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Les institutions de l'économie distributive :

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Malatesta

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Nov 24, 2009, 5:04:46 PM11/24/09
to
Les institutions et l’économie distributive

par F. CHÂTEL
31 août 2009

Ce début de vingt et unième siècle est marqué par un accroissement de
messages d’alerte quant à l’impact dévastateur que l’humanité imprime
sur son environnement. Miser sur une croissance perpétuelle, donc
infinie, au sein d’un monde fini (limites définies, ressources
limitées) est une absurdité : puiser chaque jour davantage dans un
panier sans veiller à sa capacité de régénération, c’est
inexorablement le vider. La mondialisation d’un système économique qui
stimule la production de biens matériels, qui prône, comme valeurs
suprêmes, le profit individuel et l’enrichissement financier, produit
un gâchis énergétique et une dilapidation sans précédent des
ressources naturelles désastreux pour la planète. Elle déstabilise
aussi l’équilibre mental de ses habitants : en encourageant la
compétition et l’individualisme elle entraîne la violence sous toutes
ses formes, elle favorise le consumérisme de compensation et même la
prise de substituts pour fuir le mal-être.

Et sa responsabilité est d’autant plus criminelle que les moyens
d’éviter cette misère sont disponibles.

Excédé par une si monstrueuse bêtise, il y a de quoi désespérer de
l’humanité, cette espèce animale qui se conduit comme un parasite sur
une planète magnifique.

Une lueur d’optimisme subsiste pourtant. Car, telle une bouffée d’air
pur, simple et tellement évidente, une solution existe. Qu’attend donc
l’humanité pour cesser de dédaigner l’économie distributive qui lui
offre cet oxygène dont elle a le besoin si urgent ? Et qui a tous les
atouts pour répondre au souhait universellement exprimé d’une solution
alternative aux systèmes économiques qui, du communisme étatique à la
domination universelle du capitalisme, ont prouvé leurs effets
catastrophiques, tant sur l’environnement que sur la vie humaine.
Un vrai changement

Il faut admettre que les conditions d’un réel changement passent par
une remise en question des institutions néfastes dont ces systèmes
défaillants s’accompagnent.

Personne ne veut d’une bureaucratie d’État, d’un pouvoir économique
centralisé, de la dictature d’un parti qui supprime les libertés
individuelles.

Et si le libéralisme a séduit en inondant les populations de joujoux
en tout genre, force est de constater que sa promesse d’un bonheur
général, toujours remise à plus tard, n’était qu’un leurre, ses crises
successives, qui affectent à la fois la gestion de la société et ses
rapports avec le monde extérieur, sont de plus en plus graves : ce
système, instable par essence, ne peut que dériver davantage ; il
cherche à se débarrasser de toute intervention économique de l’État
(sauf s’il a besoin de la solidarité pour sortir le pouvoir financier
d’une crise qu’il a provoquée), mais il essaie en même temps d’imposer
un pouvoir politique favorable à la caste capitaliste. C’est ainsi que
règnent, dans les nations occidentales, des oligarchies chargées de
maintenir l’ordre établi, de promouvoir la consommation et les
technosciences garantes de la croissance productiviste au profit des
possédants.
La démocratie en question

Pour construire une société plus solidaire et moins injuste, c’est une
tout autre démarche économico-politique qui est nécessaire. Se libérer
de l’emprise de l’État ne doit pas consister, comme aujourd’hui, à
brader les services publics, mais plutôt à supprimer tout centralisme
du pouvoir, toute oligarchie, tout accaparement de la police, de
l’armée, de la justice et de l’information, et à instaurer une
démocratie plus participative, plus directe, appliquée au sein de
circonscriptions ayant des dimensions humaines. Il est grand temps que
le peuple se réapproprie la maîtrise de son présent et de son avenir,
et pour cela il faut mettre un terme à toute délégation en ce qui
concerne les grandes orientations et les choix économiques
déterminants. Un régime parlementaire, tel qu’il fonctionne dans le
système actuel, n’est pas une véritable démocratie : le rôle politique
de chacun y est pratiquement nul. Alors que l’égalité de traitement,
l’augmentation du temps libéré de l’emploi et une formation civique
suffisante permettraient à chacun de tenir son rôle de citoyen, plutôt
que le déléguer à des professionnels aux motivations … diverses.

Le philosophe Ivan Illich, dans sa critique acerbe des institutions
politico-économiques en vigueur, s’exprimait ainsi : « Nous avons
quasiment perdu le pouvoir de rêver un monde où la parole soit prise
et partagée, où personne ne puisse limiter la créativité d’autrui, où
chacun puisse changer la vie. »
L’organisation économique que nous proposons

La création de la monnaie, le financement des projets, la production
et la distribution, sont des domaines trop importants pour les laisser
aux mains d’entreprises privées sur lesquelles le peuple ne peut
exercer aucun contrôle.

