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bonne saint valentin

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UBUjean-jacques viala

unread,
Feb 4, 2010, 2:40:11 PM2/4/10
to
.
"La Saint-Valentin, une f�te kabyle ?

Non, mais on la doit au Pape G�lase 1er, citoyen romain n� dans cette
r�gion d�Alg�rie. Ce pape n'�tait pas alg�rien parce que l'Alg�rie
n'existait pas � cette �poque, la Kabylie oui et elle �tait chr�tienne
en grande partie... l'islam n'existant pas encore � cette �poque.


Il devient, le 1er mars 492, le 48e successeur de Saint-Pierre (le 49e
pape) (...) Il interdit la c�l�bration des f�tes Lupercales, une f�te
pa�enne de l�Amour et de la f�condit� plac�e sous l��gide du dieu Faunus
Lupercus (dieu Pan de la fertilit�, d'o� d�riverait "lubrique"), qui se
d�roulait le 15 f�vrier (...) Pour la mettre aux oubliettes, il aurait
mis en exergue d�s 495 la c�l�bration de la Saint-Valentin le 14
f�vrier, en m�moire de trois martyrs de l�Eglise qui portent ce nom
(...)

Certaines sources �voquent aussi l�instauration de la Chandeleur, f�te
qui marque la pr�sentation de l�enfant J�sus au temple et la
purification de la Sainte Vierge. Gelase 1er faisait alors, semble-t-il,
distribuer des cr�pes aux p�lerins qui arrivaient � Rome. Quant �
Saint-Valentin, il deviendra plus tard en 1496, sous le r�gne de pape
Alexandre VI, le patron des amoureux"".

--

UBU

Le d�mocrate est modeste, car il est celui qui admet qu'un adversaire
puisse avoir raison, qui le laisse donc s'exprimer, et qui accepte de
r�fl�chir � ses arguments.
Albert Camus

Alain Haïoun

unread,
Feb 5, 2010, 10:04:42 AM2/5/10
to

"UBUjean-jacques viala" <jejv...@free.fr> a �crit dans le message de
news:gtclm5lhi35ggi5jh...@4ax.com...

> .
> "La Saint-Valentin, une f�te kabyle ?
>
> Non, mais on la doit au Pape G�lase 1er, citoyen romain n� dans cette
> r�gion d'Alg�rie. Ce pape n'�tait pas alg�rien parce que l'Alg�rie
> n'existait pas � cette �poque, la Kabylie oui et elle �tait chr�tienne
> en grande partie... l'islam n'existant pas encore � cette �poque.

Ce serait donc les Romains qui avaient christianis� la Kabylie? et quand?

Alain

abourick

unread,
Feb 5, 2010, 11:47:32 AM2/5/10
to
Alain Ha�oun a �crit :


Le cas de l'Afrique du Nord est extr�mement int�ressant. Les Kabyles
�taient pour la plupart donatistes et certains faisaient partie d'une
secte donatiste qui pr�chait le martyre pour atteindre le paradis. Les
membres de cette secte donatiste dite des Circumcellions n'h�sitaient
pas � attaquer avec des matraques de bois les voyageurs ou les fermiers,
� violer, � piller et � tuer en esp�rant mourir au combat pour acc�der
au paradis. La similarit� avec l'islam djihadiste (qui n'existait pas
encore) est frappante ! Remarquons que la r�pression de Rome
(officiellement chr�tienne) contre les donatistes fut f�roce.

Les Vandales qui envahirent l'Afrique du Nord et en chass�rent les
Romains �taient �galement chr�tiens mais tout aussi h�r�tiques que les
Kabyles puisqu'ils professaient l'h�r�sie arianiste.

De nombreux Kabyles sont devenus juifs lorsque Byzance qui avait repris
le pouvoir aux Vandales et aux Alains s'est mis � pers�cuter les juifs
vivants sur la c�te. Ceux-ci se sont r�fugi�s dans les montagnes o� ils
ont r�ussi � convertir les Kabyles et les derniers Vandales.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Alg%C3%A9rie_dans_l%27Antiquit%C3%A9

Le temps des troubles (de l'an 235 � l'an 395)

