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Oncle de Arafat, grand-père de Leila Shahid : al-huSSeini le rat nazi

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abourick

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Mar 21, 2007, 6:47:20 PM3/21/07
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Amin_al-Husseini

Amin al-Husseini
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Le Mufti Hadj Amin al-Husseini

Amin al-Husseini (4 juillet 1895 - 1974), ou Hadj Mohammed
Amin al-Husseini, également connu en tant que Al-Hajj Amin, Mohammed Amin,
est un nationaliste arabe palestinien et un leader religieux musulman.
Membre d'une des familles les plus éminentes de Jérusalem ,Al-Husseini est
le grand-père de Leila Shahid ex-représentante de l'OLP en
France.Al-Husseini fut nommé en 1921 Mufti de Jérusalem par le Haut
Commissaire, Sir Herbert Samuel, puis Président du Conseil suprême musulman,
qu'il fonde en 1931. Il adopte alors le titre de Grand Mufti de Jérusalem.
Considéré dans l'opinion arabe comme un précurseur du nationalisme
palestinien, il est surtout connu en Occident comme collaborateur et
admirateur des nazis.

En 1948, il est le sujet du premier livre du chasseur de nazis Simon
Wiesenthal.

Il est considéré comme antisémite par plusieurs historiens ayant étudiés les
connexions entre le nazisme et le monde arabe[1].

Hadj Amin al Husseini joua un rôle majeur dans la résistance palestinienne à
l'implantation sioniste sous mandat britannique, dès les années 20, dans des
manifestations antisionistes et antianglaises qui prendront une tournure
très violente qu'il organisa, dans la « résistance arabe aux ambitions
politiques du sionisme en Palestine », dans le refus de tout accord de
partition entre deux États selon le projet Peel proposé en 1937 par les
Britanniques.

Il soutint la grande insurrection arabe de 1936-1939 en Palestine opposée à
l'immigration sioniste en Palestine. Il s'agissait pour lui de mettre fin à
l'installation des Juifs en Palestine, et pour cela il ne recula pas devant
les alliances les plus démoniaques. Non averti par les leçons de l'histoire,
Amin al Husseini suivit la pente fatale déjà empruntée par les nationalistes
arabes lors de la Première Guerre Mondiale, et consistant à soutenir les
"ennemis des ennemis", quel qu'ils soient. C'est ainsi qu'après avoir
massivement soutenu les Anglais contre les Allemands et surtout les Turcs,
certains nationalistes arabes comme le Mufti de Jérusalem en vinrent à
soutenir les Allemands contre les Anglais et les Juifs.

Il s'allia ainsi avec les nazis qui, après avoir définitivement perdu tout
espoir d'un arrangement avec l'Angleterre, nouèrent des alliances tactiques
avec des leaders antibritanniques (et/ou antisémites) comme al Husseini.
Celui-ci proposa ainsi ses services en 1941, rencontrant le Consul allemand
[2]

Durant la Seconde Guerre mondiale, il mena en Palestine et dans le monde
arabe une campagne de propagande en faveur de l'Allemagne nazie et participa
au recrutement de combattants musulmans pour l'armée allemande notamment
pour la formation d'une division SS de 12 000 hommes.


Biographie

Jeunesse
Amin al-Husseini est né à Jérusalem en 1895 (d'autres sources indiquent
1893). Il a fait ses études à l'Université Al-Azhar au Caire ou il a fondé
une société antisioniste. En 1913, à l'âge de 18 ans, il effectue son
pèlerinage à La Mecque. Avant la Première guerre mondiale, il entame des
études à l'école d'administration d'Istanbul. Au début de la Première Guerre
mondiale, Hadj Amin al Husseini est enrôlé dans l'armée turque où il obtient
le grade d'officier. Il déserte en 1917 et se rallie alors à l'émir Fayçal.

En 1919, il participe au congrès pan-syrien tenu à Damas ou il soutient
l'Emir Fayçal pour qu'il puisse devenir roi de Syrie. Puis, il joint (ou
fonde) une société arabe secrète, El-Nadi al-Arabi (Le club arabe). Jusqu'en
1921, il a concentré ses efforts sur le panarabisme, et sur une grande Syrie
dont la Palestine serait la province méridionale d'un vaste État arabe avec
Damas comme capital. La grande Syrie comprend la Syrie, le Liban, la
Jordanie, Israël et les territoires palestiniens. Mais avec les accords
Sykes-Picot signé entre la France et la Grande-Bretagne en 1920, l'armée
française entre à Damas et met fin au royaume de Syrie et au rêve d'une
grande Syrie.

