satisfaisante au
regard de la foi orthodoxe et semble rallier ses expressions les plus
strictes. Ainsi le ?. Boris Bobrinskoy note: «Quand le texte dit que "le
Saint-Esprit tire son origine du Père seul de manière principielle,
propre et immédiate", n'y reconnaît-on pas le langage du saint
Patriarche Photius qui affirmait, dans sa Mystagogie du Saint-Esprit que
le Saint-Esprit procède "du Père seul?" Cette formule tellement décriée
par l'apologétique romaine fut suivie unanimement par toute la
dogmatique orthodoxe, depuis saint Grégoire Palamas, saint Marc d'Éphèse
et jusqu'à nos jours'(14)»

http://perso.orange.fr/stranitchka/VO23/Office_a_St_Marc.html

Office à notre Père parmi les Saints Marc, Métropolite d'Ephèse, le
Confesseur.
Dont on célèbre la mémoire le 19 janvier/1 fefrier ou le 23
juin/6juillet,jour de sa dormition.

***

Grandes Vêpres

Lucernaire : 8 stichères .

Ton 4 de Jean Eugenikos

Illuminé dès le sein maternel, lorsque tu réalisas avec bon sens
l'inconstance des joies terrestres, leur corruption et leur vanité,
alors, haïssant le monde avec tous ses attraits et ses amusements, tu te
précipitas vers le divin schème, transformant les maladies en douceurs,
les vigiles en réjouissance et repos, le gîte à même le sol et la veille
toute la nuit en véritable plaisir plein d'agrément, le jeûne en délice,
l'abstinence en allégresse.
Ultime stratège de l'Eglise, trompette retentissante, tonnerre divin,
instructeur de la piété, fin connaisseur de la perfection des dogmes
sacrés de la foi, théologisant la descente de l'Esprit Saint en tant que
maître et instructeur, invincible défenseur et représentant des saints
Conciles et du très saint Symbole, qu'il soit loué comme il lui est dû.
Grand luminaire de l'univers, lorsque tu t'es levé de l'orient en te
réjouissant lumineusement, comme un preux, de parcourir la voie du
Seigneur, et que tu as vogué vers l'occident, alors tu as dardé tes
rayons sacrés, illuminant ainsi les fidèles, mais foudroyant comme
l'éclair ceux qui étaient tombés dans des inventions iniques et
anticanoniques touchant au très sacré Symbole de foi et refusaient de
s'en repentir.
Autres stichères, même ton

: de Manuel
Tu es devenu le temple très sacré de l'Esprit Saint, ô Marc digne de
toute louange, en illuminant ton esprit entier par l'éclat des vertus.
C'est pourquoi, maintenant que tu te tiens avec les anges en présence de
ton Créateur, prie pour ceux qui célèbrent avec foi ta mémoire toute
vénérable afin qu'ils soient délivrés de la corruption et des malheurs.
Ayant fructifié, ô Vénérable, le talent que tu as reçu des mains du
Créateur de tous, tu es sagement entré, ô digne de tout chant, dans la
joie de ton Seigneur, comme un bon serviteur et un très fidèle
domestique, et maintenant prie pour ceux qui célèbrent avec foi ta
mémoire toute vénérable afin qu'ils soient délivrés de la corruption et
des malheurs.
Nous exaltons Marc, qui a proclamé jusqu'aux confins du monde le Saint
Esprit tirant l'existence de la Personne Paternelle et non pas également
du Fils, les deux n'étant pas Principe, mais l'unique principe des deux
autres étant le Père, Lui qui est source de toute Divinité et seul sans
principe.

Gloire..., ton 1
Observant ta vie semblable à celle des anges, ô Marc théophore,
comme en image, nous voyons en toi le premier homme qui, avant la
transgression, était de peu inférieur aux anges; car, ayant corrigé la
meurtrissure infâme infligée par la transgression et conservé l'image
par l'accomplissement parfait des Commandements, tu es revenu plus que
tout autre à la ressemblance divine, et tu as parfaitement resplendi par
la bonne confession et théologie de notre pieuse foi devant les rois,
les persécuteurs et le monde entier. C'est pourquoi la nature humaine,
se glorifiant par tes bienfaits, l'univers s'émerveillant de ton
amendement et l'Eglise du Christ se trouvant ornée de tes instructions
pleines de sagesse, tous ensemble maintenant t'offrent leur allégresse
et nous, raffermis par toi, te chantons avec ardeur : prie pour que nous
soyons gardés dans ta bonne confession.
Maintenant ...

Theotokion, dogmatique du même ton.

Parémies

[cf lectures pour hiérarque(s) ]:

1. Sagesse de Salomon 4: 7-15 : Le juste, même s'il meurt avant l'âge &
2. Proverbes : 10:7,6,3,13-16 etc &La mémoire du juste s'accompagne &
3. Proverbes10:31-32; 11:1-12 : La bouche du juste répand la sagesse &
Apostiches, ton 5

Réjouis-toi, astre de l'Eglise, pour laquelle le Christ
Grand-Prêtre et premier Pontife a versé Son Sang, Lui que tu as su plus
que d'autres imiter, ô sage, tout à fait prêt suivant tes forces à
livrer ta vie pour ton troupeau et te consacrant à combattre les bouches
infidèles : tu as couvert de honte le piège des beaux discours par une
théologie parfaite et la sagesse de l'Esprit, au sujet duquel se
déroulait le combat.
Verset :Ma bouche va faire entendre la sagesse...
Réjouis-toi luminaire universel, toi qui conduis ceux qui veulent
diriger le navire raisonnable de leur l'âme vers le grand et bon hâvre
sans tempête, toi qui montres la foi orthodoxe immaculée, délectes de la
grâce et mènes aux dogmes salutaires des fondements de la foi.
Réjouis-toi luminaire tout étincelant, par qui les paroles des Pères ont
ét exposées sans altération à tous ceux dont les yeux intérieurs
n'étaient pas enténébrés comme chez les déchus.
Verset : La bouche du juste médite la sagesse
Réjouis-toi, ô vase de la sagesse, que tu as chérie, et que tu as
su acquérir comme épouse et compagne; réjouis-toi fleuve des Saintes
Ecritures, imposant et intarissable, d'extrême pureté, et accessible à
tous; réjouis-toi paisible dépositaire des paroles qu'ont composées à
l'unisson les Docteurs sur la procession de l'Esprit, et glaive au
double tranchant qui, par la grâce de la théologie, coupe à la racine
les langues coupables d'innovation ; réjouis-toi, mélodie suave à la
fluence du nectar.
Gloire..., ton 6
Le très saint Esprit, qui depuis ton enfance, a demeuré dans ton
coeur, a habité joyeusement en toi, comme en un temple mystique, et t'a
fortifié dans ton combat contre les puissants de ce monde et dans ton
triomphe, c'est Lui qui t'a préparé à prendre courage en Lui au sein de
l'univers, et à pieusement théologiser Sa sainte existence provenant du
Père, à lutter pour le saint Symbole de foi, écrit par la grâce de Celui
qui vient du Père, à affermir par le monde entier les âmes des éponymes
du Christ dans la foi véritable transmise par les Pères, et à effrayer
et couvrir de honte, par la puissance des paroles que tu as proclamées,
ceux qui ont déchu de notre foi, hier comme aujourd'hui. C'est pourquoi,
prie ardemment pour l'Eglise, nous te supplions, ô Marc théophore digne
à jamais d'être chanté.
Maintenant ...

Theotokion du même ton.

Tropaire ton 8 (de Jean Eugenikos)

Précepteur de l'orthodoxie, champion face aux innovations, degré de
la foi, luminaire de l'Eglise, sceau divinement inspiré des saints
Docteurs, très sage Marc, tu as tout illuminé de tes écrits, lyre
spirituelle, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
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Matines

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Sedalen du premier Cathisme : ton 8, idiomèle "Sagesse et Verbe " (de
Manuel)

A la source de sagesse tu t'es totalement abreuvé les lèvres, le
cûur et l'esprit, ô sage, et de là tu as tiré les flots de
l'enseignement dont, en étanchant les âmes, tu perfectionnes les fidèles
et te révèles règle des dogmes divins : tu as reconnus le Père comme
Principe unique du Fils et de l'Esprit et source de la Divinité ; ô Marc
bienheureux à jamais, prie le Christ Dieu d'accorder la rémission des
péchés à ceux qui célèbrent avec amour ta sainte mémoire.

