F.T.P.F. - F.F.L.
Par ordre du Comité militaire (sic) des Forces occupant la ville de Nîmes,
MOBILISATION de tous les hommes de 18 à 40 ans.
Tous les hommes valides devront se présenter à l'hôtel Imperator et se
mettront à la disposition du commandant Boulestin, qui les formera (sic),
les encadrera et leur assignera ensuite la tâche qu'ils auront à accomplir.
Toute personne qui ne se conformera pas à cet ordre devra répondre devant le
tribunal militaire (re-sic), qui jugera et infligera des sanctions sévères
allant jusqu'à la peine de mort.
En opération, 24 août 1944 :
Le commandant militaire régional :
Lieutenant MARTY
(...)
Parmi les hauts faits de Boulestin, et de ses hommes, citons la tuerie des
arènes de Nîmes, le 28 août 1944.
Boulestin prend livraison de neuf "otages" à la prison populaire. Il les
fait aligner, les bras levés, puis organise un défilé à travers toute la
ville, cependant qu'un haut-parleur convie les honnêtes citoyens à
participer aux réjouissances. Arrivés aux arènes, les suppliciés sont collés
au mur : la plupart sont déjà à moitié mort des traitements qu'ils ont
subis. Couvrant les cris des sadiques accourus au spectacle, les
mitraillettes crépitent. Des énergumènes se précipitent sur les cadavres,
crachent sur eux, les écrasant à coups de talon. Des viragos trempent leurs
mouchoirs dans le sang. L'ignoble scène dure près de deux heures (...).
Bien que les autorités constituées du gouvernement provisoire ne semblent
pas disposées à réagir, les bourreaux s'inquiètent. Le lendemain, "La
Renaissance du Gard" -feuille patriotique-, publie un jugement "a
posteriori" de la "Cour Martiale de Nîmes", tissu de mensonges faisant état
de prétendus aveux des victimes. Le président de cette aimable cour se
nommait "commandant Aubert" : on l'a retrouvé depuis, sous son vrai nom de
Maître M. B., comme avocat des "Lettres Françaises" au procès Kravchenko".
(à suivre)
> "La libération de Nîmes aurait dû se produire sans incident : il était
> certain que les Allemands se retireraient avant même que les troupes
> alliées, venant de Fréjus, eussent atteint la région d'Avignon. Cette
M. jmlallau vous êtes un mauvais citoyen...
Vous vous plaisez à ternir la magnifique épopée de la "libération" dans
le Midi, qui a vu le soulèvement unanime des populations, jusques alors
pétainistes.
Mais, ces populations, n'avaient-elles pas été "terrorisées" par le
pouvoir pétainiste, qui l'avait empêchée de rejoindre les maquis.
Et cette population apeurée, durant ces terribles années, acclamait le
vieux Maréchal, afin de mieux cacher son jeu.
Machiavélique, mon cher jmlallau, machiavélique...
--
La vie est un roman.
>M. jmlallau vous êtes un mauvais citoyen...
>Vous vous plaisez à ternir la magnifique épopée de la "libération" dans
>le Midi, qui a vu le soulèvement unanime des populations, jusques alors
>pétainistes.
Ben c'étaient bien des résistants puisque pendant 4 ans ils ont résisté à
l'envie de résister ( copyright Pierre Dac)
Et si on essayait de replacer l'église au milieu du village : de 1940 à
1944, la MAJORITÉ de la population française (ou gelbe, ou hollandaise)
n'était NI résistante NI collaborationniste. Elle essayait de vivre du
mieux qu'elle pouvait en s'attirant le moins d'ennuis possible...
--
"C'est une faible probabilité. Les récessions ont une faible
probabilité, elles sont rares et elles se produisent pour un
tas de raisons différentes !" (Alan Greenspan, directeur de la
Réserve fédérale, témoignant devant la Commission sénatoriale
du budget sur la probabilité d'une récession économique)
>Et si on essayait de replacer l'église au milieu du village : de 1940 à
>1944, la MAJORITÉ de la population française (ou gelbe, ou hollandaise)
>n'était NI résistante NI collaborationniste. Elle essayait de vivre du
>mieux qu'elle pouvait en s'attirant le moins d'ennuis possible...
Tout à fait d'accord et raison de plus pour ceux qui avaient adopté le
profil bas de ne pas se parer d'une vertu qu'ils n'avaient pas eu !!
