[LONG] Rapport Rudolf : impossibilite physico-chimique des chambres a gaz homicides a Auschwitz

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A.A. Argh

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Jan 28, 2003, 9:32:54 PM1/28/03
to
Le rapport Rudolf établit rigoureusement, de manière scientifique,
l'impossibilité de l'existence des chambres à gaz homicides dans
lesquelles des millions de personnes sont censée avoir été
assassinées. Il fait suite au rapport Leuchter, qui souffrait d'oublis
et d'erreurs, tout en confirmant de façon formelle ses conclusions.

Le rapport de G. Rudolf se caractérise par une minutie, une rigueur et
une sobriété qui contrastent avec l'amateurisme de J.C. Pressac. Pour
tenter de sauver l'intenable légende des chambres à gaz, le couple
Klarsfeld s'en était remis à une sorte d'autodidacte de
l'investigation scientifique : le pharmacien J.C. Pressac. Oubliant de
commencer par le commencement, celui-ci n'a pas même songé à procéder
sur place aux indispensables prélèvements d'échantillons. Puis,
confronté au Rapport Leuchter et aux analyses d'échantillons, il a cru
trouver la parade dans une explication (les intempéries auraient
effacé les traces d'HCN) qui se voit aujourd'hui infliger un démenti
scientifique par le Rapport Rudolf.

G. Rudolf conclut à l'impossibilité du délit de gazage homicide à
Auschwitz. Il serait temps que les tribunaux, qui interviennent
constamment dans le débat historique à la demande d'organisations
diverses, retiennent cette notion juridique du délit impossible. En
droit pénal, le délit impossible réduit à néant toute espèce de
témoignage et toute espèce d'aveu.

Les liens ci-dessous seront probablement, comme d'habitude, supprimés
par les exterminationnistes qui ne manqueront pas de réagir, afin de
noyer le débat. Ce livre étant introuvable dans le commerce,
profitez-en.

La dernière édition du rapport Rudolf, en anglais, avec l'intégralité
des photographies em couleurs et en haute définition, peut être
téléchargée depuis
http://vho.org/GB/Books/trr/

Une traduction en français de l'édition de 1992, sans les
photographies, peut être consultée à
http://www.abbc.com/aaargh/fran/techniques/rapportRudolf1.html

La biographie à jour du chimiste Germar Rudolf peut être consultée à
http://codoh.com/rudolf/rudolf.html

Un court résumé, en français, peut être lu à
http://www.abbc.com/aaargh/fran/techniques/loos.html . Le voici
ci-dessous.

Toute argumentation devra bien sûr être basée sur le texte intégral,
non le résumé, et devra s'attacher au fond du problème, en évitant les
habituelles attaques ad-hominem et autres diversions.

LE RAPPORT RUDOLF (1992)

Résumé par Célestin Loos

Terminant un long article dans le London Jewish Chronicle, Yehuda
Bauer écrivait en 1981 :

"Il n'est pas aisé d'aborder l'Holocauste directement. Quand
bien même la documentation nazie nous renseigne en détail sur le
processus du meurtre, il n'en subsiste que des fragments sur la
réaction des victimes, ou alors cette documentation fut détruite par
les instigateurs eux-mêmes, qui ont fait de leur mieux pour assassiner
l'assassin."

"Les témoignages des dizaines de milliers de rescapés tiennent
lieu de documentation écrite ; ils forment le centre de notre
connaissance. Sans les rescapés nous ne sommes rien ; ils sont le
témoignage et la preuve ; ils ont vu mourir leurs frères juifs. Nous
devons les traiter, eux et ce qu'ils ont vécu, avec le plus grand
respect parce que c'est là, en définitive, que réside la base de toute
« leçon »."

Toute connaissance qui réside essentiellement sur le témoignage risque
de se faire pulvériser par l'argument fondé sur la mise en évidence
scientifique ou documentaire de la réalité. C'est ce qui arrive une
fois de plus au professeur Yehuda Bauer et à ses adeptes avec la
publication récente d'un mémoire dû au chimiste francfortois Germar
Rudolf. Ce mémoire vient de paraître sous le titre : Gutachten über
die Bildung und Nachweisbarkeit von Cyanidverbindungen in den
Gaskammern von Auschwitz [Rapport sur la formation de liaisons
cyanurées dans les chambres à gaz d'Auschwitz et sur la possibilité de
les rechercher] 2 . L'auteur a été consulté au début de l'année
dernière par les avocats de plusieurs personnes citées devant les
tribunaux de leur pays de résidence, en Allemagne et à l'étranger,
pour délit d'opinion sur la question des chambres à gaz homicides. Il
est appelé à être entendu comme expert devant ces instances.

Le rapport Rudolf constitue une importante contribution à
l'historiographie révisionniste. Après environ huit mois de travail et
d'expérimentation, l'auteur fut encore chargé, à la fin de l'été
dernier, d'un supplément de mission. On lui demandait de confronter
ses propres résultats à ceux de deux enquêtes antérieures sur la même
question 3 , et aujourd'hui le rapport Rudolf paraît donc sous sa
forme complétée.

Ce rapport se présente dans une ordonnance rigoureuse, capable non
seulement de satisfaire le lecteur familier de la littérature
scientifique, mais encore d'affronter les exigences judiciaires et
l'épreuve de la contre-expertise. Sans enlever bien au contraire le
mérite de précurseur qui appartient à Fred Leuchter, le rapport Rudolf
renchérit sur celui de l'Américain et le complète de façon
substantielle.

G. Rudolf nous maintient constamment dans le domaine des faits, où
seule la rigueur compte. Dans son introduction il définit d'abord sa
mission puis retrace brièvement l'historique des expertises
précédentes. L'argumentation, ou pour mieux dire, la démonstration
proprement dite de l'ouvrage s'articule alors autour de quatre thèmes
:

1. Description des chambres à gaz homicides4 ainsi que des
chambres d'épouillage des effets, d'abord quant au type de
construction et aux matériaux utilisés, ensuite quant à l'état actuel
de ces chambres ;

2. Exposé chimique général sur l'élaboration et la stabilité des
pigments bleus cyanurés et examen des paramètres concernés dans le
présent cas ;

3. Mode opératoire du gazage de personnes et de choses au moyen
du Zyklon B ; exposé des processus présentés respec tivement par la
littérature concentrationnaire et par la littérature scientifique
(essentiellement, acide cyanhydrique) ;

4. Résultats des analyses effectuées par des personnes et des
instituts sur des échantillons de maçonnerie prélevés dans les
chambres à gaz et les locaux d'épouillage : appréciation de
l'intensité de la pigmentation dans les différents locaux et
possibilité de la mise en évidence actuelle de résidus, selon : a) le
type de construction et l'achèvement des installations ; b) la
connaissance des propriétés de l'acide cyanhydrique (HCN) et de sa
réactivité ; c) la connaissance de cet acide dans les différentes
conditions possibles. On compare ensuite les résultats des différentes
analyses effectuées et l'on en tire les conclusions qui s'imposent.

G. Rudolf a délibérément choisi comme ouvrage de référence de la thèse
officielle le livre de Jean-Claude Pressac : Auschwitz : Technique and
Operation of the Gas Chambers (Beate Klarsfeld Foundation, New York
1989) [voy. l'étude consacrée à cet ouvrage par le professeur R.
Faurisson dans R.H.R. n· 3, janvier 1991, p. 65-154]. On trouve là, en
effet, le recueil des thèses qui avaient déjà été acceptées par le
tribunal de Francfort qui, en 1963-1965, avait eu à juger d'anciens
gardiens du camp d'Auschwitz.

G. Rudolf examine en premier lieu la disposition matérielle des locaux
réputés, réellement ou non, avoir été exposés à des émanations d'acide
cyanhydrique. Il en dresse une nomenclature et les situe à l'aide de
plans. Il spécifie la nature des matériaux de construction et
s'attarde principalement à l'analyse du revêtement des murs, des
plafonds et des sols ; il traite des voies d'accès et autres orifices,
notamment ceux qui auraient pu servir aux canalisations d'air ou de
gaz. Observons en passant que le rapporteur confirme et renforce l'une
des premières constatations de Robert Faurisson sur la véritable
nature des locaux présentés par les autorités officielles comme
chambres à gaz, tant au camp de base (Auschwitz I) qu'à Birkenau : ils
ne sont autre chose que des dépositoires 5 , c'est-à-dire des salles
froides où l'on dépose provisoirement les cadavres en attendant
l'inhumation ou la crémation. Même un J.C. Pressac a dû convenir de ce
point 6 .

La deuxième des quatre parties du rapport est la plus technique,
puisqu'elle consiste en un exposé détaillé des propriétés de l'acide
cyanhydrique. Elle décrit la structure des pigments ferri- et
ferro-cyanurés (bleu de Prusse, bleu de Turnbull), leur formation
(avec les conditions qui l'influencent : teneur en eau du milieu de la
réaction, réactivité du fer, température et pH), leur stabilité (en
raison de leur sensibilité au pH, de leur solubilité ou plutôt de leur
insolubilité pratique, de la présence de liants concurrents, de
l'influence de la lumière, de leur résistance mise en évidence par une
expérience de durée). Sont ensuite décrites l'influence des différents
matériaux de construction sur la réaction de formation et la
destruction du pigment par le milieu du matériau. Le spécialiste
intéressé devra consulter lui-même le rapport dans le texte, mais le
profane peut en retenir spécialement deux points. Le premier concerne
les facteurs influençant l'absorption de l'acide cyanhydrique et sa
solubilité dans l'eau. L'une et l'autre croissent en raison inverse de
la température. D'où suit la tendance de la maçonnerie à occlure une
plus grande quantité d'acide cyanhydrique lorsque la température
s'abaisse. D'autre part, une plus grande quantité d'eau absorbée par
le solide favorise la réactivité des oxydes de fer. C'est pourquoi un
local froid, et donc humide, sera plus favorable à la formation des
pigments cyanurés qu'une pièce plus chaude et plus sèche. Plusieurs
locaux désignés comme chambres à gaz homicides étaient en réalité des
dépositoires, lieux froids et humides par excellence. C'est donc là
que l'on devrait rencontrer les plus fortes quantités de bleus de
Prusse. Or l'inverse se constate 7 .

Retenons comme autre point important le résultat de l'épreuve de
durée. L'expérience a été conduite en Angleterre, à Slough, à l'ouest
de Londres, durant 21 ans, dans des conditions très sévères
d'exposition, tant aux intempéries qu'à la lumière, et elle conclut à
l'inaltérabilité du bleu de Prusse, dans le temps d'expérience : la
coloration des surfaces exposées se révèle identique à celle des zones
protégées 8 . Par conséquent, les exterminationnistes se trompent
quand ils avancent que l'absence de pigments résiduaires aux endroits
critiques est due au fait que ces endroits ont été, depuis 45 ans,
exposés aux éléments.

Dans la troisième partie, l'expert décrit le processus du gazage par
acide cyanhydrique. D'abord du point de vue toxicologique, où l'on
notera nécessairement le blocage, par HCN, de l'enzyme respiratoire
cytochromoxydase, en raison de l'affinité de l'acide cyanhydrique pour
l'ion ferrique (Fe 3+ ) que cette enzyme contient. Cette propriété est
importante à remarquer parce que, par substitution de l'ion CN - à
l'oxygène, celui-ci ne parvient plus aux cellules et il s'ensuit une
asphyxie générale des tissus. Une conséquence annexe en est que la
circulation sanguine de retour, dont l'oxyhémoglobine n'est plus
réduite, reste rouge au lieu de devenir bleue. De là le teint rosé
caractéristique de l'intoxiqué à l'acide cyanhydrique (ou à l'oxyde de
carbone, pour de semblables raisons) 9 . G. Rudolf rappelle
succinctement les caractéristiques de l'évaporation de l'acide
cyanhydrique à partir du produit commercial Zyklon B et les procédés
utilisés dans les stations d'épouillage. Il s'arrête plus longuement
au gazage des êtres humains en considérant d'abord les témoignages sur
le comportement des victimes et des opérateurs. Ces témoignages, il va
maintenant les critiquer à la lumière des propriétés physico-chimiques
de l'acide cyanhydrique, telles que la répartition du gaz dans un
local vide ou occupé, la vitesse de ventilation des locaux et la
capacité des douilles de filtrage pour les masques de protection, pour
conclure que « les témoignages officiellement actés s'éloignent
considérablement de ce qui est réellement possible ». Le rapporteur
dresse d'ailleurs un tableau très instructif, où il présente face à
face la déclaration des témoins et la critique qu'il faut en faire à
la lumière des connaissances qu'il vient de détailler dans son étude.


Mode d'action de l'acide cyanhydrique (HCN) lors des exécutions par le
gaz
Critique des témoignages

[tableau omis : se référer à
http://www.abbc.com/aaargh/fran/techniques/loos.html ]

Les trois rapports, celui de Leuchter, celui de Cracovie et le présent
rapport Rudolf sont alors soumis à la critique et comparés, quant aux
modes opératoires, au prélèvement des échantillons, à la description
plus ou moins minutieuse des lieux et des procédés de ce prélèvement,
et naturellement quant aux résultats concordants des analyses. Notons,
au passage, que si le laboratoire américain 10 qui a opéré pour F.
Leuchter et le laboratoire allemand 11 , pour G. Rudolf, ont utilisé
la spectrophotométrie pour mesurer la teneur en fer, les Polonais ont
opéré par microdiffusion, méthode inattendue et peu sûre, au moins
pour ce cas. Le lecteur intéressé se reportera au texte. Quant à nous,
nous ne nous attarderons que sur deux points.

