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Le top 10 des bobards du nabosioniste!

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Nov 9, 2009, 9:56:55 AM11/9/09
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Banques : « Elles devront financer le développement économique »

Au plus fort de la crise, dans un discours de Toulon resté dans les
mémoires, Nicolas Sarkozy appelait, le 25 septembre 2008, à «
moraliser » le capitalisme financier et déclarait : « Il faudra
imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que
la spéculation. » Cette phrase mémorable est à mettre au Panthéon des
mensonges les plus éculés car, plus d’un an après ce discours, les
banques ont adopté l’exact contre-pied de l’affirmation présidentielle
et soutiennent plus que jamais le capitalisme financier.

Or, Nicolas Sarkozy s’est engagé dans un plan d’aide aux banques de
360 milliards d’euros (320 sous forme de prêts et 40 milliards sous
forme de fonds propres qui devront être remboursés) pour remettre en
état de marche le système bancaire. Les crédits accordés aux ménages
et aux entreprises ont malgré cela enregistré une baisse « d’une
ampleur historique », au premier semestre 2009, indiquait récemment
l’Association française des sociétés financières (ASF). En revanche,
les multinationales du CAC 40 ont reversé cette année 37,5 milliards
d’euros de dividendes à leurs actionnaires (plus de 60 % des
bénéfices), des milliards que les entreprises auraient pu investir
directement dans le « développement économique » et l’emploi.


Répartition : « Il faut redonner du pouvoir d’achat aux travailleurs
»

Le Président du « pouvoir d’achat » a eu cette belle envolée ce même
25 septembre 2008 : « Ne pas donner tous les bénéfices aux dirigeants
et aux actionnaires, en destiner une part plus grande à ceux qui par
leur travail ont créé la richesse, redonner du pouvoir d’achat aux
travailleurs. » Or, les paquets de mesures adoptées ces deux dernières
années contredisent largement le propos présidentiel. Au prétexte de
réduire le déficit de l’État, l’empilement de taxes (taxe carbone,
taxes locales et peut-être taxe sur les indemnités journalières en cas
d’accident du travail), les hausses des prix, franchises médicales,
hausse du forfait hospitalier et le déremboursement de certains
médicaments sont autant de nouvelles entailles dans le pouvoir d’achat
de la France d’en bas. 7,9 millions de personnes sont désormais
considérées comme pauvres (avec moins de 900 euros par mois) ; parmi
elles, 3,4 millions de travailleurs. Et le pays compte 3,5 millions de
mal-logés. De plus, le chômage a explosé : dans sa nouvelle
projection, l’Unedic annonce 509 000 demandeurs d’emploi
supplémentaires en 2009, dont 328 000 indemnisés. Et l’on assiste à
une explosion des inégalités de revenus. Or, Nicolas Sarkozy continue
d’augmenter les exonérations patronales (28 milliards d’euros : c’est
le coût pour l’État des compensations d’exonérations de cotisations
sociales patronales cette année), notamment avec la suppression de la
taxe professionnelle.


Crise : « Les responsables doivent être sanctionnés »

Toujours dans son fameux discours du 25 septembre 2008, Nicolas
Sarkozy affirmait à propos de la crise que « les responsabilités
doivent être recherchées et les responsables de ce naufrage doivent
être sanctionnés au moins financièrement ». Les bonus des traders
n’ont rien à craindre, la BNP Paribas a, par exemple, provisionné un
milliard d’euros de bonus, et leur paiement sera « différé », selon
des nouvelles règles… totalement floues.

Lors du dernier Conseil européen à Bruxelles, le président de la
République avait aussi affirmé « qu’il ne serait pas normal qu’une
banque à qui nous octroierions des fonds propres continue à travailler
dans des paradis fiscaux ». La situation n’a pas changé, et un décret
de mars 2009 censé fixer les conditions de rémunération des dirigeants
des seules « entreprises aidées » par l’État pendant la crise a montré
les limites de l’engagement présidentiel : il est apparu très en deçà
des tonitruantes déclarations sur les « patrons voyous ». En fait,
actionnaires et grands patrons continuent de toucher de confortables
dividendes, salaires ou avantages divers, sans qu’aucune enquête
visant à établir leurs responsabilités ne soit engagée. Pourtant,
l’ensemble des aides publiques aux entreprises représente en effet
près de 65 milliards d’euros, dont 90 % sont financés par l’État. Les
banques françaises qui ont reçu l’aide de l’État continuent d’exercer
dans des pays ou territoires qui combinent fiscalité privilégiée et
secret bancaire. La BNP Paribas n’a envisagé la fermeture que de
quelques filiales dans les paradis fiscaux. Le décalage est grand
entre les paroles et les actes sur cette question centrale.


Logement : « Plus de SDF d’ici à deux ans… »

« Je veux que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir
sur le trottoir et d’y mourir de froid… », lançait le candidat
Sarkozy, depuis Charleville-Mézières, le 19 décembre 2006. Près de
trois ans plus tard, trois millions de personnes sont en situation de
mal-logement ou sans logement en France. Christine Boutin, ministre du
Logement et de la Ville, a été jusqu’à proposer en novembre 2008 que
l’hébergement des sans domicile fixe devienne obligatoire passé le
seuil des - 6 °C. La très attendue loi sur le droit au logement
opposable (Dalo) du 5 mars 2008 n’aura pas suffi à réaliser cette
promesse de campagne. À ce jour, 93,5 % des prioritaires parisiens du
Dalo n’ont reçu aucune proposition de logement. Plus grave encore, les
expulsions ordonnées par les préfectures continuent de plus belle,
alors même que l’État est désormais le garant du droit de chacun à
bénéficier d’un toit.