Sedalen du second Cathisme : ton 8, idiomèle "Sagesse et Verbe " (de
Jean Eugénikos)
Ayant aimé comme Salomon la sagesse, tu t'es fais l'émule de Joseph
pour la vertu, de Moïse pour l'innocence, d'Elie pour le zèle divin, de
David pour la douceur, de Paul pour le prêche, de Jean pour la théologie
d'en Haut, et comme sage donc tu as confondu les faux sages, comme
vertueux tu t'es préservé très pur, innocent et doux, réduisant
mentalement en cendre par ton zèle les traîtres à la foi et prêchant
l'unique piété.

Après le psaume 50, stichère ton 6 (de Manuel)
Tu as répandu la grâce de tes lèvres, ô notre Père Marc, flambeau
divinement inspiré, et tu as été le luminaire de l'Eglise du Christ,
enseignant tes brebis spirituelles à croire dans la Trinité
consubstantielle en une seule Divinité.

Canons pour le saint Pontife Marc d'Ephèse
Premier canon de sire Jean Eugénikos le Nomophylaxe Ton 4

[acrostiche : Que son frère de naissace soit comme de coutume une même
bouche, chante sire Jean. ]

Ode 1

Hirmos : J'ouvrirai ma bouche…
Tire mon esprit des penchants terrestres et matériels, ô Sagesse
hypostatique de Dieu le Père, Toi qui maintiens le ciel et la terre, et
donne-moi la parole à moi qui couronne Ton célébrant.
La grâce de paroles plus douces que le miel, d'une manière inspirée de
Dieu, a envahi ton âme sanctifiée, et réalisé un étrange délice, douceur
commune aux fidèles, nourriture salvifique.
Tu as resplendi depuis l'orient comme un magnifique luminaire de vie
guidant le monde, tu t'es levé comme un géant très majestueux et tu as
illuminé les confins du monde par le rayonnement de tes paroles, divin Marc.
Tes lèvres au divin parler et ta voix distillant le miel ont été une
bouche de la grâce, ta langue sanctifiée s'est manifestée comme le
roseau du scribe, elle composait la sagesse, répandant la grâce.
Theotokion : Esprit céleste, âme pure et exaltée, révélation des pensées
et des écritures secrètes, contrée de la sagesse, le choeur des esprits
avec la Mère de Dieu t'a reçu.

Autre canon de Manuel, Grand Rhéteur de la Grande Eglise, ton 8

[acrostiche : je chante Marc, le très fameux hiérarque d'Asie. ]
Hirmos : Le Pharaon persécuteur
Devenu en raison de ta bonté le réceptacle de l'éclat sublime des
vertus, ô Marc, tu as illuminé le troupeau du Christ. C'est pourquoi,
maintenant que tu es passé à la lumière sans crépuscule, inspire à ceux
qui chantent ta divine mémoire la parole qui resplendit de grâce, ô
glorieux.
Tandis que je m'efforce de parvenir à des louanges dignes de toi,
bienheureux, la source des paroles de tes divins amendements apparaît
trop profonde mais, Père, par tes prières donne-moi une grâce et une
force égale à l'amour.
En temple très saint des grâces divines, d'où se révèlent à tous ceux
qui vivent dignement les parfums mystiques à la gloire et à la louange
de la Trinité incréée, notre Dieu unique en Sa nature, que soit loué le
très vénérable Marc.
Theotokion : Jadis les regards sanctifiés des prophètes te contemplèrent
à l'avance, ô Pure, comme la montagne spirituelle, le buisson inconsumé
et la porte non franchie, l'arche et le receptacle de la manne ; et
nous, nous te proclamons avec foi en vérité Génitrice de Dieu, épouse de
Dieu

.
Ode 3

Ouvrant les abîmes de ta sagesse et de ta connaissance divines, tu as
abreuvé toute la terre, théologisant d'une manière très orthodoxe
l'existence du Saint Esprit provenant seulement du Père.
Le zèle pour la maison du Seigneur, le zèle des dogmes patristiques,
étreignant ton coeur sanctifié, a aussi réchauffé ta langue vénérable
pour pourfendre les innovations.
Ayant affronté placidement les plus grandes luttes et nécessités, et
choisi la vertu et la piété des Pères, tu as hérité maintenant de la
plus grande gloire aux cieux.
Grand luminaire, pour ceux qui sont sur mer, grand astre vivant dans le
monde, lumière douce et toute délectable, sel vigoureux de la terre,
arbre de la connaissance divine, admirable Marc, sois couronné.
Theotokion : Tu as renouvelé la nature humaine décrépie, ô toi Génitrice
de Dieu, en enfantant le Créateur de tous, devenu pour tous homme d'une
manière surnaturelle suivant Sa nature immatérielle.

Autre canon :
Tu t'es révélé miroir reflétant l'éclat de l'Esprit Tout-Créateur,
bienheureux, illuminant la plénitude des fidèles, par tes enseignements
sans égarements, et les entraînant à chanter la Trinité incréée.
Discourant au sein de l'assemblée conciliaire, tu as confirmé
l'existence de l'Esprit Saint comme procédant de la Personne du Père, et
tu as réjouis, ô Marc, l'ensemble des fidèles.
Trompette ouïe de tous, instrument musical, langue mue par l'Esprit au
son délectable, source remplie de la grâce de la sagesse véritable, que
soit aujourd'hui loué le très vénérable Marc.
Theotokion : Merveille inexplicable en toi, Toute Pure ! car tu as
enfanté inéffablement le Dieu de tous et tu es restée Vierge après
l'enfantement, c'est pourquoi nous t'honorons comme véritable Génitrice
de Dieu.

Kondakion, ton 4 (Manuel)

Par l'agencement très sage de tes paroles, ô tout bienheureux, tu as
fermé toute bouche blasphématrice et tu as illuminé les fidèles de cette
divine annonce d'honorer la Trinité dans l'identité de nature.


Sedalen, ton 8 (Jean Eugenikos)
Survolant comme une abeille la prairie sacrée et le paradis, en vérité
florissant, des écrits de l'Esprit et des premiers Pères saints,
proclamateurs et instructeurs des fondements de la foi, ô Vénérable, tu
y a butiné la rosée agréable et parfumée dont tu as produit les rayons
de la foi et le miel de la connaissance, qu'en recevant pour leur santé
tous, rois comme simples, te chantent leur gratitude, ô très sage : prie
le Christ Dieu d'accorder la rémission des péchés à ceux qui célèbrent
avec amour ta sainte mémoire.
Gloire… et maintenant : Theotokion.

Ode 4
Tu t'es montré courageusement dès l'enfance un remarquable et victorieux
combattant contre le Malin prince de ce monde, et contre les innovations
de l'égarement tu as ensuite fait la guerre.
Employant contre l'égarement l'arme redoutable et le signe de la croix,
tu as comme Moïse divisé la mer des passions, et tu y as également noyé
tes adversaires.
Tournant dès l'enfance tout ton désir vers le Christ, ô digne à jamais
de louanges, vers le délice inhabituel, vers la délectation de l'âme,
vers l'ineffable bonté, tu as méprisé les douceurs de ce monde.
Les signes intérieurs des moeurs divines et angéliques de ta très
lumineuse âme sainte, c'est la splendeur et l'aspect divin de ton visage
qui l'indiquaient.
Theotokion : Tu as ouvert la porte du Paradis qu'avait fermée la
désobéissance, ô très Pure, en te préparant à l'ardente obéissance aux
commandements de ton Créateur et tu t'es révélée la voie de la Vie.

Autre canon :
ô très bienheureux, la grâce a ruisselé des tes lèvres et tu as illuminé
le firmament de l'Eglise par la suavité de tes divins jugements.
Tu es devenu le temple sacré de l'Esprit saint, dégageant pour tous le
divin parfum de la théologie, ô sanctifié.
Ta lumineuse mémoire resplendit et illumine les pensées de ceux qui
louent avec amour la perfection de ta théologie.
Theotokion : Tu as surpassé l'armée des esprits immatériels, ô Pure, en
enfantant Celui qui a donné l'existence à tout et nous a délivrés de
l'égarement.

