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In Memoriam : crime d'après-guerre à Bad Reichenhall (mai 1945)

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Jean-Marie 3L

unread,
May 10, 2009, 11:27:56 AM5/10/09
to
"Lorsqu'on ne peut effacer ses erreurs, on les divinise; on fait un
dogme de ses torts, on change en religion des sacrilèges, et l'on se
croirait apostat de renoncer au culte de ses
iniquités" (Chateaubriand : Mémoires d'Outre-Tombe, livre XVI,
chapitre 2, La Pléiade, à propos de l'assassinat du Duc d'Enghien)

Dans l'après-midi du 8 mai 1945, au lieu-dit Kugelbach, du village de
Karlstein, près de Bad Reichenhall en Bavière, étaient assassinés,
sans jugement, par un peloton de la 2ème Division Blindée (Leclerc)
les prisonniers vaincus :

Lieutenant Paul Briffaut (ancienne L.V.F.)
Lieutenant Serge Krotoff (33e Division Waffen SS Charlemagne)
Sous-Lieutenant Robert Doffat (33e Division Waffen SS Charlemagne)
Jean Robert (33e Division Waffen SS Charlemagne)
Raymond Payras (33e Division Waffen SS Charlemagne)
et 8 inconnus.

Le plus jeune avait dix-sept ans.

Ce crime d'après-guerre fut escamoté : pas de rapport (certains des
prisonniers seront recherchés plus tard pour leurs activités sous
l'Occupation); les suppliciés seront assistés par le Père Maxime
Gaume.

Pour plus d'informations sur ce crime d'après-guerre, on lira avec
profit le livre de :

Charles E. Boch (ancien de la Division Leclerc) : Le guet-apens de Bad
Reichenhall, aux Editions du Lore (20 euros),
ISBN : 978-2-35352-015-2

www.ladiffusiondulore.com

julien vancraenbroeck

unread,
May 11, 2009, 12:52:37 PM5/11/09
to

"Jean-Marie 3L" <jeanmari...@gmail.com> a �crit dans le message de
news: 07ece0cf-9a48-42df...@n8g2000vbb.googlegroups.com...

"Lorsqu'on ne peut effacer ses erreurs, on les divinise; on fait un
dogme de ses torts, on change en religion des sacril�ges, et l'on se

croirait apostat de renoncer au culte de ses
iniquit�s" (Chateaubriand : M�moires d'Outre-Tombe, livre XVI,
chapitre 2, La Pl�iade, � propos de l'assassinat du Duc d'Enghien)

Dans l'apr�s-midi du 8 mai 1945, au lieu-dit Kugelbach, du village de
Karlstein, pr�s de Bad Reichenhall en Bavi�re, �taient assassin�s,
sans jugement, par un peloton de la 2�me Division Blind�e (Leclerc)
les prisonniers vaincus :

Lieutenant Paul Briffaut (ancienne L.V.F.)
Lieutenant Serge Krotoff (33e Division Waffen SS Charlemagne)
Sous-Lieutenant Robert Doffat (33e Division Waffen SS Charlemagne)
Jean Robert (33e Division Waffen SS Charlemagne)
Raymond Payras (33e Division Waffen SS Charlemagne)
et 8 inconnus.

Le plus jeune avait dix-sept ans.

Ce crime d'apr�s-guerre fut escamot� : pas de rapport (certains des
prisonniers seront recherch�s plus tard pour leurs activit�s sous
l'Occupation); les supplici�s seront assist�s par le P�re Maxime
Gaume.
===============================================================
On peut que regretter ce drame, ni gu�re le justifer, mais rappeler qu'il
r�sulta d'un fatal
encha�nement d'un climat de "guerre civile" franco/fran�aise.
Apr�s leur capture, les volontaires SS fran�ais furent pass�s en revue par
le g�n�ral Leclercq
qui s'avisa de poser la question � l'un deux :"n'avez vous pas honte de
porter l'uniforme
allemand ?" Du tac au tac, le SS fran�ais lui r�pondit : "et vous, vous
portez bien un uniforme am�ricain !"
Furieux, Leclerq fit demi tour, et ordonna de passer les prisonniers par
les armes.
Ce loustic aurait quand m�me pu fermer sa gu....... !