Après cet évènement, Husseini passe d'un nationalisme arabe pro-syrien, à un
nationalisme arabe centré sur la Palestine et sur l'expulsion des juifs du
pays.


Palestine mandataire
Lors d'une manifestation en avril 1920 à Jérusalem, Amin al-Husseini
participe activement au mouvement nationaliste arabe palestinien et appelle
à la révolte contre les Britanniques et brandit un portrait de Fayçal.
Recherché alors par les autorités mandataires, il fuit en Syrie puis, chassé
de Damas par les troupes françaises, se réfugie au sein d'un camp bédouin en
Transjordanie.

En 1921, Sir Herbert Samuel, pour apaiser la situation en Palestine,
amnistie al-Husseini, puis le fait élire Grand Mufti de Jérusalem, plaçant
ainsi à ce poste un radical dont on attend que les positions se modèrent.

En 1922, Amin al-Husseini se fait élire au Conseil suprême musulman. Celà
lui permet de faire passer sous son autorité des tribunaux, des mosqués, des
hôpitaux, des orphelinats et des écoles.

Il participe au Haut Comité Arabe en 1926 à La Mecque puis en organise une à
Jérusalem en 1931.


Grande Révolte arabe de 1936-1939 [modifier]
Il participe activement à la lutte contre les Britanniques pour le clan des
Husseinis. Il combat également le clan adverse de Nashashibis.

Il prend la mainmise, avec son clan, du Haut Comité Arabe.

Il a inspiré les révoltes de 1929 et pris la direction de la grande révolte
arabe de 1936-39. Le Mufti forma le haut comité arabe et utilisa les
révoltes pour régler ses comptes avec les clans Palestiniens rivaux, allant
jusqu'à faire assassiner des centaines de leaders appartenant à 11 clans
différents.

Le rôle de al-Husseini lors du massacre des juifs de Hebron en 1929 a fait
l'objet à l'époque de vives discussions. L'Agence Juive l'accusa d'avoir
incité à la violence, mais la commission d'enquête Shaw conclut que "aucun
lien n'a pu être établi entre le Mufti et l'action de ceux qui ont eu un
rôle avéré ou supposé dans l'incitation aux violences. Après que les
troubles aient éclaté le Mufti a coopéré avec le Gouvernement dans ses
efforts aussi bien pour restaurer la paix que pour prévenir l'extension des
désordres."


Seconde Guerre mondiale

Grand mufti de Jérusalem, il s'impose à la fin des années 1920 comme le
principal leader anti-sioniste dans la Palestine sous mandat britannique.

On raconterait qu'en 1933, au moment de l'accession de Hitler au pouvoir,
al-Husseini envoya un télégramme à Berlin et s'adressa au consul général
allemand de la Palestine sous mandat britannique déclarant qu'il était
impatient de s'occuper de diffuser et d'étendre l'idéologie
national-socialiste au Moyen-Orient et spécialement en Palestine, ce
pourquoi il offrait ses services. L'offre fut d'abord rejetée car
l'Allemagne
à ce moment ne voulait pas s'affronter au Royaume-Uni. Toutefois il
rencontra le mois suivant le-dit Consul allemand en Palestine, Karl Wolff
pour lui dire combien il approuvait le boycott anti-juif en Allemagne, et
pour lui demander expressément de ne pas envoyer de Juifs en Palestine. Dans
l'année al-Husseini demanda son aide au Consul d'Allemagne, pour créer un
parti national-socialiste arabe en Palestine. On raconterait aussi qu'en
1933, avec le fait que l'immigration juive passe de 9 500 en 1932 à 30 000
en 1933, Hadj Amin dit, dans un discours à Jérusalem : "le plus dangereux
ennemi du monde arabe est Hitler parce qu'en persécutant les Juifs en
Allemagne, il consolide le sionisme en Palestine".[3]

D'abord Hitler ne se montre pas intéressé par l'offre du Mufti. Les nazis ne
voient pas négativement l'émigration juive en Palestine, pensant que ceux-ci
« ne pourront pas s'y enraciner», cf le journal du parti
national-socialiste, Angriff. [cf B. Lewis, Sémites et antisémites, Fayard,
1987, p. 180] « les Arabes les liquideront. » Le Mufti persiste en juillet
1937, il rencontre le Consul d'Allemagne Doehle à Jérusalem, et demande une
aide de l'Allemagne pour combattre les juifs. Il envoie un délégué à Berlin,
pour le représenter et bénéficier d'un contact permanent. En juillet 1937,
le rapport Peel, fait changer Hitler qui à partir de là décide de s'allier
avec les Arabes contre les Britanniques.