En ce qui concerne la production, la coopération économique fondée sur
la propriété collective des moyens de production et la gestion
associative de ces moyens, permettraient à la fois de tenir compte des
besoins, des capacités de l’environnement et des risques à éviter …

Dans une économie distributive supprimant le salariat, toute
entreprise, tout organisme, toute profession devient un service rendu
par chacun à la collectivité. L’offre s’adapte à la demande en
sauvegardant à l’individu son autonomie et sa liberté d’entreprendre.

Ceci est-il compatible avec la théorie du “laisser-faire, laisser-
passer” chère au libéralisme issu de Gournay, Smith et Quesnay ?
Comment “laisser faire”, c’est-à-dire tenir compte du respect de la
liberté individuelle en matière de choix et de prise de responsabilité
au sein d’une économie distributive ? — L.Von Mises, dans l’Action
humaine, répondait en ces termes : « Permettez à chaque individu de
choisir comment il veut coopérer dans la division sociale du travail ;
permettez aux consommateurs de déterminer ce que les entrepreneurs
doivent produire. »

L’abolition du salariat permet en effet une totale liberté du choix
d’une profession. Son exercice dépend ensuite d’entretiens avec une
commission chargée d’en établir les modalités et de mettre les moyens
nécessaires à disposition. Dans la description par Ivan Illich de la
société conviviale : « À la menace d’une apocalypse technocratique,
j’oppose la vision d’une société conviviale. La société conviviale
reposera sur des contrats sociaux qui garantissent à chacun l’accès le
plus large et le plus libre aux outils de la communauté, à la seule
condition de ne pas léser l’égale liberté d’accès d’autrui » n’est-ce
pas le contrat civique de l’économie distributive qui est décrit ?

Le jeu de la recherche de gratification, de reconnaissance et même de
concurrence aboutit alors à l’auto-régulation des activités de
production afin d’adapter l’offre à la demande, satisfaire les besoins
démocratiquement définis. Le mécanisme d’ajustement qui s’établit
conduit à l’équilibre. Dans une société qui a évolué au delà du
matérialisme et du consumérisme destructeurs, la reconnaissance et les
gratifications ne se rapportent plus à l’Avoir, elles ne se
concrétisent plus par l’attribution de valeurs monnayables ou
conférant du “Pouvoir”, mais dans les satisfactions de l’Être, telles
que la renommée, l’attribution de fonctions socialement importantes,
etc. Si la concurrence participe à cette auto-régulation de la
production, elle se révèle aussi source d’émulation, tant individuelle
que collective, le profit recherché n’étant plus financier, mais
orienté vers la notoriété, la réussite, qui sont manifestations de
l’Être.

L’évolution nécessaire demande donc une gestion collective et
démocratique de l’Avoir, en même temps que l’assurance de la liberté
d’Être. Ce changement radical de considération entre l’Avoir et l’Être
résulte de la séparation entre revenu et activité, entre moyen d’accès
aux biens de consommation et participation à leur production. La
garantie d’un revenu égal permet de désacraliser l’Avoir, de lui ôter
toute capacité d’établir et de souligner des hiérarchies sociales.

Dans les conditions nouvelles propres à notre époque (demande
énergétique, impact écologique, modifications climatiques, …) le
“laisser passer” inconditionnel, effréné, du productivisme
capitaliste, systématiquement orienté vers la croissance, doit faire
place à l’exigence de réflexion approfondie avant toute entreprise. Et
certaines mesures s’imposent : retour à une production agricole et
industrielle au plus près des zones de consommation, recours au
principe de précaution, gestion des ressources naturelles.

Ce changement radical des institutions s’avère donc nécessaire pour
sauvegarder un environnement en péril, se débarrasser de ce fanatisme
de production, se désintoxiquer du consumérisme et réaliser un
authentique progrès qui redonne à l’homme ses lettres de noblesse dans
des domaines relatifs à l’Être comme, par exemples, l’art, la
rencontre, la création, la politique, la culture, l’association….

Dans cette gestion raisonnée et démocratique qu’est l’économie
distributive, l’État, ou la nation, se résume à être un organisme de
gestion, intermédiaire entre celles de la région et du reste du monde.
Son rôle consiste donc à recenser les problèmes de niveau national et
soumettre les questions soulevées aux citoyens pour qu’ils débattent
et en décident, à appliquer ces décisions, à assurer le fonctionnement
des services publics nationaux (énergies, transports, industrie
lourde, éducation, santé, recherche …), à organiser les commissions
d’évaluation et de contrôle et les consultations politiques au niveau
national, et à représenter la nation aux débats concernant les
décisions relatives à l’ensemble de la planète. Système d’organisation
capable de réaliser la désacralisation de l’Avoir et l’avènement des
préoccupations propres à l’Être, l’économie distributive permet de
s’adapter aux réalités du monde moderne, de réconcilier la politique
avec la démocratie directe, de créer les conditions favorables à
l’engagement de tous afin d’assurer la production choisie dans
l’intérêt général. Bref, d’utiliser au mieux les ressources et de
partager équitablement les richesses sans discrimination.

