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Pollution à l'uranium au Tricastin : soupçon et inquiétude s'insinuent chez les riverains

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jm

unread,
Jul 17, 2008, 2:45:14 PM7/17/08
to
Pollution à l'uranium au Tricastin : soupçon et inquiétude s'insinuent
chez les riverains
LE MONDE | 17.07.08 | 09h04 • Mis à jour le 17.07.08 | 18h37


Bollène (Vaucluse), envoyé spécial

"Une année de travail fichue !" Luc Eymard est découragé. Sur des
dizaines de mètres, ses plants de basilic, alignés sur une terre sèche
comme du cuir tanné, ont grillé sur pied. Brûlés par le soleil et la
soif. Les jeunes pousses ont rôti avant d'arriver à maturité. Celles qui
attendaient d'être cueillies se sont flétries prématurément. "Le
basilic, on le pousse à la chaleur et à l'eau. Il faut l'arroser tous
les jours, tous les deux jours au maximum. L'irrigation a été interdite
et voilà le résultat!" se désole le maraîcher.

A 2 kilomètres à vol d'oiseau de son champ se découpent les tours
évasées, coiffées d'un panache de vapeur d'eau, de la centrale nucléaire
du Tricastin. Derrière un rideau de cyprès, on devine le parallélépipède
gris de la Socatri, l'usine de traitement des effluents radioactifs par
qui le mal est arrivé, dans la nuit du 7 au 8 juillet : le déversement
accidentel, dans les eaux des rivières la Gaffière et le Lauzon, puis
dans la nappe phréatique, de 74 kg d'uranium.

C'est dans cette nappe que Luc Eymard, comme les autres cultivateurs du
quartier de la Plaine, à l'ouest de Bollène, puise l'eau nécessaire à
son exploitation de plantes aromatiques (thym, aneth, coriandre) et de
légumes. L'interdiction d'arrosage a été levée – à l'exception d'une
bande de 100 mètres de part et d'autre des cours d'eau – mais il a perdu
"entre 80 et 100 tonnes" de basilic et il ne pourra pas "sortir" les 120
tonnes qu'il doit livrer, par contrat, à une entreprise de conditionnement.

"Pour les pommes de terre, il a fallu commencer la récolte sans le
dernier arrosage qui permet de gagner en calibre, dit-il. Pareil pour
les oignons, qui ne répondront pas au cahier des charges." A un jet
d'eau de la parcelle déshydratée, Sylvie Eymard, son épouse, vit au
rythme des prélèvements quotidiens effectués par la Socatri dans le
puits qui alimente leur maison. "Dans les jours qui ont suivi
l'accident, on était à 15 microgrammes d'uranium par litre,
relate-t-elle. Au début de cette semaine, on était descendu autour de
12. Je me suis dit que c'était bon, puisque la limite de potabilité est
de 15. Mais mercredi, on est remonté à 16,5 !"

La municipalité de Bollène a mis à la disposition du foyer, comme à
celle d'une dizaine d'autres familles, une citerne de 1 000 litres d'eau
à usage domestique et, tous les deux jours, le ravitaille en bouteilles
d'eau potable. Mais Sylvie Eymard n'est pas tranquille. "Voilà vingt ans
que nous buvons l'eau de la nappe. Nous avons fait des analyses
chimiques, mais jamais nous n'avons pensé à un risque radiologique,
explique-t-elle. Ce qui me préoccupe, ce sont nos deux enfants en bas
âge", ajoute-t-elle.

"LA POPULATION NE CROIT PLUS AUX CHIFFRES OFFICIELS"

La mairie de Bollène s'efforce de relativiser la crise. Seuls les
quartiers situés à l'ouest du canal Donzère-Mondragon – soit 800 des 14
000 habitants de la commune – sont concernés par "l'incident de
pollution", précise un avis affiché à l'hôtel de ville. André-Yves Becq,
adjoint aux finances et à la communication, reconnaît pourtant ne pas
savoir exactement combien de foyers utilisent des captages d'eau privés,
certains n'étant pas déclarés. Surtout, il met en cause le déficit
d'information des autorités.

