Pierre Fostier <pierre....@ping.be> a écrit dans l'article
<5fc9me$1...@news1.Belgium.EU.net>...
> S&T Presse
> Ambassade de France de Washington
> Mission Scientifique et Technologique
> Washington, le lundi 24 février 1997
> ** CAPITAL-RISQUE ET INVESTISSEMENTS AUX USA
> Selon une étude réalisée par Price Waterhouse, les investissements
> américains dans le capital-risque en 1996 ont atteint le chiffre record
de
> 9,5 milliards de dollars. Cité par le NYT, Kirk Walden, directeur de
> l'étude, signale toutefois un fléchissement du taux de croissance globale
> du capital-risque vers la fin de l'année (2,48 milliards de dollars pour
le
> dernier trimestre, contre 2,8 milliards pour le trimestre précédent).
>
> Le Financial Times (FT) cite, lui, deux études sur l'évolution des petits
> porteurs du Nasdaq et de la bourse de New York (NYSE) depuis 1990, qui
> mettent en évidence une véritable démocratisation de ces marchés
> financiers. La proportion des petits porteurs a ainsi doublé pour
atteindre
> 43% de la population. M. Berkeley, président du Nasdaq, explique qu'il ne
> s'agit plus de cadres masculins quinquagénaires, mais que le spectre des
> investisseurs reflète aujourd'hui assez fidèlement la composition de la
> société américaine : 47% de femmes sur le Nasdaq (37% sur le NYSE), 35%
> d'employés et ouvriers et seulement 29% de cadres et professionnels de la
> bourse. Le FT ne manque pas de rappeler la différence entre la proportion
> des investisseurs individuels aux Etats-Unis et en Europe, où moins d'un
> adulte sur 4 détient des actions.
> ======================
Les américains sont les descendants de ceux qui sont partis.
Nous sommes tous les descendants de ceux qui sont restés.
Peut-on imaginer des français prendre massivement des risques sur des
entreprises débutantes quand l'état leur garantit 600 mdfs de placements
par an, ne serait-ce que pour justifier le cauchemar de Tonton qui s'en
prenait aux gens qui gagnent en dormant, alors qu'il était lui même le
premier acteur/émetteur en Bourse et qu'il restera longtemps en haut de ce
podium.
En France, par définition de notre éducation chrétienne (ça va faire
plaisir à certains, qui reconnaîtront les origines "malignes" du problème,
tout en reprenant le couplet à leur compte dans la minute qui suit, n'étant
pas à une contradiction près), l'argent est honteux.
En France, nous avons une "exception" (terme repris par la droite dans son
grand souci d'acheter la paix sociale des "actifs"), exception qui nous
suspend aux mamelles taries de l'Etat Providence (pourquoi donc des
majuscules alors qu'elles sont devenues minuscules?).
En France, nous sommes tellement peu élitistes que les têtes qui dépassent
en manifestant des velléités de création d'entreprise n'ont plus qu'à se
courber sous le poids de la paperasse et l'incompréhension de nos banques
d'Etat qui préfèrent jouer au monopoly avec des choses bien plus
importantes (et moins risquées comme l'on sait).
En bref, si ces 600 milliards de francs en 10 ans avaient étés placés en
capital risque, comme aux US, au lieu de disparaître, ils auraient permis
la constitution de sociétés survivantes ( 40%?) faisant aujourd'hui un
chiffre d'affaires de 500 milliards employant un million de personnes, et
rapportant régulièrement 300 milliards de salaires et cotisations, avec 60
milliards annuels d'IRPP et de TVA.
Un rendement de 10%/an, ce n'était pas suffisant pour les banques d'Etat,
elles préféraient le "gambling" au niveau planétaire.
--
Cordialement
Netmeeting callto:uls4.microsoft.com/Jean-Pier...@hol.fr
"Pécher par le silence quand ils devraient
protester transforme les hommes en lâches."
Ella Wheeler Wilcox
|>Peut-on imaginer des français prendre massivement des risques sur des
|>entreprises débutantes
Le capital-risque français se chiffre à quelques millions de francs
annuels, contre les milliards américains.
Une très forte partie du faible montant "capital-risque" de France est
utilisée pour les transmissions d'entreprises, cad les règlements
d'héritage.