Et à partir de là également al-Husseini s'engage effectivement au coté de
l'Allemagne nazie contre l'occupant britannique. Il appelle à la guerre
sainte contre les Britanniques, mais sans grand succès.

Il est établi qu'il a rencontré le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann en
septembre ou octobre 1937. Eichmann étudiait alors la possibilité de
déporter des Juifs en Palestine ce contre quoi le Mufti est intervenu pour
l'en
dissuader.

On le soupçonne d'avoir recruté pour l'armée allemande une division SS
composée de musulmans bosniaques et albanais qu'il a passé en revue, en
Croatie et ailleurs. Il s'agit de la 13e division SS de montagne Handschar.
Cette division se rendit célèbre pour ses massacres particulièrement
barbares en Yougoslavie, ce pour quoi le Mufti fut considéré comme un
criminel de guerre après la guerre.

Il rencontra à Berlin durant la guerre, en 1941, les plus hauts responsables
nazis, dont Hitler lui-même et Joseph Goebbels, au sujet de la situation en
Palestine.

En effet, le 10 mai 1941, depuis l'Irak où il s'était installé avec le Haut
Comité arabe au complet, après l'assassinat de l'envoyé britannique pour la
Galilée, il lança une fatwa déclarant la guerre sainte contre les
Britanniques, les accusant d'avoir profané la Mosquée Al-Aqsa. Cette fatwa
fut retransmise par les radios des pays de l'Axe. Mais il échoua à soulever
tous les musulmans contre les Britanniques.Fuyant l'avance des troupes
britanniques , Al-Husseini fut exfiltré par les Hitlériens: Hitler ayant
envoyé son avion privé en Irak pour aider son ami.Al-Husseini partit se
réfugier en Allemagne nazie. De là, il diffusait à la radio la propagande en
faveur des nazis. Il s'est dépensé sans compter pour empêcher que les Juifs
persécutés puissent, pour échapper à l'extermination, émigrer en Palestine.

À Berlin, il rencontra le dirigeant SS Himmler. Sa conversation avec Hitler,
re transcrite, a donné lieu à publication après la guerre. Le grand Mufti
remercie le Führer pour la sympathie dont il témoigne envers la cause arabe,
et palestinienne en particulier. "Les pays arabes sont fermement convaincus
que l'Allemagne va gagner la guerre, dit-il. Al-Husseini affirme à Hitler
que "les Arabes sont les alliés naturels de l'Allemagne", puisqu'ils ont
"les mêmes ennemis, les Anglais, les juifs et les communistes". Ils sont
donc prêts à coopérer de tout cour avec l'Allemagne et à participer à la
guerre, [Compte rendu de l'entretien entre le Führer et le grand Mufti de
Jérusalem le 30 novembre 1941, Documents on German Foreign Policy,
1918-1945, cité dans Walter Laqueur, The Israel-Arab Reader, Penguin Books,
1970, pp. 106-107. ]notamment en constituant une légion arabe...

Hitler promet à al-Husseini, « qu'une fois que la guerre contre la Russie et
l'Angleterre sera gagnée, l'Allemagne pourra se concentrer sur l'objectif de
détruire l'élément juif demeurant dans la sphère arabe sous la protection
britannique». [Cité par K. Timmerman, op. cit., p. 109] Dans ses émissions
depuis Berlin, il incite les Arabes à « tuer les juifs » et fait l'éloge de
la « solution finale ». « Si, à Dieu ne plaise, l'Angleterre était
victorieuse, les juifs domineraient le monde», déclare-t-il ainsi le 11
novembre 1942. «Mais si l'Angleterre et ses alliés sont vaincus, la question
juive, qui constitue pour nous le plus grand danger, sera définitivement
résolue. » Résolution de la « question juive », qui est terminologie nazie,
signifiant disparition des Juifs.