La municipalité envisage d'engager des poursuites judiciaires pour
obtenir "réparation de l'énorme préjudice subi", et de faire appel à un
laboratoire d'analyses indépendant. "La population est inquiète et ne
croit plus aux chiffres officiels", assure l'adjoint au maire. D'autant,
rapporte un autre élu, que "l'attitude de la Socatri, qui a fait des
prélèvements de nuit et a tenté d'expliquer une teneur en uranium de 64
microgrammes d'uranium par litre d'eau, chez un particulier, par une
souillure des instruments de mesure, nous a paru suspecte".

A Bollène comme à Lapalud, Lamotte-du-Rhône et Mondragon – les quatre
communes touchées par les restrictions d'usage de l'eau –, les ventes
d'eau minérale ont grimpé en flèche. "Au lendemain de l'accident,
c'était la ruée, raconte la gérante d'un supermarché. Nous avons écoulé
en trois heures huit palettes de 500 bouteilles, alors qu'une palette
nous fait habituellement deux jours. Nous continuons à en passer trois
par jour." A la pharmacie, certains clients ont même réclamé des
pastilles d'iode, prescrites en cas de pollution radioactive de l'air.

Aujourd'hui, la vie a repris son cours. Mais le soupçon persiste,
alimenté par l'hypothèse d'une pollution ancienne de la nappe, due
peut-être aux déchets d'une usine militaire d'enrichissement d'uranium.
Vendredi 18 juillet se réunira, à Valence, la Commission d'information
des grands équipements énergétiques du Tricastin (Cigeet). La séance
s'annonce houleuse.

Pierre Le Hir

Rappel de la chronologie:

2 juillet. La Socatri, filiale d'Areva qui traite des effluents
radioactifs sur le site du Tricastin (Vaucluse), constate un défaut
d'étanchéité sur un bac de rétention entourant une cuve de solution
uranifère. La brèche n'est pas colmatée.

7 juillet, après-midi. Deux agents interviennent sur une vanne bouchée
par des cristaux d'uranium, qui continue à fuir.

19 heures. Une alarme se déclenche. Le débordement n'est pas détecté.

Minuit. Le débordement est constaté.

8 juillet, 4 heures. Une ronde montre qu'une partie de la solution fuit
dans le réseau d'eau pluviales. La pollution sera évaluée à 74kg d'uranium.

6 h 15. Le plan d'urgence interne est activé.

7 h 30. L'Autorité de sûreté nucléaire et la préfecture de la Drôme sont
alertées.

13 h 30. Les maires des communes voisines sont alertés.

Tomaw

unread,
Jul 17, 2008, 3:20:53 PM7/17/08
to
S'il y a bien un truc qui me dépasse et m'énerve au plus haut point
c'est d'accepter les cultures maraichères, ou autres, et l'élevage à
proximité des centrales nucléaires. C'est une aberration...

Et une fois de plus, que fait Areva ? Que font les pouvoirs publics ?

On ne peut décidément pas leur faire confiance, ce sont des dangers
publics en liberté tout juste bon à être enfermés en psychiatrie.


jm a écrit :

Kitmir

unread,
Jul 17, 2008, 3:54:12 PM7/17/08
to

"Tomaw" <to...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
487f9b95$0$915$ba4a...@news.orange.fr...

> S'il y a bien un truc qui me dépasse et m'énerve au plus haut point c'est
> d'accepter les cultures maraichères, ou autres, et l'élevage à proximité
> des centrales nucléaires. C'est une aberration...
>

Connard et surtout ignare. Abruti d'antinuke vert pisseux !


lisz...@aliceadsl.fr

unread,
Jul 17, 2008, 4:15:56 PM7/17/08
to
On 17 juil, 21:54, "Kitmir" <kit...@kitmir.org> wrote:
> "Tomaw" <to...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 487f9b95$0$915$ba4ac...@news.orange.fr...

>
> > S'il y a bien un truc qui me dépasse et m'énerve au plus haut point c'est
> > d'accepter les cultures maraichères, ou autres, et l'élevage à proximité
> > des centrales nucléaires. C'est une aberration...
>
> Connard et surtout ignare. Abruti d'antinuke vert pisseux !