Les troubles politiques qui �clat�rent au plus haut niveau politique de
l'Empire romain vers l'an 235 mirent un frein � la croissance
�conomique[r�f. n�cessaire] de Rome, ce qui frappa l'�conomie de la
Numidie de plein fouet[r�f. n�cessaire]. Les villes s'arr�t�rent alors
de cro�tre et les campagnes n'arrivaient plus � �couler leur production,
et bient�t le pays se retrouva dans un d�clin tout comme Rome
elle-m�me[r�f. n�cessaire]. En l'an 238 les propri�taires G�tules se
plaignirent de l'imposition fiscale �lev�e dans cet atmosph�re de
r�gression �conomique, mais leur plainte ne re�ut pas de r�ponses
favorables. Alors que rien ne fut fait pour rem�dier aux troubles
politiques et � la crise �conomique qui s'installe dans le temps,
plusieurs petites r�bellions se d�clenchent entre 253 et 288 tant en
Numidie qu'en Maur�tanie voisine. Pendant cette p�riode, une nouvelle
religion arrive de Rome. Le christianisme fait son entr�e en l'an 256,
et durant le si�cle suivant, dans une atmosph�re de d�clin grandissant,
les populations des villes c�ti�res Alg�riennes, ainsi qu'une minorit�
de la population dans les campagnes se convertissent � la nouvelle
religion. En 313, avec les crises politiques et �conomiques romaines qui
s'�ternisent, la nouvelle religion devient une arme qui servira d'alibi
religieux � une nouvelle r�volte qui sera encore une fois maghr�bine.
Mais cette fois la r�volte est religieuse et politique. En effet, le
culte donatiste se d�veloppa en Alg�rie et en Tunisie comme une d�fiance
politique � Rome. Les donatistes refusant d'accepter l'autorit�
religieuse de l'Empereur, et exigeant la s�paration de l'�tat et de la
religion, finiront par d�clarer l'empereur comme �tant le diable en
personne, � l'oppos� de J�sus qu'ils consid�rent �tre Dieu et ils
rejettent le rite catholique � partir de l�. L'empereur envoie alors ses
troupes pour les r�duire au silence, dans ce qui est la premi�re
pers�cution de chr�tiens contre des chr�tiens. La r�pression ne fit
qu'accro�tre le soutien populaire des donatistes chez le peuple et en
321 les l�gions romaines venues r�primer les donatistes se retir�rent.
Toutefois vers l'an 340, l'id�ologie donatiste donne naissance a une
secte populaire, celles des circumcellions, litt�ralement ceux qui
encerclent les fermes. Comme le culte donatiste c�l�brait les vertus du
martyr, les Circumcellions devinrent des extr�mistes qui ne
consid�raient que le martyr comme �tant la v�ritable vertu chr�tienne et
laiss�rent de c�t� toutes les autres valeurs de leur religion telles que
l'humilit�, la charit�, etc. Les circumcellions se mirent alors � se
munir de matraques de bois, refusant de porter des armes en fer, car
J�sus avait dit � Pierre de poser son �p�e selon la tradition
chr�tienne. Ainsi, munis de leur matraques, ils se mirent � attaquer les
voyageurs sur les routes du pays, puis � se diriger sur les fermes des
propri�taires terriens, � les encercler et les attaquer. Le but des
circumcellions �tait de mourir au combat en martyr, et ils esp�raient
que leurs attaques violentes munis de matraques de bois seulement
pousseraient leurs ennemis � riposter avec des armes plus sophistiqu�es
et � les envoyer ainsi au paradis. Ces extr�mistes tu�rent, viol�rent,
vol�rent, plusieurs propri�taires terriens et leurs familles, ainsi que
les voyageurs, et lorsqu'ils n'arrivaient pas � se faire tuer, ils
finissaient par se suicider en essayant de sauter du haut d'une falaise,
ce qui les pr�cipitait � leur mort. La secte des circumcellions
violemment r�prim�e disparue vers le IVe si�cle. Ce d�rapage du culte
donatiste eut pour cons�quence de noircir encore plus leur r�putation �
Rome.


De l'an 395 a l'an 430


Alors qu'en l'an 395 l'empire se divise en deux et que l'Afrique du Nord
est abandonn�e � son sort[r�f. n�cessaire] les donatistes reprennent
leur tentative de dominer la sc�ne politique et religieuse de plus.
Finalement exc�d�, l'empereur de Rome les d�clare en l'an 409,
h�r�tiques et leur r�clame de restituer toutes les �glises en leur
possession en Afrique du Nord. Il envoie plusieurs l�gions qui sont
d'une f�rocit� terrible envers les responsables religieux du culte, et
parfois m�me envers les membres parmi le peuple. Saint Augustin, qui
�tait alors l'�v�que catholique d'Annaba essaya de clamer la col�re de
l'administration romaine, en plaidant pour un traitement plus humain des
donatistes. Cela ne servit pas � grand chose, et les donatistes
disparurent presque compl�tement, seule une minuscule communaut�
survivant dans la clandestinit� jusqu'au VIe si�cle. Quelques ann�es
plus tard en 430, c'est tout l'Empire romain qui se retire de l'Alg�rie
sous la pression des Vandales qui envahissent le pays. Le 28 ao�t 430,
saint Augustin l'un des derniers symboles de l'int�gration de la
population au sein de l'Empire romain trouve la mort durant le si�ge de
Annaba par les Vandales qui ont envahi le pays.

Mais le bilan de la pr�sence romaine, que ne restaurent que tr�s
partiellement les Byzantins lorsqu'ils conqui�rent l'Afrique � partir de
533, est tr�s largement positif : Rome y a bien donn� naissance � une
civilisation originale [7].


...


Vandales en Afrique du Nord : de 430 � 477

Afin d'organiser une nouvelle migration face � la d�ferlante Wisigoths,
le nouveau roi Gens�ric, qui succ�da � son demi-fr�re le roi Gunderic,
comme roi des Vandales et des Alains, fit construire une �norme flotte
pour faire traverser aux tribus le d�troit de Gibraltar. C'est ainsi
qu'en 429, plus de 80000 Vandales et Alains, dont 20000 hommes en armes,
conduits par leur roi Gens�ric I, franchissent le d�troit de Gibraltar
et d�barquent en Maur�tanie. Des l'ann�e suivante en 430, ces derniers
sont d�j� dans l'Ouest alg�rien.

Les Vandales trouvent sur place une population favorable aux th�ses
chr�tiennes qui rejettent le dogme de la Trinit� romaine et contestent
la filiation divine de J�sus. En effet les Berb�res des riches campagnes
agricoles d'antan, qui se trouvent �tre � l'�poque en pleine crise
�conomique, laissent le passage libre � cette impressionnante arm�e
Vandale, qui semble � leurs yeux venger le fait que Rome vient de
d�clarer vingt ans auparavant (en 409) leurs croyances mutuelles comme
des h�r�sies. En effet le donatisme qui pr�vaut au Maghreb, est
similaire, voire plus extr�me dans sa tendance du refus de l'autorit� et
des dogmes de l'�glise catholique que l'arianisme suivi par les
Vandales. L'arianisme �tant � l'origine les enseignements du pr�tre
Arius de l'�glise d'Alexandrie d'�gypte (l'�glise Copte) qui enseignait
que J�sus �tait un homme comme tous les autres, plut�t que le fils de
Dieu. Les Vandales concentr�rent ainsi leurs attaques sur les villes
c�ti�res sous emprise romaine, et o� l'�glise catholique s'�tait saisie
des �glises donatistes. Ils s'offrent par la m�me la complicit� morale,
voire le soutien mat�riel des populations berb�res du Nord de l'Alg�rie.
Durant l'ann�e 430 les Vandales traversent ainsi le pays d'ouest en est,
attaquant les diff�rentes citadelles romaines ou les pr�tres catholiques
nouvellement install�s dans les �glises donatistes sont pr�sents. Le 28
ao�t 430, les Vandales prennent Hippone (actuelle Annaba) apr�s un bref
si�ge de la derni�re ville de l'Est de l'Alg�rie. En prenant cette
ville, ils auraient tu� l'�v�que catholique berb�re, saint Augustin.