Obnubilé par la « question juive », al Husseini intervient à plusieurs
reprises pour empêcher des projets permettant d'échanger des juifs contre
des prisonniers ou de l'argent. Lorsque Adolf Eichmann envisage d'échanger
des prisonniers allemands contre cinq mille enfants juifs, et d'envoyer ces
derniers en Palestine, -l'accord du gouvernement britannique étant acquis-,
al-Husseini s'oppose personnellement et obtient d'être entendu. Les enfants
seront déportés dans les camps de Pologne [Paul Longrear et Raymond McNemar,
« The Arab/muslim nazi Connection», cité dans K. Timmerman, op. cit., p.
110. ].

En 1943, al-Husseini est chargé de mission en Yougoslavie où il organisa la
13° division des Waffen SS, composée de musulmans entraînés en Allemagne par
les nazis et encadrée par des Allemands. Elle accomplit la plupart des
massacres contre les Juifs bosniaques et détruisit de nombreux villages
serbes et églises .

Heinrich Himmler écrivit à ses officiers le 6 août 1943 : « [Les musulmans]
ont répondu à l'appel de leurs chefs musulmans et sont venus à nous à partir
de leur haine pour l'ennemi commun judeo-anglo-communiste et par le respect
et la fidélité pour celui qu'ils respectent par-dessus tout, le Führer,
Adolf Hitler. Il n'y a pas à mettre en discussion le moins du monde les
droits particuliers accordés aux Musulmans dans ces cercles. Heil Hitler!»

Les préoccupations de al-Husseini étaient centrées sur les Juifs. Dans la
protestation annuelle contre la déclaration Balfour, qu'il mit en scène dans
le grand hall de la Luftwaffe, à Berlin, en 1943, il s'attaqua à « la
conspiration anglo-saxonne et juive », selon ses termes, et déclara que le
Traité de Versailles était un désastre à la fois pour les Allemands et les
Arabes. Mais les Allemands, eux, déclara-t-il, savaient se débarrasser des
Juifs.

Le 1er mars 1944, il ajouta dans un message radiophonique diffusé depuis
l'Allemagne nazie : «Arabes, soulevez-vous et battez-vous pour vos droits
sacrés. Tuez les Juifs là où vous les trouverez. Cela est agréable à Dieu, à
l'Histoire, et à la religion. Cela sauve votre honneur.»

Son approbation de la solution finale (extermination des Juifs par les
nazis) et l'aide qu'il y avait apportée, lui valurent une mise à l'écart
durable après la Seconde Guerre mondiale. Il fut alors, déclaré criminel de
guerre, avant de se réfugier en Égypte.

Dans ses Mémoires, il rapporte un entretien avec Hitler, révélant ses
objectifs : « la condition fondamentale que nous avions posée aux Allemands
pour notre coopération était d'avoir les mains libres dans l'éradication de
tous les Juifs, jusqu'au dernier, dans la Palestine et le Monde arabe. J'ai
demandé à Hitler (référence à la rencontre du 28 novembre 1941) qu'il me
donne son engagement explicite pour nous permettre de résoudre le problème
juif d'une façon conforme à nos aspirations nationales et raciales et
correspondant aux méthodes scientifiques inventées par l'Allemagne dans son
traitement des juifs. J'eus la réponse suivante : "les Juifs sont à vous" ».

Walter Reich, directeur du United States Holocaust Memorial Museum de 1995 à
1998, raconte à son propos : In 1941, the Grand Mufti of Jerusalem, Haj Amin
al-Husseini, met with a number of Nazi leaders, including Adolf Hitler and
Heinrich Himmler, hoping to get them to side with the Arab cause and even to
extend anti-Jewish measures to the Jews in Palestine. In his meeting with
Hitler in November 1941, al-Husseini obtained the statement from Hitler that
"Germany's objective [is].solely the destruction of the Jewish element
residing in the Arab sphere." The phrase used by Hitler in this
conversation, "Vernichtung des.Judentums," is one that was used in
connection with the Holocaust. Moreover, al-Husseini worked to stop the
rescue of Jews, engaged in broadcasts for the Germans, and in 1943 helped
organize a Bosnian Muslim division of the Waffen SS that was implicated in
atrocities against Jews, Serbs and others in the Balkans. (Source : [17])
soit : » al-Husseini obtint l'engagement de Hitler que l'objectif de
l'Allemagne
était uniquement la destruction des Juifs résidant dans la sphère arabe »


Pour les Français qui avaient à subir les radios de la collaboration ,
Al-Husseini n'est pas un inconnu: il était omniprésent sur ces ondes pendant
les années noires.