Tu n'habites pas à côté d'une centrale. Une centrale c'est toujours
pour les autres mais surtout pas pour les pro-nucléaires, qui sont
pour les centrales ailleurs que chez eux. Ce n'est même pas de
l'hypocrisie, car l'hypocrisie réclame un minimum de conscience, c'est
de la bêtise.

Par ailleurs les leucémies infantiles ainsi que les problèmes de
thyroïdes sont beaucoup plus fréquentes à côté de la Hague. Mais ça ne
se dit pas. Je le sais de façon confidentielle, la publicité n'étant
pas faite... même chose pour les téléphones portables, on conseille de
ne pas laisser les enfants téléphoner trop longtemps.. y-t-il un
risque ? et sinon pourquoi donner le conseil.

Le nucléaire est toujours plus dangereux qu'on ne croit, d'autant plus
qu'il faut stocker les déchets sur 100 000 ans sans qu'ils ne suintent
dans la nappe phréatique et dans l'eau de consommation ! C'est comme
avec les subprimes, les risques ne sont pas pour les concepteurs,
c'est tout, comme avec la guerre, ceux qui décident n'y vont pas... où
les aéroports, jamais construits dans le jardin d'un Lionel Jospin.

L

Cdt_Couchetot

unread,
Jul 17, 2008, 5:02:48 PM7/17/08
to
<lisz...@aliceadsl.fr> a écrit dans le message de news:
f8096fb4-8e5e-45ac...@25g2000hsx.googlegroups.com...

On 17 juil, 21:54, "Kitmir" <kit...@kitmir.org> wrote:
> "Tomaw" <to...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
> 487f9b95$0$915$ba4ac...@news.orange.fr...
>
>> > S'il y a bien un truc qui me dépasse et m'énerve au plus haut point
>> > c'est
>> > d'accepter les cultures maraichères, ou autres, et l'élevage à
>> > proximité
>> > des centrales nucléaires. C'est une aberration...
>>
>> Connard et surtout ignare. Abruti d'antinuke vert pisseux !

>Tu n'habites pas à côté d'une centrale. Une centrale c'est toujours
>pour les autres mais surtout pas pour les pro-nucléaires, qui sont
>pour les centrales ailleurs que chez eux. Ce n'est même pas de
>l'hypocrisie, car l'hypocrisie réclame un minimum de conscience, c'est
>de la bêtise.

Oui, c'est un peu comme les logements sociaux et l'immigration
maghrébo-africaine : les bobos bien-pensants sont pour à donf' mais
n'habitent jamais cité Marcel Cachin.


Uly

unread,
Jul 17, 2008, 8:16:12 PM7/17/08
to

"Tomaw" <to...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
487f9b95$0$915$ba4a...@news.orange.fr...

> S'il y a bien un truc qui me dépasse et m'énerve au plus haut point c'est
> d'accepter les cultures maraichères, ou autres, et l'élevage à proximité
> des centrales nucléaires. C'est une aberration...

C'est vrai, il faudrait interdire toute agriculture en France.


Rachida

unread,
Jul 18, 2008, 3:05:12 AM7/18/08
to

"Kitmir" <kit...@kitmir.org> a écrit dans le message de news:
6e9mb4F...@mid.individual.net...

uni-berlin, toujours...


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jm

unread,
Jul 18, 2008, 6:19:43 AM7/18/08
to
Kitmir a écrit :
> x-no-archive: yes
> Dans les news :
> f8096fb4-8e5e-45ac...@25g2000hsx.googlegroups.com,
> lisz...@aliceadsl.fr le Gland <lisz...@aliceadsl.fr> écrivit :

>
>> On 17 juil, 21:54, "Kitmir" <kit...@kitmir.org> wrote:
>>> "Tomaw" <to...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
>>> 487f9b95$0$915$ba4ac...@news.orange.fr...
>>>
>>>> S'il y a bien un truc qui me dépasse et m'énerve au plus haut point
>>>> c'est d'accepter les cultures maraichères, ou autres, et l'élevage
>>>> à proximité des centrales nucléaires. C'est une aberration...
>>> Connard et surtout ignare. Abruti d'antinuke vert pisseux !
>> Tu n'habites pas à côté d'une centrale. Une centrale c'est toujours
>> pour les autres mais surtout pas pour les pro-nucléaires, qui sont
>> pour les centrales ailleurs que chez eux. Ce n'est même pas de
>> l'hypocrisie, car l'hypocrisie réclame un minimum de conscience, c'est
>> de la bêtise.
>>
> Ben si; On habite à côté d'une centrale neuneu.
> Et on se porte très bien comme tous ceux
> qui ne sont pas des antnukes malades de trouille
> Tellement malades qu'ils veulent faire peur aux autres !