Les Vandales commenc�rent ainsi � �tablir leur autorit� sur toutes les
villes du nord de l'Alg�rie, envoyant le clerg� catholique en exil �
Gafsa dans le sud tunisien, tuant parfois certains membres de l'�glise
catholique, et dissolvant les monast�res. La population citadine est
somm�e de s'acquitter de la d�me en �change du droit d'�tre laiss�e en
paix et de pouvoir pratiquer le catholicisme. Les Vandales ne
martyriseront toutefois pas les catholiques, et compar� � la fa�on dont
certains pr�lats catholiques traitent � ces �poques leurs ouailles
r�calcitrantes, leur traitement des catholiques est peu de choses.
Toutefois pour les apaiser, Rome en 435 les autorise, une nouvelle fois
� s'�tablir officiellement sur un de ses territoires, cette fois-ci, sur
les restes de la Numidie. Gens�ric �tablit la capitale de son nouvel
�tat alors � Saldae (Bejaia) qu'il a captur� aux Romains, et o� il fait
accoster les navires vandales qui ont servi � faire traverser Gibraltar
� son peuple. Gens�ric fait alors fortifier sa nouvelle capitale avant
de se lancer dans d'autres projets d'expansion. Fort de leur nouvelle
puissance, de leur domination des villes c�ti�res, et d'une complicit�
avec l'int�rieur du pays les Vandales refusent cette fois ci de
s'arr�ter en si bon chemin, et s'attaquent � Carthage en 439, si�ge de
l'�glise catholique d'Afrique, qu'ils capturent. D�barrass� de la
pr�sence de l'�glise romaine catholique au Maghreb, le roi Geis�ric I
des Vandales commence alors � construire le royaume des Vandales et des
Alains.

Lan�ant ses attaques navales � partir de sa capitale Bejaia, Gens�ric
s'engage dans la conqu�te des grandes �les de la M�diterran�e
occidentale. Il capture rapidement la Sicile, la Sardaigne, la Corse et
les �les Bal�ares, gr�ce � l'immense flotte navale qu'il avait fait
construire quelques ann�es plus t�t. Rome, face � ces nouvelles
pressions militaires Vandales, offrit un accord de paix � Gens�ric en
�change du retour de la Sicile dans le giron de l'Empire. Devenu plus
pragmatique que religieux avec tant de nouvelles dominions, Gens�ric
informe en l'an 442, Valentinien III, empereur romain d'Occident qu'il
accepte l'offre et restitue la Sicile � Rome.

Le r�pit que Gens�ric offre aux Romains n'est toutefois que de courte
dur�e. En 455, ce dernier se lance dans des op�rations contre l'Empire
romain occidental, et, le 2 juin, ses arm�es p�n�trent � Rome. Les
Vandales repartent avec de riches prises, dont des plusieurs coffres
d'or, des vestiges du temple de J�rusalem, ainsi que l'imp�ratrice
Licina Eudoxia. Celle-ci refuse de retourner � Rome, et �pouse Gens�ric
pour devenir la m�re du futur roi des Vandales : Hun�ric. Les deux
filles de l'imp�ratrice, Eudocia et Placidia, �galement prises durant le
sac de Rome, sont lib�r�es en 462 contre une forte ran�on pay�e par
l'empereur byzantin L�on I.
C'est ce pillage de Rome � ville �ternelle �, qui est principalement
reproch� aux Vandales pour cr�er leur mauvaise r�putation, bien que ce
pillage ait �t� ex�cut� en bon ordre, sans aucun s�vice contre la
population[r�f. n�cessaire]. Alors que le sac de Rome, beaucoup plus
brutal par les Wisigoths en 410 ne fut pas retenu contre eux.
D�s leur installation en Alg�rie ces cavaliers, deviennent des marins,
gr�ce d'abord � l'importante flotte construite par Geis�ric qui leur
permit de traverser le d�troit de Gibraltar et de s'y installer. Les
Vandales peuvent d�s lors se permettre de multiplier les exp�ditions
dans toute la M�diterran�e, jusqu'en Gr�ce. Mais leur pillage de Rome
est un mod�le de spoliation m�thodique, sans violence gratuite. Ils
garantissent en effet le respect de la population en �change du
pr�l�vement des richesses dans chaque quartier de la ville, priv� de
d�fense. � cet effet, ils divisent Rome en �lots, d�m�nageant les
tr�sors de chaque �lot en bon ordre et sans verser de sang. Mais pour
les clercs catholiques m�di�vaux, Rome est le centre du Monde. Aussi
transforment-ils pour la post�rit� ce pillage en sacril�ge, faisant aux
Vandales une r�putation de barbarie. D'o� le terme de vandalisme, alors
que les Vandales ne sont pas plus barbares que les autres peuples de
cette �poque rude et guerri�re. En 468, les Byzantins envoient une
�norme flotte pour attaquer le royaume des Vandales, mais ces derniers
r�ussissent � la d�truire presque enti�rement et remportent ainsi une
nouvelle victoire.


