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[39-45] Armée française 1943-1945 - 1. Ordre de bataille et effectifs

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Mara Jade Skywalker

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Mar 3, 2008, 3:15:21 PM3/3/08
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Armée française 1943-1945 - 1. Ordre de bataille et effectifs -

Lors de la capitulation du Troisième Reich à Berlin, le 8 mai 1945,
les effectifs de l'Armée française se montèrent à un total
de 700000 hommes.

En septembre 1944, avant son "blanchissement", la 1ère Armée française
était essentiellement composée de troupes levées en Afrique du Nord.

173000 Tunisiens, Marocains et Algériens, 168000 Français et Européens
originaires d'Afrique dit plus tard "Pieds-Noirs", 20000 Français
évadés de France, 35000 Corses à partir de janvier 1944.

La 1ère Armée française de la Libération fit une guerre magnifique
et exemplaire. Elle enregistrait à la fin de la guerre 40000 tués,
dont une moitié de non-Européens, soit 18% des ses effectifs,
et 72000 blessés.


Voici une liste exhaustive de toutes les unités françaises
le 8 mai 1945.

1ère Armée française:
- 1ère Division française libre (1ère DFL)
- 2ème Division d'infanterie marocaine (2ème DIM)
- 3ème Division d'infanterie algérienne (3ème DIA)
- 4ème Division marocaine de montagne (4ème DMM)
- 9ème Division d'infanterie Coloniale (9ème DIC)
- 1ère Division blindée (1ère DB)
- 2ème Division blindée (2ème DB)
- 5ème Division blindée (5ème DB)

Unités ne participant pas aux opérations de la 1ère Armée:
- 1ère Division d'infanterie (1ère DI)
- 10ème Division d'infanterie (10ème DI)
- 14ème Division d'infanterie (14ème DI)
- 19ème Division d'infanterie (19ème DI)
- 23ème Division d'infanterie (23ème DI)
- 25ème Division d'infanterie (25ème DI)
- 36ème Division d'infanterie (36ème DI)
- 27ème Division alpine (27ème DA)
- 3ème Division blindée (3ème DB)


Bref rappel historique de ces unités.

1ère Division française libre (1ère DFL).

L'authentique "1ère Division Française Libre" etait en réalité une unité
trop petite constituée de deux faibles brigades formées en Palestine
en mai 1941 et dissoute en août de la même année.

Ces deux brigades sont reconstituées en décembre 1941 et mars 1942,
et officiellement réunies dans la nouvelle 1ère Division Française Libre
le 1er février 1942 à Tobrouk, en Libye.

La 4ème Brigade française, formée en Egypte en février 1942,
devient la 3ème brigade de la division, mais ne rejoint pas la division
avant la fin de la campagne tunisienne et ne participe à aucun combat
en Afrique du Nord.

En attendant, des éléments de la 1ère Division Française Libre,
à l'origine sous le commandement du maréchal Bernard Montgomery
et de sa 8ème Armée britannique pour la poursuite de l'Africa Korps
en retraite à El Alamein, combattent sous le nom de "Colonne Volante
Française."

La division participe aux derniers jours de la campagne tunisienne,
et est ensuite réorganisée en Afrique du Nord Française (ANF),
avant de partir pour l'Italie en avril 1944, où elle participe
à la campagne avec le Corps Expéditionnaire Français
d'Italie (CEFI) jusqu'en juin 1944.

Elle participe ensuite aux opérations du débarquement en Provence,
l'opération Anvil-Dragoon, le 16 août 1944, puis aux combats en Alsace.

Transferée pour la côte Atlantique en décembre 1944 pour soutenir
l'assaut contre les ports tenus par les Allemands, la division revient
précipitamment sur le Rhin en janvier 1945, pour réagir
à la contre-offensive allemande en Alsace et contrer
la menace sur Strasbourg.

La 1ère Division Française Libre termine la guerre incorporé
au Détachement Français d'Armée des Alpes (DFAA),
déployé sur la frontière franco-italienne.

Comme les autres divisions françaises ayant des racines en Afrique,
la 1ère DFL subi "le blanchissement". Cinq bataillons organiques
du Cameroun, d'Afrique Équatoriale Française (AEF) et de Djibouti,
usés et à bout de force, sont remplacés par des bataillons FFI
en septembre et octobre 1944.

Bien qu'officiellement renommée "1ère Division Motorisée d'Infanterie"
le 27 mars 1944, ensuite "1ère Division de Marche d'Infanterie"
le 1er mai 1944, la division fut universellement connue en tant
que "1ère Division Française Libre".


2ème Division d'infanterie marocaine (2ème DIM).