Pour plus d'informations sur ce crime d'apr�s-guerre, on lira avec

Zulu

unread,
May 12, 2009, 8:23:20 AM5/12/09
to
On 11 mayo, 18:52, "julien vancraenbroeck"
<julien.vancraenbro...@skynet.be> wrote:
> "Jean-Marie 3L" <jeanmarie.troi...@gmail.com> a écrit dans le message denews: 07ece0cf-9a48-42df-bab4-979e1ba2c__BEGIN_MASK_n#9g02mG7!__...__END_MASK_i?a63jfAD$z...@n8g2000vbb.googlegroups.com...

> "Lorsqu'on ne peut effacer ses erreurs, on les divinise; on fait un
> dogme de ses torts, on change en religion des sacrilèges, et l'on se

> croirait apostat de renoncer au culte de ses
> iniquités" (Chateaubriand : Mémoires d'Outre-Tombe, livre XVI,
> chapitre 2, La Pléiade, à propos de l'assassinat du Duc d'Enghien)
>
> Dans l'après-midi du 8 mai 1945, au lieu-dit  Kugelbach, du village de
> Karlstein, près de Bad Reichenhall en Bavière, étaient assassinés,
> sans jugement, par un peloton de la 2ème Division Blindée (Leclerc)

> les prisonniers vaincus :
>
> Lieutenant Paul Briffaut (ancienne L.V.F.)
> Lieutenant Serge Krotoff (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> Sous-Lieutenant Robert Doffat (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> Jean Robert (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> Raymond Payras (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> et 8 inconnus.
>
> Le plus jeune avait dix-sept ans.
>
> Ce crime d'après-guerre fut escamoté : pas de rapport (certains des
> prisonniers seront recherchés plus tard pour leurs activités sous
> l'Occupation); les suppliciés seront assistés par le Père Maxime
> Gaume.
> ===============================================================
> On peut que regretter ce drame, ni guère le justifer, mais rappeler qu'il
> résulta d'un fatal
> enchaînement d'un climat de "guerre civile" franco/française.
> Après leur capture, les volontaires SS français furent passés en revue par
> le général Leclercq
> qui s'avisa de poser la question à l'un deux :"n'avez vous pas honte de
> porter l'uniforme
> allemand ?" Du tac au tac, le SS français lui répondit : "et vous, vous
> portez bien un uniforme américain !"

> Furieux, Leclerq fit demi tour, et ordonna de passer  les prisonniers par
> les armes.
> Ce loustic aurait  quand même pu fermer sa gu....... !

Ah bon? Il aurait fait fusiller les bonhommes sur un coup de colère?
On est soulagé..

> Pour plus d'informations sur ce crime d'après-guerre, on lira avec

julien vancraenbroeck

unread,
May 12, 2009, 1:01:21 PM5/12/09
to

"Zulu" <zu...@volcanomail.com> a �crit dans le message de news:
ecdc9740-a8c1-4a33...@o20g2000vbh.googlegroups.com...

On 11 mayo, 18:52, "julien vancraenbroeck"
<julien.vancraenbro...@skynet.be> wrote:
> "Jean-Marie 3L" <jeanmarie.troi...@gmail.com> a �crit dans le message
> denews:
> 07ece0cf-9a48-42df-bab4-979e1ba2c__BEGIN_MASK_n#9g02mG7!__...__END_MASK_i?a63jfAD$z...@n8g2000vbb.googlegroups.com...
> "Lorsqu'on ne peut effacer ses erreurs, on les divinise; on fait un
> dogme de ses torts, on change en religion des sacril�ges, et l'on se

> croirait apostat de renoncer au culte de ses
> iniquit�s" (Chateaubriand : M�moires d'Outre-Tombe, livre XVI,
> chapitre 2, La Pl�iade, � propos de l'assassinat du Duc d'Enghien)
>
> Dans l'apr�s-midi du 8 mai 1945, au lieu-dit Kugelbach, du village de
> Karlstein, pr�s de Bad Reichenhall en Bavi�re, �taient assassin�s,
> sans jugement, par un peloton de la 2�me Division Blind�e (Leclerc)