Vandales en Alg�rie (477-533)

� la mort de Gens�ric Ier, fondateur du royaume en 477 qui r�gna pr�s
d'un demi-si�cle sur son peuple, les Vandales commencent leur d�clin.
Son fils Huneric qui prend la succession exerce des pressions sur les
catholiques, particuli�rement durant les derniers mois de son r�gne en
483 et 484 o� il interdit carr�ment la pratique du catholicisme.
Gunthamund qui lui succ�de en 484 revient sur les d�cisions de son
pr�d�cesseur et autorise les Catholiques � pratiquer librement en
�change de la traditionnelle d�me. Toutefois son r�gne est marqu� par
une perte d'influence pour les Vandales, qui perdent des territoires en
M�diterran�e et qui se font attaquer par certaines tribus berb�res qui
n'appr�cient plus leur pr�sence. Thrasamund lui succ�de en 496 et r�gne
jusqu'en 523 sans pouvoir pour autant remettre sur pied le royaume.

Hilderic arriva au pouvoir en l'an 523, mais se d�sint�ressait tant de
la guerre lui-m�me, qu'il laissa son g�n�ral Hoamer s'en charger. Ce
dernier perd une bataille contre des tribus de l'int�rieur du pays en
530, et cela provoque une lutte de pouvoir au sein de la famille royale.
G�limer s'empare alors du pouvoir et jette le roi Hilderic et son
g�n�ral Hoamer en prison.

Trois ans plus tard, l'empereur byzantin Justinien Ier profite du fait
que la majorit� de la flotte vandale soit en Sardaigne occup�e �
r�primer une r�bellion, pour d�clarer la guerre � ces derniers. Il
envoie le brillant g�n�ral B�lisaire au combat. Le 13 septembre 533,
11000 Vandales sous le commandement de leur roi G�limer firent face aux
17000 hommes de l'arm�e de Byzance � la bataille de Ad Decimium. Les
Vandales perdirent la bataille et Carthage tomba aux mains des
Byzantins. Un mois plus tard, c'�tait au tour de la premi�re ville du
Maghreb central d'�tre perdue par les Vandales aux Byzantins. Le 15
d�cembre 533 les Vandales et les Byzantins s'affront�rent de nouveau �
30 kilom�tres de Carthage et les Vandales perdirent de nouveau la
bataille. Les Byzantins s'empar�rent alors de Hippone (Annaba). Les
Vandales ne sont plus les m�mes. Habitu�s au confort, voire au luxe, ils
ont peu � peu perdu leur qualit� guerri�re, et la c�l�bre cavalerie
vandale, autrefois tant redout�e, est en grande partie d�truite. G�limer
parvient � s'enfuir tandis que les survivants vandales, mis en
esclavage, sont en grande partie d�port�s, tandis que quelques milliers
sont enr�l�s de force dans les arm�es de l'Empire. En 534, G�limer, se
rendit � Belisarius, et remit le royaume � l'Empire byzantin. Gelimer
fut envoy� � Byzance et finit ses jours en Galatie. Ce fut la fin du
royaume des Vandales et des Alains.

Les Vandales survivants qui �chappent � la capture parviennent � trouver
refuge dans l'int�rieur du pays, chez des tribus berb�res alli�es
(surtout dans les hauteurs constantinoises), tandis qu'une r�pression
terrible frappe les Juifs dont une partie �migre avec eux dans
l'int�rieur. Ces Juifs y propagent alors leur religion parmi les tribus
montagnardes et sahariennes ainsi que parmi les derniers Vandales.

Domination byzantine (534-647)


Le passage des Vandales et des Alains en Afrique ne laisse que tr�s peu
de traces mais un si�cle de liens coup�s avec Rome puis avec Byzance a
profond�ment chang� les esprits des autochtones dont beaucoup ne vont
pas accepter la domination byzantine qui doit vite compter sur les
nombreuses attaques de r�volt�s berb�res comme lors de la r�volte de
Antalas juste apr�s la reconqu�te byzantine. La fragilit� de cette
reconqu�te � �clair � et l'instabilit� de la domination byzantine permet
aux tribus berb�res d'organiser la r�sistance contre l'� occupant �.

Jean Troglita, g�n�ral byzantin du VIe si�cle s'illustra notamment
contre les Perses et les Berb�res. Ce fut �galement un lieutenant du
grand g�n�ral byzantin B�lisaire, vainqueur des Vandales en Africa et
des Ostrogoths en Italie dans les ann�es 530. Solomon est un gouverneur
byzantin de la premi�re moiti� du VIe si�cle. En 534, il est nomm� par
l'empereur byzantin Justinien comme gouverneur de l'Afrique, tout juste
reconquise par le g�n�ral B�lisaire sur les Vandales de G�limer. Il est
remplac� deux ans plus tard (536), avant de retrouver son poste en 539.
Il doit faire face aux rebelles berb�res, notamment ceux du chef
Antalas. Il est toutefois battu par ces derniers dans une bataille pr�s
de la cit� de Theveste (actuelle T�bessa) en 544, trouvant la mort au
combat. Yabdas se r�volte contre l'autorit� des Romains et des Byzantins
dans les Aur�s[9], il se proclame roi des Aur�s.

Deux personnalit�s Berb�res des Aur�s furent des chefs byzantins,
Ifisdias et Cutzinas pendant le commandement de Jean Troglita, ce
dernier voulait attaquer les Berb�res du Sud apr�s que les Aur�s et le
Zab furent domin�s par les byzantins gr�ce � Salomon byzantin.Par contre
Mastigas fut un roi berb�res de la Maur�tanie C�sarienne. Apr�s les
Vandales, il prend en main une partie de la Maur�tanie C�sarienne, mais
il est certain que les byzantin sont arriv�e jusqu'� Frenda, car il y a
des inscription byzantine sur place en Alg�rie.