Vous faites bien de préciser, car on aurait pu penser que ceux qui ont
une leucémie ne s'en portent pas si bien que cela.


D'ailleurs, ce n'est pas si mal comme système:
ceux qui considèrent que les centrales présentent un risque peuvent
aller vivre au loin;
ceux qui considère que les risques présentés par les centrales sont
maîtrisés d'une manière ou d'une autre peuvent aller vivre à côté, et
ainsi profiter des prix moindres et de fiscalité réduite.

Reste le problème de la traçabilité alimentaire:
pourquoi ne pas indiquer sur les produits alimentaires vendus en marché
ou en hypermarché la distance de la centrale nucléaire la plus proche,
ainsi que le taux d'uranium et de radioactivité présent dans l'eau
d'irrigation; le consommateur serait libre de faire son choix.

Ceux qui ne craignent pas le nucléaire, pourraient consommer les
produits proches du nucléaire, pour pas cher,
les autres auraient accès à des cultures non influencées par le nucléaire.


jm

unread,
Jul 18, 2008, 6:25:45 AM7/18/08
to
lisz...@aliceadsl.fr a écrit :

> On 17 juil, 21:54, "Kitmir" <kit...@kitmir.org> wrote:
>> "Tomaw" <to...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
>> 487f9b95$0$915$ba4ac...@news.orange.fr...
>>

> Le nucléaire est toujours plus dangereux qu'on ne croit,

Il ne s'agit pas de danger, mais simplement de risque.

> d'autant plus
> qu'il faut stocker les déchets sur 100 000 ans sans qu'ils ne suintent
> dans la nappe phréatique et dans l'eau de consommation !

Faux: il existe une tolérance; la tolérance, c'est le seuil, voir un peu
plus de temps en temps:
Tricastin montre que l'on a le droit à 72 kilogrammes d'uranium de temps
en temps, mettons toutes les semaines.
A ce rythme, un stock de 720 tonnes peut être liquidé en 10 000 semaines,
soit 200 années environ.

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Patrice Karatchentzeff

unread,
Jul 18, 2008, 9:46:21 AM7/18/08
to
jm <j...@nospam.fr> a �crit�:

[...]

> Reste le probl�me de la tra�abilit� alimentaire: pourquoi ne pas
> indiquer sur les produits alimentaires vendus en march� ou en
> hypermarch� la distance de la centrale nucl�aire la plus proche,
> ainsi que le taux d'uranium et de radioactivit� pr�sent dans l'eau


> d'irrigation; le consommateur serait libre de faire son choix.

Amusant quand on sait que la plupart des produits vendus sous vide
sont irradi�s pour �tre � d�microbis�s �...

PK

--
������|\������_,,,---,,_�������Patrice�KARATCHENTZEFF
ZZZzz�/,`.-'`'����-.��;-;;,_���mailto:p.karatc...@free.fr
�����|,4-��)�)-,_.�,\�(��`'-'��http://p.karatchentzeff.free.fr
����'---''(_/--'��`-'\_)�������

Tomtit

unread,
Jul 18, 2008, 12:07:57 PM7/18/08
to
Tomaw a écrit :
Vous serez sauvé par le bio! mais votre pouvoir d'achat diminuera!

jfc

unread,
Jul 18, 2008, 5:25:13 PM7/18/08
to
lisz...@aliceadsl.fr a écrit :

> Par ailleurs les leucémies infantiles ainsi que les problèmes de
> thyroïdes sont beaucoup plus fréquentes à côté de la Hague. Mais ça ne
> se dit pas. Je le sais de façon confidentielle, la publicité n'étant
> pas faite... même chose pour les téléphones portables, on conseille de
> ne pas laisser les enfants téléphoner trop longtemps.. y-t-il un
> risque ? et sinon pourquoi donner le conseil.