Ode 5
Tu t'es offert toi-même tout entier en sacrifice agréable à Dieu, Lui
qui a été enseveli pour nous, ton corps pour embellir le temple, ton
cûur pur pour l'autel, ton âme comme immolation à l'éclat lumineux.
Tu as fui très vaillamment les troubles de l'existence, tu as tout
rejeté, bienheureux, intelligemment, afin d'acquérir l'unique chose très
vénérable, l'unique perle du Christ, et tu as thésaurisé l'illumination
divine et la connaissance de Dieu.
Estimant petites et indignes les souffrances de ce siècle présent en
comparaison de la gloire lumineuse et divine à venir qui ne cessera
point, tu as supporté fermement et valeureusement toutes les tentations
avec Paul, bienheureux.
L'unique Souverain et Maître t'a donné force invincible et puissance
pour t'opposer totalement au serpent, et de manière définitive contre la
maligne confusion dans la foi et la transgression des dogmes.
Theotokion : le sanctuaire appauvri de la sainte épouse du Fils de Dieu,
l'Eglise du Christ, ô sainte Vierge toute Pure, est rétabli et restauré
lumineusement dans sa gloire paternelle selon ta grâce, par ton Marc.

Autre canon :
Au milieu de l'Eglise tu as chanté suavement une hymne inspirée par Dieu
: enseignant que le Père est seul auteur de la Divinité, car engendrant
le Fils et dispensant le Saint Esprit, ô très glorieux.
Suivant les paroles des Pères et le raisonnement divin, ô bienheureux,
tu as proclamé le Fils et le Saint Esprit égaux en dignité au Père, car
ayant leur existence du Père, comme Principe, dont l'Un et l'Autre
proviennent ensemble.
Theotokion : Réjouis-toi, échelle de Jacob, par qui Dieu est descendu et
a mené la nature mortelle à la gloire céleste, ô épouse divine,
réjouis-toi allégresse des Anges, espérance de tous les fidèles et ferme
refuge.

Ode 6
Par la grâce de l'Unique qui affermit ceux qui espèrent en Lui, tu as
écrasé la tête des iniques violateurs qui haïssent les hommes, et par le
glaive de l'Esprit, tu as tranché les langues des introducteurs
d'innovations.
Toute la terre chante et la mer s'émerveille, l'Eglise proclame tes
miracles et des hymnes de victoire et se réjouit, tous ses adversaires
mis en déroute, ô très sage.
Tels les flots aurifères du Nil, tels les plus suaves miels apparaissent
les flots qui se déversent comme un nectar de ta langue au parler divin,
extrayant pour tous les dogmes orthodoxes.
Theotokion : Tu as enfanté nouvellement un enfant, le Fils intemporel du
Père, ô Toute Pure, tu es devenue la plus vénérable de la création, car
tu as manifesté à la création le Créateur de tous.

Autre canon
Ayant hérité des prédicateurs du Christ la foi inentamée, tu l'as
conservée intacte, ô glorieux, devant les pouvoirs, sans t'effrayer en
rien des intrigues italiennes.
T'étant écarté de l'infâme confusion, ô très bienheureux, tu es parti
dans une situation spirituelle et joyeuse, où tu contemples la lumière
du triple soleil, demandant pour nous la grâce.
Tu nous as expliqué le sens des pieux dogmes et tu as vaillamment
pourchassé ceux qui prétendaient à l'identité de l'essence et de
l'énergie, car c'est la distinction suressentielle de l'essence, ô
bienheureux,
Theotokion : Le Puissant a fait pour toi des grandes chose, ô Toute
Pure, te trouvant au milieu des ronces toi le lys, par lequel Il a
rempli toute la création du parfum de la Divinité.

Kondakion ton 8 (de Jean Eugenikos)
Ayant reçu en ton coeur les écrits divinement sages des théologiens, en
divin prédicateur des vérités, tu as proclamé la procession du Saint
Esprit comme il convenait, ô digne à jamais de louanges, et tu as scellé
le très saint Symbole : c'est pourquoi nous chantons : réjouis-toi, Marc
au divin parler !
Ikos.
L'ange se tenant jadis avec crainte devant la Mère de Dieu lui annonça
de se réjouir : et moi seul de ceux qui te contemplent supérieur à la
nature tel un ange, en tant qu'homme je m'émerveille et te chante avec
amour ceci : Réjouis-toi, réceptacle de la sainte pureté; réjouis-toi,
trésor de la sagesse divine; réjouis-toi, sceau des saints théologiens;
réjouis-toi, aboutissement des Pères instructeurs; réjouis-toi, abîme
insondable des méditations spirituelles; réjouis-toi vaste océan des
écrits mystiques; réjouis-toi, car tu t'es révélé à l'Eglise une grande
lumière; réjouis-toi car jusqu'à ce jour tu couvres de honte les
contradicteurs; réjouis-toi, source des dogmes de la foi; réjouis-toi,
immolateur des artifices d'innovation; réjouis-toi, par qui nous sommes
tous affermis; réjouis-toi, par qui la vérité resplendit; réjouis-toi,
Marc au divin parler !Ode 7 L'hiver rigoureux des tentations n'a pas
ébranlé les colonnes indestructibles de ta forteresse, ni au
commencement, ni plus tard: car tes pieuses actions et paroles étaient
comme fondées fermement sur le roc.
Voyant souillée cette pure tunique du Christ qui doit être conservée
intacte, elle que le Christ a amendée de Son Sang et a donnée à
l'Eglise, tu as gémi et tu es hardiment entré dans le combat.
Armé de réflexions immuables, lorsque survint l'épeuve au sujet de Dieu
et des dogmes de la foi, comme un lion tu as mis en déroute et défait de
ton royal rugissement les bataillons des innovateurs.
Par l'allégresse et l'amendement de tes moeurs, la splendeur de tes
paroles et la sainteté de ton existence, tu as attiré tout homme comme
le fait l'aimant pour le fer, ô divinement sage, et ton exploit fut à la
gloire de Dieu.
Theotokion : Le genre humain corrompu par la morsure du serpent, en
enfantant le levain de vie qui donne le souffle à tous, tu l'as vivifié,
édifié et rendu participant du paradis, ô Génitrice de Dieu.

Autre canon :
Tu es monté dans l'allégresse vers la lumière du triple Soleil et tu te
délectes de Sa communion, car, en enseignant de manière orthodoxe sur
terre, tu as révélé à tous : béni soit le Dieu de nos Pères.
De l'unique Hypostase du Père ont resplendi hors du temps le Fils et
l'Esprit : Celui-là par l'engendrement, Celui-ci par la procession :
voilà ce que tu as dogmatisé et comment tu as affermi les fidèles à
chanter : béni soit le Dieu de nos Pères.
Tu as proclamé à tous la divine procession du Consolateur comme
provenant seulement du Père, comme Principe, ô sage, et tu as couvert de
honte les opinions délétères des marchandeurs du divin, qui ne savaient
pas chanter : béni soit le Dieu de nos Pères.
Theotokion : La nature mortelle a été libérée de l'antique malédiction
par ton fruit, ô Génitrice de Dieu, et rendue digne de la sainte
bénédiction, ce pourquoi elle glorifie et chante en clamant : béni soit
le Dieu de nos Pères.

Ode 8
Le grand architecte de tout, qui maintient et conçoit toute chose, Celui
qui préparait, ô bienheureux, ta confession générale toute pieuse, t'a
édifié comme instructeur, père et pasteur commun à tous et ferme champion.
L'artifice sophistique des adversaires des dogmes s'est révélé flèches
puériles, jeu d'enfant, tissage d'une toile d'araignée et la force de
leurs langues s'est épuisée contre ta langue mue par Dieu, ô divin
interprête, et théologique
Elevant les yeux de la pensée et tendu tout entier vers le Seigneur afin
de détruire ainsi le puissant, et de sauver les gens pieux, tu as trouvé
le champion invaincu, qui t'a donné la parole, à toi son digne hérault
plein de force.
En offrant en retour à Dieu l'amour du prochain et la bienfaisance, tu
as reçu une récompense au multiple, comme Il l'avait promis, dans ce
siècle présent et dans celui à venir, la richesse céleste, la gloire, le
délice inattendu, la vie pour les siècles et le royaume.
Theotokion : La jalousie de l'antique flatteur et renégat, a précipité
jadis comme maintenant, l'extraordinaire création du Créateur, le genre
humain, dans d'innombrables égarements, ce dont maintenant nous sommes
sauvés, Génitrice de Dieu, par ton concours à Marc au divin parler.