La 2ème DIM fut formée au Maroc en mai 1943 par des éléments
de la Division Meknes de la garnison d'Afrique du Nord Française.
Elle est déplacée en Italie en novembre 1943 et participe
aux opérations alliées jusqu'à Florence dans le CEFI. Déplacée
dans le sud de la France peu de temps après les débarquements
de l'opération Anvil-Dragoon, elle se bat avec la 1ère Armée
française depuis la Provence jusqu'au Rhin et au Danube,
où elle termine la guerre en mai 1945.

Comme pour les autres divisions françaises formées avec des troupes
indigènes d'Afrique, la 2ème DIM subit le "blanchissement":
un régiment marocain d'origine est remplacé par un régiment
avec les FFI levés durant la campagne en France.

Les troupes marocaines étaient très respectées par les Alliés, surtout
par les Américains et les Belges, et craintes par les Allemands.

Depuis mai 1940, ces derniers les surnommaient "Hirondelles de la Mort".
les combattants marocains servant dans la 1ère Armée française
sont probablement eux-mêmes à l'origine de cet aphorisme haut
en couleur: "les Tunisiens sont des femmes, les Algériens
sont des hommes et les Marocains sont des héros".


3ème Division d'infanterie algérienne (3ème DIA).

La 3ème DIA est créée en Algérie le 1er mai 1943 avec des éléments
de la Division Constantine en garnison en Afrique du Nord française.
Elle est déplacée en Italie en décembre 1943 et participe
aux opérations alliées jusqu'à Sienne dans le Corps
expéditionnaire français d'Italie (CEFI).

Elle est ensuite retirée du front italien et participe au débarquement
dans le sud de la France, le 16 août 1944.

En tant que composante de l'"Armée-B" française, renommée 1ère Armée
française le 15 septembre 1944, la 3ème DIA participe aux campagnes
de Provence, Alsace-Lorraine, et du Rhin jusqu'au Danube, en mai 1945.
Le 49ème Régiment d'infanterie, formé d'anciens FFI, rejoint la division
en février 1945 et le 7ème Régiment algérien est dissous le mois
suivant.


4ème Division marocaine de montagne (4ème DMM).

La 4ème DMM est créée à Casablanca en juin 1943, issue de la 3ème
Division d'infanterie marocaine renommée. A l'origine formée
avec trois Régiments de Tirailleurs Marocains (RTM).

le 2ème RTM (Régiment de Tirailleurs Marocains) est remplacé
par le 1er RTA (Régiment de Tirailleurs Algériens) le 15 août 1944.
Le 27ème Régiment d'infanterie, formé de FFI, rejoint la division
en mars 1945 et le 1er RTA est dissous en avril 1945.

La 4ème DMM servi avec le CEFI en 1944, avec deux de ses régiments
temporairement assignés au "Corps de Montagne" français.

Après son arrivée dans le sud de la France en septembre 1944,
la division est séparée en plusieurs groupes tactiques autonome.

Le QG, le 1er RTM et d'autres unités divisionnaires font mouvement
pour stabiliser la situation dans les Alpes sur la frontière italienne.

Le 6ème RTM est détaché dans le secteur des Vosges/Belfort.
En attendant, quelques éléments du 1er RTA tiennent garnison
à Marseille.

Répartie à partir de décembre 1944, elle continue à faire campagne
simultanément en France, en Italie et en Allemagne.


9ème Division d'infanterie coloniale (9ème DIC).

Officiellement crée le 16 juillet 1943 en Algérie, les composants
de la 9ème DIC, à peine formés, subissent déjà des pertes tragiques:
environ 500 hommes du 4ème RTS (Régiment de Tirailleurs Sénégalais)
meurent le 20 avril 1943 quand, en route vers l'Afrique du Nord
Française, leur navire de transport est torpillé par le sous-marin
U-565. 35 hommes du 13ème RTS sont également tués
dans une attaque aérienne de la Luftwaffe sur Alger,
dans la nuit du 4 au 5 juin 1943.

La division est assemblée en octobre 1943 à Mostaganem,
puis ses principaux éléments, partant d'Oran,
libère la Corse en avril 1944.

Jusqu'en mai 1944, elle prend ses quartier garnison dans l'île.

En juin 1944, les 4ème et 13ème RTS débarquent sur l'Ile d'Elbe
et sont retournent ensuite en Corse. Dans leur sillage, le 6ème RTS
s'est déplacé sur l'Ile d'Elbe pour assurer sa garnison.

A la mi-juillet 1944, la division est de nouveau rassemblée en Corse.

Elle participe ensuite aux opération de l'"Armée-B", puis de la 1ère
Armée Française, des côte de Provence jusqu'au Rhin puis termine
la guerre en Allemagne.

