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Qui se souviendra de nos déchets nucléaires enfouis?

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Lpo...@gmail.com

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Jun 25, 2008, 3:54:24 PM6/25/08
to
Jérôme Cartillier Agence France-Presse Paris
Mégalithes, pyramides, oeuvres architecturales monumentales, ou simple
bouche à oreille? Les chercheurs se creusent la tête pour trouver les
moyens de transmettre à nos lointains descendants la mémoire des
déchets nucléaires.
Pour répondre à cette interrogation vertigineuse - certains déchets
peuvent rester radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années -
une véritable discipline a vu le jour.

Le stockage en couche géologique profonde des déchets «haute activité
vie longue», aujourd'hui entreposés en surface, pourrait débuter d'ici
une vingtaine d'années dans de nombreux pays: États-Unis, Japon,
France, ou encore Finlande.

Si différents types de «marqueurs de surface» ont été imaginés,
comment s'assurer qu'ils seront correctement interprétés par des
générations pour qui nos institutions, nos langues, nos symboles même,
n'auront peut-être plus aucun sens?

Pour comprendre les ressorts de la mémoire, et tirer des enseignements
des peintures rupestres ou des parchemins égyptiens, les ingénieurs se
sont tournés vers d'autres spécialistes: archéologues, anthropologues,
historiens, sémiologues, linguistes.

«La nécessité de s'occuper des déchets nucléaires et leur dangerosité
potentielle à long terme a donné un élan à la recherche sur la mémoire
à long terme», explique Tom Peake de l'Agence de protection de
l'environnement (EPA), aux États-Unis.

Il s'agit d'abord de prévenir les risques d'intrusion humaine
potentiellement dangereuse, mais aussi de permettre de retrouver et
d'exhumer ces déchets si les progrès scientifiques permettent un jour
de les traiter.

En France, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs
(Andra) a travaillé en particulier sur un support papier permanent
illustré, dont la durée de vie pourrait aller jusqu'à 1000 ans, en
s'inspirant des enluminures du Moyen-Âge. «Si le document doit
permettre de repousser les limites de l'oubli, il faut qu'il soit
attractif», explique Patrick Charton, responsable du développement
durable au sein de l'Andra.

Aux États-Unis, sur le site de WIPP (Waste Isolation Pilot Plant),
dans l'État du Nouveau Mexique, réservé aux déchets d'origine
militaire, les chercheurs qui travaillent sur plusieurs milliers
d'années envisagent de graver des messages - écrits, symboles et
dessins - sur de gigantesques blocs de pierre.

«Nous pensons que fournir de l'information dans différentes langues et
en ayant recours à des symboles augmente la probabilité de faire
passer le message sur la dangerosité», explique Tom Peake.

Dans cette quête sur la transmission de la mémoire sur des
millénaires, toutes les pistes sont explorées, et l'idée selon
laquelle les communautés vivant à proximité des sites joueront un rôle
clé gagne du terrain.

L'Andra a récemment fait appel à une chercheuse pour comprendre
l'origine et le mode de transmission des légendes, avec une
interrogation: peut-on imaginer qu'une légende puisse naître autour
d'un stockage géologique?

«Il ne faut pas créer une installation qui soit totalement coupée de
la société. Il faut que la société porte cette mémoire avec elle dans
le futur», estime de son côté Claudio Pescatore, de l'Agence de l'OCDE
pour l'énergie nucléaire (AEN).

Quel que soit le débat, souvent passionnel, sur l'avenir du nucléaire,
ce travail sur la «mémoire plurimillénaire» s'impose d'ores et déjà.

«Même en imaginant qu'on veuille changer de type d'énergie, il faut
s'occuper de tous les déchets radioactifs déjà produits et encore à
produire par le parc actuel (...) donc la problématique de la mémoire
doit être assurée», résume Patrick Charton.

Syntax Error

unread,
Jun 25, 2008, 4:05:42 PM6/25/08
to
Lpo...@gmail.com a écrit :


et un compteur geiger ?

Saint Jules en Berne

unread,
Jun 25, 2008, 4:08:32 PM6/25/08
to
ce sera un jour byzance !

Rachida

unread,
Jun 25, 2008, 4:09:41 PM6/25/08
to

<Lpo...@gmail.com> a écrit dans le message de news:
a451f0d9-fc76-4eeb...@25g2000hsx.googlegroups.com...

Il n'y aura plus personne pour comprendre les symboles, de toutes façons.


jm

unread,
Jun 25, 2008, 4:25:03 PM6/25/08
to
>
>
> et un compteur geiger ?


Qui vous dit que dans 100 ou 200 ans, ou 1000, une fois charbon,
pétrole, gaz et uranium consommés, la technologie survivante permettra
d'avoir de tels équipements?

Lpo...@gmail.com

unread,
Jun 25, 2008, 4:50:47 PM6/25/08
to

Oui sûrement même, mais je penche plus vers la réponse de Rachida..
Lire le symbole nuc., c'est aujourd'hui facile mais le problème c'est
que c'est un symbole qui va se voir de plus en plus et donc auquel
nous ne ferons plus attention
Tiens, pourquoi ce si joli symbole n'est-il pas sur les fruits,
légumes ou épices, plastiques, cuisses de grenouille, camembert, et
autre viande qui sont irradiés?
Pendant qu'on s'en souvient encore, les pouvoirs publics pourraient
bien nous le faire savoir à l'aide du si joli petit logo signalant le
nucléaire
Déjà là, "ils" préfèrent qu'on oublie
C'est donc encore vraiment une histoire pour endormir les petites
filles qu'ils viennent aujourd'hui nous parler de graver de nouveaux
symboles lisibles pour les millénaires à venir
Les poubelles de déchets nucléaires existent déjà en grands nombres,
il suffit d'aller voir les sites qui dressent la carte de ces déchets
dans les mers et océans.
http://www.chez.com/atomicsarchives/tcherno_sous_marin.html
Eux-mêmes nos gouvernants se sont autorisés en convention à se servir
des océans comme de poubelles nucléaires (Convention de Londres 1975)
S'ils se souviennent encore à peu près où à l'époque ils ont balancé
leur merde, il est sûr qu'aujourd'hui les fûts et autres saloperies de
containers ont fait du chemin..
..Et d'ici qu'on les récupère sur les plages sans pouvoir lire la
moindre inscription dessus...

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