Autre canon :
Resplendissant de la tête jusqu'aux pieds de ton pontificat, ô théophore
bienheureux, tu as exercé purement le ministère sacré du vénérable et
saint Evangile, l'enseignant aux fidèles, tu les as persuadés d'entonner
: enfants bénissez, prêtres chantez, peuple acclamez dans tous les siècles.
Comme le soleil venu de l'orient tu as resplendi, ô vénérable, tu as
fait briller l'éclat de la théologie, tu as illuminé l'univers et tu as
enseigné aux fidèles d'élever avec crainte ce chant à la Trinité :
enfants bénissez, prêtres chantez, peuple acclamez dans tous les siècles.
Qu'Ils ne tiennent pas l'existence l'un de l'autre, Eux qui proviennent
d'un Principe unique, voilà, ô glorieux, ce que tu as proclamé à tous :
car le Fils et l'Esprit ensemble se manifestent comme venant du Père, et
nullement l'Un de l'Autre, comme s'ils poussaient d'une seule racine
imputrescible : c'est pourquoi nous honorons ta mémoire pour les siècles.
Theotokion : Palais tout lumineux du Souverain de tous, dirige mon âme
enténébrée par les passions sur les traces des vertus, ô Pure, afin que
sauvé par ta miséricorde, j'entonne ce chant : enfants bénissez, prêtres
chantez, peuple acclamez dans tous les siècles.

Ode 9
Maintenant donc que se rassemble dans l'allégresse le peuple éponyme du
Christ, qu'aujourd'hui se réjouisse la sainte Eglise immaculée des
Orthodoxes et qu'elle chante dans sa gratitude au Christ qui a extirpé
le piège des innovations grâce au seul sage.
Tu as hérité, ô bienheureux, la notoriété sans mensonge et la gloire
céleste, car ayant écarté de ton âme la gloire périssable avec tout
autre complaisance de l'existence, comme irréelles, tu te réjouis avec
le choeur des Docteurs théologiens, étant de même esprit.
La colombe qui nous a annoncé la libération de la calamité, alors que se
déchaînait la lourde houle du nouvel égarement, volant par la grâce du
Consolateur sur les ailes bigarrées des vertus, se présente devant les
habitacles des Saints.
Présentant la délivrance du monde entier par le précieux Sang de ton
Créateur, ô bienheureux, dans les affligeantes épreuves de la foi, tu as
été placé en intermédiaire entre Dieu et les chûurs des croyants pour
appeler, par des prières agréables, la miséricorde de Celui qui est par
nature plein d'amour pour les hommes.
Theotokion : Il s'est affermi en ouvrant la gueule, ô toute Pure
Souveraine, cet infernal serpent adulateur, l'initiateur du mal, qui a
frappé l'homme alors qu'il était encore comme un enfant. Mais toi, en
enfantant comme nourrisson nouveau-né le Verbe Dieu sans mesure, ô terre
non labourée, tu as libéré le genre humain, ô toute louangée.

Autre canon :
La grâce de tes paroles et de ta théologie a réjoui l'Eglise du Christ :
ne cesse pas de prier qu'elle soit gardée en paix.
Tu jouis bien maintenant de l'illumination désirée suprême et divine, ô
tout bienheureux, fais-en nous aussi participants par tes prières.
Le zèle de l'orthodoxie, s'étant embrasé dans ta pure âme, a réduit en
cendres les divagations des hérétiques, bienheureux Marc.
Theotokion : Comme supérieure aux esprit et proche de Dieu, Vierge pure,
illumine mon esprit, me tirant de l'abîme des nécessités variées.

Exapostilaireton 6 (de Manuel)

La grâce consolatrice qui habitait en toi, ô Marc, t'a manifesté comme
le fleuve des dogmes divins, submergeant les bataillons d'hérétiques
mais réjouissant les fidèles.

Theotokion :
T'élevant des chants comme à la Souveraine de tous, nous te prions, ô
Génitrice de Dieu, soit notre divine protection, chassant loin de nous
les flèches du ténébreux Bélial.

Laudes

Stichères,ton 1
Devenu l'habitacle de la toute divine Trinité, ô très sage saint
pontife, tu as fait resplendir l'Eglise du Christ par l'éclat de tes
vertus et la lumière de tes enseignements, et tu as prêché la procession
du saint Esprit issu seulement du Père.

Ceux qui confessaient l'identité de l'essence et de l'énergie divines,
tu les as confondus par la flamme de tes paroles, ô tout bienheureux,
car l'essence est différente de l'attribut, même si l'une comme l'autre
sont véridiques et éternelles.
Ton 8 (idiomèle : Ô miracle très glorieux !- )

Ô miracle très glorieux ! Le Christ notre Dieu, source de vie, t'a
manifesté comme source des dogmes sacrés, réjouissant les fidèles de tes
paroles vivifiantes, arrosant comme de ruisseaux les coeurs des gens
pieux qui gardent inébranlable la bonne confession des pères, ô très
sage, pour laquelle tu as montré ton zèle et ta foi, ô très divin.

Gloire …

ton 1 (de Jean Eugenikos)

Comme d'un vêtement tissé d'or, d'une très précieuse couronne et d'une
cuirasse indestructible, l'Eglise du Christ s'est revêtue de ta vie
toute lumineuse et de ta parole divinement proclamée, se réjouissant
avec éclat et se défendant fortement contre les adversaires, ô digne à
jamais de louanges, elle porte les trophées de la victoire, vaillant
triomphateur, et pour toi qui en Christ, le donateur d'autorité et
puissance, as vigoureusement vaincu les ennemis spirituels et sensibles,
entonnant à juste titre une hymne de victoire, elle t'offre dans la
mesure de sa force ce cantique en récompense pour ton combat et te
chante avec foi et amour : prie sans cesse Celui vers qui tu t'en es
allé, le Dieu en trois Personnes, le Père, le Fils et le très Saint
Esprit qui procède du Père, de conserver pour les siècles le troupeau du
Christ en détresse, dans ta confession orthodoxe et de le préserver du
piège des loups spirituels.

Maintenant …

Theotokion du même ton:
Grande Doxologie, et suite de l'office.

A la Liturgie, office pour les saints Pontifes.

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Nestor le pingouin pour la France

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Sep 18, 2006, 3:28:21 PM9/18/06
to
R.V. Gronoff a écrit:

> http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5253/Saint-Marc-d-Ephese.html
>
> Professeur à l'école patriarcale de Constantinople (+ 1444)
>
> Il voulut se retirer comme moine à Nicomédie, mais, devant les menaces
> turques, il se replia sur la capitale. Il écrivit plusieurs traités
> dogmatiques qui refusaient l'union avec l'Eglise romaine. Il fut de la
> délégation grecque qsui se rendit au concile de Ferrare. Mais les
> délégués byzantins y furent traités plus comme des prisonniers que comme
> des frères. Deux mondes s'affrontaient qui ne purent se comprendre sur
> le "Filioque", sur la doctrine du Purgatoire, sur l'épiclèse
> consécratoire. Lorsque le concile fut transféré à Florence, saint Marc
> put exposer la doctrine de l'Orient chrétien.

Ce n'est pas un saint, c'est le seul qui a rompu la communion, ça prouve
à quel point la CEF est devenue l'abomination de la désolation.

> Le débat théologique
> aboutit à une impasse, le décret conciliaire ne fut pas signé par saint
> Marc.

C'est le seul qui n'a pas signé ! Tous les autres évêques grecs ont
signé, c'était un fanatique.

> Les deux délégations ne s'échangèrent pas le baiser de paix.

Faux !