Le rapport Leuchter avait conclu à l'absence de résidus cyanurés sur
les échantillons prélevés notamment dans la chambre à gaz du Krema I,
au camp de base ; aussi J.C. Pressac rétorquait-t-il 12 en alléguant
la courte durée de contact du HCN avec les murs, durant les opérations
de gazage, et la faible réactivité de ce gaz sur des murs froids. Il
raisonnait de la manière suivante : L'acide cyanhydrique est volatile
et il a donc toutes les chances d'être évacué presque entièrement même
dans des conditions de médiocre ventilation. S'il s'en est condensé,
ce n'a pu être que sur la paroi froide des murs, en minimes
proportions. Or, chacun sait que la vitesse d'une réaction et
d'ailleurs la réactivité des substances chimiques sont, en règle
générale, diminuées par abaissement de la température. D'autre part,
la solubilité du HCN dans l'eau lui a donné toutes les chances de se
faire évacuer par dilution dans les eaux de ruissellement qui, en près
d'un demi-siècle, ont délavé les murs de ces bâtiments abandonnés à
l'humidité très élevée de l'endroit. Si donc, en dépit de ces
circonstances défavorables, on retrouve tout de même des résidus, ils
ne peuvent représenter qu'un pour centage minuscule de quantités
monstrueuses utilisées en réalité au départ. Ces quantités
monstrueuses sont celles que requérait le gazage en masse d'êtres
humains, et c'est ce qu'il fallait démontrer. J.C. Pressac se trompe
du tout au tout. Premièrement, comme G. Rudolf l'a démontré, le
pigment ferro-cyanuré est d'une exceptionnelle stabilité.
Deuxièmement, les parois froides et humides sont un lieu très
favorable à la formation du bleu de Prusse. Et, troisièmement, l'un
des échantillons de Leuchter, prélevé sur une paroi du Krema I, donne
une teneur infime mais plus significative que toutes les autres, or
cette paroi n'a jamais appartenu au local réputé chambre à gaz
homicide 13 .

Dans le rapport polonais, Germar Rudolf relève le passage suivant :

L'acide cyanhydrique est un acide faible, d'où il suit que ses
sels se décomposent facilement en présence d'acides plus forts. Ce qui
est déjà le cas pour l'acide carbonique produit par la réaction avec
l'eau du dioxyde de carbone. Les acides forts, comme par exemple
l'acide sulfurique, détruisent plus aisément encore les cyanurés. Les
complexes formés par l'ion cyanuré et les métaux lourds sont plus
stables. Le « bleu de Prusse », que nous avons déjà mentionné, est un
complexe de cette sorte, mais lui aussi se décompose lentement en
milieu acide.
C'est pourquoi il ne fallait guère s'attendre, après un délai de
45 ans, à retrouver encore des dérivés de l'acide cyanhydrique sur les
matériaux de construction (tels que les enduits ou les briques)
exposés aux agents extérieurs (précipitations atmosphériques, oxacides
et particulièrement le monoxyde d'azote).

Ainsi Pressac et les experts polonais se rejoignent-ils sur un préjugé
commun : l'ignorance, parfaitement vincible pourtant, de la stabilité
des complexes ferro-cyanurés soumis aux conditions climatiques
habituelles. Cette résistance aux éléments et au temps, G. Rudolf la
vérifie encore sur le terrain.

Il est important, écrit-il en commentant ses propres résultats, de
constater l'énorme résistance du pigment aux agents atmosphériques
quand, sur les échantillons [prélevés sur les murs extérieurs d'une
chambre d'épouillage à Birkenau], ils ont été exposés depuis plus de
40 ans à un soleil intense, au vent, à la pluie, etc. La présence en
quantité plus importante de composés cyanhydriques uniquement sur la
partie supérieure de la paroi extérieure, démontre que les fort
minimes quantités de cyanure qui ont pu migrer au travers de
l'épaisseur du mur suffisent à la formation du pigment sur la paroi
particulièrement trempée de pluie et dont il se peut que le fer
qu'elle contient fût activé sous l'influence des agents extérieurs 14.

Il s'y ajoute que les importants résidus cyanhydriques (1 à 10 mg par
kg) retrouvés dans les murs des installations d'épouillage à Birkenau,
ainsi que les quantités considérables (50 à 100 mg par kg) qui s'en
trouvent déjà dans la brique soumise à un seul gazage expérimental en
laboratoire 15 , confirment à suffisance l'hypothèse que le fer
contenu dans la maçonnerie exposée aux émanations de gaz cyanhydrique
réagit aisément pour produire de grandes quantités de bleu de Prusse.

La persistance jusqu'à ce jour de la coloration bleue et de grandes
quantités de composés cyanhydriques dans les murs externes des
stations d'épouillage à Birkenau confirment en dernier ressort la
démonstration théorique, ainsi que le test de durée des Anglais. Il
est indiscutable que, même si cela doit étonner le profane, les
complexes ferro-cyanhydriques, et en particulier les bleus, possèdent
une résistance énorme aux agents atmosphériques. La thèse de Leuchter
et du professeur J. Roth de la quasi-indestructibilité du pigment se
révèle ainsi parfaitement exacte. Il vient de là que la coloration
bleue qui subsiste à ce jour, même lorsqu'elle est superficielle et
exposée aux agents climatiques, se retrouve encore dans son premier
état. D'autre part, on décèle des traces de cyanure dans des endroits
inattendus, comme les parois intérieures d'une installation
transformée par la suite en station d'épouillage à air chaud ; on en
détecte aussi, dans le même ordre de grandeur, aux limites du dosable,
dans les baraquements ordinaires 16 . Cela montre qu'il suffit d'une
seule fumigation à l'acide cyanhydrique pour les produire, et on se
demande même si la présence de ces indosables n'est pas normale et due
à des causes naturelles et ubiquitaires. On peut en conclure que tous
les résultats positifs, à peine décelables, pour les échantillons
prélevés dans les prétendues chambres à gaz homicides, sont dépourvus
de la moindre signification. Sans aucune exception, leur titre en
cyanurés ne permet aucune analyse reproductible et ne dépasse pas
celui des échantillons prélevés ailleurs. Même si l'on pensait à
interpréter sérieusement ces traces, leur présence manifestement plus
élevée dans l'ancienne salle d'eau, dite chambre à gaz, du Krema I
(Auschwitz camp de base) montrerait encore qu'elles ne peuvent pas
être dues à des gazages d'êtres humains. En effet, il faudrait alors
que les quantités retrouvées dans les dépositoires, dits également
chambres à gaz, des Krema II et III à Birkenau soient
proportionnellement plus élevées, puisque l'on dit y avoir gazé vingt
fois plus de monde qu'au camp de base. L'analyse de l'une et des
autres donne des résultats du même ordre et d'ailleurs non
reproductibles, dus peut-être aux habituelles désinfections de locaux,
mais certainement pas au gazage d'êtres humains. Il est probable que
les dépositoires, en particulier dans leurs sections réservées aux «
cadavres contaminés », étaient parfois désinfectés.

* * *

Trois conclusions principales se dégagent de cette nouvelle
investigation :

-- J.C. Pressac lui-même avait dû admettre que la description par les
témoins, tant des lieux de gazage que de leur capacité d'exécution
était, dans la majeure partie des cas, absolument inacceptable. Mais
les corrections qu'il avait cru pouvoir et devoir apporter ne
suffisent pas encore à rendre crédibles ces déclarations.
Principalement les dépositions concernant la durée des exécutions sont
tout à fait incompatibles avec la réalité, vu qu'elles surestiment la
vitesse d'évaporation de l'acide cyanhydrique à partir du Zyklon B et
partent d'une fausse idée au sujet du déplacement de l'air dans un
local. Une nouvelle fois est mise en évidence l'impossibilité
pratique, que Robert Faurisson constatait dès les années 70 d'utiliser
cette source du gaz mortel pour tuer des hommes. Est également mise en
évidence l'impossibilité que relevait le même R. Faurisson, de
travailler à l'évacuation des cadavres fortement imprégnés d'HCN, non
seulement sans masque, mais encore sans équipement étanche, alors que
la solubilité de ce gaz dans la sueur est énorme.

-- J.C. Pressac avait également dû reconnaître que les locaux avaient
été aménagés de façon inadéquate, voire absolument aberrante, si on
les avait conçus pour être l'instrument d'exécutions en masse. Ce «
bricolage » (l'expression est de J.C. Pressac) frappe bien plus encore
lorsqu'on le compare à la technologie avancée des installations
d'épouillage que les Allemands avaient construites tout à côté des
prétendues chambres à gaz homicides.

-- Les traces de cyanurés retrouvées dans les prétendues chambres à
gaz ne sont pas les faibles restes de dépôts, importants à l'origine,
qui auraient survécu à la dilution au cours du temps. L'extraordinaire
résistance du pigment ferro-cyanuré aux éléments s'inscrit en faux
contre cette explication. Les importantes quantités qu'on en retrouve
à ce jour encore dans les stations d'épouillage en sont la preuve. Les
dépôts cyanurés dans les lieux critiques n'ont pas varié en quantité
depuis que l'on a cessé de les utiliser. Leur ordre de grandeur était
tel qu'on le mesure aujourd'hui, même dans les locaux restés
constamment à l'abri des intempéries, et les quantités relevées dans
les prétendues chambres à gaz sont telles qu'on les mesure dans ces
endroits protégés. Il s'en trouve établi que les agents climatiques ne
sont pour rien dans une diminution quelconque de ces restes. Pour
expliquer les traces qu'on y relève, l'hypothèse avancée par F.
Leuchter de la désinfection occasionnelle des locaux est parfaitement
plausible, puisque G. Rudolf retrouve des quantités analogues sur des
échantillons prélevés dans des endroits non suspects. Les mesures, non
reproductibles vu la faiblesse des quantités, sont dépourvues de
signification. Il est vraisemblable que les traces cyanurées sont
parfaitement naturelles et l'on est obligé de conclure à l'absence
totale de résidus interprétables.

* * * *


Le rapport de G. Rudolf se caractérise par une minutie, une rigueur et
une sobriété qui contrastent avec l'amateurisme de J.C. Pressac. Pour
tenter de sauver l'intenable légende des chambres à gaz, le couple
Klarsfeld s'en était remis à une sorte d'autodidacte de
l'investigation scientifique : le pharmacien J.C. Pressac. Oubliant de
commencer par le commencement, celui-ci n'a pas même songé à procéder
sur place aux indispensables prélèvements d'échantillons. Puis,
confronté au Rapport Leuchter et aux analyses d'échantillons, il a cru
trouver la parade dans une explication (les intempéries auraient
effacé les traces d'HCN) qui se voit aujourd'hui infliger un démenti
scientifique par le Rapport Rudolf.

G. Rudolf conclut à l'impossibilité du délit de gazage homicide à
Auschwitz. Il serait temps que les tribunaux, qui interviennent
constamment dans le débat historique à la demande d'organisations
diverses, retiennent cette notion juridique du délit impossible. En
droit pénal, le délit impossible réduit à néant toute espèce de
témoignage et toute espèce d'aveu.

NOTES

1

(1) London Jewish Chronicle du 8 juillet 1988, p. 35. Yehuda Bauer
était membre de l'exécutif du congrès organisé par Robert Maxwell
"Remembering for the Future" [Le Souvenir en vue de l'Avenir], du 10
au 17 juillet, à Oxford. Il est professeur d'Etudes sur l'Holocauste à
l'Université hébraïque de Jérusalem.

2

(2) Germar Rudolf, Kernerplatz 2, D-7000 Stuttgart 1. Chez l'auteur,
s.d. (mars 1992) XIV+78 pages, format A4. [Cette adresse n'est plus
valide. Voir www;vho.org]


3

(3) Il s'agit, pour la première, de: Fred A.Leuchter, An Engineering
Report on the Alleged Execution Gas Chambers at Auschwitz, Birkenau
and Majdanek, Poland, prepared for Ernst Zündel, 2 avril 1988 [voy.
A.H.R. n·5, été-automne 1988, p. 51-102] et pour la seconde, de: J.
Labedz, W. Gubala, B. Trzcinska, Rapport (Institut d'expertise
judiciaire Professeur Jan Sehn, Section de toxicologie, Cracovie, 24
septembre 1990 [voy. R.H.R. n·5, novembre 1991, p.143-150].


4

(4) Rudolf précise dans son introduction (p.VIII) que, par convention,
il utilisera l'expression "chambre à gaz" pour désigner ce que la
littérature et les témoins entendent par ce terme, sans préjudice de
la véracité de leur existence, laquelle est précisément l'objet du
débat judiciaire.


5

(5) p. 1 et 5.


6

(6) Dans le camp d'Auschwitz I, le dépositoire fut transformé à partir
de juin 1943 en "abri antiaérien avec salle d'opération chirurgicale".


