Le 25/05/2021 à 00:02, Cardinal de Hère a écrit :
> Vous vous souvenez de cette affaire des francs-maçons de la DST qui
DGSE pas DST
> servaient de tueurs à gage pour d'autres francs-maçons ? J'en ai parlé
> sur le forum le 20/02/21 dans le fil Le réseau des francs-maçons et
> agents secrets tueurs
>
> J'écrivais alors :
>
> Si ce n'était pas vrai on aurait dit une histoire inventée par un
> complotiste délirant afin de discréditer la franc-maçonnerie. En bref un
> franc-maçon criminel aurait utilisé des militaires de la DGSE, le
> service secret français, également francs-maçons pour liquider la
> patronne d'une entreprise concurrente !
>
> <
https://www.lepoint.fr/justice/le-commanditaire-presume-d-une-tentative-de-meurtre-par-des-agents-de-la-dgse-arrete-03-02-2021-2412400_2386.php>
>
>
> Le commanditaire présumé d'une tentative de meurtre par des agents de la
> DGSE arrêté
Vous y êtes ? Et bien l'affaire a une suite croquignolette ! :D
<
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ain/ain-des-tueurs-a-gage-en-lien-avec-les-renseignements-devaient-tuer-un-syndicaliste-une-cheffe-d-entreprise-ecrouee-2100379.html>
AIN : des tueurs à gage en lien avec les renseignements devaient tuer un
syndicaliste, une cheffe d'entreprise écrouée
Murielle Millet, directrice générale de la société Apnyl, située à
Izernore dans l'Ain, est soupçonnée d'avoir commandité l'assassinat d'un
syndicaliste jugé "gênant". Elle a été interpellée et incarcérée à Paris.
Des tueurs à gages, des agents des services secrets, des francs-maçons,
des chefs d'entreprises... le casting est digne d'un polar, mais il a
failli coûter la vie à un délégué syndical d'une entreprise de la
Plastics Vallée, près d'Oyonnax. La directrice générale de la société
dans laquelle travaille cet homme, aurait commandité son assassinat.
Elle vient d'être écrouée après une enquête menée par la brigade
criminelle de Paris.
Le syndicaliste ne serait pas le seul à avoir eu un contrat sur sa tête.
Un syndicaliste jugé ''gênant"
Le représentant de la CGT qui travaille dans l'entreprise de plastique
Apnyl, à l'entrée d'Izernore, aurait été dans le viseur de tueurs à
gages dès 2018. Il devait soit être neutralisé, soit être éliminé contre
75 000 euros.
La directrice générale de cette entreprise spécialisée dans les pièces
techniques en plastiques est Murielle Millet. C’est elle qui aurait
commandité cet assassinat. Elle a été mise en examen, tout comme son
mari, pour association de malfaiteurs dans le but de commettre un
meurtre. Le couple a été interpellé et incarcéré à Paris selon nos
confrères de RTL. Le couple dément être impliqué.
Une enquête tentaculaire au casting étonnant et détonnant
L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de Paris, l'élite de la
police, car elle ne concerne pas que l'affaire d'Izernore. Elle révèle
l'implication de tueurs à gages, d'agents du renseignement, de
politiques et de francs-maçons de la loge Athanor, dissoute en février
dernier.
Ce sont deux membres de la Loge Athanor qui ont incriminé Murielle
Millet, la cheffe d’entreprise.
Le premier c’est Daniel Beaulieu, un ancien commandant de police de la
DGSI, Direction générale du renseignement intérieur.
Le deuxième, c’est Frédéric Vaglio, son ''frère maçonnique'',
''vénérable'' au sein de la Loge, ex-journaliste et communicant.
Les deux hommes se sont connus au sein de la loge maçonnique Athanor
située à Puteaux, en région parisienne.
Tous deux sont poursuivis pour complicité de tentative de meurtre en
bande organisée, participation à une association de malfaiteurs et
complicité de vol avec violences, et ont été incarcérés.
Un procès-verbal glaçant
En janvier 2020, Frédéric Vaglio se serait rendu dans l'Ain pour visiter
l'usine Apnyl de Murielle Millet et de son mari. Lors de la visite,
Murielle Millet aurait dit à Frédéric Vaglio, en parlant du délégué
syndical Hassan T. ''On a un mec qui n'arrête pas de nous emmerder et
qu'on ne peut pas virer. Parfois j'aimerais bien lui casser la gueule,
qu'est-ce qu'il peut nous embêter''.
C'est ce que Frédéric Vaglio déclare aux enquêteurs dans le
procès-verbal. Il leur affirme en avoir informé Daniel Beaulieu.