En 544, les Byzantins exerceront un pouvoir jusque dans la province de
Constantine. Cependant, l'�mergence d'insurrection berb�re contre les
Byzantins provoque l'organisation de plusieurs �tats puissants dont les
Dejrawa, les Banou Ifren, les Maghraouas, les Awarbas, et les
Z�n�tes[10]. Et, selon Corripus dans la Johannide, � l'�poque de Jean
Troglita sous le r�gne de Justinien entre 547 et 550, Les Banou
Ifren(Ifuraces)[11] faisaient la guerre aux byzantins[12].

Au d�but de la conqu�te musulmane en Afrique du Nord, Koceila, roi
berb�re s'allie avec les troupes byzantine. Apr�s sa mort la reine
berb�re, Kahina, attaque les Ommeyades avec l'aide des byzantins et les
cavaliers Z�n�tes. Elle gagne deux fois les troupes Omeyades.

UBUjean-jacques viala

unread,
Feb 5, 2010, 2:08:00 PM2/5/10
to
On Fri, 5 Feb 2010 16:04:42 +0100, Alain Ha�oun <alain....@orange.fr>
wrote:

L'Afrique souvent ingrate, aux populations instables n'exer�a pas
d'attrait sur Rome. Et ses territoires, exception faite pour les
environs de Carthage, �taient peu peupl�s et une t�che �norme attendait
les conqu�rants: la mise en valeur du pays. Ce fait n'a pas besoin
d'�tre prouv� car il est �vident: Carthage avait chass� l'�l�phant non
loin de la ville, et pendant deux ou trois si�cles, l'�l�phant sera
encore chass� en Alg�rie, pour la guerre d'abord, puis pour les jeux du
cirque � Rome. Dans les remparts de Carthage, il y avait des stalles
pour trois cents �l�phants. Sans parler de ceux qu'Hannibal avait emmen�
vers l'Italie � travers les Alpes, au cours de la 2�me guerre punique ni
des deux cents engag�s contre les arm�es de Scipion d�barqu�es en
Afrique.

Plus tard, pendant la guerre civile entre C�sar et les Pomp�iens, Juba
en avait engag� soixante aux c�t�s de ces derniers. Ensuite des
troupeaux entiers furent envoy�s � Rome pour les spectacles du cirque.
Comme l'on sait que les �l�phants d'Afrique ne se reproduisent pas en
captivit�, il est certain qu'il en existait des troupeaux importants
dans les plaines d'Alg�rie, puisqu'ils ne vivent pas en montagne, et que
par cons�quent ces plaines devaient �tre fort peu habit�es, sauf peut
�tre les Hautes-Plaines Constantinoises, peu favorables � cause du
froid, � ces pachydermes. Signalons en outre que la statuaire antique a
souvent personnifi� l'Afrique du Nord romaine, sous les traits d'une
femme coiff�e d'une d�pouille d'�l�phant, avec une trompe au-dessus du
front, des d�fenses de chaque c�t� de la t�te et deux immenses oreilles
pendant de part et d'autre.

Ce pays attirait peu les Romains, d'autant plus que, d�s la fin du
premier si�cle avant notre �re, ils n'eurent plus d'exc�dent de
population candidate � l'�migration et que seul un apport consid�rable
d'esclaves pouvait maintenir dans le Latium une activit� normale, en
raison d'une baisse tr�s rapide de la natalit�.

(...)

Une l�gion, la III�me, s'installa d'abord � Ammaedara, devenue Ha� dra
de nos jours, dans l'Ouest de la Tunisie centrale, non loin de la
fronti�re alg�rienne d'o� elle surveillait les turbulentes populations
nomades du sud, les G�tules.

Des op�rations militaires eurent lieu dans l'Est de l'Afrique du Nord,
dans l'actuelle Tunisie et l'Est du Constantinois o� depuis longtemps
les principaux ennemis de l'ordre �taient des nomades remontant l'�t�
faire p�turer leurs troupeaux dans les terres � c�r�ales. Mais il n'en
est pas de m�me dans toute la zone littorale, le Tell alg�rien o� se
sont d'abord install�s dans l'Est les Sittiens, et surtout dans tout le
centre et l'Ouest de l'Alg�rie, o� sous Auguste on voit s'installer les
v�t�rans sans qu'aucune action militaire ne soit signal�e. Il y avait
l�, sur le littoral m�me, des �tablissements d'origine ph�nicienne,
simples escales doubl�es parfois de comptoirs commerciaux. Apr�s la
chute de Carthage qui donnait la libert� absolue � la mer, ces petites
cit�s prirent leur autonomie sans songer � entrer en lutte avec Rome. La
venue de colons romains se fit sans coup f�rir, car ils s'install�rent
dans les plaines encore incultes, le plus souvent pr�s du littoral, au
voisinage de Djidjelli, Bougie et Tiklat, Port-Gueydon, Cap Matifou,
Gouraya, et m�me dans l'int�rieur des terres dans la r�gion de Miliana �
Hammam Righa et aux environs d'Affreville. Il s'agissait de v�t�rans qui
apr�s 20 ans de service dans la l�gion �taient install�s sur des terres
� cultiver

(..)