> les prisonniers vaincus :
>
> Lieutenant Paul Briffaut (ancienne L.V.F.)
> Lieutenant Serge Krotoff (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> Sous-Lieutenant Robert Doffat (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> Jean Robert (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> Raymond Payras (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> et 8 inconnus.
>
> Le plus jeune avait dix-sept ans.
>
> Ce crime d'apr�s-guerre fut escamot� : pas de rapport (certains des
> prisonniers seront recherch�s plus tard pour leurs activit�s sous
> l'Occupation); les supplici�s seront assist�s par le P�re Maxime
> Gaume.
> ===============================================================
> On peut que regretter ce drame, ni gu�re le justifer, mais rappeler qu'il

> r�sulta d'un fatal
> encha�nement d'un climat de "guerre civile" franco/fran�aise.
> Apr�s leur capture, les volontaires SS fran�ais furent pass�s en revue par
> le g�n�ral Leclercq
> qui s'avisa de poser la question � l'un deux :"n'avez vous pas honte de
> porter l'uniforme
> allemand ?" Du tac au tac, le SS fran�ais lui r�pondit : "et vous, vous
> portez bien un uniforme am�ricain !"

> Furieux, Leclerq fit demi tour, et ordonna de passer les prisonniers par
> les armes.
> Ce loustic aurait quand m�me pu fermer sa gu....... !
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ah bon? Il aurait fait fusiller les bonhommes sur un coup de col�re?
On est soulag�..


===============================================================
Cette tragique histoire �tant connue depuis longtemps, j'ai retenu que le
dialogue �voqu�
se d�roula entre Leclerq et un membre du groupe. N�anmoins, il n'est pas
impossible
que l'attitude des autres prisonniers ait pu appuyer le propos,
puisqu'apr�s avoir quitt� le groupe, Leclerq se d�clara choqu� "par le
cynisme " de tous.

> Pour plus d'informations sur ce crime d'apr�s-guerre, on lira avec

Jean-Marie 3L

unread,
May 13, 2009, 10:09:04 AM5/13/09
to
On 11 mai, 18:52, "julien vancraenbroeck"
<julien.vancraenbro...@skynet.be> wrote:

> On peut que regretter ce drame, ni guère

On voit que vous avez du mal à regarder en face les crimes de vos amis


> le justifer, mais rappeler qu'il

> résulta d'un fatal
> enchaînement d'un climat de "guerre civile" franco/française.

Fatal ? Non. De plus, ce crime fut précédé d'autres crimes qui
provenaient
non seulement d'un "instinct de mort" (massacre de prisonniers
allemands
au Bourget en août 1944) chez certains, mais aussi d'une politique
consistant à ne pas s'encombrer de prisonniers (refus d'une offre
de reddition à Andelot, Haute-Marne)

> Après leur capture, les volontaires SS français furent passés en revue par

> le général Leclercq
> qui s'avisa de poser la question à l'un deux :"n'avez vous pas honte de
> porter l'uniforme
> allemand ?" Du tac au tac, le SS français lui répondit : "et vous, vous
> portez bien un uniforme américain !"


> Furieux, Leclerq fit demi tour, et ordonna de passer  les prisonniers par
> les armes.

Le livre de Charles E. Boch (La Diffusion du Lore) laisse ouverte une
autre
piste : les responsabilités de ce crime se situeraient plus haut dans
la
hiérarchie

> Ce loustic aurait  quand même pu fermer sa gu....... !

Ben voyons !.....

>
> Pour plus d'informations sur ce crime d'après-guerre, on lira avec

Jean-Marie 3L

unread,
May 13, 2009, 10:10:08 AM5/13/09
to
On 12 mai, 19:01, "julien vancraenbroeck"
<julien.vancraenbro...@skynet.be> wrote:
> "Zulu" <z...@volcanomail.com> a écrit dans le message de news:
> ecdc9740-a8c1-4a33-9810-649df5e17...@o20g2000vbh.googlegroups.com...