Après que les troupes des 3 régiments sénégalais aient été remplacées
par des troupes blanches FFI ("blanchissement") en novembre 1944,
les régiments furent reintitulées "Régiments d'infanterie coloniaux."


1ère Division blindée (1ère DB).

La 1ère Division blindée française a été levée en mai 1943,
basée sur la BLM (Brigade Légère Mécanisée) du Colonel Touzet
du Vigier, qui avait servi dans la garnison française vichyste d'Afrique
du Nord, et s'était battu contre l'Axe dans la campagne tunisienne.

Comme les 1ère Division Française Libre et 3ème Division d'infanterie
algérienne, elle participe à l'opération Anvil-Dragoon le 16 août 1944,
aux campagnes de Provence, d'Alsace-Lorraine, puis finalement à celle
d'Allemagne.

Tout comme la 5ème Division blindée, ses Combat Command (CC)
sont souvent dispersée en soutien des unités d'infanterie.


2ème Division blindée (2ème DB).

Certainement la division française la plus illustre et la plus célèbre!

Après la reddition de l'Axe en Tunisie, la Force "L" du général Leclerc
commence d'abord sa conversion en tant que 2ème Division Française
Libre.

La 2ème Division blindée d'origine avait déjà commencé sa formation
en mai 1943, mais quand il a été décidé d'équiper de chars Sherman
la division Leclerc, elle est renommée 5ème Division blindée.

La 2ème DFL de Leclerc reçoit alors le nom de 2ème Division blindée
le 24 mai 1943, par droit d'ancienneté.

La 2ème Division blindée se différentie des autres forces françaises
parce qu'elle a été transférée en 1943 d'Afrique du Nord Française
au Royaume-Uni, ne participant pas ainsi aux campagnes du Corps
expédionnaire français d'Italie (CEFI), puis de l'"Armée-B"
en Provence.

Affecté à une tâche basée sur des considérations politiques,
la division débarque sur Utah Beach le 1er août 1944 et libère
Paris le 25 aout.

La 2ème Division blindée a en fait passé un faible part de la guerre
sous commandement français, étant assignée le plus souvent
aux Américains.

En avril 1945, elle est transférée sur la côte Atlantique pour aider
à la réduction de la forteresse de Royan tenue par les Allemands,
à l'embouchure de la Gironde, puis finalement redirigée en Allemagne
en mai 1945, où elle participe, avec les 3ème Division d'infanterie
et 101ème Division aéroportée US, à la capture du "Nid d'Aigle".


5ème Division blindée (5ème DB).

La 2ème Division blindée française d'origine, formée le 1er mai 1943,
est renommée 5ème Division Blindée le 16 juillet 1943, permettant ainsi
à la 2ème DFL de Leclerc de se reconvertir en 2ème Division blindée.

Comprenant à l'origine une brigade de chars et une brigade d'appui,
la 5ème Division blindée est, tout comme la 2ème Division blindée
de Leclerc, rééquipé et réorganisé selon les standards américains,
avec trois Combat Command (groupements tactiques) autonomes.

Suivant l'exemple de la 1ère Division blindée, ses CC seront
généralement détachées pour soutenir les divisions d'infanterie
française, telle que la 3ème DIA ou la 9ème DIC.


1ère Division d'infanterie (1ère DI).

La 1ère DI française (à ne pas confondre avec la 1ère DFL),
appelée d'origine 1ère Division Coloniale d'Extrême-Orient (DCEO),
est créé spécialement pour les futurs opérations en Indochine)

La division est, malgré sa numérotation, une des dernières unités
françaises formée, peu avant la fin de la guerre.

Ses régiments la composant sont initialement formés séparément.
Les 43ème et 110ème Régiments d'infanterie dans le secteur
de Lille-Saint-Omer (1ère Région Militaire), le 1er Régiment
à l'extérieur de Royan et assemblés dans la région de Bourges,
avant son déplacement en Allemagne.

La division servit essentiellement pour la sécurité, la garnison
et un rôle d'occupation aux derniers jours de la guerre.


10ème Division d'infanterie (10ème DI).

La 10ème Division d'infanterie française est formée dans la Région
parisienne en automne 1944, déplacée vers l'est pour participer
initialement à la contre-offensive alliée dans les Ardennes belges,
mais elle est finalement transférée dans les Vosges pour secourir
des éléments de la 1ère Armée française en difficulté.

Du fait de l'urgence et des revers sur le front vosgien, la division
était incomplètement formée, entraînée et équipée quand elle a été
déployée, avec le 46ème Régiment d'infanterie détaché et aucune
artillerie en main, mais des effectifs divers et disparates.