À la libération, il fut considéré par le gouvernement français comme le
cerveau de l'espionnage allemand dans tous les pays musulmans[4]

Il fut considéré comme un criminel de guerre. Emprisonné, il réussit
néanmoins, avec l'aide d'al-Banna, le fondateur des Frères Musulmans, à se
libérer pour regagner l'Égypte.

En effet, depuis la fin de la guerre, al-Banna entretenait des contacts avec
la Ligue arabe pour s'occuper de al-Husseini. Episode rapporté par Tariq
Ramadan rappelant que son grand-père a «préparé et organisé l'exil politique
[de Husseini] en Égypte en 1946». [T. Ramadan, "Aux sources du renouveau
musulman", p. 206, n. 60.]

Les liens entre le Mufti Hadj Amin Al Husseini, les Frères musulmans et
l'Allemagne correspondaient à une convergence idéologique et politique, dont
témoignent de nombreuses déclarations. Les Frères musulmans sont les seuls à
avoir établi une véritable alliance avec le Mufti, alliance fondée sur "leur
haine commune des Juifs".

Les archives du haut commandement de l'armée allemande saisies par les
Alliés aurait révélé que c'étaient les fonds mis à la disposition du Mufti
par l'Allemagne nazie qui lui avaient permis d'organiser et de mener à bien
la «révolte de Palestine» dans les années 1936-1939 [voir Paul Giniewski, De
Massada à Beyrouth, une leçon d'histoire. Presses universitaires de France,
1983.]


Après la Seconde Guerre mondiale
Il est interdit en Palestine par les Britanniques. Il se réfugie en France
puis au Caire. Il est accepté par la Ligue Arabe en tant que représentant
des Palestiniens. Il est impliqué dans le procès Eichmann. Le Jerusalem Post
publie pendant plusieurs semaines des articles traitant de ses liens avec le
Nazisme. Selon Pappé, le restriction britannique ne porte plus que sur
Jérusalem mais il ne se rend pas en Palestine. Il gère mal le dossier
palestinien auprès de l'unscop. Il ne fait pas l'unanimité dans le monde
palestinien (rivalités de clans à Jérusalem, déni de reconnaissance dans les
autres villes et villages).


Guerre israélo-arabe de 1948
Il est mis sur le côté par la ligue arabe qui ne l'invite plus à ses
réunions. Il est l'ennemi d'Abdallah qui veut s'approprier l'État
palestinien. Il envoie son neveu, Abdel-Kader al-Husseini, diriger à
Jérusalem l'Armée de la Guerre Sainte (qui passera de 4000 à 12000 hommes au
cours du conflit). Il est contre toute concession à Israël mais n'aura
jamais les moyens de sa politique. Israël en fait face au monde l'emblême de
l'ennemi qu'il a à combattre. Fin 48, il finit pas être protégé par Farouk
pour contrer Abdallah et s'installe à Gaza en tant que dirigeant d'un État
palestinien sur toute la Palestine. Suite à l'offensive israélienne du
Neguev, il fuit pour le Caire.


De 1949 à 1974
En 2002, dans une interview donnée à un journal arabe londonien, en langue
arabe, son neveu Yasser Arafat parle de lui comme "notre héros", que les
Occidentaux ne purent écarter et ajoute, "nous ne sommes pas en Afghanistan"
en référence à l'intervention américaine. À une question, il répondit : "Il
y eut nombre de tentatives pour se débarasser de Haj Amin, qu'ils [les
occidentaux] considéraient comme un allié des nazis. Mais cependant il vécut
au Caire et participa à la guerre de 1948, et j'étais moi-même dans son
armée" ([18]).