> On 11 mayo, 18:52, "julien vancraenbroeck"
>
>
>
> <julien.vancraenbro...@skynet.be> wrote:
> > "Jean-Marie 3L" <jeanmarie.troi...@gmail.com> a écrit dans le message
> > denews:
> > 07ece0cf-9a48-42df-bab4-979e1ba2c...__END_MASK_i?a63jfAD$__BEGIN_MASK_n#9g02mG7!__...@n8g2000vbb.googlegroups.com...

> > "Lorsqu'on ne peut effacer ses erreurs, on les divinise; on fait un
> > dogme de ses torts, on change en religion des sacrilèges, et l'on se

> > croirait apostat de renoncer au culte de ses
> > iniquités" (Chateaubriand : Mémoires d'Outre-Tombe, livre XVI,
> > chapitre 2, La Pléiade, à propos de l'assassinat du Duc d'Enghien)
>
> > Dans l'après-midi du 8 mai 1945, au lieu-dit Kugelbach, du village de
> > Karlstein, près de Bad Reichenhall en Bavière, étaient assassinés,
> > sans jugement, par un peloton de la 2ème Division Blindée (Leclerc)

> > les prisonniers vaincus :
>
> > Lieutenant Paul Briffaut (ancienne L.V.F.)
> > Lieutenant Serge Krotoff (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> > Sous-Lieutenant Robert Doffat (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> > Jean Robert (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> > Raymond Payras (33e Division Waffen SS Charlemagne)
> > et 8 inconnus.
>
> > Le plus jeune avait dix-sept ans.
>
> > Ce crime d'après-guerre fut escamoté : pas de rapport (certains des
> > prisonniers seront recherchés plus tard pour leurs activités sous
> > l'Occupation); les suppliciés seront assistés par le Père Maxime
> > Gaume.
> > ===============================================================

> > On peut que regretter ce drame, ni guère le justifer, mais rappeler qu'il
> > résulta d'un fatal
> > enchaînement d'un climat de "guerre civile" franco/française.
> > Après leur capture, les volontaires SS français furent passés en revue par
> > le général Leclercq
> > qui s'avisa de poser la question à l'un deux :"n'avez vous pas honte de
> > porter l'uniforme
> > allemand ?" Du tac au tac, le SS français lui répondit : "et vous, vous
> > portez bien un uniforme américain !"

> > Furieux, Leclerq fit demi tour, et ordonna de passer les prisonniers par
> > les armes.
> > Ce loustic aurait quand même pu fermer sa gu....... !
>
> ---------------------------------------------------------------------------­---------------------------------------
> Ah bon? Il aurait fait fusiller les bonhommes sur un coup de colère?
> On est soulagé..
>
> ===============================================================
> Cette tragique histoire étant connue depuis longtemps, j'ai retenu que le
> dialogue évoqué
> se déroula entre Leclerq et un membre du groupe. Néanmoins, il n'est pas

> impossible
> que l'attitude des autres prisonniers  ait pu appuyer le propos,
> puisqu'après avoir quitté le groupe, Leclerq se déclara choqué "par le
> cynisme " de tous.

Quelle chochotte ce général !

>
>
>
> > Pour plus d'informations sur ce crime d'après-guerre, on lira avec


> > profit le livre de :
>
> > Charles E. Boch (ancien de la Division Leclerc) : Le guet-apens de Bad
> > Reichenhall, aux Editions du Lore (20 euros),
> > ISBN : 978-2-35352-015-2
>

> >www.ladiffusiondulore.com- Masquer le texte des messages précédents -
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julien vancraenbroeck

unread,
May 14, 2009, 1:47:15 AM5/14/09
to

"Jean-Marie 3L" <jeanmari...@gmail.com> a �crit dans le message de
news: 9b8f8517-37a3-46f8...@t10g2000vbg.googlegroups.com...

On 11 mai, 18:52, "julien vancraenbroeck"
<julien.vancraenbro...@skynet.be> wrote:

> On peut que regretter ce drame, ni gu�re

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
On voit que vous avez du mal � regarder en face les crimes de vos amis
===============================================================
J'ai du mal � regarder les horreurs de la guerre, comme p.ex. les mutins de
Verdun coll�s
au peloton d'�x�cution. Encore que ceux ci ne port�rent pas l'uniforme
ennemi.
Des bavures de ce genre laissent toujours un malaise.