Belle démonstration de l'effet pervers de la précaution. Plus vous on
sera exigeant et précautionneux, plus il se trouvera quelqu'un pour dire
que c'est louche, qu'il n'y a pas de fumée sans feu et de fil en
aiguille ce sera un scandale etc... ! Alors que la réalité est
exactement inverse !
A ne prendre aucune précaution on ne s'expose pas à la suspicion.

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Beep Beep

unread,
Jul 19, 2008, 1:15:41 PM7/19/08
to
Kitmir a écrit :
> Ben si; On habite à côté d'une centrale *neuneu*

> Et on se porte très bien comme tous ceux
> (...)
> *Ordure malvaisante* de pourriture de *vert pisseux* !
> (...)
> *Saloperie de terroriste* ennemi de l'intérieur. *Trou du cul vert de gris*

Et avec les insultes que vous proférez, vous osez prétendre bien vous
porter ??


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Beep Beep

unread,
Jul 19, 2008, 1:32:48 PM7/19/08
to
Kitmir a écrit :
> x-no-archive: yes
> Dans les news : mn.9c837d87f...@Death.Valley,
> Beep Beep <Road....@Death.Valley> écrivit :
> Voilà un raisonnement d'une telle faiblesse intellectuelle
> qu'il illustre à la perfection votre niaiserie congénitale !
> Vous êtes bien un trou du cul hypocondriaque vert pisseux
> chiant dans ses pampers d'adulescent incontinent !
> NB. L'uranium est moins toxique que zinc ou le cuivre !
> La radioactivité n'est pas le pb ici. Demeuré greenpeacien.

Je vois que votre maladie s'aggrave...

J'aimerais que les gens qui cherchent à nous rassurer boivent devant
nous un verre d'eau avec un taux d'uranium de 64 microgrammes par litre
(µg/l), comme on en a trouvé à deux kilomètres au sud de la station de
la Socatri...

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/07/16/de-l-uranium-militaire-incrimine-au-tricastin_1073789_3244.html


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Beep Beep

unread,
Jul 19, 2008, 1:48:19 PM7/19/08
to
Cassandre a écrit :
> x-no-archive: yes
> Dans les news : mn.9c947d87b...@Death.Valley,
> La patronne d'Areva l'a fait devant les télés réunies.
> Connard. Toujours aussi psychohypocondriaque.
> Allez sortez de notre beau pays de liberté avant d'être mort !

Pas vu, vous avez la vidéo ??


Ormuz

unread,
Jul 19, 2008, 2:26:37 PM7/19/08
to
jm a formulé ce vendredi :

>> d'autant plus
>> qu'il faut stocker les déchets sur 100 000 ans sans qu'ils ne suintent
>> dans la nappe phréatique et dans l'eau de consommation !
>
> Faux: il existe une tolérance; la tolérance, c'est le seuil, voir un peu
> plus de temps en temps:
> Tricastin montre que l'on a le droit à 72 kilogrammes d'uranium de temps
> en temps, mettons toutes les semaines.
> A ce rythme, un stock de 720 tonnes peut être liquidé en 10 000 semaines,
> soit 200 années environ.

La question cruciale des déchets porte en premier lieu sur le plutonium 239,
pas sur l'uranium tel que celui qui s'est échappé de Tricastin. Ne pas
confondre.

--
Ormuz


jm

unread,
Jul 20, 2008, 9:07:48 AM7/20/08
to
Patrice Karatchentzeff a écrit :
> jm <j...@nospam.fr> a écrit :
>
> [...]
>
>> Reste le problème de la traçabilité alimentaire: pourquoi ne pas
>> indiquer sur les produits alimentaires vendus en marché ou en
>> hypermarché la distance de la centrale nucléaire la plus proche,
>> ainsi que le taux d'uranium et de radioactivité présent dans l'eau

>> d'irrigation; le consommateur serait libre de faire son choix.
>
> Amusant quand on sait que la plupart des produits vendus sous vide
> sont irradiés pour être « démicrobisés »...
>
> PK

Cependant, lorsque l'on vit dans l'ignorance, on peut supposer que les
doses utilisés sont minimes, et en deçà d'un seuil, pour être sans
risque, de plus, l'industrie agro-alimentaire doit avoir des règles
strictes?