''Après quinze jours de réflexion, poursuit-il, le couple était ok pour
faire quelque chose''. Le montant du contrat est fixé à 75 000 euros.
Mais en juillet 2020, le contrat est arrêté. L'un des tueurs à gage
contracte le covid et, à des centaines de kilomètres de là, un autre
contrat échoue in extremis, celui de Marie-Hélène Dini, coach en entreprise.
Tout comme le syndicalite Hassan T., Marie-Hélène Dini échappe elle
aussi à la mort.
Une arrestation en juillet 2020 à Créteil a permis à l’enquête dans
l'Ain d’avancer
En juillet 2020, deux agents de la DGSE, Direction générale de la
sécurité extérieure, étaient en planque, devant le domicile d’une coach
en entreprise, Marie-Hélène Dini. Leur mission : la tuer. La tentative
d’assassinat a échoué in extremis grâce au signalement d’un riverain
intrigué par le comportement étrange des deux hommes. Les deux
militaires sont âgés de 28 et 25 ans et étaient affectés au centre
parachutiste d’entraînement de Saran, dans le Loiret. Le centre dépend
de la DGSE, Direction générale de la sécurité extérieure.
Le commanditaire présumé de l’assassinat Marie-Hélène Dini est un coach,
lui aussi. Il s’agit de Jean-Luc Bagur. C’est un concurrent de
Marie-Hélène Dini. Cette dernière envisageait de créer un syndicat pour
encadrer les pratiques de la profession. Jean-Luc Bagur craignait de ne
pas être labellisé et donc de perdre de l’argent. Il a été mis en examen
pour complicité de destruction de biens appartenant à autrui et
acquisition et détention d'arme de catégorie A et écroué.
La loge maçonnique Athanor est le dénominateur commun
L’athanor, selon la définition du Larousse est ''un fourneau dans lequel
les alchimistes placent le récipient qui contient la matière de la
pierre philosophale''.
Cette pierre qui permet de changer les métaux en argent ou en or, de
guérir les maladies ou encore de prolonger la vie humaine...La
philosophie de certains membres (''frères'') de la loge maçonnique
Athanor, serait au contraire, d’éliminer les personnes jugées gênantes
au profit des intérêts des ''frères'' maçonniques. Le leitmotiv
ressemble davantage à des réglements de comptes et résonne comme un
réseau criminel.
Des membres d'Athanor mettent en oeuvre des contrats de tueurs
A sa retraite, Daniel Beaulieu, un ancien commandant de la direction du
renseignement intérieur crée, en 2009, une petite société d'intelligence
économique.
Il est membre de la loge maçonnique Athanor depuis une vingtaine d'années.
En 2019, il est approché par le responsable de la loge également
responsable d'une société de sécurité privée, pour recruter des hommes
de main et mettre en œuvre des contrats de tueurs. Une dizaine de
"contrats" de tueurs auraient été envisagés.
C’est la tentative d’assassinat de Marie-Hélène Dini, coach en
entreprise qui a mis en lumière Athanor, loge maçonnique.
En son sein, selon plusieurs sources concordantes, d’anciens
fonctionnaires de la DGSE, direction générale de la sécurité extérieure,
d’anciens policiers ou encore d’anciens journalistes se côtoient.
En février 2021, la Grande Loge Nationale Française fait un communiqué.
Selon elle, ''les registres de la Grande Loge Nationale Française ne
mentionne aucune Loge ''Athanor'' sur le territoire métropolitain. Tous
les Maçons de la Grande Loge Nationale Française sont indignés poursuit
le communiqué, et dénoncent des agissements qui sont à l’opposé des
principes de la Franc-maçonnerie''.
En février 2021, la Loge Athanor est dissoute.
Plusieurs cibles dans le collimateur de la sombre officine
La coach d’entreprise Marie-Héléne Dini, le syndicaliste dans une
entreprise de plasturgie dans l'Ain, Hassan T. n'étaient pas les seules
cibles à abattre.
Mais, en 2018, un contrat avait été honoré. Il s'agit du meurtre de
Laurent Pasquali, pilote de rallye amateur. Un couple de médecins avait
investi 200 000 euros dans l'écurie du pilote. Ce dernier n’aurait pas
honoré ses dettes de sponsoring. Son corps a été retrouvé fin 2019, en
Haute-Loire, à 500 kilomètres de son domicile, enterré dans une forêt.
Les différentes perquisitions ont également relancé l’enquête sur la
tuerie de Chevaline. Le 5 septembre 2012, trois membres de la famille
Al-Hilli, des citoyens britanniques d'origine irakienne, et un cycliste
savoyard, Sylvain Mollier, avaient été assassinés sur un parking sur les
hauteurs du lac d'Annecy en Haute-Savoie.