En février 1945, la division est déplacée sur la côte Atlantique
où elle y passe le reste de la guerre dans la réserve
avec des éléments soutenant les sièges des divers ports
tenus par les Allemands.


14ème Division d'infanterie (14ème DI).

La 14ème Division d'infanterie, nom d'origine "Colmar et Mulhouse",
était commandée par le général de Lattre de Tassigny en France
en mai 1940.

Reconstituée en 1944, levée sur d'anciens éléments FFI
avec un équipement incomplet de sources diverses, elle servit
en 1945 dans la 1ère Armée française de de Lattre de Tassigny.

La division a uniquement été employée en garnison, pour la sécurité
et le rôle d'occupation d'après guerre.


19ème Division d'infanterie (19ème DI).

La 19ème Division d'infanterie française était une division faible,
incomplète, formée de bataillons FFI hétérogènes pour contenir
la poche tenue par les Allemands à Lorient/Quiberon. Ses bataillons
ont été graduellement réorganisés dans des régiments.

A la différence de Royan et de La Rochelle, aucun assaut principal
n'a été fait contre la poche et la garnison allemande, qui déposa
les armes le 10 mai 1945, trois jours après la capitulation
du Troisième Reich.


23ème Division d'infanterie (23ème DI).

La 23ème Division d'infanterie française, aussi connu sous le nom
de "Division de marche Oléron", était une autre unité faible créée
pour contrôler des bataillons FFI existants assiégeant les ports
Atlantiques tenus par les Allemands.

Ses éléments ont été déployés à Royan, à l'embouchure de la Gironde
et à La Rochelle. Les 50ème et 158ème Régiments attaquent et capturent
Royan en avril 1945, en coordination avec la 2ème Division blindée
de Leclerc, puis ensuite, avec le 6ème Régiment et différentes autres
forces, attaquent l'Ile d'Oléron et la base de sous-marins allemands
de La Rochelle/La Pallice.

Les forces allemandes de la poche de la Rochelle déposent finalement
les armes le 9 mai 1945, quarante-huit heures après la capitulation
inconditionnelle du Troisième Reich.


25ème Division d'infanterie (25ème DI).

La 25ème Division d'infanterie française est aussi une division
incomplète, formée tard dans la guerre, pour contrôler des unités
FFI déjà en place assiégeant des ports tenus par les Allemands,
Saint-Nazaire en l'occurrence, qui ne s'est pas rendue
que le 11 mai 1945.


36ème Division d'infanterie (36ème DI).

La 36ème Division d'infanterie française est chronologiquement
la dernière unité formée, en mai 1945, avec deux régiments
de garnison dans le secteur Toulouse, et un à Bordeaux.
La division ne participa à aucune action sur le terrain
à proprement parlé.


1ère Division alpine (1ère DA).

Les bataillons FFI aux alentours de la frontière franco-italienne
ont formé la 1ère Division alpine française à la fin d'août 1944
pour participer à la libération des Alpes.

Elle a été organisée en demi-brigades indépendantes, qui ont été
à leur tour divisées en bataillons divers de force et d'équipement
variable, avec de l'artillerie et une motorisation limitées.

La division est dissoute en novembre 1944, avec des transferts
d'éléments vers la nouvelle 27ème Division alpine.


27ème Division alpine (27ème DA).

La 27ème Division alpine française est créée en novembre 1944,
en grande partie avec d'anciens éléments FFI de la 1ère Division
alpine dissoute et elle a continué à être soutenue par des bandes
de FFI divers au cours de la campagne sur la frontière italienne.

Comme pour les plus anciennes unités FFI, les appellations
de celles appartenant à la division ont évolué constamment
pendant le processus "de régularisation".

Tandis que les forces allemandes et italiennes fascistes conservaient
le contrôle des passages dans la montagne, la division a passé un hiver
calme, patrouillant et se préparant pour une offensive de printemps,
qui n'eut jamais lieu.


3ème Division blindé (3ème DB).

La 3ème Division blindée française est initialement créée en Tunisie
en juin 1943, à partir d'éléments de formations diverses
à sa disposition à la fin de la campagne tunisienne.

Ce n'est qu'en septembre 1943 qu'elle exista officiellement.

En octobre elle fut transférée au Maroc pour être plus proche
sa source d'approvisionnement en matériel américain.

La division incomplète est dissoute le 1er septembre 1944,
ses éléments étant expédiés en France peu après comme des renforts,
ou en remplacements pour la 1ère Division blindée en Allemagne.

Après la capitulation allemande, elle est recrée dans le secteur
de Limoges (12ème Région Militaire française).

Cette division ne participera à aucune action sur le front.

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