En cas de dépassement de seuil, une campagne de communication serait
lancée pour récupérer les produits consommés?

Lucien COSTE

unread,
Jul 21, 2008, 2:39:19 AM7/21/08
to
tellement inquiets que les maraîchers du coin vendent leurs produits sur les
bords des routes tout en demandant des subventions pour dégâts ....( melons,
pêches, etc....)

Dieu soit loué il 'y a pas de petits profits ....
--

Lucien COSTE


"jm" <j...@nospam.fr> a écrit dans le message de news:
487f933b$0$290$7a62...@news.club-internet.fr...


> Pollution à l'uranium au Tricastin : soupçon et inquiétude s'insinuent
> chez les riverains

> LE MONDE | 17.07.08 | 09h04 . Mis à jour le 17.07.08 | 18h37


>
>
>
> Bollène (Vaucluse), envoyé spécial
>
> "Une année de travail fichue !" Luc Eymard est découragé. Sur des
> dizaines de mètres, ses plants de basilic, alignés sur une terre sèche
> comme du cuir tanné, ont grillé sur pied. Brûlés par le soleil et la
> soif. Les jeunes pousses ont rôti avant d'arriver à maturité. Celles qui
> attendaient d'être cueillies se sont flétries prématurément. "Le
> basilic, on le pousse à la chaleur et à l'eau. Il faut l'arroser tous
> les jours, tous les deux jours au maximum. L'irrigation a été interdite
> et voilà le résultat!" se désole le maraîcher.
>
>
>

