"Il y a un candidat UMP qui gouverne depuis cinq ans et qui est le
candidat sortant", a déclaré le maire de Paris, estimant que Nicolas
Sarkozy "a des comptes à rendre" sur le logement, sur la politique
économique et sociale, sur l'augmentation de 30% des violences faites
aux personnes et sur la manière de diriger l'Etat.
"On n'a jamais vu autant de cumuls dans le même homme, il est ministre
d'Etat, président de l'UMP, candidat, président du conseil général des
Hauts-de-Seine, franchement question ringardise démocratique et
gloutonnerie du pouvoir...", a ajouté Bertrand Delanoë.
J'ai un problème avec le sujet : comment ça, rien de nouveau ? Le mec
explique clairement qu'il va réformer le système de santé, les
allocations (bosser même pour le RMI : baisser le coût de la main
d'oeuvre sous le paravent moralisateur), charcuter la carte scolaire
(n'est-ce pas ce que voulait faire aussi Ségolène), ne pas remplacer un
fonctionnaire sur deux (on repassera pour un service public à peu près
potable), répression tous azimuts (peines plancher, mineurs
multirécidivistes jugés commes des adultes alors qu'ils sont mineurs
(16-18 ans)) et j'en passe. Et il ne s'en cache même pas. Et puis
faudrait savoir : une fois vous dites avec Sarko le pire est possible,
une autre fois rien de nouveau. C'est la première option qui colle mieux.
> "Il y a un candidat UMP qui gouverne depuis cinq ans et qui est le
> candidat sortant", a déclaré le maire de Paris, estimant que Nicolas
> Sarkozy "a des comptes à rendre" sur le logement, sur la politique
> économique et sociale, sur l'augmentation de 30% des violences faites
> aux personnes et sur la manière de diriger l'Etat.
OK pour les violences faites aux personnes, c'est tout à fait justifié.
Après, il ne gouvernait pas, il était ministre, celui qui gouverne c'est
le chef du gouvernement à savoir le premier ministre. De même, celui qui
s'occupait du logement, c'est Borloo, pas Sarko. Quitte à critiquer,
autant le faire correctement : les émeutes, la montée en flèche des
bavures, le fait qu'il n'ait toujours pas déclaré son patrimoine
contrairement à sa promesse d'il y a une dizaine de jours. Comment
voulez-vous que les gens vous fassent confiance si vous n'êtes même pas
foutus de critiquer correctement ? Quant au programme...
> Bertrand Delanoë a attaqué Nicolas Sarkozy, "candidat sortant", dont le
> nom a été sifflé par la salle à chaque évocation.
Et il y a de quoi. Il a fermé Sangatte, depuis les mecs sont toujours
là, mais à la rue. Mais comme ça se voit moins, beaucoup croient que le
problème est réglé. Question d'image, pas de vérité.
> "On n'a jamais vu autant de cumuls dans le même homme, il est ministre
> d'Etat, président de l'UMP, candidat, président du conseil général des
> Hauts-de-Seine, franchement question ringardise démocratique et
> gloutonnerie du pouvoir...", a ajouté Bertrand Delanoë.
Bien vu. Et au sujet de Delanoë : Dès son élection, s'interdisant tout
cumul de mandat et voulant être "maire à temps plein", Bertrand Delanoë
démissionne de son mandat de sénateur de Paris. Il choisit en 2001,
contre le cumul encore, de ne nommer aucun maire d'arrondissement de
gauche parmi ses 33 adjoints,
Pourquoi croire en celui qui a dit tout et son contraire ? Pourquoi
croire en celui qui a été député depuis des décennies, chef du parti
largement majoritaire et ministre depuis des années et qui n'a rien
fait de tout ce qu'il promet.
Au fait que fait-il maintenant ? On le cherche...
Le Figaro rapporte un flambée de violences ces derniers jours en région
parisienne et dans la Sarthe. Où est le ministre de l'intérieur ?