IIe et IIIe Sessions, 2 et 5 mars. On y agite la matière touchant la
procession du Saint-Esprit. Jean de Montenegro, provincial des
dominicains, et théologien des Latins, prouva par l'Écriture, par la
tradition et par de solides raisonnements, que le Saint-Esprit procède
du Père et du Fils : il expliqua ce qu'on devait entendre par le terme
de procession, et dit que procéder était recevoir son existence d'un
autre. Marc d'Éphèse étant convenu de cette proposition, Jean,
argumentant de là, dit : Celui de qui le Saint Esprit reçoit l'être dans
les personnes divines, en reçoit aussi la procession. Or, l'Esprit-Saint
reçoit l'être du Fils ; donc il en reçoit aussi la procession, suivant
la propre signification de ce terme. Mais Marc ayant nié que le
Saint-Esprit reçût l'être du Fils, Jean le prouva par plusieurs
arguments, et, en particulier, par quelques textes de saint Épiphane ;
aux passages de saint Basile que son adversaire lui opposait, il oppose
à son tour les mêmes passages, tels qu'ils se lisaient dans plusieurs
exemplaires ; et il réfuta si pleinement toutes les objections de Marc,
qu'il le réduisit au silence.


IVe Session, 7 mars. Le même théologien montra dans plusieurs
exemplaires de saint Basile, qu'on avait apportés exprès de
Constantinople, que ce saint docteur dit en termes formels, dans le
livre troisième contre Eunomius, que le Saint-Esprit ne procède pas
seulement du Père, mais aussi du Fils.


Ve VIe et VIIe Sessions, 10, 14 et 17 mars. On agita ce qui regardait
l'autorité et les témoignages de saint Basile.


VIIIe et IXe Sessions, 21 et 24 mars. Jean y parla longtemps avec
beaucoup d'érudition et de netteté. Il fit voir que, de tous les Pères
grecs qui ont parlé de la procession du Saint-Esprit, plusieurs ont dit
en termes formels ou équivalents, qu'il procède du Père et du Fils ; et
que tous ceux qui ont dit qu'il procède du Père, n'ont jamais exclu le
Fils. Comme Marc d'Éphèse et plusieurs autres Grecs avec lui inféraient
de la croyance des Latins que ceux-ci admettaient deux principes, au
lieu d'un seul, le provincial démontra par nombre d'autorités,
empruntées des Latins eux-mêmes, que telle n'était pas leur croyance,
mais qu'ils avaient, au contraire, toujours enseigne que le Père et le
Fils sont un seul et même principe du Saint-Esprit. En outre, il
expliqua comment on peut entendre ces deux prépositions per et ex, dont
on se sert pour marquer la procession du Saint-Esprit ; et il donna par
écrit le précis de son discours.


Les Grecs furent partagés : les uns étaient pour l'union ; de ce nombre
étaient l'empereur et Bessarion de Nicée : les autres y étaient opposés
; Marc d'Éphèse était de ces derniers. On entama des négociations : on
examina l'écrit de Jean. Marc le taxait d'hérésie ; Bessarion, au
contraire, dit hautement qu'il fallait rendre gloire à Dieu, et avouer
de bonne foi que la doctrine des Latins était la même que celle des
anciens Pères de l'Église grecque, et qu'on devait expliquer ceux qui
avaient parlé plus obscurément, par les autres qui s'étaient expliqués
avec clarté. Il justifia ensuite, dans un long discours que nous avons
dans les actes du concile, le sentiment des Latins sur la procession du
Saint-Esprit, réfuta les objections des Grecs, et finit en exhortant ses
confrères à l'union : son sentiment fut appuyé par celui de George
Scholarius, un des théologiens grecs.


L'empereur étant convenu avec le pape que l'on nommerait de part et
d'autre des personnes pour donner leur avis sur les moyens de parvenir à
l'union, on proposa divers avis, dont aucun ne fut accepté par les deux
partis. Après plusieurs négociations, on dressa, sur la procession du
Saint-Esprit, une profession de foi, dans laquelle il est dit : " Nous,
Latins et Grecs, confessons, etc., que le Saint-Esprit est éternellement
du Père et du Fils ; et que de toute éternité il procède de l'un et de
l'autre, comme d'un seul principe (1), et par une seule production qu'on
appelle spiration. Nous déclarons aussi que ce que disent les saints
docteurs et les Pères, que le Saint-Esprit procède du Père par le Fils,
doit être pris en ce sens que le Fils est, comme le Père et
conjointement avec lui, le principe du Saint-Esprit. Et parce que tout
ce qu'a le Père, il le communique à son Fils, excepté la paternité, qui
le distingue du Fils et du Saint-Esprit, aussi est-ce de son Père que le
Fils a reçu de toute éternité cette vertu productive par laquelle le
Saint-Esprit procède du Fils comme du Père. "


(1) On trouve ici condamnée d'avance l'erreur de M. F Lamennais
(Esquisse d'une phil.), reproduite par M. l'abbé Maret dans sa
Théodicée, qui consiste à admettre en Dieu trois principes, au lieu d'un
seul qu'a toujours reconnu l'Église catholique. Cette inexactitude de
doctrine ou de langage, pour ne rien dire de pire, a été victorieusement
combattue dans les Annales de Philosophie chrétienne, année 1846, après
avoir été signalée pour la première fois dans l'opuscule intitulé : M.
Lamennais réfuté par lui-même, par M. l'abbé Ad. Ch. Peltier.


Cette définition fut lue, approuvée et signée, le 8 juin, des uns et des
autres, à l'exception de Marc d'Éphèse qui persévéra dans son
obstination. Ensuite ils se donnèrent tous le baiser de paix, en signe
de leur réunion. Cette affaire étant terminée, on traita la question du
pain azyme, et les Grecs convinrent qu'on pouvait consacrer avec cette
sorte de pain, comme avec le pain levé. Il en fut de même sur la
croyance par rapport au purgatoire : on convint que les âmes des
véritables pénitents, morts dans la charité de Dieu, avant d'avoir fait
de dignes fruits de pénitence, sont purifiées après leur mort par les
peines du purgatoire, et qu'elles sont soulagées de ces peines par les
suffrages des fidèles vivants, comme sont le sacrifice de la messe, les
aumônes et les autres œuvres de piété.


On contesta longtemps sur la primauté du pape ; enfin les évêques grecs
dressèrent un projet que le pape et les cardinaux agréèrent ; il est
conçu ainsi : " Touchant la primauté du pape, nous avouons qu'il est le
souverain pontife et le vicaire de Jésus-Christ, le pasteur et le
docteur de tous les chrétiens, qui gouverne l'Église de Dieu, sauf les
privilèges et les droits des patriarches d'Orient. "


Après plusieurs conférences, le décret d'union fut dressé le 6 juillet,
et on le mit au net, en grec et en latin. Le pape le signa, et, après
lui, les cardinaux au nombre de dix-huit ; deux patriarches latins,
celui de Jérusalem et celui de Grade ; deux évêques ambassadeurs du duc
de Bourgogne ; huit archevêques, quarante-sept évêques, à la vérité
presque tous italiens ; quatre généraux d'ordre ; quarante et un abbés.
Du côté des Grecs, l'empereur Jean Paléologue signa le premier, et,
après lui, les vicaires des patriarches d'Alexandrie, d'Antioche et de
Jérusalem. Celui de Constantinople était mort peu auparavant. Plusieurs
métropolitains signèrent en leurs noms et au nom d'un autre absent.


