Jane's, le groupe britannique d'informations sp�cialis�es estime � entre
200 et 300 � le nombre de t�tes nucl�aires d�tenues par l'Etat h�breu.
Suivant une doctrine dite de l'ambigu�t� d�lib�r�e, Isra�l n'a jamais
confirm� ni d�menti cette capacit�.
Cette politique de l'ambigu�t� remonte au d�but des ann�es 1960. Elle
est attribu�e � celui qui �tait alors vice- ministre la D�fense, Shimon
P�res, en accord avec les Etats-Unis et la France. Le 11 d�cembre 2006,
l'ancien Premier ministre isra�lien Ehud Oimert avait commis un lapsus
en incluant pour la premi�re fois Israel dans une liste de pays
disposant de l'arme nucl�aire, avant d'y apporter un d�menti.
Le 18 mai 2009, le pr�sident am�ricain a rencontr� le Premier ministre
isra�lien Benyamin N�tanyahou � la Maison Blanche.
D'aucuns s'accordaient pour qualifier cette rencontre de � cruciale � du
point de vue des relations diplomatiques et strat�giques entre les
Etats- Unis et Israel.
Peu avant, le vice-pr�sident am�ricain Joe Biden �tait mont� en ligne,
suivi d'Hillary Clinton pour affirmer qu'il n'y avait absolument rien �
n�gocier. � Le pr�sident Obama est tr�s clair. Il veut la fin de la
colonisation : pas de colonies, pas de postes avanc�s, pas d'exceptions
li�es � la croissance naturelle � des colonies de peuplement en
Cisjordanie �.
N�tanyahou pensait qu'il avait en Hillary Clinton, l'ancienne s�natrice
de New York ouvertement pro-isra�lienne pendant sa campagne, une alli�e
au sein de l'Administration.
Il doit d�chanter.
Le message d'Obama signifie qu'il ne fait aucun cas de la fragilit�
politique du gouvernement N�tanyahou et ne parie pas sur sa long�vit�.
Le Premier ministre isra�lien aura bient�t le choix entre une crise
politique int�rieure ou une crise avec les Etats-Unis ou, plus
vraisemblablement, les deux � la fois.
Quant � Obama, il poursuit son chemin, imperturbable.
Le 4 juin au Caire, il prononcera son � discours au monde musulman �.
On y d�couvrira la feuille de route qu'il s'est trac�e au Proche-Orient.
Les signaux lanc�s par la Maison-Blanche montrent que le conflit
isra�lo- palestinien s'inscrit pour cette Administration dans un cadre
plus large.
Isra�l reste l'� alli� privil�gi� � des Etats-Unis qui demeurent les �
garants � de sa s�curit�.
Mais Washington poursuit aussi d'autres objectifs dans la r�gion et
attend d�sormais de son alli� qu'il y contribue.
Ainsi en est-il de l'am�lioration souhait�e de relations avec le monde
arabe ainsi que du r�glement recherch� de la question iranienne.