7

(7) Voy. p. 20.


8

(8) p. 24.


9

(9) Dans ces cas précis, la victime d'asphyxie a, disent les médecins
légistes, "bonne mine". A noter aussi que l'asphyxie n'épargne
évidemment pas les tissus nobles. Dans le système nerveux central elle
induit rapidement l'inconscience, avant que le sujet puisse ressentir
la douleur que produiraient les spasmes musculaires intenses résultant
de la désoxygénation générale. La description classique, par les
prétendus témoins, de victimes se tordant de douleur dans l'agonie
relève dès lors de la plus maladroite invention.


10

(10) Alpha Analytical Laboratories, Ashland, Massachusetts, sous la
direction du professeur J. Roth.


11

(11) Institut Fresenius, Taunusstein, Hessen.


12

(12 Jean-Claude Pressac: Jour J, La Lettre télégraphique juive,
décembre 1988, p.I à X.


13

(13) Voy. p. 51 et 52.


14

(14) p. 56.


15

(15) Cette opération menée par G. Rudolf est décrite en détail et ses
résultats sont consignés dans le rapport aux pages 59 à 61.


16

(16) Rudolf a prélevé des échantillons dans des locaux "neutres",
choisis au hasard. Ce sont les baraquements de détenus numéro 13, 20
et 3 (voy. son rapport aux pages XIII, pour la localisation, ainsi
qu'aux pages 54, 55 et 56, pour la discussion et le résultat des
épreuves sur ces échantillons).

Revue d'histoire révisionniste, numéro 6, mai 1992, p. 9-21.

personne

unread,
Jan 28, 2003, 11:15:34 PM1/28/03
to

"A.A. Argh" <aaa...@arcticmail.com> a écrit dans le message de news:
53e04ed4.0301...@posting.google.com...

> Le rapport Rudolf établit rigoureusement, de manière scientifique,
> l'impossibilité de l'existence des chambres à gaz homicides dans
> lesquelles des millions de personnes sont censée avoir été
> assassinées. Il fait suite au rapport Leuchter, qui souffrait d'oublis
> et d'erreurs, tout en confirmant de façon formelle ses conclusions.

***vi vi vi...et les rescapés qui ont vu entrer dans sans jamais les revoir
ou revoir ressortir ils étaient pris d'hallucination collective ?
et à quand la négation des charniers ? et quand la négation de la solution
finale ?

noname


Gilles Karmasyn

unread,
Jan 29, 2003, 2:19:52 AM1/29/03
to
L'hypocrite négationniste qui pollue les forums depuis plusieurs jours a
adopté la technique du sniper: il pond une merdre quotidienne, prélevée sur
un site négationniste, ne prête évidemment aucune attention aux réfutations.

Ici, il décline la veine « techniciste » du négationnisme. Il s'agit de
prétendre qu'il était impossible de gazer des être humains... Vieux
classique inauguré par Faurisson. L'invocation d'un argumentaire
« spécialisé » a pour avantage pour les négationnistes que le grand public
est bien incapable de voir qu'il s'agit d'une vaste escroquerie. Des
scientifiques ont évidemment largement réfuté tout cela depuis longtemps.

Ce que les négationnistes ne saventpas « expliquer », c'est ça:
http://www.phdn.org/negation/documents/nazisdoc.html

sur Auschwitz:
http://www.phdn.org/histgen/auschwitz/

(voir notamment les témoignages des SS)

Sur le négationnisme, voir liens en fin d'article.

Au fait:

In article (Dans l'article)
<53e04ed4.0301...@posting.google.com>, aaa...@arcticmail.com
(A.A. Argh) wrote (écrivait) :

> Le rapport Rudolf établit rigoureusement, de manière scientifique,
> l'impossibilité de l'existence des chambres à gaz homicides dans
> lesquelles des millions de personnes sont censée avoir été
> assassinées.

Tous les dix ans, les négationnistes sortent un « rapport qui établit
rigoureusement, de manière scientifique l'impossibilité de l'existence des
chambres à gaz ».

Le précédent, c'était le « rappport Leuchter ». Voir:
http://www.phdn.org/negation/leuchfaq.html


> Il fait suite au rapport Leuchter, qui souffrait d'oublis
> et d'erreurs, tout en confirmant de façon formelle ses conclusions.

Ce n'étaut pas des "oublis et des erreurs", c'était de grotesques
manipulations.
http://www.phdn.org/negation/leuchfaq.html

> Le rapport de G. Rudolf se caractérise par une minutie, une rigueur et
> une sobriété qui contrastent avec l'amateurisme de J.C. Pressac.

Germar Rudolf est aujourd'hui réfugié en Espagne d'où il co-dirige un site
web néo-nazi.

En 1991, Rudolf était étudiant en chimie, et sympathisant de l'ongue date
de l'extrême droite. Germar Rudolf fréquentait, entre autres, les
Republikaner de l'ancien SS Franz Shönuber.

Rudolf a lui-même écrit qu'il était séduit par les thèses négationnistes
*avant* même d'entreprendre son « expertise » (Germar Rudolf,
Kardinalfragen zur Zeitgeschichte, Eine Sammlung kontroverser
Stellungnahmen von Germar Rudolf alias Ernst Gauss zum herrschenden
Zeitgeist in Wissenschaft, Politik, Justiz und Medien, Anvers, VHO, 1996).

Tout cela explique pourquoi l'avocat du négationniste et ancien général SS
Otto Ernst Remer le contacta, dans le but de rédiger une « expertise » sur
les chambres à gaz d'Auschwitz dans le cadre d'un procès intenté contre
Remer. Rudolf a donc marché dans les traces de Leuchter et rédigé une
« expertise » dans le but de démontrer « l'impossibilité technique » des
meutres par gazages à Auschwitz. Son « rapport » ne fait que reprendre, et
s'appuyer sur, les classiques négationnistes, et constitue une escroquerie
scientifique de plus, pierre supplémentaire dans le jardin déjà bien
encombré des négationnistes.

J'ai lu et étudié le "rapport" Rudolf. D'un point de vue strictement
scientifique, c'est une arnaque totale sur tous les points abordés (sauf
quand il écrit que l'eau mouille). J'ai vérifié certains de ses graphiques.
Construits de toutes pièces, basés sur des falsifications, des hypothèses
jamais étayées, sans la moindre valeur scientifique. J'ai constaté, en les
vérifiant aussi de nombreuses falsifications des sources utilisées, ainsi
que des remarques racistes. La valeur du machin est nulle.

Evidemment, comme l'emballage est « scientifique », le lecteur lambda est
incapable de percevoir où se trouve l'arnaque et la réfutation des
falsifications de Rudolf doit recourir à un vocabulaire spécialisé peu
abordable. Si j'écris: « La pression de vapeur saturante de l'acide
cyanhydrique correspond à une concentration largement supérieure à la dose
mortelle, même à -10°C », qui comprendra.

Rudolf avance nombre d'affirmations pompées directement chez les
négationnistes, affirmations par ailleurs maintes fois réfutées. En
l'occurence, Rudolf a bien, et largement, dépassé ses compétences de
chimiste, s'il en eut jamais. Rudolf construit même une partie de ses
démonstrations chimiques sur des présuposés pompés chez les négationnistes
(qui constituent la majorité de ses références). Et aboutit à des
conclusions négationnistes. Quelle surprise! Sans oublier qu'il a également
commis quelques falsifications "purement" scientifiques.

Dès la première page du rapport (que je possède) Rudolf aligne les
mensonges!

Rudolf présente son rapport comme faisant partie d¹une expertise
judiciaire. Mais il oublie de préciser que jamais, il ne fut pas utilisé
devant la cour de justice, pour laquelle il avait été conçu. Dans cette
page, Rudolf insiste sur le mot et la notion n¹expert. Mais il n'a jamais
été reconnu comme tel par quiconque. Il n'en avait même pas les
qualifications requises par un tribunal!

Autre mensonge: Rudolf ecrit qu'il n'y a pas eu d'études physico-chimiques
avant le machin de Leuchter:

" Il est d'ailleurs étonnant, vu l'importance de la
question soulevée, qu'avant le Rapport Leuchter il n'y
ait eu aucune étude physico-chimique de quelque
ampleur. " (p. 5)

C'est un mensonge. Une telle étude a été menée sur le Krema II, datée 15
décembre 1945, signée par le Dr. Jan Z. Robel et transmise au Juge
d'instruction Jan Sehn (Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and
operation of the gas chambers, Beate Klarsfel foundation, 1989, p.233)

Il s'agit de l'analyse des grilles métalliques de protection des arrivées
d'air frais de la partie supérieure des Leichenkeller 1 (la chambre à gaz)
des Kremas II et III (conservés dans les magasins du PMO, Block 25).

Il est d'autant plus étonnant que Rudolf passe cette étude complètement
sous silence qu'il connait l'ouvrage où cette étude est citée...

Autre exemple, où Rudolf recopie les mensonges négationnistes. Rudolf écrit:

« A Birkenau, les ravages faits par une épidémie de
typhus durant l'été 1942 amenèrent la construction de
quatre installations de crémation [...] »

Cette affirmation n'est étayée par aucune donnée historique. Au contraire.
Rudolf n'apporte absolument aucun élément à l'appui de sa thèse implicite
qui voudrait que les crématoires aient été construits à la suite de
l'épidémie de typhus de l'été 1942. Il reprend là un des grands poncifs
des négationnistes: les principales victimes des camps sont mortes à cause
du typhus. Un mensonge réfuté depuis longtemps:
http://www.phdn.org/negation/66QER/qer43.html

Je pourrais multiplier pour chaque page les mensonges, déformations de
toutes natures de Rudolf.

Comme je l'écrivais il y a plus de quatre ans, Le "rapport" Rudolf n'est
qu'un opuscule négationniste (de plus) à prétention scientifique, rédigé
par un étudiant d'extrême-droite (souvent présenté par les négationnistes
comme ayant diplôme de Docteur, ce qui est faux...), dont les sources sont
les auteurs négationnistes. Du vent bati sur du vide.

Pour ce qui est de la partie "chimie" du machin, forme, fond et
"conclusions" en ont été discridités et *réfutés* depuis longtemps. Pour en
savoir plus sur les arnaques "scientifiques" des négateurs. Voir:
http://www.nizkor.org/features/techniques-of-denial/

Egalement, spécifiquement sur les élucubrations de Rudolf:
http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/
http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/blue/
http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/not-the-science/

Il existe une véritable expertise effectuée par de véritables
scientifiques. Voir:
http://www.phdn.org/negation/markiewicz.html

Un avant-propos, en anglais, fort utile, à cette étude existe. Voir:
http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/iffr/

A comparer avec les élucubrations des négationnistes.

Sur Rudolf:
http://www.h-ref.de/ar/rudolf/werke.shtml
http://www.idgr.de/lexikon/bio/r/rudolf-g/rudolf.html

> Pour
> tenter de sauver l'intenable légende des chambres à gaz, le couple
> Klarsfeld s'en était remis à une sorte d'autodidacte de
> l'investigation scientifique : le pharmacien J.C. Pressac.

Mensonge. C'est Faurisson qui a d'abord fait appel à Pressac! Car Pressac a
commencé par être séduit par les machins négationnistes. Il a « travaillé »
avec Faurisson, qui se montrait enthousiasmé et dythirambique sur Pressac.
C'est dans ce cadre que Pressac est allé à Auschwitz étudier plans et
documents. Et comme c'est un type de bonne foi, il a pu constater que les
documents permettaient de conclure sans le moindre doute à la réalité des
assassinats de masse dans les chambres à gaz. Il en a tiré plusieurs
études, principalement consacrées aux crématoires.

Sur les relations entre Faurisson et Pressac et l'estime où le premier
tenait le second, voir Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en
France, Seuil, 2000.

Pressac a principalement publié 2 ouvrages. Un en 1989 (Auschwitz:
technique and operation of teh gas chambers, Beate Klarsfeld Fondation,
New-York, 1989). Je possède cet ouvrage.

Un autre en 1993, Les Crématoires d'Auschwitz, la machinerie du meurtre de
masse, CNRS éditions, 1993).


> Oubliant de
> commencer par le commencement, celui-ci n'a pas même songé à procéder
> sur place aux indispensables prélèvements d'échantillons. Puis,
> confronté au Rapport Leuchter

http://www.phdn.org/negation/leuchfaq.html

Pressac a étudié la façon de travaillers de Leuchter et ses raisonnements.
C'est dévastateur:
http://www.phdn.org/negation/pressac-leuchter.html


> et aux analyses d'échantillons, il a cru trouver la parade dans
> une explication (les intempéries auraient effacé les traces
> d'HCN) qui se voit aujourd'hui infliger un démenti scientifique
> par le Rapport Rudolf. G. Rudolf conclut à l'impossibilité du
> délit de gazage homicide à Auschwitz.

Rudolf n'a rien prouvé du tout. Voir plus haut.


> Il serait temps que les tribunaux, qui interviennent
> constamment dans le débat historique à la demande d'organisations
> diverses, retiennent cette notion juridique du délit impossible. En
> droit pénal, le délit impossible réduit à néant toute espèce de
> témoignage et toute espèce d'aveu.