Ce décret porte en substance : 1° que le Saint Esprit reçoit de toute
éternité son être du Père et du Fils en même temps, et qu'il procède de
l'un et de l'autre comme d'un seul principe ; 2° que l'addition faite au
symbole de ce mot, Filioque, est légitime, comme étant devenue une
explication nécessaire du dogme ; 3° que la consécration de
l'Eucharistie peut également se faire sur le pain fermenté et sur le
pain azyme, et que chaque Église doit suivre là-dessus son usage
particulier ; 4° que les âmes de ceux qui meurent avant d'avoir
satisfait par de dignes fruits de pénitence, quoiqu'en état de grâce,
sont soumises aux peines du purgatoire, et peuvent être soulagées par le
saint sacrifice, par les prières et les autres bonnes œuvres des vivants
; que celles qui n'ont rien à expier, sont aussitôt admises dans le ciel
au bonheur de voir Dieu ; et que celles qui sortent de ce monde avec un
péché mortel, ou même avec le seul péché originel, descendent en enfer,
pour y souffrir des peines diverses ; 5° que le saint-siège apostolique
et le pontife romain a la primauté sur tout l'univers, qu'il est le
successeur de saint Pierre, prince des apôtres, et le vrai vicaire de
Jésus-Christ, qu'il est le chef de l'Église entière, le père et le
docteur de tous les chrétiens, et que Notre-Seigneur lui a remis dans la
personne de saint Pierre le plein pouvoir de paître, de régir et de
gouverner l'Église universelle, comme le prouvent les actes des conciles
œcuméniques et les sacrés canons. Enfin le concile assigne au patriarche
de Constantinople le second rang après le pontife romain ; le troisième
au patriarche d'Alexandrie ; le quatrième à celui d'Antioche, et le
cinquième à celui de Jérusalem, en conservant à chacun ses droits et ses
privilèges. Ce décret fut publié au nom du pape, et daté de la neuvième
année de son pontificat. Les Grecs, au nombre de trente, partirent de
Florence le 26 août, et ils arrivèrent à Constantinople le 1er février 1440.

R.V. Gronoff

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Sep 18, 2006, 5:29:05 PM9/18/06
to
Nestor le pingouin pour la France a écrit :

> R.V. Gronoff a écrit:
>
>> http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5253/Saint-Marc-d-Ephese.html
>>
>> Professeur à l'école patriarcale de Constantinople (+ 1444)
>>
>> Il voulut se retirer comme moine à Nicomédie, mais, devant les menaces
>> turques, il se replia sur la capitale. Il écrivit plusieurs traités
>> dogmatiques qui refusaient l'union avec l'Eglise romaine. Il fut de la
>> délégation grecque qsui se rendit au concile de Ferrare. Mais les
>> délégués byzantins y furent traités plus comme des prisonniers que
>> comme des frères. Deux mondes s'affrontaient qui ne purent se
>> comprendre sur le "Filioque", sur la doctrine du Purgatoire, sur
>> l'épiclèse consécratoire. Lorsque le concile fut transféré à Florence,
>> saint Marc put exposer la doctrine de l'Orient chrétien.
>
> Ce n'est pas un saint,

Si, c'est marqué dans le lien ci-dessus.

> c'est le seul qui a rompu la communion,

Avec qui ? Des hérétiques ? la belle affaire!

> ça prouve
> à quel point la CEF est devenue l'abomination de la désolation.
>

Elle l'est depuis le début. Un Orthodoxe ne saurait en aucun cas prier
avec des hérétiques coprolâtres comme les papistes ni des parpaillots
négateurs de l'image de Dieu.

>> Le débat théologique aboutit à une impasse, le décret conciliaire ne
>> fut pas signé par saint Marc.
>
> C'est le seul qui n'a pas signé !

Le saint homme!

R.V. Gronoff

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Sep 18, 2006, 5:31:09 PM9/18/06
to
http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?p=334&sid=79ef841c147634860fd4a2536bbe960a

L'Eglise ne reconnaît pas le pseudo-concile
(psevdhosynodhos - cf. Andronic
DIMITRAKOPOULOS, I istoria tou schismatos, Athènes
1996 (Leipzig 1867), p. 130)
de Florence tout simplement parce qu'on y a pris des
décisions hérétiques. Un
concile qui n'exprime pas la foi de l'Eglise, la foi reçue des
Apôtres, n'est
pas un concile, et cela vaut aussi bien pour les conciles
ariens que pour les
conciles iconoclastes ou pour les fausses unions de Lyon et
de Florence.

Quant au déroulement du concile, parlons-en:
-convoqué sur décision de l'empereur Jean VIII à la
recherche d'un allié contre
les Turcs et acoquiné au pape Eugène IV aux dépens des
vrais représentants de
l'Eglise catholique romaine qui étaient réunis en concile à
Bâle, l'empereur des
Romains ayant ainsi donné un avantage décisif au parti
papiste contre le parti
conciliaire en Occident.
-division de la délégation orthodoxe par les intrigues de
Jean VIII et des ses
sbires Isidore de Kiev et Bessarion de Nicée.
-Eugène IV se défaussa sur l'évêque de Ferrare pour
refuser aux Grecs une église
où célébrer la liturgie (cf. Vitalien LAURENT, Les
"mémoires" du Grand
Ecclésiarque de l'Eglise de Constantinople Sylvestre
Syropoulos sur le concile
de Florence, Rome 1971, pp. 250-253).
-Le marquis de Ferrare ordonna la séquestration des Grecs
dans sa ville (cf.
Laurent, pp. 294-297).
- Des papistes excitèrent la population de Ferrare contre les
Grecs en vendant
sur la place publique des opuscules enflammés accusant
les orthodoxes de
professer cinquante-quatre hérésies (cf. Laurent, pp. 300-
301).
-Des ermites catholiques romains ayant pris partie pour les
Grecs à la suite de
la session du 27 novembre 1438, la Curie romaine leur
imposa silence en les
accusant d'être des ignorants en matière de théologie (cf.
Laurent, pp. 342-343).
Le but du concile était clair: soumettre l'Eglise orthodoxe au
Vatican; en
revanche, un Latin n'avait pas le droit de rejoindre l'Eglise
grecque...
-Le concile fut transféré à Florence afin d'empêcher les
délégués orthodoxes de
fuir par la mer vers Constantinople.
-Comme l'éloquence de saint Marc d'Ephèse faisait
obstacle aux manoeuvres de
Bessarion et Isidore, on remplaça les discusssions
publiques par des colloques
entre les commissions des deux partis, composées
exclusivement d'unionistes.
- La fausse union, au moyen de formules ambigues ne
résolvant aucune des
divergences dogmatiques, fut proclamée le 6 juillet 1439
sous la pression de
Jean VIII. Saint Marc d'Ephèse refusa de signer l'acte
d'union, et fut protégé
de la vindicte du pape (qui voulait le livrer à l'Inquisition) par
un soudain
remords de l'empereur.
Voilà ce qu'Umberto Proch ose appeler "un concile paritaire
et dialogant" (in
Giuseppe ALBERIGO, Les conciles oecuméniques, tome I,
Paris 1994 (Brescia 1990),
p. 287)...

Dès leur retour à Constantinople, la quasi-totalité des
délégués grecs qui
avaient été contraints de signer l'acte d'union retournèrent à
l'Orthodoxie.
Saint Marc d'Ephèse fut emprisonné pendant deux ans,
mais lui non plus ne plia
pas. Les trois patriarcats chalcédoniens d'Orient
condamnèrent la fausse union
lors d'un concile réuni à Jérusalem en 1443. La Bulgarie, la
Russie et la Serbie
rompirent momentanément la communion avec
Constantinople où l'empereur avait
imposé un patriarche unioniste. L'Eglise de Russie déposa
le métropolite traître
Isidore. Constantinople rejeta l'union dès que le patriarcat
eut recouvré sa
liberté spirituelle.

Nestor le pingouin pour la France

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Sep 18, 2006, 6:16:38 PM9/18/06
to
R.V. Gronoff a écrit:

> Nestor le pingouin pour la France a écrit :
>
>> R.V. Gronoff a écrit:
>>
>>> http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5253/Saint-Marc-d-Ephese.html
>>>
>>> Professeur à l'école patriarcale de Constantinople (+ 1444)
>>>
>>> Il voulut se retirer comme moine à Nicomédie, mais, devant les
>>> menaces turques, il se replia sur la capitale. Il écrivit plusieurs
>>> traités dogmatiques qui refusaient l'union avec l'Eglise romaine. Il
>>> fut de la délégation grecque qsui se rendit au concile de Ferrare.
>>> Mais les délégués byzantins y furent traités plus comme des
>>> prisonniers que comme des frères. Deux mondes s'affrontaient qui ne
>>> purent se comprendre sur le "Filioque", sur la doctrine du
>>> Purgatoire, sur l'épiclèse consécratoire. Lorsque le concile fut
>>> transféré à Florence, saint Marc put exposer la doctrine de l'Orient
>>> chrétien.
>>
>> Ce n'est pas un saint,
>
> Si, c'est marqué dans le lien ci-dessus.