Par exemple quand il fallut contr�ler les nomades qui parcouraient le
d�sert, ils firent venir d�s le II�me si�cle, de Syrie, des troupes
auxiliaires depuis Palmyre et Em�se pr�s des bords de l'Euphrate qu'ils
occupaient d�j� depuis assez longtemps. Il y eut ainsi en divers points
du Limes depuis le sud Constantinois jusqu'� la fronti�re marocaine des
garnisons de soldats orientaux accoutum�s au climat et � la vie dans le
d�sert; un poste situ� entre Tlemcen et Oujda s'apellait m�me Numerus
Syrorum. Et ces Syriens �taient venus l� avec, si j'ose dire, armes et
bagages, amenant ou construisant sur place, une horloge comme celle de
leur pays, leur donnant les heures auxquelles ils �taient habitu�s.

Le pragmatisme romain, dans un souci d'efficacit�, n'avait pas cherch� �
habituer au d�sert des gens qui ne le connaissaient pas, ils avaient
amen� des sp�cialistes d�j� familiaris�s avec les probl�mes particuliers
du pays, et avec leur tol�rance et l'absence de tout esprit de syst�me
ils les avaient laiss�s vivre suivant leurs habitudes.

Terminant ce chapitre sur la population de l'Alg�rie romaine, il faut
noter que les nouveaux ma�tres du pays n'essay�rent jamais de ployer les
habitants � une loi g�n�rale, � des r�gles venues de Rome, �dict�es par
le pouvoir central et impos�es du jour au lendemain aux populations. Par
contre ils favoris�rent le d�veloppement �conomique, de l'agriculture
surtout, par des travaux d'am�nagement hydraulique et par la cr�ation
d'un r�seau de "voies" facilitant les communications vers les ports, et
de l� vers tout le monde m�diterran�en. Avec un apport de population peu
important ils donn�rent en exemple leurs moeurs et leurs coutumes dont
ils favorisaient l'adoption progressive. Le r�sultat fut celui que l'on
conna�t: en deux ou trois si�cles le pays, qui, depuis des mill�naires,
depuis la pr�histoire, avait �t� un tra�nard parmi les civilisations
m�diterran�ennes, devint un �l�ment parmi les plus avanc�s de l'Empire
Romain - au m�me titre que la Province ou la Narbonnaise, qui
deviendront plus tard la Provence et le Languedoc.

Et c'est ce m�me pragmatisme qui avait guid� l'administration romaine en
permettant aux habitants de l'Afrique de s'�lever dans la hi�rarchie
romaine � titre individuel, sans chercher � �lever en bloc toute la
population, ce qui e�t conduit � un �chec certain.

(..)

L'origine du pros�lytisme qui allait gagner l'Afrique romaine au
christianisme est inconnu. Certains ont pens�, qu'il pouvait tirer son
origine de Rome, d'autres ont pens� avec beaucoup plus de vraisemblance
qu'il �tait venu de l'Orient, d'Alexandrie, ville avec laquelle Carthage
avait beaucoup de relations, ou de Cyr�na�que. Peu importe, le seul
point s�r est qu'� Gamart au Nord de Carthage, dans une n�cropole juive,
on trouve des tombes chr�tiennes qui sont certainement tr�s anciennes,
car de nombreux t�moignages nous montrent qu'� la fin du II�me si�cle
les deux communaut�s �taient tr�s oppos�es, en lutte ouverte l'une
contre l'autre, aussi bien dans la vie de tous les jours que sur le plan
doctrinaire.

Le christianisme avait cependant d� se d�velopper tr�s t�t � travers
toute l'Afrique Romaine car Tertullianus, Tertullien, qui fut le
porte-parole de toute la communaut� chr�tienne d'Afrique � la fin du
II�me si�cle, pouvait �crire: "Nous ne sommes que d'hier et nous
remplissons tout, vos villes, vos �les, vos castella, vos d�curies, le
palais, le s�nat, le forum" (Apolog�tique 37,4). On pourrait soup�onner
une certaine exag�ration de la part d'un homme qui d�fend les siens avec
un esprit peut-�tre partisan. Mais cette affirmation va �tre confirm�e
par les faits. D�s le d�but du III�me si�cle on voit l'�glise chr�tienne
d'Afrique organis�e, structur�e, convoquant des conciles qui r�unissent
de nombreux �v�ques, non seulement de Proconsulaire, approximativement
l'actuelle Tunisie, mais aussi de Numidie.

Et alors survient un fait nouveau, brutal, les autorit�s de l'Etat
romain s�vissent violemment contre les chr�tiens, et d�s l'�t� 180, 4
chr�tiens de Madaure pr�s de Soukh-Ahras sont ex�cut�s sur ordre du
Pronconsul Vigellius Saturninus, et 12 autres de Scillum quelques jours
plus tard. Pour ces derniers nous poss�dons un r�cit authentique de leur
proc�s conserv� � Rome par l'autorit� eccl�siastique: il indique qu'un
d�lai de r�flexion d'un mois leur fut donn� pour �viter l'ex�cution,
s'ils abjuraient: ils le refus�rent. Ils voulaient, par leur acceptation
de leur mort, t�moigner de la profondeur de leur foi, ce qui est le sens
propre du mot martyr emprunt� au grec, qui fut celui donn� � de
nombreuses ex�cutions de chr�tiens au cours de 131 ann�es de
pers�cutions africaines, depuis ces premi�res condamnations de 180
jusqu'� l'�dit de tol�rance de 311 qui officialisa d�finitivement
l'autorisation du christianisme.