> le justifer, mais rappeler qu'il

> r�sulta d'un fatal

> encha�nement d'un climat de "guerre civile" franco/fran�aise.

Fatal ? Non. De plus, ce crime fut pr�c�d� d'autres crimes qui


provenaient
non seulement d'un "instinct de mort" (massacre de prisonniers
allemands

au Bourget en ao�t 1944) chez certains, mais aussi d'une politique
consistant � ne pas s'encombrer de prisonniers (refus d'une offre
de reddition � Andelot, Haute-Marne)

> Apr�s leur capture, les volontaires SS fran�ais furent pass�s en revue par

> le g�n�ral Leclercq
> qui s'avisa de poser la question � l'un deux :"n'avez vous pas honte de
> porter l'uniforme
> allemand ?" Du tac au tac, le SS fran�ais lui r�pondit : "et vous, vous
> portez bien un uniforme am�ricain !"


> Furieux, Leclerq fit demi tour, et ordonna de passer les prisonniers par
> les armes.

Le livre de Charles E. Boch (La Diffusion du Lore) laisse ouverte une
autre

piste : les responsabilit�s de ce crime se situeraient plus haut dans
la
hi�rarchie

> Ce loustic aurait quand m�me pu fermer sa gu....... !

Ben voyons !.....

>
> Pour plus d'informations sur ce crime d'apr�s-guerre, on lira avec

villenoel

unread,
May 14, 2009, 3:10:54 AM5/14/09
to

"Jean-Marie 3L" <jeanmari...@gmail.com> a �crit dans le message de
news: 9b8f8517-37a3-46f8...@t10g2000vbg.googlegroups.com...

On 11 mai, 18:52, "julien vancraenbroeck"
<julien.vancraenbro...@skynet.be> wrote:


Fatal ? Non. De plus, ce crime fut pr�c�d� d'autres crimes qui


provenaient
non seulement d'un "instinct de mort" (massacre de prisonniers
allemands

au Bourget en ao�t 1944) chez certains, mais aussi d'une politique
consistant � ne pas s'encombrer de prisonniers (refus d'une offre
de reddition � Andelot, Haute-Marne)

> Apr�s leur capture, les volontaires SS fran�ais furent pass�s en revue par

> le g�n�ral Leclercq
> qui s'avisa de poser la question � l'un deux :"n'avez vous pas honte de
> porter l'uniforme
> allemand ?" Du tac au tac, le SS fran�ais lui r�pondit : "et vous, vous
> portez bien un uniforme am�ricain !"


> Furieux, Leclerq fit demi tour, et ordonna de passer les prisonniers par
> les armes.

> Ce loustic aurait quand m�me pu fermer sa gu....... !

Ben voyons !.....
>
=================
On ne va quand m�me pas �lever un monument � leur m�moire.
Ils savaient ce qu'ils faisaient quand ils se sont engag�s dans l'arm�e
allemande et apparemment ils n'avaient pas perdu leur morgue. Donc je dis
comme Leclerc : ils auraient mieux fait de la fermer.
Je trouve bien plus grave le CRIME v�ritable perp�tr� dans les environs de
Bergerac, en 1944, lorsque des soldats allemands (unit� non combattante des
transmissions) se sont rendus aux maquisards et ont �t� fusill�s malgr� la
promesse de vie sauve et la protection du drapeau blanc.
Un des derniers maquisards a retrouv� la fosse et a rendu les corps �
l'Allemagne, il y a quelques ann�es.
Je sais bien que les actions d�gueulasses ne sont pas l'apanage des seuls
allemands mais dans le cas des fran�ais volontaires SS il n'y a pas �
prendre de gants. Si �a se trouve il y avait des fran�ais ayant particip� au
massacre d'Oradour.
--
villenoel


OldFlanker

unread,
May 14, 2009, 4:30:49 AM5/14/09
to

"villenoel" <vill...@wanadoo.fr> a �crit dans le message de news:
4a0bc3fd$0$12624$ba4a...@news.orange.fr...

