UBUjean-jacques viala
unread,May 20, 2012, 10:44:59 AM5/20/12You do not have permission to delete messages in this group
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35 morts, 31 blessés, enlèvements, plastics.
De gaulle supprime le Haut tribunal militaire qu'il avait créé en Avril
61, et le remplace par une Cour Militaire de Justice, car le haut
tribunal militaire n'a pas condamné Salan à mort.
De gaulle souhaite faire exécuter Jouhaud, le garde des sceaux Foyer,
pour éviter ce nouveau scandale trouve un bais juridique et soumet le
jugement à la cour de cassation. (appuyé par Pompidou, il met aussi sa
démission dans la balance).
Le rocher noir annonce que 40 commissions de cessez le feu ont été
mises en place, entre F.L.N. et troupes françaises.
Une voiture piégée explose devant la chambre de commerce, 4 tués dont un
européen.
Une jeune femme enlevée quelques jours auparavant est libérée par le
F.L.N., elle est brisée, ayant été violée pendant plusieurs jours par
des sadiques déchaînés.
Les instituteurs de l'Oranais, consultés par leur ministère, demandent
massivement leur mutation en métropole.
L'O.A.S. poursuit sa politique de terre brûlée, 18 écoles plastiquées.
" Les rafles continuent mais on s'y laisse moins prendre. Hier soir à 21
heures, place des Victoires, (au centre d'Oran) beaucoup de monde prend
le frais. Tout à coup, un signal est donné à l'arrivée de plusieurs
camions de gendarmes. Course de vitesse immédiate, les rideaux
métalliques des magasins et toutes les portes se ferment d'un seul
mouvement dès que le dernier badaud a franchi le seuil. Les camions
hésitent, mais ne s'arrêtent même pas .
Rares sont les gens qui n'ont pas eu d'histoire avec les gendarmes.
Chacun, plus ou moins, a reçu des coups, est resté une demi-journée un
bras accroché par une menotte au plafond d'un camion, a gardé quelques
heures un canon de revolver enfoncé dans le cou, ou encore a eu son
magasin saccagé au cours d'une fouille nocturne, ou son domicile pendant
une fouille diurne, ou a été détenu un ou plusieurs jours, etc. On est
très heureux d'être vivant et quand, de plus, on est libre, quel comble!
De quoi se plaindrait-on!
Michel de Laparre "Journal d'un prêtre en algérie"
Chevallier joue à Alger les bons offices, il rencontre Fouchet, Susini,
Farés et Mostefaï (le representant du FLN dans l'executif provisoire)
Mostefaï n'est au courant de rien, Farés lui a caché le texte des
accords signés avec Susini,. Mostefaï fait un communiqué repris par la
presse et la radio, demandant la fin de ces discussions. Farés rentre
sous terre, Susini est mis en cause par les chefs de l'OAS.
A Tunis, le F.L.N. accuse l'armée française d'avoir brisé le cessez le
feu et d'avoir arrêté un officier et tué huit de ses soldats.
--
UBU
C'était l'oncle Martin c'était l'oncle Gaston
L'un aimait les tommis l'autre aimait les teutons
Chacun pour ses amis, tous les deux ils sont morts
Moi qui n'aimait personne, hé bien je vis encore.
Georges Brassens