> Et si on essayait de replacer l'église au milieu du village : de 1940 à
> 1944, la MAJORITÉ de la population française (ou gelbe, ou hollandaise)
> n'était NI résistante NI collaborationniste. Elle essayait de vivre du
> mieux qu'elle pouvait en s'attirant le moins d'ennuis possible...
Je voudrais ajouter un complément au texte de lallau. Dans le texte
initial il est rappelé le fameux "lieutenant" Boulestin :
Le lendemain de la fameuse proclamation du 24 août 44, le "lieutenant"
Boulestin était devenu "capitaine", le surlendemain "commandant" et, à
la fin de la semaine "lieutenant-colonel".
Boulestin s'appelait en réalité Teyssier. Né au Martinet (Gard), ivrogne
notoire, on ne savait au juste à quel "travail" il se livrait : on le
voyait de temps en temps à Nîmes vendre des cacahuètes, des lacets ou
des pierres à briquet. Lorsqu'à la libération il reparaît dans son
village, ses manches étaient ornées de trois magnifiques galons.
Il avait pris le nom de Boulestin et l'avait fait peindre en lettres
énormes sur la carrosserie de sa voiture personnelle.
Le noyau de l' "armée" Marty-Boulestin fut constituée par des Espagnols
"rouges", des Indochinois du M.O.I., des Russes de l'armée Vlassov qui,
en août 44 avaient changé de camp, et des "droit commun". Ce sont des
Russes qui montaient la "garde d'honneur" devant l'hôtel Imperator.
Il ont donne une grosse medaille nationale ....... au fonctionnaire
preposé à la communication de la Mairie !!!!
Clairon, drapeau, fonctionnaires serieux comme à une entrée au
refectoire ......
ce doit etre de la memoire pom pom tralala et devoir de classe d'été.
Ah! Paris au mois d'aout ...... !
Bouleversifiant, emoustillant car aucune culpabilité ne semble
assombrir cette tradition qui maintenant doit bien venir au dela du
temps et de l'espace de la mémoire française, voir européenne.
Mais ca existe uniquement en milieu fonctionnaire.fr.
Et peut -etre encore en film subventionné pour la TV.
M'est avis que les juifs de Paris commence à en avoir un peu plein les
bottes eux-aussi .......
A suivre, donc !
> ce doit etre de la memoire pom pom tralala et devoir de classe d'été.
>
> Ah! Paris au mois d'aout ...... !
>
> Bouleversifiant, emoustillant car aucune culpabilité ne semble
> assombrir cette tradition qui maintenant doit bien venir au dela du
> temps et de l'espace de la mémoire française, voir européenne.
Chaque fois qu'à Paris, je passe rue de La Harpe (près de
Saint-Séverin), je pense à ce qui s'est passé au "centre de secours"
qui y fonctionnait. A tort ou à raison, j'imagine que ce centre
fonctionnait à l'emplacement de ce qui est maintenant le Dispensaire
du C.R.O.U.S. de Paris (Centre Hostater). Il me semble que même
Lapierre et Collins l'ont raconté dans leur livre paru pour le 20 ème
anniversaire de la "libé", soit vers 1964.
> jpw...@wanadoo.fr (jpw) wrote in message
> news:<3b82be0a....@news.wanadoo.fr>... > a Paris, en ce moment, la
> prefecture s'autopromotionne des chefs a > tout casser (la croute et le
> reste) avec l'anniversaire liberation.
>
>
>
>
> > ce doit etre de la memoire pom pom tralala et devoir de classe d'été.
> >
> > Ah! Paris au mois d'aout ...... !
> >
> > Bouleversifiant, emoustillant car aucune culpabilité ne semble
> > assombrir cette tradition qui maintenant doit bien venir au dela du
> > temps et de l'espace de la mémoire française, voir européenne.
>
> Chaque fois qu'à Paris, je passe rue de La Harpe (près de
> Saint-Séverin), je pense à ce qui s'est passé au "centre de secours"
> qui y fonctionnait. A tort ou à raison, j'imagine que ce centre
> fonctionnait à l'emplacement de ce qui est maintenant le Dispensaire
> du C.R.O.U.S. de Paris (Centre Hostater). Il me semble que même
> Lapierre et Collins l'ont raconté dans leur livre paru pour le 20 ème
> anniversaire de la "libé", soit vers 1964.
>
Sans doute veux-tu parler de l'Institut dentaire...