UBUjean-jacques viala
unread,May 13, 2012, 12:40:33 PM5/13/12You do not have permission to delete messages in this group
Either email addresses are anonymous for this group or you need the view member email addresses permission to view the original message
to
Nombreuses victimes dans toute l'algérie, faisant 55 morts et 67
blessés. Enlèvements, plastics, hold-up.
Nombreux enlèvements dans le bled.
Une note signée pierre Messmer (qui depuis nie les faits) (de
l'acadéfraises) interdit au chef de bataillon d'embarquer avec son unité
ses 400 harkis, originaires de Miliana. Par un hasard heureux, la note
ne parvint à son destinataire que trop tard, et Messmer ne renvoya pas
ces harkis-ci à leur sort habituel.
Treize arrestations d'activistes à Alger.
Toute la direction de la caisse de S.S. de Constantine (le directeur et
neufs chefs de service) sont expulsés en france.
Au Maroc, le FLN libère quatre soldats français prisonniers. Le
gouvernement en attendait 500.
Le Bulletin de Renseignement n° 988 cote 1 h 3077 signé du chef
d'escadron Coadic, chef du Deuxième Bureau du CA montre que le Deuxième
Bureau (il convient ici de préciser de l'armée française) n'ignore rien
de la situation et donne le 16 mai 1962 la liste des lieux où sont
détenus des Européens dans les quartiers musulmans de l'agglomération
oranaise. Elle est assez vaste. Outre le local de la rue du
Général-de-Brossard à Victor-Hugo, il y a une école rue de Guelma, le
centre social du Petit-Lac, ainsi que les établissements Picard (sans
doute désaffectés) et la SAU où officiait Attou. Il en va de même à la
cité des Quatre-Chemins où une prison clandestine se trouve dans la rue
n° 7 à un lieu-dit: Les Abattoirs. Toujours à Victor-Hugo, un autre lieu
de détention a été repéré par les services français. Dans le
sous-secteur sud, ils ont également reçu des informations sur la maison
Miloud sise au 3 ou au 5 de la rue du Général-Mangin. D'autres prisons
improvisées sont situées rue des Mille-et-Une-Nuits à Médioni et rue des
Amandiers. L'ancien commissariat de police du IXe arrondissement, avenue
de Valmy est également affecté aux interrogatoires et à la détention des
pieds-noirs enlevés. Un lieu d'incarcération est indiqué (sans
précision) à Sananès. Dans le secteur sud-ouest, près du stade Monréal,
un lieu semblable a été signalé, au 20, rue Alfred Roques. Le faubourg
de Chollet est également cité. Dans le sous-secteur centre, qui
correspond au quartier musulman de la Ville-Nouvelle, on connaît des
centres d'interrogatoires, au 135, rue Clauzel dans un ancien lupanar.
Il y en a également à la Médersa, place Sidi-Bilal, au 35, rue du
Bey-Mohammed, lieu où siègent les responsables de l'ALN d'Oran, 3, place
de la Liberté et au 4, rue Saint-Grégoire, dans le quartier
Saint-Antoine. Dans le sous-secteur nord-ouest, un bureau FLN fonctionne
à l'école Sediman, place de la Perle. Ce secteur correspond au quartier
situé à l'entrée du ravin de Ras-el-Ain appelé Casbah sur les cartes en
raison de la présence d'un ancien fort arabe. Le service de
renseignements français s'est plaint occasionnellement d'être moins bien
informé de l'activité FLN dans cet endroit.
On remarquera que conformément à l'interprétation restrictive du
cessez-le-feu que donnent les autorités, l'armée n'exploite pas les
renseignements qu'elle a, et n'investit pas les lieux de détention
qu'elle connaît. Pour conclure sur ce point, il est important de dire
que si l'activité de la "police" FLN est orientée vers la recherche du
renseignement anti-OAS elle frappe en fait n'importe quel Européen
passant à proximité. Cela ne gênera évidemment pas les nationalistes
algériens qui partent, à ce moment, du principe que tout pied-noir
connaît des gens de l'Armée secrète dans son entourage. Le gangstérisme
aidant, ces pratiques se solderont par de graves conséquences.
Monneret, La tragédie dissimulée , Oran, 5 Juillet 1962. ISBN
2-84186-308-5
Au comité des affaires algériennes du 16 Mai, Joxe change d'avis sur la
volonté des harkis de venir se refugier en france. Un mois avant, le 8
avril, il déclarait que c'était faux. Ce jour il fait écrire: "Les
harkis veulent partir en masse. Il faut combattre cette infiltration,
qui sous pretexte de bienfaisance aurait pour effet de nous faire
accueillir des élements indesirables".
--
UBU
Ascenseur social: elle est née dans le ruisseau, elle a fini sur le
trottoir.
Allais