Mon p�re disait que les r�sistants de derni�re heure ont �t� les pires, et
m�me qu'ils s'en sont pris aux vrais r�sistants qui �taient la grande
majorit� alors inconnus du grand public (et pour cause !), alors quand tu as
autour de toi une populace en col�re dirig�e par des fous avin�s, tu ne dois
ton sal�t que par un choix judicieux, un seul, pas deux.


Pépito

unread,
May 14, 2009, 5:24:42 AM5/14/09
to

"villenoel" <vill...@wanadoo.fr> a �crit dans le message de groupe de
discussion : 4a0bc3fd$0$12624$ba4a...@news.orange.fr...
>
Si �a se trouve il y avait des fran�ais ayant particip� au massacre
d'Oradour.

<<< Mais y en avait ! Et ils ont �t� jug�s et condamn�s.
GB

====
Crime inexpiable et inexpi�. Cette trag�die, qui aurait d� cimenter l'union
entre Fran�ais, cr�a, par ses prolongements, de d�plorables antagonismes. On
comprend que les gens d'Oradour aient exig� la punition des coupables. Mais
sur qui un juste ch�timent pouvait-il s'exercer?
Les grands responsables du massacre avaient disparu. Le g�n�ral Lammerding,
r�fugi� en Allemagne dans la zone britannique, ne put �tre extrad�. Les
chefs de section du bataillon der F�hrer avaient �t� tu�s au cours des
derniers combats. Dickmann �tait tomb� en Normandie. Tous les officiers
inscrits sur les r�les de la division, perdus dans la d�b�cle, demeur�rent
introuvables. Que restait-il alors des criminels du 10 juin 1944?
Six soldats allemands prisonniers et treize Alsaciens incorpor�s de force
apr�s la seconde annexion de l'Alsace en 1940. Ces six Allemands, �g�s, au
temps d'Oradour, de seize � vingt ans, avaient ob�i en soldats. La moindre
r�sistance leur e�t valu un sort semblable � celui des victimes. Quant aux
Alsaciens, soumis � une discipline encore plus stricte, ils r�pondaient de
leur passivit� sur leur vie et celle de toute leur famille. Ces hommes
�taient-ils vraiment coupables? Sous la pression de politiciens et de
groupes extr�mistes, l'Assembl�e nationale, pour l�gitimer les poursuites,
vota une loi dite de responsabilit� collective, juridiquement inacceptable
et qui fut, d'ailleurs, r�voqu�e peu apr�s sa promulgation.
Elle violait, en effet, le principe de non-r�troactivit�, base de nos
institutions p�nales et sauvegarde essentielle des droits de l'individu.
D�j� des voix autoris�es s'�taient �lev�es pour exiger le respect de la
l�galit�. L'Alsace tout enti�re se rangea aux calt�s de ses fils, victimes
de son destin tourment�.
Le proc�s s'ouvrit devant le tribunal militaire de Bordeaux, le 12 janvier
1953, soit apr�s un d�lai de neuf ann�es. Proc�s p�nible, d�chirant,
tumultueux o� seule la haute autorit� du pr�sident Nussy Saint-Sa�ns sut
pr�server la dignit� de la justice et emp�cher que le d�bat ne tourn�t �
l'affrontement. Pourtant, le verdict, n�cessairement nuanc�, loin de calmer
les esprits, ralluma la discorde. Du c�t� allemand, une seule condamnation �
mort, celle du sous-officier Lenz, commu�e, par la suite, en travaux forc�s.
Pour les autres, travaux forc�s de douze � dix ans, bient�t r�duits en
consid�ration des longues ann�es de d�tention pr�ventive. C�t� alsacien, une
condamnation capitale, �galement commu�e en travaux forc�s, celle du
sous-officier Boos, engag� volontaire aux SS. Pour les autres, travaux
forc�s, de huit � cinq ans, dont une prompte amnistie devait les lib�rer.
L'Alsace r�clamait l'acquittement. Elle se r�volta en apprenant le verdict.
Protestation � l'Assembl�e, meetings, drapeaux cravat�s de cr�pe � toutes
les fen�tres, c�r�monies expiatoires � Strasbourg et dans les grands centres
du Haut et du Bas-Rhin. L'unit� nationale si p�niblement reconquise parut,
un instant, �branl�e.
Autre contestation, mais en sens contraire, en Limousin. Les anciens de la
R�sistance, la presse de la Lib�ration s'indign�rent devant l'indulgence du
tribunal. Indiff�rent aux visites d'officiels venus, suivant la formule
consacr�e, se recueillir sur les lieux du drame, Oradour renvoya la L�gion
d'honneur et la Croix de guerre d�cern�es � ses armes. La nouvelle
municipalit� refusa d'enterrer les morts sous le monument national et confia
les pauvres restes � l'ossuaire �lev� par les soins de la commune. Col�re
g�n�reuse que trop d'agitateurs exploit�rent moins en hommage aux victimes
qu'au b�n�fice d'int�r�ts �lectoraux.
==== (
http://www.histoire-en-questions.fr/vichy%20et%20occupation/oppression%20pillage/proces%20oradour.html )