Un lent travail se fit dans les esprits et la raison fit �voluer la
religion pour la rendre compatible avec la notion d'Etat, car un
gouvernement stable et fort �tait n�cessaire au maintien de la paix et
de la civilisation. Les indices de cette �volution furent tr�s nets dans
les derni�res ann�es du III�me si�cle et pendant tout le IV�me, on peut
noter parmi eux, un concile tenu � Elvire en Espagne, l'actuelle
Grenade, qui si�gea vers 300 et eut � traiter des cas de conscience que
posaient les appartenances aux fonctions d'Etat, des chr�tiens qui
pouvaient se trouver en contradiction avec leur religion. Et malgr� les
derni�res pers�cutions de 303-305, le rapprochement des Eglises
chr�tiennes et de l'Empire s'acc�l�ra. Les chr�tiens avaient subi cette
derni�re pers�cution, mais pas plus que lors des pr�c�dentes n'avaient
abandonn� leur religion, si ce n'est en apparence. Et ce rapprochement
se marqua tr�s vite dans les faits: l'Eglise abandonnait la lutte contre
l'Etat et la religion chr�tienne retrouvait officiellement sa libert�.
L'�dit autorisant les chr�tiens � c�l�brer leur culte fut sign� par
Gal�re en 311. Un concile se r�unissait � Arles en 314 qui - entre
autres d�cisions- condamnait la d�sertion de l'arm�e, ce que nous
appellerions aujourd'hui l'objection de conscience. Ce concile marquait
la fin de la p�riode archa�que du christianisme fanatique et
r�volutionnaire, et annon�ait une religion qui serait compatible avec
l'existence d'Etats organis�s. Celle-ci chercha ses voies pendant tout
le IV�me si�cle et trouva un ma�tre de la pens�e chr�tienne en la
personne d'Aurelius Augustinus, Saint Augustin. Celui-ci �tait n� en 354
dans le Constantinois, � Thagaste, l'actuelle Soukh-Ahras, d'un p�re
pa�en- il h�sitait � demander le bapt�me- et d'une m�re, Monique, qui
elle �tait chr�tienne, mais, issue d'une famille africaine, elle
portait, nous dit son fils, le nom d'une d�esse pa�enne, une de ces
divinit�s des Libyens autochtones que les Romains d�signaient sous le
nom de Dii Mauri, les Dieux Maures.

(...)

du rab ici:

http://guerredalgerie.fr/Histoire.htm

--

>
>Alain

villenoel

unread,
Feb 6, 2010, 4:51:01 AM2/6/10
to

"Alain Ha�oun" <alain....@orange.fr> a �crit dans le message de news:
4b6c338c$0$17501$ba4a...@news.orange.fr...
==========
Toute la bordure c�ti�re de l'Afrique du nord (c�r�ali�re) �tait sous
domination romaine et lorsque le christianisme s'est r�pandu puis est devenu
religion officielle � Rome, les territoires ont subit la m�me influence.
Comme nous avons fait pour nos colonies.
Ca prouve bien que les griefs entretenus par les musulmans contre la
chr�tient� sont pure m�chancet�. Ils nous reprochent les croisades alors
qu'ils ont fait la m�me chose 400 ans avant.
--
villenoel


Caligula

unread,
Feb 6, 2010, 5:08:44 AM2/6/10
to
villenoel a �crit:

> Toute la bordure c�ti�re de l'Afrique du nord (c�r�ali�re) �tait sous
> domination romaine et lorsque le christianisme s'est r�pandu puis est
> devenu religion officielle � Rome, les territoires ont subit la m�me
> influence.

Propos bien doux. Plus qu'une influence, il y a eu christianisation de
force. Avec destruction d'oeuvres d'art incomparables, de temples
magnifiques. L'intol�rance religieuse arrivait pour la premi�re fois dans
ces contr�es au cours du 4�me si�cle.

> Ca prouve bien que les griefs entretenus par les musulmans contre la
> chr�tient� sont pure m�chancet�. Ils nous reprochent les croisades alors
> qu'ils ont fait la m�me chose 400 ans avant.

�a prouve tout simplement que l'intol�rance religieuse s'appuie sur la
force. Le plus fort impose sa religion. Puisque depuis le christianisme
religion rime avec esprit sectaire, fid�les, infid�les, vrai dieu...

--
Caligula
Pontifex Maximus, Imperator, Pater Patriae.


Alain Haïoun

unread,
Feb 6, 2010, 12:50:26 PM2/6/10
to

"villenoel" <vill...@wanadoo.fr> a �crit dans le message de
news:4b6d3b82$0$927$ba4a...@news.orange.fr...

>
> "Alain Ha�oun" <alain....@orange.fr> a �crit dans le message de news:
> 4b6c338c$0$17501$ba4a...@news.orange.fr...
>>
>> "UBUjean-jacques viala" <jejv...@free.fr> a �crit dans le message de
>> news:gtclm5lhi35ggi5jh...@4ax.com...
>>> .
>>> "La Saint-Valentin, une f�te kabyle ?
>>>
>>> Non, mais on la doit au Pape G�lase 1er, citoyen romain n� dans cette
>>> r�gion d'Alg�rie. Ce pape n'�tait pas alg�rien parce que l'Alg�rie
>>> n'existait pas � cette �poque, la Kabylie oui et elle �tait chr�tienne
>>> en grande partie... l'islam n'existant pas encore � cette �poque.
>>
>> Ce serait donc les Romains qui avaient christianis� la Kabylie? et quand?
>>
>> Alain
> ==========
> Toute la bordure c�ti�re de l'Afrique du nord (c�r�ali�re) �tait sous
> domination romaine et lorsque le christianisme s'est r�pandu puis est
> devenu religion officielle � Rome, les territoires ont subit la m�me
> influence.

Ok, jusqu'� la conqu�te arabe. Par ailleurs il ne semble pas qu'avant 1830,
il soit rest� beaucoup de Kabyles chr�tiens.

> Comme nous avons fait pour nos colonies.

L� nous ne sommes plus dans l'histoire antique :-)

Certaines de nos anciennes colonies ont �t� christianis�es mais pour la
Kabylie, tr�s peu de Kabyles ont �t� christianis�s. C'est vrai en tout cas
pour les orphelins kabyles recueillis par les P�res Blancs qui les ont
baptis�s et �lev�s dans la religion catholique. Mais ceux qui �taient
musulmans le sont rest�s, l'islam �tait install� en profondeur et il n'est
pas �vident qu'il y eut des conversions islam vers christianisme. D'ailleurs
les 3 religions chr�tienne, juive et musulmane coexistaient avec �glises,
temples protestants, synagogues et mosqu�es.

