Tout Sauf Sarko s'étranglent les tenants du Gaullisme et de la droite
républicaine traditionnelle Tout Sauf Ségo répondent en coeur les
socialistes historiques, les défenseur des travailleurs, les nostalgiques du
marxismes égarés dans un parti qu'ils ne reconnaissent plus et dans lequel
ils se reconnaissent de moins en moins. Il y a certes de quoi être dérouté
entre un Sarko qui, s'il a eu quelques résultats comme ministre de
l'intérieur n'a pas franchement convaincu au sacro-saint ministère des
finances et une Ségo qui remet au goût du jour l'autoritarisme voire la
quasi dictature comme dans sa région du Poitou, entre un Sarko qui cite Blum
et Jaurès et prétend parler aux travailleurs, aux petits, qui parle de
communautarisme, s'adresse aux musulmans et une Ségo qui parle de faire
travailler plus les profs et veut mettre les jeune délinquants à l'armée.
Ces TSS, quel que soit leur camp, sont troublés par un candidat, qui bien
qu'issu de leurs rangs, semble, du moins en partie, véhiculer les idées du
camps opposés, ou en tout cas, être à l'opposé de leurs idées
traditionnelles. La rupture, bien que tranquille,de Sarko a autant de mal à
passer auprès des conservateurs que l'ordre, fut-il juste, de Ségo auprès
des progressistes.
Même la personalité et le discours basique des deux S a du mal à passer.
Maximilien, baron de la Tour-Percée garant des traditions françaises,
peut-il raisonablement voter pour prolétaire Nicolas, le fils d'immigrés
hyper-actif qui promet de tout casser qu'est Sarko ? Jeannine Dupont,
ouvrière au chomage, peut-t-elle voter pour quelqu'un qui s'appelle
Marie-Ségolène ? Pour une femme à 50 ans en parait 30 alors qu'elle même, à
40, en parait 10 de plus ?
Le problème de tous ces TSS, c'est que, s'ils ne se reconnaissent pas en ce
candidat qui leur a été plus ou moins imposé par les médias, et des sondages
pas forcément significatif, ils ont en commun la haine ou la crainte de
l'autre S et la peur de la défaite de leur camp aux législatives qui vont
suivre. S'ils ne seraient pas mécontents que leur S échoue ( d'où la
multiplication des coups bas venant de leur propre camp ) ils ont peur d'une
défaite aux législatives et surtout, de voir le S du camp opposé parvenir au
pouvoir. Tout sauf Sako mais il ne faudrait quand même pas avoir Ségo et
surtout pas la gauche se disent les gens de droite, Tout sauf Ségo mais
encore moins Sarko et la droite, ceux de gauche.
Que va-t-il se passer ? Contrairement aux élections précédentes, le résultat
de ces élections ne dépendra pas seulement de la marge ( les 5% qui
retournenent leur veste à chaque élection; 95% restant fidèles à leur camp )
ni de la lassitude plus ou moins grande de certains électeurs entrainant une
absention plus ou moins forte d'un camp mais de l'attitude de ces TSS.
Trois cas possibles :
1) Fidélité :
Malgré leurs attermoiements, les TSS votent pour leurs S respectifs qui se
retrouvent au 2e tour. L'un d'eux est élu et remporte dans la foulée les
législatives. Frustration dans le camp vaincu mais frustration et
culpabilité encore plus grande dans le camp vainqueur d'avoir laissé
parvenir au pouvoir bien malgré eux le S dont ils ne veulent pas
2) Vote éparpillé
Les TSS d'un camp ou des deux s'éparpillent sur diverses candidatures (
Bové, Buffet, Laguiller, Voynet, Bové voire Le Pen à gauche; Dupont-Aignan,
Lepage, un peu Bayrou, un peu Le Pen à droite ) ou s'abstiennent. Un S se
retrouve au deuxième tour contre Le Pen et gagne, idem cas 1) Plus les
regrets du camp perdant de ne pas avoir atteint le 2e tour voir 2002
3) Vote Bayrou
Les TSS des deux camps se retrouvent sur la candidature de Bayrou, celui-ci
gagne contre n'importe quel S ou contre JMLP. En revanche, pour les
législatives, cest la bouteille à encre et cela peut même mener à une
situation à l'allemande en cas devote serré.Les deux TSS sont contents
d'avoir réussi à éliminer leur S sans trop de soucis et se retroussent les
manches pour les législatives.
A tous les TSS de voir quel scénario ils préfèrent.
Voter lepen.
ah c'st dur mais c'st bien la seule solution raisonnable.
sortons les pedulives et votons comme un seul homme.
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UBU
Parler de l'avenir, c'est adresser un discours aux asticots.
Celine.