Le président de France Télévisions : « Nommé avec l’accord de
l’opposition »

Le 5 février 2009, en réponse à une affirmation de David Pujadas,
Nicolas Sarkozy avait été catégorique : ce n’est pas le président de
la République qui nommera et révoquera le président de France
Télévisions puisque le nom de celui-ci sera proposé par le
gouvernement en Conseil des ministres au Conseil supérieur de
l’audiovisuel (CSA). Et qu’une fois cette candidature acceptée par le
CSA, elle doit encore être transmise « aux commissions des affaires
culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat et, tenez-vous bien,
ce nom doit être accepté à la majorité des 3/5, et l’opposition doit
être d’accord avec la majorité pour accepter le nom ». Faux ! La
nomination avec l’accord des 3/5 des commissions, qui traduirait un
certain consensus républicain, avait bien été réclamée par le PS, mais
le gouvernement s’y est opposé. Et le projet de loi adopté le 4
février, la veille de l’émission, stipule que le nom peut être… refusé
à une majorité des 3/5. La nuance est importante car cela signifie
qu’il suffira que le choix du président de la République soit approuvé
par 2/5 des commissions, soit moins que la majorité, pour que sa
volonté soit exaucée.


Écologie : « Les projets n’auront plus à prouver leur intérêt »

En conclusion du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy
affirmait : « Nous allons renverser la charge de la preuve. Ce ne sera
plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux
projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire
autrement. […] Nous allons appliquer immédiatement ce principe à la
politique des transports. » Las, presque tous les projets autoroutiers
engagés avant le Grenelle (2) ont été maintenus ! Une clause
d’exception du texte final prévoyait de les poursuivre s’ils
répondaient à des intérêts locaux ou économiques considérés comme
supérieurs : elle est très systématiquement invoquée. Le tronçon Pau-
Langon (A65) est l’un des plus emblématiques de la langue de bois
grenellienne : utilité économique très douteuse, impact sur la
biodiversité locale, existence d’alternatives, etc. (3).
Quant à la réforme du fret ferroviaire, actuellement en cours, elle
vise la suppression d’un million de « wagons isolés » (petits volumes
pour des dessertes locales) : de quoi provoquer un afflux de camions
sur les routes pour assurer les livraisons dans les régions éloignées
des grands axes.


Déchets : « Priorité au recyclage »

Au cours du même discours, le chef de l’État assurait que « la
priorité ne sera[it] plus à l’incinération mais au recyclage des
déchets. Il faudra prouver pour tout nouveau projet d’incinérateur
qu’il s’agit bien de l’ultime recours ». La France est toujours une
championne européenne de l’incinération, et l’on n’en voit guère le
bout. Au moins deux projets d’incinérateur sont en flagrante
contradiction avec la parole présidentielle : celui de Fos-sur-Mer,
qui a déchaîné les passions pendant des années. Il est sur le point
d’entrer en service ; et celui de Flamoval (Pas-de-Calais), très
contesté (4), mais soutenu explicitement par le ministre de
l’Écologie, Jean-Louis Borloo. À chaque fois, des projets alternatifs
réduisant la part de l’incinération ont été écartés.

La filière bénéficie en fait de multiples « coups de pouce » qui
finissent par constituer un ersatz de politique d’incitation. Tout
d’abord, les nouveaux incinérateurs sont tenus de fournir de l’énergie
à partir de la combustion des déchets. Ils y sont incités, mais
seulement pour la production d’électricité, par des tarifs d’achat
préférentiels incitatifs. Mais à rendement très médiocre : les deux
tiers de l’énergie de combustion partent en chaleur dans l’atmosphère
– sauf si l’incinérateur la livre à un réseau de chauffage urbain ou à
un industriel, cas rare et qui ne fait pas l’objet d’incitations.

Autre aide déguisée : les incinérateurs bénéficient de baisses, voire
d’exonération de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP),
qui peut être divisée par 10 s’ils se plient à quelques exigences
environnementales assez peu contraignantes. Par ailleurs, considérés
comme une production d’énergie renouvelable, ils ne sont pas soumis à
la taxe carbone. Au nombre de 130 en France, ils émettent pourtant
autant de CO2 que 2,3 millions de voitures !


Afghanistan : « Je continuerai de rapatrier nos forces spéciales »

Le 26 avril 2007, dans l’émission « À vous de juger » sur France 2,
Nicolas Sarkozy déclare : « La présence à long terme des troupes
françaises dans cet endroit du monde [Afghanistan] ne me semble pas
décisive. Le président de la République [Jacques Chirac] a pris la
décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre
d’éléments. C’est une politique que je poursuivrai. »
Le 7 novembre 2007, le président Sarkozy assure lors d’une visite
officielle à Washington que la France restera engagée militairement en
Afghanistan « aussi longtemps qu’il le faudra ». Le 26 mars 2008, il
annonce devant le Parlement britannique un renforcement à venir de la
présence militaire française. Le 3 avril 2008, le président Sarkozy
déclare lors du sommet de l’Otan à Bucarest que la France enverra 700
hommes supplémentaires qui s’ajouteront aux 2 200 militaires français
déjà déployés. Le 5 août 2008, la France prend le commandement «
tournant » de la région de Kaboul. Le 22 septembre 2008, le Parlement
français autorise la prolongation de l’intervention des forces armées.
En janvier 2009, les premiers drones français de type opératif sont
mis en place sur le théâtre afghan.

Source: MichelCollon.info

Sarkome de kapozy

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Nov 9, 2009, 2:09:31 PM11/9/09
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"Pagno" <dani...@tiscali.it> a �crit dans le message de news:
02e37883-1e50-4637...@g23g2000yqh.googlegroups.com...

> (...)

Depuis aujourd'hui on peut ajouter : "J'ai abattu le mur de Berlin."


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