Haj Amin al Husseini et l'antisémitisme
L'antisémitisme du Mufti est rapporté par plusieurs de ses contemporains,
des historiens ayant étudié sa biographie ou ayant étudié le nazisme, des
journalistes et des politiciens :

a.. Dans une étude récente portant sur les possibilités de voir la
solution finale s'établir en Palestine, une équipe d'historiens de
l'Université de Stuggart déclarent que "Le Grand Mufti de Jérusalem, Hadj
Amin al-Husseini, était le plus grand collaborateur des Nazis dans le camp
arabe et un antisémite sans compromis" [5].
a.. Dans son livre « Eichmann à Jérusalem », Hannah Arendt écrit : « Les
connections du Grand Mufti avec les Nazis durant la guerre n'étaient pas
secrètes ; il avait l'espoir qu'elles l'aideraient à implémenter une sorte
de solution finale au Proche-Orient » [6].
a.. Dans « The Grand Mufti », une biographie du Mufti de Jérusalem qui
paradoxalement « le réhabilite en mettant l'accent sur les services qu'il a
rendus à la cause palestinienne » [7], Zvi Elpeleg écrit : « Ses nombreux
commentaires montrent qu'il était non seulement content que les Juifs
étaient empêchés d'immigrer en Palestine, mais qu'il était très content par
la solution finale des Nazis » [8].
a.. Dans un article du New York Times, le journaliste Edwin Black, auteur
d'« IBM et l'Holocauste », écrit en relatant des événements de 1941 : « Sa
rhétorique véhémente remplissait les journaux et les émissions de radio à
Téhéran. Le Mufti se déclarait opposé au rachat de réfugiés ou à leur
transport en Palestine juive. A la place, il voulait qu'on les conduise dans
les chambres à gaz de Pologne. » [9]
a.. Dans un interview accordé à Haaretz, Walter Reich, ancien directeur du
Mémorial de l'Holocauste à Washington rapporte qu'« en 1941, le Grand Mufti
de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini rencontra plusieurs dirigeants nazis dont
Adolf Hitler et Heinrich Himmler, espérant les amener à adopter la cause
arabe et même à étendre leurs mesures anti-juives aux Juifs de Palestine.
Lors de sa réunion avec Hitler, en novembre 1941, al-Husseini obtint
d'Hitler la promesse que "l'objectif allemand serait (...) la destruction
des éléments juifs résidant dans la sphère arabe." » [10].
a.. Dans son livre « Mufti of Jerusalem », Moshe Pearlman, historien
proche de Ben Gourion [11] écrit : « Les Arabes étaient exhortés, au nom du
Coran et en honneur à l'Islam, de saboter les pipelines de pétrole, de faire
exploser les ponts et les routes le long de lignes de communications
britanniques, de tuer les soldats britanniques, (.). Les appels incluaient
généralement la suggestion qu'ils pourraient sauver leur âme en massacrant
les infidèles juifs au passages. » [12].
a.. Dans « Israël, Islam and the church », Paul Carlson, reprenant les
propos de Michael Bar Zohar écrit : « Du sang ; c'est ce que le Mufti
demandait dans ses discours diffusés du Caire. Et à peine les Nations unies
avaient elles annoncés leur décision, que le Jihad commençait. Les
conséquences n'étaient pas difficile à prévoir avec 40,000,000 d'Arabes
combattant contre 650,000 Juifs.» [13].
a.. Dans son livre « The Gramsi Factor », Chuck Morse [14], candidat du
Massachusset au Congrès des États-Unis, écrit : « Le 1er mars 1944, dans une
émission radio émise depuis Berlin à l'attention du peuple arabe, le Mufti
déclarait : "Arabes ! Levez-vous comme un seul homme et combattez pour vos
droits sacrés ! Tuez les Juifs où que vous les trouviez"». [15].
a.. Dans son livre controversé [16] « From Time Immemorial : the origin of
the Arab Jewish conflict over Palestine », Joan Peters, rapporte qu' « en
1940, Haj Muhammed Amin Al-Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem, requerra
des puissances de l'Axe qu'elles reconnaissent le droit arabe à régler la
question des éléments juifs de Palestine et des autres pays arabes selon les
intérêts raciaux et nationaux des Arabes et selon des lignes similaires à
celles utilisées pour la question juive en Allemagne et en Italie. » [17].
a.. Sur le site du Centre Simon Wiesenthal [18], on peut lire : « Haj Amin
al Husseini (...) soutenait les Nazis, et spécialement leur programme de
meurtre de masse des Juifs. Il visita de nombreux camps de la mort et
encouragea Hitler à étendre la "Solution Finale" aux Juifs d'Afrique du Nord
et de Palestine.» [19].