Jean-Marie 3L

unread,
May 14, 2009, 2:56:12 PM5/14/09
to
On 14 mai, 09:10, "villenoel" <villen...@wanadoo.fr> wrote:

> On ne va quand même pas élever un monument à leur mémoire.

Ils n'en ont pas besoin. Mais Charles E. Boch, ancien de la Division
Leclerc a bien fait de consacrer un livre à cette affaire qui avait
été
occultée alors qu'ils servait sous les ordres de Leclerc.

> Ils savaient ce qu'ils faisaient quand ils se sont engagés dans l'armée


> allemande et apparemment ils n'avaient pas perdu leur morgue. Donc je dis
> comme Leclerc : ils auraient mieux fait de la fermer.

Charles E. Boch se demande si Leclerc n'a pas été piégé dans cette
affaire, par plus haut que lui


> Je trouve bien plus grave le CRIME véritable perpétré dans les environs de
> Bergerac, en 1944, lorsque des soldats allemands (unité non combattante des
> transmissions) se sont rendus aux maquisards et ont été fusillés malgré la


> promesse de vie sauve et la protection du drapeau blanc.

> Un des derniers maquisards a retrouvé la fosse et a rendu les corps à
> l'Allemagne, il y a quelques années.

Je m'en souviens. Le massacre du Bourget d'août 1944 était bien pire
encore, et le refus de reddition à Andelot (Haute-Marne) aussi.


> Je sais bien que les actions dégueulasses ne sont pas l'apanage des seuls
> allemands mais dans le cas des français volontaires SS il n'y a pas à
> prendre de gants. Si ça se trouve il y avait des français ayant participé au
> massacre d'Oradour.

Non. Là où vous avez tort, c'est lorsque vous justifiez en 2009 ce qui
n'était
pas considéré comme justifiable en 1945 puisque Leclerc et son
entourage
ont occulté cette affaire, demeurée inconnue de la plupart de leurs
hommes.

villenoel

unread,
May 15, 2009, 4:02:52 AM5/15/09
to

"OldFlanker" <yena...@dutout.org> a �crit dans le message de news:
4a0bd6b6$0$12659$ba4a...@news.orange.fr...

>
>
> Mon p�re disait que les r�sistants de derni�re heure ont �t� les pires, et
> m�me qu'ils s'en sont pris aux vrais r�sistants qui �taient la grande
> majorit� alors inconnus du grand public (et pour cause !), alors quand tu
> as autour de toi une populace en col�re dirig�e par des fous avin�s, tu ne
> dois ton sal�t que par un choix judicieux, un seul, pas deux.
>
========
Le mien disait la m�me chose.
"Tous des pillards et des bandits". Et ce doit �tre vrai car il n'y avait
pas de maquis � proximit� de la commune avant la fin ao�t 44.
D'ailleurs, l'expression populaire "MAQUIS JAMBONS" dit bien ce qu'elle veut
dire.
--
villenoel


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