RVG a écrit:
> Faut comprendre: en musique, avec mes potes pianiste et violoniste, on
> se défonçait à coups de symphonies de Mahler et autres post-romantiques,
> alors le punk, on se le réservait en anglais. D'autant que j'avais vu
> l'original de près, à Manchester, en 79 et 80
Le punk commence en 77 pour le grand public (Sex pistols, Ian dury,
etc., même si les Ramones c'est avant, j'ai été dans quelques clubs du
genre en Angleterre en juillet 78. Mais bon, en 78, le punk cède la
place au disco. Regardez, c'est nettement plus clean et plus chic :
http://www.youtube.com/watch?v=d-ve3qy31rc&t=1m43s
http://www.youtube.com/watch?v=Yvd5spsQFNA&t=3m45s
http://www.youtube.com/watch?v=L10AJrKTqcA
Là, on remise sa gratte électrique avec fuzz et wah-wah, on arrête
d'écouter Sheena is a punk rocker, Smoke on the water, A saucerful of
secrets, Shine on you crazy diamond et autres drogués à cheveux sales
genre Pavlov's dog, même les Eagles on trouve que c'est limite baba
cool, on passe le 103 au karcher, on se lave, on lâche le patchouli pour
Antaeus, Levi's pour Renoma, on arrête Rock et Folk et Fluide glacial et
on passe au Fig mag et on adopte derechef le look preppy/yuppie. Bon,
j'ai quand même évité les mocassins à glands et j'ai vite abandonné le
pull jaune, quelque chose me disait que ça donnait l'air con, limite
Longuet-Madelin.
Et là, le miracle se produit : on regarde autour de soi, les punkettes à
surcharge pondérale, cheveux noir corbeau ou roux, mais gras, et vernis
à ongle noir qui acceptaient de venir au concert de Little Bob Story ou
d'Higelin ont disparu ! Elles sont remplacées comme par magie par des
petites blondes bronzées comme du pain d'épice qui sont encore peu
habiles pour le bleu ou le vert sur les paupières, mais on ne sait pas
pourquoi, on pardonne. Merci Monsavon !
Tout ça en lisant Lagarde et Michard XVIIIe et XIXe puis en feuilletant
les annales du bac, surtout les devoirs de maths CDE Antilles-Guyane
1977 et Paris 1978.