Bibliographie
"Le croissant et la croix gammée" ou les secrets de l'alliance entre l'Islam
et le nazisme d'Hitler à nos jours, de Roger Faligot et Rémi Kaufer, éd
Albin Michel, 1990.

Le grand Mufti de Jérusalem en France, histoire d'une évasion (1945-1946) ,
de Tsilla Hershco, publié dans la revue Controverses, 1, mars 2006, éditions
de L'éclat, 2006.

"Conseiller du Grand Mufti, l'Odyssée du docteur Pierre Schrumpf-Pierron
1882-1952" d'André Paul Weber, editions Hirlé, 2005.


Notes et références
1.. ? Propos rapportés dans un article du Washington Times du 13 avril
2006 [1] et dans une étude de Matthias Küntzel publiée dans la Jewish
Political Studies Review (17:1-2, Spring 2005) [2]; Paul Landau « le sabre
et le Coran » le passage concernant le Mufti [3] et dossier d'histoire [4]
2.. ? K.. Timmerman, "Preachers of Hate", New York, Crown Forum, 2003,
chapitre 5 ; Joseph Schechtman, "The Mufti and the Fuehrer", Thomas
Yoseloff, New York, 1965., ainsi que James Jankowski, «Zionism and the Jews
in Egyptian Nationalist Opinion», in Egypt and Palestine, A Millenium of
Association, Jérusalem, Ben Zvi Institute, 1984.
3.. ? Cette année-là à Jérusalem, Émile Schreiber, Plon, Paris, 1933.
4.. ? Note : le 11 mai 1945, le ministère de l'intérieur fait savoir au
Quai d'Orsay que Haj Amin était considéré comme le cerveau de l'espionnage
allemand dans tous les pays musulmans. ref. David Pryce-Jones, "Jews, Arabs,
and French Diplomacy", dans Commentary, mai 2005.
5.. ? Traduction libre d'un article publié le 13 avril 2006 dans le
Washington Times [5]
6.. ? Traduction libre de Eichmann in Jerusalem, Hannah Arendt, p. 13. [6]
7.. ? Eric Rouleau, Le Monde Diplomatique, août 1988 [7]
8.. ? Traduction libre de « The Grand Mufti », Zvi Elpeleg, p.73 [8]
9.. ? Traduction libre de « Denial of Holocaust nothing new in Iran. Ties
to Hitler let to plots against British and Jews », Edwin Black, San
Francisco Chronicle, 6 janvier 2006. [9]
10.. ? Traduction libre à partir d'un interview accordé par Walter Reich
au journaliste Schmuel Rosner, correspondant pour Haaretz aux États-Unis
[10]
11.. ? « Ben Gurion Looks Back in Talks with Moshe Pearlman", David Ben
Gourion, New York, Schocken Books, 1965. [11]
12.. ? Traduction libre de « Mufti Of Jerusalem », Pearlman, [12]
13.. ? Traduction Libre de « Israël, Islam and the church », Paul Carlson,
p 211. [13]
14.. ? voir son site www.chuckmorse.com
15.. ? Traduction libre de « The Gramsi Factor », Chuck Morse, p.114, [14]
16.. ? L'ouvrage est controversé car il défend la thèse que la Palestine
était dépeuplée avant l'arrivée des immigrants sionistes [15]
17.. ? Traduction libre de « From Time Immemorial », Joan Peters. [16].
18.. ? Site Simon Wiesenthal qui référence Museum of Tolerance comme site
affilié
19.. ? Traduction libre de la page traitant de Haj Amin al Husseini

Voir aussi [modifier]
a.. 13e division SS de montagne Handschar
b.. Monde arabo-musulman pendant la Seconde Guerre mondiale

Liens externes [modifier]
a.. [19] et [20]-Les photos du grand mufti
b.. documentaire Hitler et le grand mufti- extrait de la rencontre
disponible aussi à l'Institut National de l'Audiovisuel
c.. [21]


P@lp@tine

unread,
Mar 21, 2007, 6:53:09 PM3/21/07
to

J'ai rencontré cette charmante dame au " Toursky " le 25 Fev 2004 !
Excellent souvenir .

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