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liberté = augmentation du gaz de 20% annuel

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jm

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Jul 3, 2008, 4:54:31 PM7/3/08
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Le gouvernement reporte sine die une nouvelle augmentation, inévitable,
des tarifs du gaz
LE MONDE | 02.07.08 | 08h58 • Mis à jour le 02.07.08 | 10h13

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"Il n'y aura pas d'augmentation des tarifs du gaz au mois de juillet", a
déclaré, mardi 1er juillet, la ministre de l'économie et des finances.
Et après ? "Ça, on verra...", a précisé Christine Lagarde à l'agence
Reuters. Le PDG de Gaz de France n'a pas confirmé la hausse de 9,5 %
qu'il aurait demandée au gouvernement, selon Le Parisien-Aujourd'hui en
France. Mais des hausses "sont devant nous" si le prix du pétrole
dépasse durablement 140 dollars, a cependant prévenu Jean-François
Cirelli, quelques heures plus tard, devant la commission des affaires
économiques de l'Assemblée nationale.

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Edition abonnés Archive : Une nouvelle hausse du prix du gaz n'est pas à
exclure, selon le PDG de GDF

Le prix de l'essence flambant à la pompe à la veille des grandes
transhumances estivales, le gouvernement pouvait difficilement accepter
une telle hausse. La facture des 11 millions d'abonnés au gaz
s'alourdira sans doute au début de l'automne pour tenir compte de
l'envolée des cours du pétrole, le gaz étant en partie indexé sur le
baril de brut. Cette mesure s'ajoutera aux relèvements de 4 % et de 5,5
% intervenus le 1er janvier et à la fin du mois d'avril.

Les tarifs du gaz doivent être révisés tous les trois mois. Ils auraient
dû l'être – à la hausse – en juillet pour couvrir "au moins" les coûts
d'achat du gaz. Ainsi en avait jugé le Conseil d'Etat en décembre 2007.
Saisie par Poweo, la haute juridiction avait alors condamné le
gouvernement, lui demandant de respecter cette règle de couverture des
coûts, d'ajuster les tarifs en cas de décrochage par rapport au prix
d'achat et de prendre en compte l'évolution des coûts estimés pour les
mois suivants.

Hostile à toute hausse tant qu'il n'y aura pas de clarification sur les
contrats d'achats de gaz et leurs clauses, la CGT a réclamé pour sa part
la mise en place d'une "commission pluraliste permettant d'assurer une
transparence sur la fixation des prix", estimant que l'opacité des
contrats laisse le champ libre aux dirigeants de GDF, et demain à ceux
de GDF Suez, pour réclamer des augmentations indues.

UN PRIX INDEXÉ SUR CELUI DU PÉTROLE

GDF, qui fusionnera avec Suez le 22 juillet, se fournit en gaz auprès de
la Norvège, des Pays-Bas, de la Russie et de l'Algérie dans le cadre de
contrats à long terme courant sur vingt à trente ans. Ces pays refusent
de porter la responsabilité de l'envolée des prix. Notamment la Russie
et Gazprom, qui livre 25 % du gaz consommé en France.

"L'idée que c'est Gazprom qui décide du prix du gaz est répandue, mais
elle ne correspond pas à la réalité, explique son vice-président, chargé
de l'exportation, Alexander Medvedev. Le prix du gaz russe, avec un
certain retard et ajustement, est fixé par les prix mondiaux du pétrole.
Gazprom, c'est évident, ne peut pas l'influencer." Tout en reconnaissant
qu'il évoluera "en fonction du changement du prix du pétrole", M.
Medvedev ajoute que les contrats à long terme "protègent de manière
fiable contre les manipulations des prix".

Ces contrats à long terme ont-ils un avenir, au moment où le gaz
commence à se raréfier et où le marché se mondialise avec le
développement du gaz naturel liquéfié ? La Commission européenne y voit
une entrave à la concurrence, alors qu'ils assurent une certaine
sécurité d'approvisionnement. Les dirigeants des pays producteurs
commencent, eux, à les juger moins intéressants.

Il fut un temps où ils garantissaient un revenu sûr et régulier, qui
permettait d'amortir les investissements. Ce n'est plus le cas,
l'envolée des hydrocarbures assurant le financement des nouvelles
infrastructures (gazoducs, usines de liquéfaction…). Le ministre de
l'énergie algérien a donné le ton mardi, à Madrid, au XIXe Congrès
mondial du pétrole : Chakib Khelil a regretté qu'il soit "très
difficile" de renégocier les prix inscrits dans les contrats à long
terme pour les rapprocher des prix actuels du marché. C'est pourquoi,
a-t-il déclaré, la Sonatrach – la compagnie nationale des hydrocarbures
– refuse désormais de signer certains de ces contrats.


Jean-Michel Bezat

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