L'int�grisme musulman actif a repris apr�s l'ind�pendance avec des
profanations de lieux de cultes et de cimeti�res mais pas de fa�on g�n�rale.

Alain


UBUjean-jacques viala

unread,
Feb 6, 2010, 1:14:04 PM2/6/10
to
On Fri, 05 Feb 2010 17:47:32 +0100, abourick <bourriq...@yahoo.br>
wrote:
(...)

odieux revisionisme:

En Mai 429, les vandales franchissent le d�troit de Gibraltar. Le total,
hommes, femmes, enfants et esclaves, de ceux qui travers�rent le d�troit
est d'environ 90 000 dont 15 000 hommes en armes. Ils travers�rent le
Maroc p�n�trant dans l'Ouest de l'Alg�rie, se dirigeant vers la Numidie
et la Proconsulaire - Constantinois et Tunisie- les r�gions les plus
riches. Ils arrivent devant B�ne qu'ils assi�gent en 430 n'ayant
rencontr� qu'une r�sistance insignifiante de l'arm�e romaine. En 431,
apr�s 14 mois de si�ge, ils prennent la ville o� Gens�ric s'installe.
Nous n'avons aucun d�tail sur le comportement de la horde vandale au
cours de son voyage, mais les plaintes enregistr�es font toutes �tat du
m�me comportement: pillage, destructions, massacres, le tout agr�ment�
d'incendies. Et si aucune pr�cision ne vient corroborer ces dol�ances
elles sont de toute �vidence absolument fond�es pour deux raisons. La
premi�re, c'est que les Vandales ont v�cu sur le pays, et comme il est
�vident qu'ils n'ont pas �t� nourris par charit�, il faut bien qu'ils
aient pris de force ce dont ils avaient besoin. La deuxi�me, c'est que
ce n'�taient pas des tendres; si l'histoire n'a pas retenu de pr�cisions
nominales sur le comportement individuel des membres de la horde, elle
nous renseigne sur ceux des souverain, avant tout, celui de Gens�ric et
de sa famille. Que nous dit-elle? Qu'il fit jeter la veuve de son fr�re
dans une rivi�re avec une pierre attach�e au cou; que pour r�server son
tr�ne � ses fils il fit assassiner ses neveux; que s'�tant brouill� avec
un chef Wisigoth dont son fils avait �pous� la fille, il renvoya
celle-ci � son p�re apr�s lui avoir fait couper le nez et les oreilles.

Si tel �tait le comportement des chefs vandales vis-�-vis de leur propre
famille, il n'y a pas lieu de douter de ce que nous ont dit les
contemporains, tel que parmi d'autres, Possidius, �v�que de Calama, la
Guelma actuelle, qui dans sa "vie de Saint Augustin" nous raconte les
atrocit�s commises par les hordes germaniques qui ont ruin� le pays,
pillant tout, torturant les habitants.


(...)

>
>Lan�ant ses attaques navales � partir de sa capitale Bejaia, Gens�ric
>s'engage dans la conqu�te des grandes �les de la M�diterran�e
>occidentale. Il capture rapidement la Sicile, la Sardaigne, la Corse et
>les �les Bal�ares, gr�ce � l'immense flotte navale qu'il avait fait
>construire quelques ann�es plus t�t.

voil� ayant fini de piller l'afrique, ils sont oblig�s de se livrer � la
piraterie.

un peuple de predateurs.

des vandales, quoi.

(...)
je coupe l'odieuse glorification d'un peuple de pillards.


>
>Trois ans plus tard, l'empereur byzantin Justinien Ier profite du fait
>que la majorit� de la flotte vandale soit en Sardaigne occup�e �
>r�primer une r�bellion, pour d�clarer la guerre � ces derniers. Il
>envoie le brillant g�n�ral B�lisaire au combat. Le 13 septembre 533,
>11000 Vandales sous le commandement de leur roi G�limer firent face aux
>17000 hommes de l'arm�e de Byzance � la bataille de Ad Decimium. Les
>Vandales perdirent la bataille et Carthage tomba aux mains des
>Byzantins. Un mois plus tard, c'�tait au tour de la premi�re ville du
>Maghreb central d'�tre perdue par les Vandales aux Byzantins. Le 15
>d�cembre 533 les Vandales et les Byzantins s'affront�rent de nouveau �
>30 kilom�tres de Carthage et les Vandales perdirent de nouveau la
>bataille. Les Byzantins s'empar�rent alors de Hippone (Annaba). Les
>Vandales ne sont plus les m�mes. Habitu�s au confort, voire au luxe, ils
>ont peu � peu perdu leur qualit� guerri�re, et la c�l�bre cavalerie
>vandale, autrefois tant redout�e, est en grande partie d�truite.

c'st le sort de ce genre de tribus.

l'�ternel lutte des sedentaires et des pillards nomades.

(...)

abourick

unread,
Feb 6, 2010, 2:34:17 PM2/6/10
to
UBUjean-jacques viala a �crit :


Ils n'ont certainement pas laiss� un bon souvenir en Europe. Il
semblerait que les Vandales se soient unifi�s tardivement en Espagne �
partir de peuples de pillards d'origine scandinave ou germanique. C'est
en Espagne d'ailleurs qu'ils se sont convertis � l'arianisme. Ils
auraient �galement particip� � la chute de Rome au cours de laquelle ils
auraient ran�onn� les malheureux Romains en �change de la vie sauve.

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