La CEF, c'est de la daube gauchiste de la secte qui se prétend de
Vatican II, il n'est dans aucun sanctoral.

>> c'est le seul qui a rompu la communion,
>
> Avec qui ? Des hérétiques ? la belle affaire!

Tous les autres évêques ont signé.

>>> Le débat théologique aboutit à une impasse, le décret conciliaire ne
>>> fut pas signé par saint Marc.
>>
>> C'est le seul qui n'a pas signé !
>
> Le saint homme!

Un timbré excité et fanatique.

R.V. Gronoff

unread,
Sep 18, 2006, 6:30:52 PM9/18/06
to
Nestor le pingouin pour la France a écrit :
> R.V. Gronoff a écrit:
>
>> Nestor le pingouin pour la France a écrit :
>>
>>> R.V. Gronoff a écrit:
>>>
>>>> http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5253/Saint-Marc-d-Ephese.html
>>>>
>>>> Professeur à l'école patriarcale de Constantinople (+ 1444)
>>>>
>>>> Il voulut se retirer comme moine à Nicomédie, mais, devant les
>>>> menaces turques, il se replia sur la capitale. Il écrivit plusieurs
>>>> traités dogmatiques qui refusaient l'union avec l'Eglise romaine. Il
>>>> fut de la délégation grecque qsui se rendit au concile de Ferrare.
>>>> Mais les délégués byzantins y furent traités plus comme des
>>>> prisonniers que comme des frères. Deux mondes s'affrontaient qui ne
>>>> purent se comprendre sur le "Filioque", sur la doctrine du
>>>> Purgatoire, sur l'épiclèse consécratoire. Lorsque le concile fut
>>>> transféré à Florence, saint Marc put exposer la doctrine de l'Orient
>>>> chrétien.
>>>
>>> Ce n'est pas un saint,
>>
>> Si, c'est marqué dans le lien ci-dessus.
>
> La CEF, c'est de la daube gauchiste de la secte qui se prétend de
> Vatican II, il n'est dans aucun sanctoral.
>

Si, dans celui de l'unique Eglise du Christ, le 19 janvier.

>>> c'est le seul qui a rompu la communion,
>>
>> Avec qui ? Des hérétiques ? la belle affaire!
>
> Tous les autres évêques ont signé.
>

Anathème!

>>>> Le débat théologique aboutit à une impasse, le décret conciliaire ne
>>>> fut pas signé par saint Marc.
>>>
>>> C'est le seul qui n'a pas signé !
>>
>> Le saint homme!
>
> Un timbré excité et fanatique.
>

Comme Jésus-Christ pour les Juifs, quoi.
Ou encore comme Saint Maxime le Confesseur, un autre "timbré", je suppose...

Le 19 janvier, mémoire de notre Saint Père MARC EUGENIKOS, Métropolite
d'ÉPHÈSE et Confesseur de la Foi Orthodoxe

St Marc Ce luminaire de la Foi Orthodoxe brilla pendant la sombre époque
où l'empire byzantin agonisant, acculé à la ruine économique et pressé
de toutes parts par l'envahisseur turc, se trouvait placé devant la
douloureuse alternative: ou tomber aux mains des infidèles et
disparaître comme empire chrétien, ou se livrer à la domination
orgueilleuse des hérétiques Latins, qui n'étaient disposés à accorder
leur soutien financier et militaire qu'au prix d'une union des Eglises,
ou plutôt de la soumission de l'Orthodoxie à la Papauté.

Né au sein d'une famille pieuse de Constantinople vers 1392, Saint Marc
reçut une brillante éducation auprès des meilleurs maîtres de la
capitale qui, quoiqu'appauvrie et dépeuplée, restait le centre culturel
du monde chrétien. Il devint très tôt professeur à l'école patriarcale,
mais abandonna la carrière académique, à l'âge de 26 ans, pour devenir
moine dans un petit monastère proche de Nicomédie. Il y commença une vie
d'ascèse intense et de prière; mais, sous la menace des Turcs, il dut
bientôt se replier à Constantinople, dans le Monastère de Saint-Georges
des Manganes. A la vie contemplative et au service des frères il
joignait l'étude des Saints Pères, et il rédigea alors plusieurs traités
dogmatiques dans la ligne de Saint Grégoire Palamas (voir 14 novembre)
et quelques ouvrages sur la prière. Malgré son désir de rester effacé,
sa science et sa vertu lui attirèrent l'estime de l'empereur Jean VIII
Paléologue (1425-1448) qui préparait un grand concile d'union avec
l'Eglise Romaine, dans l'espoir d'obtenir le soutien du pape et des
princes européens. C'est par obéissance au monarque que ce pieux moine
hésychaste accepta de monter sur la tribune de l'Eglise, d'être consacré
Métropolite d'Ephèse et de prendre part à la délégation byzantine au
titre de remplaçant des Patriarches de Jérusalem, d'Antioche et
d'Alexandrie, et d'exarque du concile.

La délégation grecque, composée de l'Empereur, du Patriarche Joseph II
(1416-1439), de vingt-cinq Evêques et d'une suite d'environ sept cents
personnes, s'embarqua pour l'Italie dans un grand élan d'enthousiasme.
Tout le monde était convaincu de réaliser rapidement l'Union désirée par
tous les Chrétiens. Saint Marc aussi, loin d'être l'étroit fanatique que
l'on présente souvent, partageait cette espérance, sans préjugés contre
les Latins, mais en se tenant ferme sur le roc de la Foi. Pour lui,
comme pour la plupart des Grecs, il ne pouvait être question d'union que
dans le retour de l'Eglise Romaine à l'unité dans la charité qu'elle
avait rompue par ses innovations. Mais dès leur arrivée à Ferrare, le
pape Eugène et ses théologiens montrèrent de toutes autres dispositions.
Par des détails de protocole d'abord, puis de manière de plus en plus
évidente, ils traitèrent les délégués byzantins comme de véritables
prisonniers, les empêchant de sortir de la ville et retardant de manière
excessive la distribution des subventions promises pour leur entretien,
si bien que certains Evêques furent réduits à vendre leurs effets
personnels pour se nourrir.

Les sujets mis à l'ordre du jour étaient les suivants:a) le dogme de la
procession du Saint-Esprit et la question de l'addition de la formule
«qui procède du Père et du Fils (Filioque) » au symbole de Foi1; b)
l'existence du Purgatoire; c) l'usage du pain non fermenté (azyme) pour
la Liturgie chez les Latins, et la question de la Consécration des
Saints Dons par les seules paroles de l'Institution (Latins) ou par
l'invocation du Saint-Esprit (épiclèse); d) la primauté du pape. Comme
les Latins se trouvaient en majorité écrasante, et que tout vote sur les
questions dogmatiques aurait vu leur opinion adoptée d'avance,
l'Empereur et le Patriarche retardèrent l'ouverture des débats sur les
questions fondamentales, jusquà ce qu'on s'entende sur un autre mode de
scrutin. En attendant, on décida de discuter de la question secondaire
du Purgatoire. En réponse aux arguments des théologiens latins Saint
Marc prit la parole au nom de l'Eglise Orthodoxe: «Certes les âmes des
défunts peuvent bénéficier d'un certain "progrès", et même les damnés
d'un relatif "soulagement" de leur sort, grâce aux prières de l'Eglise
et par la miséricorde infinie de Dieu; mais l'idée d'un châtiment avant
le Jugement Dernier et d'une purification par un feu matériel est tout à
fait étrangère à la tradition de l'Eglise». Les plus avertis
constatèrent bien vite que deux mondes s'affrontaient et que toute
discussion doctrinale aboutirait nécessairement à une impasse. Les
semaines passaient sans aucun progrès. La peste ayant interrompu la
discussion sur le Purgatoire, on passa à la question brûlante de
l'addition arbitraire du Filioque dans le symbole latin. Le Métropolite
d'Ephèse éleva à nouveau fermement la voix de la conscience de l'Eglise:
«Le Symbole de la Foi doit être conservé intact, comme à son origine.
Tous les Saints Docteurs de l'Eglise, comme tous les Conciles et toutes
les Ecritures nous mettent en garde contre les hétérodoxes, dois-je
malgré ces autorités, suivre ceux qui nous incitent à nous unir derrière
une façade de fausse union, eux qui ont adultéré le Saint et Divin
Symbole et introduit le Fils comme cause seconde du Saint-Esprit?».