> A 2 kilomètres à vol d'oiseau de son champ se découpent les tours
> évasées, coiffées d'un panache de vapeur d'eau, de la centrale nucléaire
> du Tricastin. Derrière un rideau de cyprès, on devine le parallélépipède
> gris de la Socatri, l'usine de traitement des effluents radioactifs par
> qui le mal est arrivé, dans la nuit du 7 au 8 juillet : le déversement
> accidentel, dans les eaux des rivières la Gaffière et le Lauzon, puis
> dans la nappe phréatique, de 74 kg d'uranium.
>
> C'est dans cette nappe que Luc Eymard, comme les autres cultivateurs du
> quartier de la Plaine, à l'ouest de Bollène, puise l'eau nécessaire à
> son exploitation de plantes aromatiques (thym, aneth, coriandre) et de
> légumes. L'interdiction d'arrosage a été levée - à l'exception d'une
> bande de 100 mètres de part et d'autre des cours d'eau - mais il a perdu
> "entre 80 et 100 tonnes" de basilic et il ne pourra pas "sortir" les 120
> tonnes qu'il doit livrer, par contrat, à une entreprise de
conditionnement.
>
> "Pour les pommes de terre, il a fallu commencer la récolte sans le
> dernier arrosage qui permet de gagner en calibre, dit-il. Pareil pour
> les oignons, qui ne répondront pas au cahier des charges." A un jet
> d'eau de la parcelle déshydratée, Sylvie Eymard, son épouse, vit au
> rythme des prélèvements quotidiens effectués par la Socatri dans le
> puits qui alimente leur maison. "Dans les jours qui ont suivi
> l'accident, on était à 15 microgrammes d'uranium par litre,
> relate-t-elle. Au début de cette semaine, on était descendu autour de
> 12. Je me suis dit que c'était bon, puisque la limite de potabilité est
> de 15. Mais mercredi, on est remonté à 16,5 !"
>
> La municipalité de Bollène a mis à la disposition du foyer, comme à
> celle d'une dizaine d'autres familles, une citerne de 1 000 litres d'eau
> à usage domestique et, tous les deux jours, le ravitaille en bouteilles
> d'eau potable. Mais Sylvie Eymard n'est pas tranquille. "Voilà vingt ans
> que nous buvons l'eau de la nappe. Nous avons fait des analyses
> chimiques, mais jamais nous n'avons pensé à un risque radiologique,
> explique-t-elle. Ce qui me préoccupe, ce sont nos deux enfants en bas
> âge", ajoute-t-elle.
>
> "LA POPULATION NE CROIT PLUS AUX CHIFFRES OFFICIELS"
>
> La mairie de Bollène s'efforce de relativiser la crise. Seuls les
> quartiers situés à l'ouest du canal Donzère-Mondragon - soit 800 des 14
> 000 habitants de la commune - sont concernés par "l'incident de
> pollution", précise un avis affiché à l'hôtel de ville. André-Yves Becq,
> adjoint aux finances et à la communication, reconnaît pourtant ne pas
> savoir exactement combien de foyers utilisent des captages d'eau privés,
> certains n'étant pas déclarés. Surtout, il met en cause le déficit
> d'information des autorités.
>
> La municipalité envisage d'engager des poursuites judiciaires pour
> obtenir "réparation de l'énorme préjudice subi", et de faire appel à un
> laboratoire d'analyses indépendant. "La population est inquiète et ne
> croit plus aux chiffres officiels", assure l'adjoint au maire. D'autant,
> rapporte un autre élu, que "l'attitude de la Socatri, qui a fait des
> prélèvements de nuit et a tenté d'expliquer une teneur en uranium de 64
> microgrammes d'uranium par litre d'eau, chez un particulier, par une
> souillure des instruments de mesure, nous a paru suspecte".
>
> A Bollène comme à Lapalud, Lamotte-du-Rhône et Mondragon - les quatre
> communes touchées par les restrictions d'usage de l'eau -, les ventes
> d'eau minérale ont grimpé en flèche. "Au lendemain de l'accident,
> c'était la ruée, raconte la gérante d'un supermarché. Nous avons écoulé
> en trois heures huit palettes de 500 bouteilles, alors qu'une palette
> nous fait habituellement deux jours. Nous continuons à en passer trois
> par jour." A la pharmacie, certains clients ont même réclamé des
> pastilles d'iode, prescrites en cas de pollution radioactive de l'air.
>
> Aujourd'hui, la vie a repris son cours. Mais le soupçon persiste,
> alimenté par l'hypothèse d'une pollution ancienne de la nappe, due
> peut-être aux déchets d'une usine militaire d'enrichissement d'uranium.
> Vendredi 18 juillet se réunira, à Valence, la Commission d'information
> des grands équipements énergétiques du Tricastin (Cigeet). La séance
> s'annonce houleuse.
>
> Pierre Le Hir
>
>
>
> Rappel de la chronologie:
>
> 2 juillet. La Socatri, filiale d'Areva qui traite des effluents
> radioactifs sur le site du Tricastin (Vaucluse), constate un défaut
> d'étanchéité sur un bac de rétention entourant une cuve de solution
> uranifère. La brèche n'est pas colmatée.
>
> 7 juillet, après-midi. Deux agents interviennent sur une vanne bouchée
> par des cristaux d'uranium, qui continue à fuir.
>
> 19 heures. Une alarme se déclenche. Le débordement n'est pas détecté.
>
> Minuit. Le débordement est constaté.
>
> 8 juillet, 4 heures. Une ronde montre qu'une partie de la solution fuit
> dans le réseau d'eau pluviales. La pollution sera évaluée à 74kg
d'uranium.
>
> 6 h 15. Le plan d'urgence interne est activé.
>
> 7 h 30. L'Autorité de sûreté nucléaire et la préfecture de la Drôme sont
> alertées.
>
> 13 h 30. Les maires des communes voisines sont alertés.


Rachida

unread,
Jul 21, 2008, 3:49:13 AM7/21/08
to

"Lucien COSTE" <lucien...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
48842f18$0$931$ba4a...@news.orange.fr...

> tellement inquiets que les maraîchers du coin vendent leurs produits sur
> les
> bords des routes tout en demandant des subventions pour dégâts ....(
> melons,
> pêches, etc....)
>
> Dieu soit loué il 'y a pas de petits profits ....
> --
>
> Lucien COSTE

l'exemple vient d'en haut.


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