Les tribunaux n'ont pas à tenir compte des falsifications des
négationnistes.

Il faut remarquer que l'année dernière, le négationniste David Irving a eu
l'occasion de présenter l'« expertise » de Rudolf à un tribunal britannique
devant lequel il faisait appel. Irving avait même annoncé qu'il avait un
rapport de Rudolf à soumettre au tribunal. Or, dans le même temps, un
chimiste authentique en rédigeait un démontage complet. Que croyez vous
qu'il arriva? Irving sentit qu'il allait droit dans le mur avec son «
expertise »: il n'a même pas présenté le machin de Rudolf!


> Ce livre étant introuvable dans le commerce,

Je l'ai trouvé. Je l'ai lu. Une construction frauduleuse.

[...]

> La biographie à jour du chimiste Germar Rudolf peut être consultée à

http://www.idgr.de/lexikon/bio/r/rudolf-g/rudolf.html

>
> Toute argumentation devra bien sûr être basée sur le texte intégral,
> non le résumé, et devra s'attacher au fond du problème, en évitant les
> habituelles attaques ad-hominem et autres diversions.
>

Il faudrait donc passer sous silence par exemple que Rudolf a été condamné
en Allemagne, qu'il s'est enfui à l'étranger, qu'il est co-responsable du
site web d'une officine néo-nazie, qu'il écrit sous de nombreux pseudonymes
et revendique des titres universitaires qu'il n'a pas, qu'il fait des
compte-rendus flatteurs de ses écrits sous d'autres noms et j'en passe: un
modèle d'honnêteté.

Tout l'argumentaire « scientifique » de Rudolf a été anéanti et depuis
longtemps:
http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/blue/
http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/
http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/not-the-science/
http://www.holocaust-history.org/irving-david/rudolf/

Une expertise menée par de vrai scientifiques a été menée:
http://www.phdn.org/negation/markiewicz.html

Sur Auschwitz, liens et biblio:
http://www.phdn.org/histgen/auschwitz/


Le plus important est évidemment que la masse de témoignages et de
documents disponibles constitue le premier matériel pour la connaissance du
génocide:

Documents et volonté et déclaration nazis d'extermination; Voir:
http://www.phdn.org/negation/documents/nazisdoc.html
http://www.phdn.org/negation/documents/volonte.html
http://www.phdn.org/negation/documents/
http://www.phdn.org/histgen/dictionnaire.html

Sur le négationnisme:
http://www.phdn.org/
http://www.anti-rev.org/
http://www.holocaust-history.org/
http://www.nizkor.org/
http://www.h-ref.de/

Gilles Karmasyn
--
Mon email change.
Remplacer "worldnet" par le contenu du champ "Organisation".
En enlevant les deux premières lettres...

BiZ

unread,
Jan 29, 2003, 5:13:36 AM1/29/03
to
Gilles Karmasyn wrote:
> L'hypocrite négationniste qui pollue les forums depuis plusieurs
> jours a adopté la technique du sniper: il pond une merdre
> quotidienne, prélevée sur un site négationniste, ne prête évidemment
> aucune attention aux réfutations.

Classique. J'attends personnellement pas mieux d'eux...


schienberg-a

unread,
Jan 29, 2003, 6:09:55 AM1/29/03
to
En suivant votre hypothèse, cela n'explique ce que sont devenus enfants,
vieillards, hommes et femmes juifs déportés en Allemagne et en Pologne en
40 -45 ni comment ils furent tués ni en quel nombre. 6 millions (4 millions
selon des juifs dont 2 millions d'enfants) 1,2 selon les experts allemands.
Pour ma part mon beau-père fut déporté à Auschwitz (pas revenu) . QAu'il y
ait ou non chambres à gaz, tous sont morts.
A.A. Argh <aaa...@arcticmail.com> a écrit dans le message :
53e04ed4.0301...@posting.google.com...

alvernhe

unread,
Jan 29, 2003, 8:28:42 AM1/29/03
to

Plutot que débiter des conneries sur ce sujet sensible et douloureux,lisez "la
mort est mon métier" de R.Merle. Il a écrit son livre d'aprés les confessions de
R.Hoess officier SS commandant du camp d'Auschwitz,ce dernier fut pendu sur le
lieu de ses crimes grace à l'insistance des soviètiques. Un rappel,dans les
camps, les victimes non juives ont été aussi nombreuses que les victimes juives
!
Enfin les juifs de nos jours pleurnichent avec insistance sur ce sujet car ,à
juste titre,ils n'ont pas obtenu la justice qu'ils etaient en droit d'éxiger en
1945 ! Ce denie de justice ils ne le doivent car leurs dirigeants qui en 1945
ont choisi le mauvais camp,l'ennemi n'etait plus le nazisme mais l'URSS ! 50 ans
après il est trop tard,Papon et consorts ont bien profité de l'aubaine,alors ne
nous faites plus chier !
--
Ce message a été posté via la plateforme Web club-Internet.fr
This message has been posted by the Web platform club-Internet.fr

http://forums.club-internet.fr/

Clitandre

unread,
Jan 29, 2003, 9:02:21 AM1/29/03
to

Pour le coup, je suis bien d'accord avec Alvernhe,
Les Juifs commenceront à gagner en crédibilité quand ils cesseront de
s'attribuer la totalité du martyr (que ce soit dans les camps ou de la IIème
Guerre en général, comme si celle-ci n'avait été provoquée que contre eux, par
rapport à eux)
Les Juifs se foutent bien des 6 à 7 millions de morts dans les camps (par gazage
ou autre), résistants, tziganes, communistes, homosexuels et autres. Pour eux,
tous ces morts ne comptent pour rien, ils ne valent rien. Les Juifs les oublient
intentionnellement, car cela les gênent dans leur propagande martyrologique qui
depuis 50 ans sert à justifier d'abord l'etat d'Israel, et ensuite les massacres
perpétrés contre les Palestiniens, et enfin le droit de se placer tout en haut
de la hiérarchie sociale et politique dans les pays occidentaux, obligeant
régulièrement les Français à se culpabiliser et à s'agenouiller devant eux.
Clitandre

Gilles Karmasyn

unread,
Jan 29, 2003, 1:34:21 PM1/29/03
to
In article (Dans l'article) <2003129-15...@foorum.com>, Clitandre
<Clit...@clubinternet.fr> wrote (écrivait) :

> Pour le coup, je suis bien d'accord avec Alvernhe, Les Juifs

« LES » Juifs? « Des » Juifs, je connais, mais « LES » Juif, je ne vois
pas...

> commenceront à gagner en crédibilité quand ils cesseront de
> s'attribuer la totalité du martyr (que ce soit dans les camps ou
> de la IIème Guerre en général,

Je doute que « LES » Juifs prétendent que « LES » Juifs furent les seuls à
souffrir.


> comme si celle-ci n'avait été
> provoquée que contre eux, par rapport à eux) Les Juifs se
> foutent bien des 6 à 7 millions de morts dans les camps (par
> gazage ou autre), résistants, tziganes, communistes, homosexuels
> et autres.

Une précision historique et historiographique semble nécessaire. Il semble
en effet, en ce qui concerne le bilan du système *concentrationnaire* nazi
(donc, compte non tenu des Juifs gazés dès leur arrivée dans les centres de
mise à mort), que vous ne soyez pas tout à fait au fait de
l'historiographie de la question.

Le nombre de victimes (hors les Juifs) du système concentrationnaire nazi
se situe entre huit cent mille et un million de personnes. Deux sources,
j'espère, suffiront à vous convaincre. Si l'on additionne les chiffre
donnés aux pages 64 à 78 de l'ouvrage collectif « La déportation, le
système concentrationnaire nazi », BDIC, 1995, on obtient entre 827 000 et
961 000 victimes.

Une étude récente en allemand, du système *concentrationnaire* nazi
parvient au même résultat: Karin Orth, Das System der
nationalsozialistischen Konzentrationslager: Eine politische
Organisationsgeschichte, Hamburg, Hamburger Edition, 1999. Aux pages
345-346 sont fournies des statistiques de la mortalité concentrationnaire.
La fourchette donnée par Karin Orth est la suivante: de 795 889 à 955 215
victimes.

Un certain nombre d'entre eux furent effectivement gazés, mais pas la
majorité. Sur un bilan assez récent des gazages dans les camps, voir:
http://www.phdn.org/histgen/bilan-gazages.html


> Pour eux, tous ces morts ne comptent pour rien, ils
> ne valent rien.

C'est pas gentil de dire ça, et c'est pas vrai.


> Les Juifs les oublient intentionnellement, car
> cela les gênent dans leur propagande martyrologique qui depuis
> 50 ans sert à justifier d'abord l'etat d'Israel, et ensuite les
> massacres perpétrés contre les Palestiniens, et enfin le droit
> de se placer tout en haut de la hiérarchie sociale et politique
> dans les pays occidentaux, obligeant régulièrement les Français
> à se culpabiliser et à s'agenouiller devant eux.

Outre que ce que vous écrivez est tout à fait sujet à cuation, ça pue.

Will E. Coyote ©

unread,
Jan 29, 2003, 2:40:41 PM1/29/03
to
A la poursuite inlassable de Beep-Beep, Will Coyote répond à BiZ:

> Classique. J'attends personnellement pas mieux d'eux...

C'est comme si vous demandiez à des pédophiles d'expliquer en quoi la pédophilie
est un crime...

--
Will E. Coyote © - Prof 'Brizmenu' - will....@tiscali.be
ftp://juke-box-mp3:rokn...@coyote.27south.com/
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Nouveautés Jan-2003:
- {01- Pop - Rock} XF463K Fleetwood Mac - XW603D Kim Wilde
- XW658I Robbie Williams
- {06 - Musiques de films} YM5005 - Memphis Belle
- YS0855 - Saving Private Ryan - YS3160 - Shrek
_____

Clitandre

unread,
Jan 29, 2003, 6:40:55 PM1/29/03
to

Monsieur Karmasyn,

Quelques remarques suite à votre message :

Quand je dis les Juifs, j'entends la plupart des institutions juives (telles
Crif et autres) et personnes physiques qui tiennent le même discours et
pratiquent la même propagande sur le sujet. J'entends aussi tous ceux qui,
comme vous, montent sur leurs ergots dès le moindre article et font preuve d'une
susceptibilité qui est le premier signe de leur intolérance. Moi, je ne
m'offusque pas quand j'entends dire "les" Français ou "les" catholiques.

Si, pour les Juifs, les autres morts dans les camps ne comptent pour rien : en
tout cas, je n'ai jamais entendu la moindre commémoration associer les autres
victimes des camps au martyr juif. L'exclusion est flagrante, comme si vous
aviez honte d'avoir partagé la souffrance avec des homos et des tziganes. Comme
si "le peuple élu" ne voulait pas se compromettre avec ce qu'il semble
considérer comme des sous-hommes !

Je n'entrerai pas dans une querelle de chiffres. Simplement, je trouve ridicule
(ou bien exceptionnellement forte) votre K. Roth qui chiffre le nombre de morts
à l'unité près, même avec une fourchette. Vraiment... ! Ensuite, j'ai toujours
lu et appris depuis le secondaire que le nombre totale des victimes des camps se
situait entre 12 et 13 millions de morts, environ 50% de Juifs, et 50% pour les
autres victimes du nazisme (celles que vous négligez). Je ne suis sûrement pas
le seul. Soyons logiques : s'il y a moins d'un million de morts autres que Juifs,
alors il y a moins d'un million de morts juifs à cause du nazisme (et là ce
n'est pas moi qui entre dans le nagationnisme, c'est vous !)

Ce qui pue, outre le comportement de Sharon à l'heure actuelle, ce n'est pas mon
discours, mais l'historiographie juive qui encore une fois s'attribue à 100% un
martyr que les Juifs ont malheureusement partagé avec d'autres. Ce qui pue,
c'est ce comportement de geignards, toujours à réclamer des hommages, des mea
culpa des Européens, et surtout des sous, comme si l'Europe devait expier ad
vitam eternam pour la IIème Guerre. Prenez exemple sur les Russes : 20 millions
de morts (civils et militaires); ils ne passent pas leur temps à se plaindre et
à réclamer.

Et pour répondre au coyotte, je ne suis ni négationniste, ni révisionniste, tout
simplement parce que je ne suis pas historien professionnel. Je suis simplement
écoeuré, comme de plus en plus de Français, de voir l'arrogance de certains
juifs (comme Arnaud Klarsfeld avec son sourire narquois jetant son verre au
visage d'un membre d'une organisation humanitaire lors d'une émission TV) et de
continuer à réclamer toujours plus, pendant qu'en Israel, on tue à la chaîne.

Salut quand même,

A.A. Argh

unread,
Jan 29, 2003, 9:10:57 PM1/29/03
to
Gilles Karmasyn <gil...@worldnet.fr> wrote in message news:<3e378038$0$2562$afc3...@news.easynet.fr>...

> Germar Rudolf est aujourd'hui réfugié en Espagne

Germar Rudolf vit actuellement aux USA où il a demandé
l'asile politique.

> d'où il co-dirige un site web néo-nazi.