La partie servant à la création d'entreprises nouvelles est
insignifiantes, et quand les banques aident les créateurs, elles le
font par le biais de prêts garantis, pas par capital-risque.
GC
ishtar <ish...@teleriviera.fr> a écrit dans l'article
<01bc27d5$3b87bcc0$b702...@pc2-183.teleriviera.fr>...
>
> Quand vous voyez que les banques privées (S.G.) demandent à un
> fonctionnaire qui veut acheter un logement, une hypothèque sur ce
logement
> PLUS un taux d'intérêt substantiel PLUS une assurance-vie, c'est à dire
Elles sont vaches quand même de se payer sur le dos des clients
"rassurants" pour éponger leurs risques qu'elles prennent sur les autres
clients.
Il me semblait bien que la nature était bien faite, et que l'équilibre y
était naturel ;-))
|>elles couvrent TROIS FOIS leur "risque", vous ne pensez tout de même pas
|>qu'elles vont risquer un kopeck sur un créateur d'entreprise?
Non, non, elles ont absolument raison, économiquement.
Et c'est pour cela qu'on les paye (!)
Ce que je voulais dire vraiment, c'est qu'il serait dommage que les
créateurs français se fassent des illusions. Il n'y a AUCUN
capital-risque en France, capital-risque institutionnel je précise.
Même aux USA, il se fait rare aujourd'hui, il s'agit le plus souvent
de "non-profit funds" maintenant, et ils se réservent le contrôle des
sociétés qui marcheront.
Le Père Noël n'existe plus. Les actionnaires l'ont racheté.
GC
La majorite silencieuse <coss...@club-internet.fr> a écrit dans l'article
<331aa632...@news.club-internet.fr>...
> "JPJ" <Jean-Pier...@hol.fr> :
crouic
> La partie servant à la création d'entreprises nouvelles est
> insignifiantes, et quand les banques aident les créateurs, elles le
> font par le biais de prêts garantis, pas par capital-risque.
Quand vous voyez que les banques privées (S.G.) demandent à un
fonctionnaire qui veut acheter un logement, une hypothèque sur ce logement
PLUS un taux d'intérêt substantiel PLUS une assurance-vie, c'est à dire
qu'elles couvrent TROIS FOIS leur "risque", vous ne pensez tout de même pas
qu'elles vont risquer un kopeck sur un créateur d'entreprise?
jean-Marc TAGLIAFERRI
La majorite silencieuse <coss...@club-internet.fr> wrote in article
<331aa632...@news.club-internet.fr>...
> "JPJ" <Jean-Pier...@hol.fr> :
> |>Peut-on imaginer des français prendre massivement des risques sur des
> |>entreprises débutantes
> Le capital-risque français se chiffre à quelques millions de francs
> annuels, contre les milliards américains.
Si le capital-risque americain se porte bien, c'est que les raisons sont
structurelles car je ne crois pas que la mentalite francaise soit si
differente de la mentalite americaine. La difference essentielle entre les
deux pays, ce sont d'abord les lois. Par exemple, les USA ont des fonds de
pensions qui gerent pour le comptes de centaines de millions de
particuliers des capitaux enormes. Ces fonds de pension consacrent une
petite fraction des fonds au capital risque. Une autre difference est la
complexite de gerer et de creer une entreprise individuelle en France qui a
existe jusqu'en 1995. Ce qui a etoufe dans l'oeuf de nombreuses vocation de
createurs d'entreprises. Encore aujourdhui, l'Etat considere tout createur
d'entreprise comme un delinquant en puissance et les diverses organismes et
caisses lui demande chaque semaine de remplir des declarations, des
formulaires, de repondre a des multiples courriers administratifs
obligatoires. Sans meme parler de l'embauche d'un premier salarie. En
lisant les post des news fr.soc.politique, il semble que dans l'esprit de
la plupart des francais, l'entrepreneur est avant tout l'employeur, celui
qui va abuser de son "pouvoir", celui qui ne donne pas assez d'argent a
ceux qui le meriterait, celui qui va corrompre pour avoir des marches. Les
francais oublient que c'est l'entrepreneur qui est a l'origine de la
creation de richesses.
gdm