N'oubliez pas que Proudhon n'était pas de droite et que les anars de
droite n'existent pas contrairement aux affirmations révisionnistes et
mensongères du néo-fasciste Ultra-libéral "Lavoisin",sur France
Culture cet après-midi dont le sujet était Proudhon de la nébuleuse
révisionniste d'Alain Madelin (ancien du groupe néo-nazi "Occident"
dont Hervé Novelli et Devietjan faisaient parti dans les années 60/70
avant de passer dans la lessiveuse du SAC à Pasqua qui lave plus blanc
que blanc les néo-nazis de l'époque) . De plus , les réactionnaires
américains ne connaissent pas notre histoire sociale et rien sur les
mutuelles proudhoniennes quelqu'elles aient été , dont celles de mon
arrière grand-père André qui créa les toutes premières au monde
anticorporatistes et altruistes .

Cet escroc intellectuel de droite réactionnaire a omis de les cité
comme les bourses du travail , passés par ce menteur , à la trappe .
IL Y A BIEN EU CREATION de mutuelles ALTRUISTES et dans l'esprit
de Proudhon n'en déplaisent aux droites qui cherchent INDUMENT à
récupérer l'histoire et prétendent que Proudhon étéit de droite . UNE
INFÂMIE !

Comment se fait-il que la "gauche" parlementaire ne s'insurge pas
contre une telle ignominie avancée par des néo-fascistes et des
réactionnaaires d'Action Française et autre maurassiens et Barès qui
collaborèrent avec le régime de Vichy et le Maréchal Pétain , grands
amis du régime nazi et du fascisme Mussolinien ....????

Malatesta

unread,
Nov 24, 2009, 5:14:30 PM11/24/09
to
Dans mon empressement , j'ai oublié de mettre les petits points pour
séparer ce texte de mes observations en tant qu'arrière petit-fils du
créateur des premières mutuelles gratuites au monde , critiquant les
mensonges odieux du pseudo-historien , vrai révisionniste de droite
dure à l'extrême sauce néo-fascisme à la Madelin .

Mes observations sont celles qui débutent par "N'oubliez pas..."

Voici le lien du texte de F. Châtel :

http://economiedistributive.free.fr/spip.php?rubrique422#2851

Malatesta

unread,
Nov 24, 2009, 5:47:01 PM11/24/09
to
Comme les mensonges de cet escroc intellectuel de droite maurrassienne
et Barès , sont si importants , préférés sur France Culture cet après-
midi sur le sujet "Proudhon" , je remets mon texte ici et m'insurge en
tant qu'arrière petit-fils du créteur des premières mutuelles
gratuites et non corporatistes au monde et en tant qu'anarchiste-
distributiste-mutuelliste et anarchosyndicaliste :

"N'oubliez pas que Proudhon n'était pas de droite et que les anars de
droite n'existent pas contrairement aux affirmations révisionnistes et
mensongères du néo-fasciste Ultra-libéral "Lavoisin",sur France
Culture cet après-midi dont le sujet était Proudhon de la nébuleuse
révisionniste d'Alain Madelin (ancien du groupe néo-nazi "Occident"
dont Hervé Novelli et Devietjan faisaient parti dans les années 60/70
avant de passer dans la lessiveuse du SAC à Pasqua qui lave plus blanc
que blanc les néo-nazis de l'époque) . De plus , les réactionnaires
américains ne connaissent pas notre histoire sociale et rien sur les
mutuelles proudhoniennes quelqu'elles aient été , dont celles de mon
arrière grand-père André qui créa les toutes premières au monde
anticorporatistes et altruistes .

Cet escroc intellectuel de droite réactionnaire a omis de les cité
comme les bourses du travail , passés par ce menteur , à la trappe .
IL Y A BIEN EU CREATION de mutuelles ALTRUISTES et dans l'esprit
de Proudhon n'en déplaisent aux droites qui cherchent INDUMENT à
récupérer l'histoire et prétendent que Proudhon étéit de droite . UNE
INFÂMIE !

Comment se fait-il que la "gauche" parlementaire ne s'insurge pas
contre une telle ignominie avancée par des néo-fascistes et des
réactionnaaires d'Action Française et autre maurassiens et Barès qui
collaborèrent avec le régime de Vichy et le Maréchal Pétain , grands
amis du régime nazi et du fascisme Mussolinien ....???? "

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