Le site dont il s'occupe, situé à http://www.vho.org
n'est pas néo-nazi mais révisionniste. Ne soyez pas si obsédé.

> J'ai lu et étudié le "rapport" Rudolf.

Apparemment, si vous l'avez lu, c'était en diagonale,
au minimum, comme nous allons le voir.
Avant toute chose, veuillez vous reporter à la dernière
édition autorisée, datée de 2003 (oui, c'est nouveau),
téléchargeable librement, en texte intégral anglais avec
photographies en couleurs à http://vho.org/GB/Books/trr/
Cela vous évitera de faire des remarques auxquelles
Germar Rudolf a déjà répondu.

> D'un point de vue strictement scientifique, c'est une
> arnaque totale sur tous les points abordés
> (sauf quand il écrit que l'eau mouille).

Alors il ne devrait pas être trop difficile pour vous de
montrer quelques unes de ces arnaques. Ne négligez pas
de donner les références précises des points que vous
soulevez, et inutile de reservir le même éternel paquet
de liens renvoyant à des articles tout faits sur votre
site n'ayant aucun rapport direct avec le sujet, comme
vous le faites d'habitude. Votre propagande exterminationniste
est lassante, essayez d'être sérieux, pour une fois.

> Rudolf avance nombre d'affirmations pompées directement
> chez les négationnistes, affirmations par ailleurs maintes
> fois réfutées.

Veuillez être plus précis dans vos insinuations, citez
donc un ou deux exemples de ces "affirmations pompées chez
les révisionnistes maintes fois refutées" pour illustrer
votre propos.

> Rudolf présente son rapport comme faisant partie
> d'une expertise judiciaire. Mais il oublie de préciser
> que jamais, il ne fut pas utilisé devant la cour de justice,
> pour laquelle il avait été conçu. Dans cette page, Rudolf
> insiste sur le mot et la notion n'expert. Mais il n'a jamais
> été reconnu comme tel par quiconque. Il n'en avait même
> pas les qualifications requises par un tribunal!

Vous racontez des bétises et vous le savez bien, si vous
avez lu le rapport comme vous le prétendez. Les lecteurs
du rapport Rudolf se reporteront aux pages 316 à 352 pour ce
qui est de l'historique du rapport lui-même.

De plus, contrairement à ce que vous prétendez, G. Rudolf
cite l'expertise de Cracovie (pages 42 à 44) tout en citant
les raisons pour lesquelles elle n'est pas scientifiquement
valable. Il cite par ailleurs les autres études, dans le même
chapitre. C'est à se demander combien de pages vous lisez
avant de déclarer que vous avez tout lu.

> Rudolf écrit:
> « A Birkenau, les ravages faits par une épidémie de
> typhus durant l'été 1942 amenèrent la construction de
> quatre installations de crémation [...] »
> Cette affirmation n'est étayée par aucune donnée historique.

Comme G. Rudolf le précise juste avant, page 53 :
"En l'absence d'une meilleure documentation, dans ce qui suit,
[...] je me reposerai sur les affirmations de Jean-Claude
Pressac, qui ne sont pas disputées, puisque Pressac continue
d'être considéré comme _l'expert_ sur les installations
d'Auschwitz"
Il faudrait accorder vos violons avec votre confrêre Pressac,
avant de commencer à refuter ses écrits. Vous tirez sur votre
propre ambulance, comme souvent.

> Pour ce qui est de la partie "chimie" du machin, forme,
> fond et "conclusions" en ont été discridités et *réfutés*
> depuis longtemps.

Justement, vous devriez vous mettre à jour, car dans cette
édition, Germar Rudolf reprend point par point les soi-disant
réfutations derrière lesquelles vous vous abritez, et les
démonte les unes après les autres. Dans l'ensemble, ses
détracteurs sont ou malhonnêtes ou naïfs, comme vous.
Les conclusions, quant à elles, ne changent pas : il est
impossible qu'il y ait eu des gazages homicides dans les lieux
présentés comme "chambres à gaz d'exécution" à Auschwitz.

Notez bien que c'est le seul point important pour l'auteur du
rapport : établir si, oui ou non, des chambres à gaz homicides
ou pu être utilisées pour une extermination de masse à Auschwitz.
Il n'y a aucune "négation" là-dedans, ni le système
concentrationnaire, ni la politique de persécution du régime
nazi ne sont niées ou minimisées.

Simplement, le peuple allemand est accusé d'un crime odieux, sur
lequel aucune véritable enquête n'a eu lieu, comme le rappelle
Germar Rudolf dans son introduction. L'enquête menée par les
révisionnistes sur ce point montre que l'instrument supposé
d'un tel crime, les chambres à gaz homicides, n'ont pas existé.
Cela, aucun exterminationniste n'a pu le contredire, et c'est
précisément pour cette raison que des lois interdisant la
publication de recherches dont les conclusions vont à l'encontre
du credo officiel ont été adoptées dans certains pays.

Maintenant, si vous avez réellement quelque chose à dire, vous
ne manquerez pas d'aller au préalable prendre connaissance du
document que vous prétendez avoir lu. On vous attend avec des
références précises, et de préférence par sur une ancienne
édition. Rappelons que vous pouvez télécharger ce rapport en
version complète, non censurée et récente à
http://vho.org/GB/Books/trr/

Bonne lecture.

Gilles Karmasyn

unread,
Jan 30, 2003, 6:15:20 AM1/30/03
to
Le sniper négationniste a supprimé tout le pedigree de Rudolf de mon
article.
Voir: http://www.phdn.org/news.php?gk20030129

On notera qu'il n'a pas répondu à mes deux précédents articles illustrant
que les négationnistes sont des menteurs au premier degré:
http://www.phdn.org/news.php?gk20030127
http://www.phdn.org/news.php?gk20030128

On notera aussi qu'il a l'air de s'accrocher à la « démonstration »  du
négationniste Rudolf alors même que Rudolf a lui même abandonné toute
prétention de démonstration « scientifique » des machins négationnistes. En
effet, notre négationniste au nom vomitif semble ignorer que Rudolf a
déclaré:

« La chimie n'est pas la science qui peut prouver ou
réfuter rigoureusement quelque allégation que ce soit
sur l'holocauste »

Voir: http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/not-the-science/

De toute façon Rudolf est un falsificateur, ce que nous allons prouver.

Au fait:

In article (Dans l'article)

<53e04ed4.03012...@posting.google.com>, aaa...@arcticmail.com
(A.A. Argh) wrote (écrivait) :

> Gilles Karmasyn <gil...@worldnet.fr> wrote in message

> news:<3e378038$0$2562$afc3...@news.easynet.fr>...
>
> > Germar Rudolf est aujourd'hui réfugié en Espagne
>
> Germar Rudolf vit actuellement aux USA où il a demandé
> l'asile politique.

Si ça vous fait plaisir.


> > d'où il co-dirige un site web néo-nazi.
>

> Le site dont il s'occupe n'est pas néo-nazi mais révisionniste.
>

« Négationniste »: http://www.phdn.org/negation/definition.html

Aussi.

> Ne soyez pas si obsédé.

Le VHO est un une officine proprement nazie créé en 1985 par des piliers
de l'extrême-droite néo-nazie belge: les frères Herbert et Siegfried
Verbeke et Jeanine Colson, la compagne d'un vieux nazi, André van Hecke.

Sur le VHO, ses origines et son personnel, voir Jos Vander Velpen, Les
voilà qui arrivent. L'extrême droite et l'Europe, Epo/Reflex, 1993,
p. 121-122. Les publications du VHO ne se réduisent pas aux tracts nazis et
négationnistes. On y trouve aussi des cassettes vidéo pour « nazis
sado-masochistes » comme Filles pour le bourreau, Frauenlager 5, etc.
(Jean-Yves Camus, sous la direction de, Les extrémismes en Europe, État des
lieux 1998, CERA/L'aube, 1998). Remarquons encore que Faurisson a eu
l'occasion de dire toute son admiration pour Siegfried Verbeke (Robert
Faurisson, Écrits révisionnistes, op. cit., tome IV, p. 1752).


> > J'ai lu et étudié le « rapport » Rudolf.
>
> Apparemment, si vous l'avez lu, c'était en diagonale,
> au minimum, comme nous allons le voir.
> Avant toute chose, veuillez vous reporter à la dernière

> édition autorisée, datée de 2003 (oui, c'est nouveau), [...]

Désolé, mais l'édition papier en Français de février 1997 contient tout ce
qu'il faut. Il y a aussi des photos couleur.

Il est fort pratique pour Rudolf d'effacer petit à petit ses principales
falsifications... Mais heureusement j'ai une édition originale! :-)


Oh! Mais je remarque que vous avez effacé tout le pedigree extrémiste de
Rudolf. Je redonne:

En 1991, Rudolf était étudiant en chimie, et sympathisant de longue date de

l'extrême droite. Germar Rudolf fréquentait, entre autres, les Republikaner
de l'ancien SS Franz Shönuber.

Rudolf a lui-même écrit qu'il était séduit par les thèses négationnistes
*avant* même d'entreprendre son « expertise » (Germar Rudolf,
Kardinalfragen zur Zeitgeschichte, Eine Sammlung kontroverser
Stellungnahmen von Germar Rudolf alias Ernst Gauss zum herrschenden
Zeitgeist in Wissenschaft, Politik, Justiz und Medien, Anvers, VHO, 1996).

Tout cela explique pourquoi l'avocat du négationniste et ancien général SS
Otto Ernst Remer le contacta, dans le but de rédiger une « expertise » sur
les chambres à gaz d'Auschwitz dans le cadre d'un procès intenté contre
Remer. Rudolf a donc marché dans les traces de Leuchter et rédigé une
« expertise » dans le but de démontrer « l'impossibilité technique » des
meutres par gazages à Auschwitz. Son « rapport » ne fait que reprendre, et
s'appuyer sur, les classiques négationnistes, et constitue une escroquerie
scientifique de plus, pierre supplémentaire dans le jardin déjà bien
encombré des négationnistes.

Rudolf a été condamné en Allemagne, il s'est enfui à l'étranger, il est
co-responsable du site web d'une officine néo-nazie, il écrit sous de

nombreux pseudonymes et revendique des titres universitaires qu'il n'a pas,

il fait des compte-rendus flatteurs de ses écrits sous d'autres noms et
j'en passe: un modèle d'honnêteté.


>

> > D'un point de vue strictement scientifique, c'est une
> > arnaque totale sur tous les points abordés
> > (sauf quand il écrit que l'eau mouille).
>
> Alors il ne devrait pas être trop difficile pour vous de
> montrer quelques unes de ces arnaques.

Cela a déjà été fait ailleurs:

Mais bon...

Je réponds, mais uniquement pour illustrer le fait que non, ce n'est pas
« facile ». Il faut être un scientifique pour détecter les falsifications
de Rudolf et cela demande d'avoir une formation scientifique pour
comprendre la réfutation.

Les négationnistes qui jouent sur « l'expertise » technique parient sur
l'incapacité des lecteurs à évaluer leurs mensonges et sur le fait qu'avoir
l'air scientifique, ça impressionne. Je ne donne la démonstration suivante
que pour illustrer ce point et montrer combien il ets vain de jouer sur ce
terrain là.

La connaissance du génocide se trouve dans les documents et les témoignages:

Mais allons-y tout de même...

Element de notation: "3 à la puissance 2" sera noté "3^2" et "6 exponentiel
3" noté "6exp3

Contexte: à Auschwitz, des êtres humains étaient assassinés par gazage à
l'acide cyanhydrique (HCN), dégagé par « évaporation » du Zyklon B, une
préparation imprégnée de HCN. L'un des piliers de la « démonstration » de
Rudolf c'est que le dégagement de l'acide cyanhydrique serait un processus
très lent. C'est un mensonge contraire à la réalité.

Mais Rudolf trafique documents et calculs pour parvenir à ce « résultat ».

Rudolf, en bon négationniste qu'il est, tente de démontrer que, de toutes
façons, les gazages étaient impossibles. En fait, ces fumeux calculs
occupent la majeure partie du travail « original » de Rudolf. Ils ne sont
pas reliés à sa prétendue analyse d'échantillons.

Tous ces calculs sont basés sur un seul chiffre: 10% au plus de l'HCN se
dégage du Zyklon B en 10 minutes. Pour obtenir ce chiffre Rudolf va
trafiquer données et diagrammes. Il sŒagit ensuite de démontrer que la
vitesse de dégagement de l'acide cyanhydrique (le gaz, poison mortel) issu
du Zyklon B est trop lente pour tuer quiconque en quelques minutes.

a) Rudolf trafiqueur de courbes

Rudolf dit avoir reçu une lettre de la firme Detia Freyberg, qui a pris la
suite de la DEGUESH, dans la commercialisation de produit comme le Zyklon
B. Il y est question de la vitesse de dégagement de l'acide cyanhydrique.
Cette lettre, Rudolf n'en donne absolument aucun extrait, et il est le seul
à l'avoir jamais vue. Le support du produit moderne de la Freyberg, à
partir duquel l'acide cyanhydrique se dégage, on n'en connaît rien. Le
contenu précis de la lettre n'est que vaguement évoqué si ce n'est pour
dire que

« la SARL Detia Freyberg ne donne que des indications
approximatives » (p. 58)

Partant de là Rudolf se permet par un tour de passe-passe étonnant de
conclure de façon extrêmement précise:

« Il importe par la suite de constater qu'à une
température supérieure à 20°C le support, pendant les
cinq premières minutes, et vraisemblablement même
pendant les dix premières minutes suivant la dispersion
du produit, à libérer tout au plus 10% de l'acide
cyanhydique.  » (p. 59)

Partant d' « indications approximatives » (c'est-à-dire très probablement
non chiffrées) on arrive à un résultat étonnant. On verra pourquoi.