Au bout de sept mois d'attente stérile et de vains palabres, le pape
Eugène IV fit transférer le concile à Florence. Une fois installé, on
décida d'aborder enfin la question dogmatique. L'esprit constamment fixé
en Dieu et purifié par la prière, Saint Marc put exposer, avec une
claire sobriété, la Doctrine de l'Ecriture et des Saints Pères sur la
procession du Saint-Esprit. Quand les théologiens latins prirent la
parole, ils accablèrent l'auditoire, au cours de séances interminables,
par des arguments subtils, soutenus par tout un appareillage rationnel
et par quantité de citations des Pères tirées hors de leur contexte ou
faussement interprétées. Le combat ressemblait à celui de David contre
Goliath (I Sam. 17:32 sv). Pendant ce temps, les Métropolites de Nicée,
Bessarion, et de Kiev, Isidore, devenus partisans acharnés de l'union
-soit par ambition personnelle (ils devaient en effet devenir par la
suite tous deux cardinaux du pape), soit par la vieille hostilité du
courant humaniste contre l'Hésychasme et le Monachisme, représentés par
Marc-, s'ingéniaient dans les coulisses à convaincre les autres prélats
que les Latins ne se sont pas séparés de la vérité et que leur doctrine
du Saint-Esprit n'est pas hérétique, mais qu'ils ont seulement développé
l'enseignement traditionnel dans leur propre langage. Accablés par un
long désoeuvrement, par le manque de subsides et par la morgue des
Latins, inquiets du sort de la capitale menacée et se sentant pris au
piège, les Evêques se laissèrent peu à peu gagner à la cause d'une union
de compromis, pour laquelle l'Empereur et le Patriarche ne cessaient de
faire pression. Le débat dogmatique aboutissant, comme toutes les autres
discussions, à une impasse, on voulait en finir, quitte à se rétracter
une fois rentré en terre byzantine. Malgré les pressions et les injures
de ses adversaires, Saint Marc restait inflexible: «Il n'est pas permis
de faire des accommodements en matière de Foi» déclarait-il. Il avait
réalisé qu'il était inutile de vouloir s'opposer par la parole aux
sophismes des Latins, et comme la dissension allait croissant parmi les
Byzantins, il décida de se retirer de la lutte et de montrer sa
réprobation en souffrant en silence. Les Latins prirent alors de
l'assurance, ils refusaient eux aussi le compromis et exigeaient
désormais la reconnaissance par les Grecs du Filioque et l'adoption de
certains de leurs usages liturgiques. Les dernières résistances de la
conscience des Grecs ayant été vaincues sur l'ordre de l'Empereur, tous
signèrent finalement le décret de la fausse Union. D'Union, on ne
pouvait en effet pas parler en vérité, puisque lors de la Liturgie
solennelle, célébrée devant le pape et tout le concile, le 6 juillet
1439, on lut certes le décret dans les deux langues, mais aucun Grec ne
communia et les deux délégations, situées de part et d'autre de l'Autel,
n'échangèrent même pas le baiser de paix.

Saint Marc avait été le seul à refuser de signer. Lorsque le pape Eugène
l'apprit, il s'exclama: «L'Evêque d'Ephèse n'a pas signé, alors nous
n'avons rien fait! » Il convoqua le Saint et voulut le faire condamner
comme hérétique; mais, grâce à la protection de l'Empereur, celui-ci put
rentrer à Byzance avec le reste de la délégation.

En arrivant à-Constantinople, après dix-sept mois d'absence, les
artisans de la fausse Union furent reçus par le mépris et la réprobation
générale du Clergé et de la population. L'assemblée des Croyants, le
Peuple Saint, le Sacerdoce Royal (I Pierre 2:9), qui est porteur de la
plénitude de la vérité et reste le critère ultime de la validité des
Conciles, le peuple rejetait unanimement le pseudo-concile de Florence
et désertait les églises de quiconque était en communion avec les
unionistes, alors qu'il saluait Saint Marc comme un nouveau Moïse, comme
un Confesseur de la Foi et comme la colonne de l'Eglise. Sortant de son
silence, le Saint partit alors en campagne contre l'Union, ou plutôt
pour rétablir l'unité de l'Eglise Orthodoxe, par sa prédication et ses
écrits, et aussi par ses larmes et ses prières. Il disait: «Je suis
convaincu qu'autant je m'éloigne d'eux (les unionistes), autant je
m'approche de Dieu et de tous les Saints, et autant je me sépare d'eux
d'autant plus je m'unis à la Vérité». Quand on procéda à l'élection du
nouveau Patriarche, Métrophane, il dut s'enfuir de Constantinople pour
échapper à la Concélébration forcée avec lui, et se rendit dans son
diocèse, Ephèse. Mais il se heurta là aux unionistes et repartit,
espérant trouver refuge au Mont Athos. Il fut arrêté en route et placé,
par ordre de l'empereur, en résidence forcée dans l'île de Lemnos.
Libéré en 1442, il retourna dans son monastère, d'où il continua la
lutte jusqu'à son dernier souffle (23 juin 1444). Sur son lit de mort,
le Confesseur confia le flambeau de l'Orthodoxie à son ancien élève,
Georges Scholarios, qui s'était laissé gagner un moment à la cause de
l'Union mais se repentit. Celui-ci devint un ardent défenseur de la Foi
et fut le premier Patriarche de Constantinople après la prise de la
ville, sous le nom de Gennade (voir sa mémoire le 31 août).

La croisade des puissances européennes, levée par le Pape, ayant
lamentablement échouée lors de la défaite de Varna (10 nov. 1444), rien
ne pouvait plus faire obstacle à l'offensive turque. En désespoir de
cause, on réussit à faire proclamer officiellement l'Union à
Constantinople, en décembre 1452, mais sans obtenir l'aide espérée de
l'Occident. Finalement lors de la prise de Constantinople, le 29 mai
1453, la fausse union des Eglises se consuma sous les cendres et les
décombres de la cité terrestre laissant la Foi Orthodoxe vivante et
inaltérée pour le salut du Peuple Chrétien.

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R.V. Gronoff

unread,
Sep 18, 2006, 6:31:26 PM9/18/06
to
Nestor le pingouin pour la France a écrit :
> R.V. Gronoff a écrit:
>
>> Nestor le pingouin pour la France a écrit :
>>
>>> R.V. Gronoff a écrit:
>>>
>>>> http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5253/Saint-Marc-d-Ephese.html
>>>>
>>>> Professeur à l'école patriarcale de Constantinople (+ 1444)
>>>>
>>>> Il voulut se retirer comme moine à Nicomédie, mais, devant les
menaces turques, il se replia sur la capitale. Il écrivit plusieurs
traités dogmatiques qui refusaient l'union avec l'Eglise romaine. Il fut
de la délégation grecque qsui se rendit au concile de Ferrare. Mais les
délégués byzantins y furent traités plus comme des prisonniers que comme
des frères. Deux mondes s'affrontaient qui ne purent se comprendre sur
le "Filioque", sur la doctrine du Purgatoire, sur l'épiclèse
consécratoire. Lorsque le concile fut transféré à Florence, saint Marc
put exposer la doctrine de l'Orient chrétien.
>>>
>>> Ce n'est pas un saint,
>>
>> Si, c'est marqué dans le lien ci-dessus.
>
> La CEF, c'est de la daube gauchiste de la secte qui se prétend de
Vatican II, il n'est dans aucun sanctoral.
>

Si, dans celui de l'unique Eglise du Christ, le 19 janvier.

>>> c'est le seul qui a rompu la communion,


>>
>> Avec qui ? Des hérétiques ? la belle affaire!
>
> Tous les autres évêques ont signé.
>

Anathème!

>>>> Le débat théologique aboutit à une impasse, le décret conciliaire
ne fut pas signé par saint Marc.
>>>
>>> C'est le seul qui n'a pas signé !
>>
>> Le saint homme!
>
> Un timbré excité et fanatique.
>

Comme Jésus-Christ pour les Juifs, quoi.

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