Rudolf commence par déduire des « indications approximatives » de la
mystérieuse lettre que « selon ces données [on se demande bien lesquelles!]
le support libère à une température de plus de 20°C [...] 80 à 90% de
l'acide cyanhydrique en 2 heures ».

Et là, Rudolf renvoie à un graphique (graphique 13 p. 59), comme pour
justifier ces chiffres, mais il est clair que ce graphique ne vient pas de
la lettre de Freyberg, mais a été créé de toutes pièces à partir des
« indications approximatives » (non citées, non accessibles...) de cette
lettre, de façon à pouvoir écrire que c'est seulement au bout de 2 heures,
que 80 à 90% de l'acide cyanhydrique a été libéré.

La courbe présentée est un diagramme décrivant une cinétique chimique (une
vitesse de réaction, en l'occurence le dégagement de l'HCN). Or pour
dessiner une courbe d'évolution en cinétique chimique il est indispensable
de connaître
- soit de nombreux points de la courbe (c'est à dire des couples temps
écoulé - taux d'HCN dégagé.
- soit un ou deux points de la courbe et la loi dévolution de la réaction.

Or Rudolf ne dispose certainement pas d'un ensemble de points précis, et
n'indique nulle part à quelle loi d'évolution devrait obéir le dégagement
de l'HCN à partir du support du Zyklon B!

La courbe en question a une forme que rien, absolument rien, ne vient
scientifiquement justifier. Cette courbe, aucune indication sur la façon
dont elle a été établie n'est fournie. C'est un véritable tour de magie de
la part de Rudolf. Mais certainement pas de la science. Or, c'est bien de
cette courbe qu'il va déduire (prétend-il) qu'au plus 10% du gaz est libéré
en 10 minutes.

En fait Rudolf décide que le dégagement doit obéir à une cinétique suivant
une loi pseudo-exponentielle. Cela se déduit de la forme de la courbe.
Rudolf suit bien, quoique approximativement, une loi exponentielle (dite
d'ordre 1, classique en cinétique chimique) du type:

d[HDN]/dt = -K.[HCN] c'est à dire %HCN = [%HCN](t=0)exp(-K.t)

ou encore:

[%HCN ]= 100 x 10^(-kt) (1) [%X] désigne le % de X restant).

Il construit sa courbe sans aucune justification, en partant, dit-il, d'un
seul point non explicitement cité (entre 80% et 90% au bout de deux heures!
En examinant la courbe de Rudolf on constate que le chiffre qui semble
choisi est 83%!!! Pourquoi 83 et pas 85, 80 ou 90? Rudolf n'explique rien.
Par contre, la courbe passe exactement par le point 10% en 10 minutes...

Il est cependant intéressant de noter que si Rudolf avait choisi une loi
exponentielle exacte (pas très éloignée de sa courbe), 80% dégagé en 2
heures (k=0,349) correspondrait à 12,5% en 10 minutes (on n'est pas loin de
la construction de Rudolf) et 90% en deux heures (k=0,5) correspondrait à
17,5% en 10 minutes. Ce n'est déjà plus la même chose. On a cependant vu
que l'expression (1) représente assez bien le type de loi choisie par
Rudolf. Cela va nous permettre de faire quelques comparaisons.

Remarquons toutefois que la courbe de Rudolf est une construction reposant
sur de prétendues données correspondant à un composé moderne, et non au
Zyklon B original. Rudolf ne justifie nulle part la validité de la
comparaison (il faudrait pour cela démontrer la stricte identité entre le
composé moderne et le Zyklon B, une telle démonstration est absente).

b) Rudolf dealer de chiffres frelatés et contradictoires

Rudolf connait bien la faiblesse de sa position. Aussi tente-t-il de
renforcer la crédibilité de sa courbe en se référant à des données de
l'époque en prétendant que selon les sources d'époque, 50% de l'HCN se
dégage en 1/2 heure, chiffre dont il suggère qu'il serait en accord avec sa
courbe. Est-ce exact?

Il s'agit, pour Rudof, de justifier son utilisation de la lettre de la
Freyberg par une source d'époque (un document de 1933, émanan de la
DEGESCH). Il prétend que 50% en 1/2 heures, cela « correspond à peu près
aux données de la SARL Detia Freyberg » (p. 58). Il y a là déjà une
indication du manque total de sérieux de Rudolf sur le plan scientifique.
En effet, sa courbe « donne » un dégagement de 50% en 40 à 45 minutes. Et
il ose dire que cela « correspond à peu près » à 50% en 30 minutes. C'est
presque comme s'il écrivait qu'une vitesse de 200 km/h « correspond à peu
près » à une vitesse de 135 km/h!

Posons alors une question: pourquoi Rudolf, qui dispose (dont on verra plus
loin ce qu'il en est vraiment) d'une donnée numérique de l'époque ne
s'appuie pas sur ce chiffre, contemporain du composé étudié, pour
construire sa courbe? Cela paraitrait tout de même beaucoup plus logique.
La raison en est simple, c'est qu'avec le genre de loi d'évolution choisi
par Rudolf lui-même, 50% en 1/2 heures (k=2log2, le temps t étant exprimé
en fraction d'heure) cela donne un dégagement de de 94% en 2 heures et de
20,5% d'HCN en 10 minutes!!! On comprend pourquoi Rudolf a préféré les
données (aussi floues soient-elles) de la Freyberg!

En utilisant la démarche de Rudolf, les propres chiffres fournis par Rudolf
(quoique falsifiés, voir plus loin) de Rudolf, mais en étant plus logique
(on applique au Zyklon B les données du Zyklon B!) on aboutit à un résultat
équivalent à 200% de celui de Rudolf. Ce qui montre que 50% en 1/2 heure ne
confirme pas du tout le graphe de Rufolf. Un mensonge de plus à son actif.

c) Rudolf falsificateur de textes

Mais revenons à l'origine de ce chiffre de 50% de dégagement en 1/2 heure.
Ici aussi les versions précédentes (anglaises et allemandes) du rapport
Rudolf vont nous être utiles. Dans la version française, Rudolf énumère,
comme s'il venait d'en parler, deux auteurs Freyberg et Peters, donnant des
informations sur la vitesse de libération de l'HCN. Or si effectivement
Rudolf cite la lettre de Freyberg, aucune information n'était auparavant
citée comme émanant de Peters. On lit par contre « Selon Irmscher, le temps
de dégagement de 50% de l'acide cyanhydrique est de 1/2 heure [...] ». Or,
le numéro de renvoie de note (153) contient 2 références, la première à un
ouvrage de Peters de 1933, la seconde à un ouvrage de 1942. Et
effectivement, dans les versions précédentes de son rapport, il n'était pas
question de Irmsher, mais seulement de Peters! Le chiffre de 50% en 1/2
heure était associé à l'ouvrage de Peters de 1933. Pourquoi ce changement?

Parce que Peters est l'inventeur du Zyklon B et que dans son ouvrage de
1933, Blausaeure zur Schaedlingsbekaempfung, que connait bien Rudolf,
Peters décrit le processus de dégagement d'une façon qui contredit la
construction de Rudolf. Peters déclare, à la page (64) même initialement
citée par Rudolf, que dès qu'une boite de Zyklon est ouverte, l'HCN se
dégage « violemment ».

Voir une reproduction de l'original:
http://www.nizkor.org/ftp.cgi?camps/auschwitz/cyanide/zyklon/images/peters-6
4.jpg

Et ce n'est pas tout. Initialement donc, Rudolf écrivait (tant dans les
versions allemandes qu'anglaises) que d'après Peters, 50% de l'HCN se
dégageait en 1/2 heure. Or c'était là une falsification des propos mêmes de
Peters! En effet, Peters écrivait, toujours à la même page qu'en une demi
heure se dégageait « der groesste Teil » de l'HCN, c'est-à-dire la plus
grande partie. Rudolf a transformé cette « plus grande partie » en
« moitié », afin de faire coller les écrits de Peters à son diagramme. En
sciences cela s'appelle une fraude.

La référence, dans les dernières versions de son rapport, à Irmscher, dont
il ne cite pas (une fois de plus) le texte original, n'est qu'une tentative
supplémentaire de Rudolf de nettoyer les falsifications les plus grosses de
son machin.

Donc, le chiffre de 50% en 1/2 heure n'est qu'une invention de Rudolf et la
vrai donnée est « la plus grande partie » se dégage en 30 minutes. Si on
s'amuse à faire comme Rudolf, mais plus honnêtement, c'est à dire à
attribuer une valeur à « la plus grande partie », on obtient le tableau
suivant, selon la valeur choisie de « la plus grande partie ».
k = -2 log([%HCN](1/2h)/100)

Si on exprime t en fraction d¹heure, le calcul se fait de la façon
suivante. Pour P = « la plus grande partie » (en pourcentage) évaporée en
une demie heure, k = -2 log (1-P/100). Ce qui permet de déduire ensuite
pour les différentes durée, la concentration restante et donc la
concentration évaporée. Le lecteur muni d'une calculatrice peut vérifier.

Tableau des qté évaporées à 10 minutes et à 2 heures, selon la qté évaporée
en 30 minutes:

"la plus grande 50% 60% 70% 80%
partie" (1/2h)
/ durée

10 minutes 20,6% 26,3% 33% 41%

2 heures 94% 97,4% 99,2% 99,998%

k 2log2 0,796 1,046 1,3980


Rajoutons que les documents originaux sur le Zyklon B sont en totale
contradiction avec la thèse du Rudolf d'une évaporation lente. Ainsi le
brevet du Zyklon B stipule:

« Wenn man den Inhalt der Buechse in duenner Schicht
ueberstreut, verdunstet die Blausaeure in etwa 10
Minuten, so dass die Hoechstkonzentration des Gases im
Raume mit ausserordentlicher Schnellighkeit erreicht
wird. »

Ce qui signifie:

« L'acide prussique s'évapore en environ 10 minutes si
le contenu de la boite est répandu en une couche fine,
de sorte que la concentration maximale du gaz dans la
pièce est atteinte avec une rapidité extraordinnaire. »

Cela signifie évidemment que la loi de dégagement utilisée par Rudolf est
beaucoup plus lente que dans la réalité.


d) Rudolf insensible à la chaleur

Sommes nous arrivés au bout de nos peine? Avons nous vu toutes les
falsifications de Rudolf concernant le dégagement de l'HCN. Désolé. La
réponse est non. Il reste le plus énorme, la plus « belle ». Tellement
énorme que Rudolf glisse dicrètement dessus: la température.

La cinétique de dégagement (c'est à dire d'évaporation du HCN) de Rudolf
vaut, dit-il pour des températures supérieures à 20 degrés. Hors, non
seulement une cinétique chimique est très fortement influencée par la
température -- Et Rudolf n'en tient absolument aucun compte (et ça se
prétend scientifique!) -- mais la température d'ébulition du HCN est de 27
degrés. Cela signifie qu'à partir de 27 degrés, l'HCN se comporte comme de
l'eau bouillante et s'évapore à *très* grande vitesse, largement plus
grande qu'à des témpératures inférieures, où cette vitesse semble déjà
(contrairement à ce que Rudolf tente de faire croire à coups de
falsifications).

Or les chambres à gaz étaient pour certaines préchauffées! De toute façon,
si vous forcez à coup de crosses des centaines d'êtres humains nus à
s'accumuler dans une pièce où elles finiront par être écrasées les unes
contre les autres, la température augmente rapidement. Largement au dessus
de 27 degrés. Toutes choses « oubliées » par Rudolf.

Dernière chose: Herbert Rauscher, chimiste spécialiste de la Heli, une des
sociétés spécialisées dans la distribution du Zyklon B pendant la guerre, a
fait une déposition après la guerre. C'était un spécialiste contemporain de
l'HCN et il connaissait son sujet. Il donne des chiffres précis pour les
vitesses d'évaporation de l'HCN A 20 DEGRES (et donc les vitesses en
conditions réelles sont beaucoup plus rapides). Il donne notamment: 28% en
5 minutes (Hervé Joly, « L'industrie allemande et la Shoah. Le cas du
Zyklon B », Revue d'histoire moderne et contemporaine, 47-2 avril-juin
2000, p. 392).

On peut calculer le coefficient "k" de la formule du modèle de dégagement
exponentiel (assez proche de la forme de la courbe proposée par Rudolf). On
trouve deux valeurs: 1,7. Avec un tel coefficient, on a les qtés dégagées à
10 minutes, 30 minutes et 2 heures, respectivement: 48%, 86%, 99,9996%. 86%
en 30 minutes!!! On est décidément loin des élucubrations de Rudolf!


En résumé, Rudolf s'appuie sur une lettre qu'il ne cite pas pour obtenir un
point sur une courbe dont il ne justifie pas la forme et dont il confirme
la fausseté en utilisant un chiffre en contradiction avec sa courbe,
chiffre lui-même issu d'une falsification de texte (avec trafficotage,
selon la version du rapport, en sus). De quoi faire virer n'importe quel
étudiant en n'importe quelle matière de n'importe quelle université! De
plus, les chiffres précis de spécialistes contemporains confirment que
Rudolf a raconté n'importe quoi.

Voilà.

Mais, évidemment, la connaissance du génocide se trouve dans les documents
et les témoignages:

> Ne négligez pas

> de donner les références précises des points que vous
> soulevez, et inutile de reservir le même éternel paquet
> de liens renvoyant à des articles tout faits sur votre
> site n'ayant aucun rapport direct avec le sujet, comme
> vous le faites d'habitude.

Voilà. C'est fait. Un exemple parmi d'autres.

Par ailleurs, l'argumentaire prédendument scientifiques de Rudolf a été
démonté aux adresses déjà citées (c'est pas chez moi):

Voir aussi:
http://www.nizkor.org/features/techniques-of-denial/

> Votre propagande exterminationniste
> est lassante, essayez d'être sérieux, pour une fois.

Arf!

> > Rudolf avance nombre d'affirmations pompées directement
> > chez les négationnistes, affirmations par ailleurs maintes
> > fois réfutées.
>
> Veuillez être plus précis dans vos insinuations, citez
> donc un ou deux exemples de ces "affirmations pompées chez
> les révisionnistes maintes fois refutées" pour illustrer
> votre propos.

Crétin.

J'ai donné un exemple dans mon article précédent. Vous l'avez effacé!

Lecteur, note que ce comportement est typique des négationnistes: on leur
fournit un exemple ou une preuve, ils effacent et réclament le type me^me
d'exemple ou de preuve qu'on vient de fournir. Illustration paradigmatique
du fait qu'on ne peut « débattre » avec des négationnistes.

Je redonne:

Rudolf ecrit qu'il n'y a pas eu d'études physico-chimiques avant le machin
de Leuchter:

« Il est d'ailleurs étonnant, vu l'importance de la
question soulevée, qu'avant le Rapport Leuchter il n'y
ait eu aucune étude physico-chimique de quelque
ampleur. » (p. 5)

C'est un mensonge. Une telle étude a été menée sur le Krema II, datée 15
décembre 1945, signée par le Dr. Jan Z. Robel et transmise au Juge
d'instruction Jan Sehn (Jean-Claude Pressac, Auschwitz: Technique and
operation of the gas chambers, Beate Klarsfel foundation, 1989, p.233)

Il s'agit de l'analyse des grilles métalliques de protection des arrivées
d'air frais de la partie supérieure des Leichenkeller 1 (la chambre à gaz)
des Kremas II et III (conservés dans les magasins du PMO, Block 25).

Il est d'autant plus étonnant que Rudolf passe cette étude complètement
sous silence qu'il connait l'ouvrage où cette étude est citée...

Autre exemple, où Rudolf recopie les mensonges négationnistes. Rudolf écrit:

« A Birkenau, les ravages faits par une épidémie de
typhus durant l'été 1942 amenèrent la construction de
quatre installations de crémation [...] »

Cette affirmation n'est étayée par aucune donnée historique. Au contraire.

Rudolf n'apporte absolument aucun élément à l'appui de sa thèse implicite
qui voudrait que les crématoires aient été construits à la suite de
l'épidémie de typhus de l'été 1942. Il reprend là un des grands poncifs
des négationnistes: les principales victimes des camps sont mortes à cause
du typhus. Un mensonge réfuté depuis longtemps:
http://www.phdn.org/negation/66QER/qer43.html

Sur « l'expert » qui a précédé Rudolf en falsifications, Leuchter:
http://www.phdn.org/negation/leuchfaq.html


> > Rudolf présente son rapport comme faisant partie
> > d'une expertise judiciaire. Mais il oublie de préciser
> > que jamais, il ne fut pas utilisé devant la cour de justice,
> > pour laquelle il avait été conçu. Dans cette page, Rudolf
> > insiste sur le mot et la notion n'expert. Mais il n'a jamais
> > été reconnu comme tel par quiconque. Il n'en avait même
> > pas les qualifications requises par un tribunal!
>
> Vous racontez des bétises et vous le savez bien, si vous
> avez lu le rapport comme vous le prétendez. Les lecteurs
> du rapport Rudolf se reporteront aux pages 316 à 352 pour ce
> qui est de l'historique du rapport lui-même.

L'historique du rapport ne dément nulle part que Rudolf n'a jamais été un
expert dument mandaté par la justice ni que son machin, n'a pas été utilisé
devant la cour! Donc vous racontez n'importe quoi.

> De plus, contrairement à ce que vous prétendez, G. Rudolf
> cite l'expertise de Cracovie (pages 42 à 44) tout en citant
> les raisons pour lesquelles elle n'est pas scientifiquement
> valable.

Je n'ai écrit nulle part que Rudolf ne citait pas « l'expertise de
Cracovie ».

Lecteur, note au passage que les négationnistes inventent des propos que
leurs interlocuteurs n'ont jamais tenus, afin de pourfendre des moulins
qu'ils s'inventent. Il faut reconnaître qu'il est plus facile de discuter
des propos qui n'ont pas été tenus que les vrais démonstrations...

Il existe une véritable expertise effectuée par de véritables
scientifiques. Voir:
http://www.phdn.org/negation/markiewicz.html

> Il cite par ailleurs les autres études, dans le même
> chapitre. C'est à se demander combien de pages vous lisez
> avant de déclarer que vous avez tout lu.

Toutes.


> > Rudolf écrit:
> > « A Birkenau, les ravages faits par une épidémie de
> > typhus durant l'été 1942 amenèrent la construction de
> > quatre installations de crémation [...] »
> > Cette affirmation n'est étayée par aucune donnée historique.
>
> Comme G. Rudolf le précise juste avant, page 53 :
>
> "En l'absence d'une meilleure documentation, dans ce qui suit,
> [...] je me reposerai sur les affirmations de Jean-Claude
> Pressac, qui ne sont pas disputées, puisque Pressac continue
> d'être considéré comme _l'expert_ sur les installations
> d'Auschwitz"

Désolé, mais dans mon édition de février 1997, ce passage ne figure pas à
la page 53.

> Il faudrait accorder vos violons avec votre confrêre Pressac,
> avant de commencer à refuter ses écrits. Vous tirez sur votre
> propre ambulance, comme souvent.

Là n'est pas la question. L'affirmation de Rudolf sur la raison de la
construction des crématoires (le typhus) est reprise de vieux mensonges
négationnistes réfutés depuis longtemps.
Voir: http://www.phdn.org/negation/66QER/qer43.html


> > Pour ce qui est de la partie "chimie" du machin, forme,
> > fond et "conclusions" en ont été discridités et *réfutés*
> > depuis longtemps.
>
> Justement, vous devriez vous mettre à jour, car dans cette
> édition, Germar Rudolf reprend point par point les soi-disant
> réfutations derrière lesquelles vous vous abritez, et les
> démonte les unes après les autres.

Il a fait tellement fort que son « travail » n'a *PAS* été présenté par
Irving au juge devant lequel il faisait appel...

Et Rudolf n'a rien réfuté. Le « rapport » Rudolf est truffé d'incohérences
et de falsifications plus ou moins reprises des négationnistes. j'ai montré
plus haut en quoi consistait la réfutation d'un seul point soulevé par
Rudolf.

Rudolf lui-même a a fini par reconnnaître que son « expertise » chimique ne
permettait pas de prouver quoique ce soit: Il a déclaré:

« La chimie n'est pas la science qui peut prouver ou
réfuter rigoureusement quelque allégation que ce soit
sur l'holocauste »

Voir: http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/not-the-science/

> Dans l'ensemble, ses
> détracteurs sont ou malhonnêtes ou naïfs, comme vous.

Malheureusement pour vous, vous êtes incapable de le prouver. Et pour
cause. Vous êtes contraint à recourir à l'attaque ad hominem quand je
recours à la démonstration.

C'est bête, hein!


> Les conclusions, quant à elles, ne changent pas : il est
> impossible qu'il y ait eu des gazages homicides dans les lieux
> présentés comme "chambres à gaz d'exécution" à Auschwitz.

Vous ne faites pas dans la science, mais dans l'incantation.

Voir: http://www.phdn.org/histgen/auschwitz/

Les documents et les témoignages, la réalité quoi, sont irréfutables.

Et puisque vous êtes tellement dés-intéressé par les documents, j'en ai
trouvé un, concernant Auschwitz, qui vous plaira sûrement... Auschwitz
était à la fois un camp de concentration, vers lequel étaient déportés
nombre de Polonais non juifs, et un camp d'extermination où étaient
déportés des Juifs pour y être, en majorité, directement assassinés. Un
employé du Bureau central de déplacement de populations de Lodz, le
SS-Untersturmführer Heinrich Kinna établit un rapport concernant les
arrivées de Polonais non juifs à Auschwitz. Il écrit:

« En référence au déploiement des aptes au travail, le
SS-Hauptsturmführer Haumeier a expliqué que seuls des
Polonais [non juifs] aptes doivent être fournis, de
façon à éviter autant que possible toute pression
inutile sur le camp et la fourniture de nourriture. Les
imbéciles, les idiots, les handicapés et les malades
doivent être éliminés du camp par liquidation aussi
vite que possible, afin de soulager la pression sur le
camp. Cependant cette mesure est rendue plus difficile
dans la mesure où, selon les instructions du RSHA
[Bureau central de sécurité du Reich sous l'autorité de
Himmler], les Polonais doivent mourir naturellement,
CONTRAIREMENT AUX MESURES APPLIQUÉES AUX JUIFS. »

(Rapport du SS-Untersturmführer Heinrich Kinna « sur le transport de 644
Polonais (de Zamosc) au camp de travail d'Auschwitz le 10 décembre 1942 »,
cité par Götz Aly, « Endlösung ». Völkerverschiebung und der Mord an den
europäischen Juden, Fischer Taschenbuch Verlag, 1999, p. 381)

Vous en trouverez plein d'autres de la même eau, là:
http://www.phdn.org/negation/documents/nazisdoc.html


> Notez bien que c'est le seul point important pour l'auteur du
> rapport : établir si, oui ou non, des chambres à gaz homicides
> ou pu être utilisées pour une extermination de masse à Auschwitz.

Non. Rudolf aborde des tas d'autres points dans plein de domaines de ses
incompétences. Il passe une gorsse partie de son rapport à citer et à
recopier les négationnistes. Rudolf est un vulgaire escroc.


> Il n'y a aucune "négation" là-dedans, ni le système
> concentrationnaire,

Les négationnistes ne nient pas les camps de concentration. Ils nient la
réalité, l'ampleur et les modalités du génocide des Juifs.


> ni la politique de persécution du régime
> nazi ne sont niées ou minimisées.

Rudolf n'a cessé de nier la génocide depuis plus de 10 ans. C'est un
négationniste pur et dur. Et un falsificateur incompétent. Et un raciste:

Rudolf parle de :

« la concentration de masses humaines en provenance de
l'Europe orientale, région arriérée du point de vue de
l'hygiène [...] » (p. 15)

Nous voilà en présence des hordes slaves sous-développées si chères aux
nationaux-socialistes. Un tel discours reprend les justifications des nazis
qui les ont conduit à mettre les juifs dans des ghettos et dans des camps,
où les conditions même créées par les nazis, entraînaient des conditions
d¹hygiène catastrophiques et l¹apparition de maladies. Bref par leur
politique de concentration les nazis créaient la réalité en laquelle il
croyaient. Le genre de fantasme raciste et antisémite auquel souscrit
visiblement Germar Rudolf.


> Simplement, le peuple allemand est accusé d'un crime odieux,

Le régime nazi et ses complices. Pas « le peuple allemand »

> sur
> lequel aucune véritable enquête n'a eu lieu, comme le rappelle
> Germar Rudolf dans son introduction.

Foutaise. Documents et témoignages abondent.

> L'enquête menée par les révisionnistes

On dit « négationnistes »: http://www.phdn.org/negation/definition.html


> sur ce point montre que l'instrument supposé
> d'un tel crime, les chambres à gaz homicides, n'ont pas existé.

Non. Vous ignorez sans doute que Rudolf lui-même a fini (forcément) par
déclarer que :

« La chimie n'est pas la science qui peut prouver ou
réfuter rigoureusement quelque allégation que ce soit
sur l'holocauste »

Voir: http://www.holocaust-history.org/auschwitz/chemistry/not-the-science/

Par contre, une vraie expertise scientifique a *corroboré* ce que l'on
savait par les documents et les témoignages:
http://www.phdn.org/negation/markiewicz.html

Quant aux machins de Rudolf, ils ont été largement réfutés:


> Cela, aucun exterminationniste

Ce mot n'existe que dans la rhétorique négationniste.

> n'a pu le contredire,

Vous racontez évidemment n'importe quoi.


> et c'est
> précisément pour cette raison que des lois interdisant la
> publication de recherches dont les conclusions vont à l'encontre
> du credo officiel ont été adoptées dans certains pays.

Non. La raison, c'est que le négationnisme est un discours antisémite et
que dans certains pays om l'incitation à la haine est sacntionnée, le
négationnisme est sanctionné en tant que telle. Voir:
http://www.phdn.org/negation/gayssot/


> Maintenant, si vous avez réellement quelque chose à dire, vous
> ne manquerez pas d'aller au préalable prendre connaissance du
> document que vous prétendez avoir lu.

Que j'ai lu.


> On vous attend avec des références précises, et de préférence par sur une ancienne
> édition.

Le contenu de l'édition de février 1997 est largement suffisant pour
établir que la méthodologie de Rudolf est frauduleuse. Voir plus haut, et...

Daphné

unread,
Jan 30, 2003, 7:17:57 AM1/30/03
to
Tiens, ce sont des gars comme vous qui auraient dû se trouver dans les
chambres à gaz à la place de tous ces malheureux.
Honte à vous d'exister!

--
"Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer."
Beaumarchais

"Plutôt mourir debout que vivre à genoux."
Emiliano Zapata

"Apprends auprès de celui qui est ignorant comme avec le savant."
Ptah Hotep, vers 2400 av. J.-C.

"On tue un homme, on est un assassin.
On tue des millions d'hommes, on est un conquérant.
On les tue tous, on est un dieu."
Jean Rostand, Pensées d'un biologiste
"A.A. Argh" <aaa...@arcticmail.com> a écrit dans le message de news:
53e04ed4.0301...@posting.google.com...

Gilles Karmasyn

unread,
Jan 30, 2003, 7:24:53 AM1/30/03
to
In article (Dans l'article) <2003130-04...@foorum.com>, Clitandre
<Clit...@clubinternet.fr> wrote (écrivait) :

> Monsieur Karmasyn,


>
> Quelques remarques suite à votre message :
>

Qu'il aurait été plus civil de ne pas effacer. Parce qu'il est beaucoup
plus difficile de comprendre ce que vous écrivez si on en ignore le
contexte.
Voir donc: http://www.phdn.org/news.php?gk20030129b


> Quand je dis les Juifs, j'entends la plupart des institutions
> juives (telles Crif et autres) et personnes physiques qui
> tiennent le même discours et pratiquent la même propagande sur
> le sujet. J'entends aussi tous ceux qui, comme vous,

D'où tenez vous que je serais juif?

M'enfin!


> montent sur
> leurs ergots dès le moindre article et font preuve d'une
> susceptibilité qui est le premier signe de leur intolérance.
> Moi, je ne m'offusque pas quand j'entends dire "les" Français ou
> "les" catholiques.

Je ne m'offusquais que de ce que vous attribuiez un comportement collectif
à l'ensemble des Juifs au lieu de parler de Juifs. Eussiez vous dit
« certains Juifs » ou à la rigueur « des Juifs », que vous auriez été
beaucoup plus audible et crédible. Car, évidemment vos teniez des propos
amalgamant et infondés.


> Si, pour les Juifs, les autres morts dans les camps ne comptent
> pour rien : en tout cas, je n'ai jamais entendu la moindre
> commémoration associer les autres victimes des camps au martyr
> juif.

Je ne fréquente pas les commémorations, mais il semble que vous ignoriez
manifestement qu'à l'occasion de la journée nationale de la déportation les
enseignants savent parfaitement parler de toutes les victimes des camps.

De plus, vous semblez ignorer que la majorité des victimes juives du
génocide n'ont pas été assassinées dans les camps de concentration.

Vous semblez en effet confondre camps de concentration et centres
d'extermination. Les Juifs acheminés dans des « camps », furent dans leur
écrasante majorité assassinés dès leur arrivée par gazage. A Chelmno,
Sobibor, Treblinka, Belzec, qui n'étaient pas des camps de concentration,
mais des centres de mise à mort. Auschwitz et Majdanek furent des « camps »
mixtes, à la fois camps de concentration et centres de mise à mort. Mais la
majorité des Juifs achéminés à Auschwitz n'y connurent pas l'esclavage
concentrationnaire. Ils y furent, dans leur écrasante majorité, assassinés
par gazage dès leur arrivée. Vous trouverez bilans et bibliographie là:
http://www.phdn.org/histgen/auschwitz/

Le nombre de Juifs assassinés par gazage dans les centres de mise à mort
(Auschwitz et Majdanek compris) est au minimum de 2,7 millions de
personnes. (Voir notamment Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d'Europe,
Fayard, 1988, p. 1045-1046)

Par ailleurs, le système *concentrationnaire* nazi, vaste système
d'assassinat par l'esclavage, a tenu un rôle peu important dans
l'extermination des Juifs d'Europe, puisqu'il a fait environ trois cent
mille victimes juives. A comparer au chiffre précédent, ainsi qu'aux bilans
des opérations mobiles de tuerie (ces assassinats "sur place" par fusillade
en Pologne, en URSS et dans les pays baltes, qui ont fait au minimul 1,3
millions de victimes) et au nombre de Juifs morts des conditions
catastrophiques que les Nazis faisaient régner dans les ghettos (cinq cent
mille personnes).

Vous aurez noté, que tous les Juifs assassinés lors du génocide le furent à
peine dans les camps de *concentration* et à un peu plus de 50%
"seulement" par gazage dans les centres de mise à mort. D'autres modes
d'assassinat (fusillades, famine, etc.) furent utilisés.

Ces précisions sont indispensables dans la mesure où votre « indignation »
s'appuie sur une connaissance plus que déficiente.


> L'exclusion est flagrante, comme si vous aviez honte
> d'avoir partagé la souffrance avec des homos et des tziganes.

Vous n'apporteez aucun élément concret à vos accusations.


> Comme si "le peuple élu" ne voulait pas se compromettre avec ce
> qu'il semble considérer comme des sous-hommes !

Vous recommencez à recourir à une rhétorique nausébonde.


> Je n'entrerai pas dans une querelle de chiffres.

Il ne s'agit pas de querelle mais de précision historique et
historiographique. Dans la mesure où votre indignation se base entre autre
sur des évaluations complètement erronées, il semble important de rectifier
celles-ci. Pensez vous que la rigueur historique soit à négliger?


> Simplement, je
> trouve ridicule (ou bien exceptionnellement forte) votre K. Roth
> qui chiffre le nombre de morts à l'unité près, même avec une
> fourchette. Vraiment... !

Karin Orth, par « Roth ». Il s'agit d'une historienne tout ce qu'il y a de
plus sérieuse. Et ses évaluations corroborent celle d'un ouvrage français
que j'ai cité.

Je redonne ce que j'écrivais:

Une précision historique et historiographique semble nécessaire. Il semble
en effet, en ce qui concerne le bilan du système *concentrationnaire* nazi
(donc, compte non tenu des Juifs gazés dès leur arrivée dans les centres de
mise à mort), que vous ne soyez pas tout à fait au fait de
l'historiographie de la question.

Le nombre de victimes (hors les Juifs) du système concentrationnaire nazi
se situe entre huit cent mille et un million de personnes. Deux sources,
j'espère, suffiront à vous convaincre. Si l'on additionne les chiffre
donnés aux pages 64 à 78 de l'ouvrage collectif « La déportation, le
système concentrationnaire nazi », BDIC, 1995, on obtient entre 827 000 et
961 000 victimes.

Une étude récente en allemand, du système *concentrationnaire* nazi
parvient au même résultat: Karin Orth, Das System der
nationalsozialistischen Konzentrationslager: Eine politische
Organisationsgeschichte, Hamburg, Hamburger Edition, 1999. Aux pages
345-346 sont fournies des statistiques de la mortalité concentrationnaire.
La fourchette donnée par Karin Orth est la suivante: de 795 889 à 955 215
victimes.

Un certain nombre d'entre eux furent effectivement gazés, mais pas la
majorité. Sur un bilan assez récent des gazages dans les camps, voir:
http://www.phdn.org/histgen/bilan-gazages.html

> Ensuite, j'ai toujours lu et appris
> depuis le secondaire que le nombre totale des victimes des camps
> se situait entre 12 et 13 millions de morts,

Vous avez quel âge?


> environ 50% de
> Juifs, et 50% pour les autres victimes du nazisme (celles que
> vous négligez).

Je ne « néglige » aucun victime. Espèce de mal-élevé!

Je vous apporte des précisions sur l'état des connaissances historiques.
Désolé que cela vous fâche.


> Je ne suis sûrement pas le seul. Soyons logiques:
> s'il y a moins d'un million de morts autres que Juifs, alors
> il y a moins d'un million de morts juifs à cause du nazisme (et
> là ce n'est pas moi qui entre dans le nagationnisme, c'est vous
> !)

Vous racontez n'importe quoi et vous devenez odieux.

Quant aux répartitions des nombres de victimes, je répète que les Juifs
constituent une minorité du nombre de victimes des camps de *concentration*
et que la majorité des Juifs assassinés le furent dans d'autres contextes
que celui du système concentrationnaire.


> Ce qui pue, outre le comportement de Sharon à l'heure actuelle,

Et le rapport avec la choucroute?

C'est auqnd même dingue que chaque fois que j'interviens pour rectifier des
erreurs (et parfois des falsifications) sur le génocide des Juifs et/ou la
Seconde Guerre mondiale, on me parle d'Israel, sans compter ceux qui me
traitent de « sale sioniste de merde »!

Ca en dit long sur ceux qui réagissent ainsi.



> ce n'est pas mon discours,

Ah bon?


> mais l'historiographie juive qui
> encore une fois s'attribue à 100% un martyr que les Juifs ont
> malheureusement partagé avec d'autres.

Vous racontez n'importe quoi. Vous avez illustré votre incompétence en
matière d'histoire sur le sujet traité, alors ne venez pas parler
d'historiographie.


> Ce qui pue, c'est ce
> comportement de geignards, toujours à réclamer des hommages, des
> mea culpa des Européens, et surtout des sous, comme si l'Europe
> devait expier ad vitam eternam pour la IIème Guerre. Prenez
> exemple sur les Russes : 20 millions de morts (civils et
> militaires); ils ne passent pas leur temps à se plaindre et à
> réclamer.

C'est vrai que réclamer des dédommagements

> Et pour répondre au coyotte, je ne suis ni négationniste, ni
> révisionniste, tout simplement parce que je ne suis pas
> historien professionnel.

Cela se voit.


> Je suis simplement écoeuré, comme de
> plus en plus de Français, de voir l'arrogance de certains juifs
> (comme Arnaud Klarsfeld avec son sourire narquois jetant son
> verre au visage d'un membre d'une organisation humanitaire lors
> d'une émission TV)

Arno Klarsfeld est peut-être un crétin arrogant. Il y a des cons partout, y
compris evidemment chez les Juifs. Pourquoi n'y en aura-il pas? Tirer de
l'énervement à propos des Juifs en général du comportement individuel de
certains Juifs frôle la rhétorique antisémite.


> et de continuer à réclamer toujours plus,
> pendant qu'en Israel, on tue à la chaîne.

Si c'est Israel qui vous préoccupe, ne vous gênez pas pour en parler sur
les forums adéquats. Mais cessez de raconter n'importe quoi en matière
d'histoire et de tirer de vos n'importe quoi des conclusions nauséabondes.

Voir mon précédent article:
http://www.phdn.org/news.php?gk20030129b

Gilles Karmasyn

unread,
Jan 30, 2003, 7:28:56 AM1/30/03
to
In article (Dans l'article) <SJ8_9.4433$Ym.6...@news.chello.be>, "Daphné"
<daphne750301@NOREPLY_hotmail.com> wrote (écrivait) :

> Tiens, ce sont des gars comme vous qui auraient dû se trouver dans les
> chambres à gaz à la place de tous ces malheureux.
> Honte à vous d'exister!

Non. Les négationnistes ne méritent pas de mourrir. Evitons les appels à
implicites à la violence, quelque soit l'indignation que l'on puisse
éprouver face à leurs saloperies.

Et pourriez vous éviter, SVP, de recopier toutes les saletés à chaque fois
que vous leur répondez?

gmoreau

unread,
Jan 30, 2003, 9:19:08 AM1/30/03
to
Gilles Karmasyn <gil...@worldnet.fr> écrivait:

>In article (Dans l'article) <2003130-04...@foorum.com>, Clitandre
><Clit...@clubinternet.fr> wrote (écrivait) :
>
>> Monsieur Karmasyn,
>>
>> Quelques remarques suite à votre message :
>>
>
>Qu'il aurait été plus civil de ne pas effacer. Parce qu'il est beaucoup
>plus difficile de comprendre ce que vous écrivez si on en ignore le
>contexte.
>Voir donc: http://www.phdn.org/news.php?gk20030129b
>

§
Si rien ne se passe après 10 secondes: cliquez ici

Erreur Sys fR77633Muir-77lang

Unable to process query. Fatal error grave.
§

Dommage...


Gaëtan
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"Falsus in uno, falsus in omnibus"

jerrykan

unread,
Jan 30, 2003, 10:03:51 AM1/30/03