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La vague de froid en Europe est due au réchauffement climatique
lundi 6 février 2012
rtbf.be avec The Independant
La vague de froid qui touche l’Europe depuis une grosse semaine a déjà
provoqué plus de 300 morts et elle va durer encore au moins jusque
dimanche, faisant descendre les thermomètres jusque -35° dans certaines
régions d’Ukraine. Si ces températures semblent exceptionnelles, les
Européens feraient pourtant mieux de s’y habituer, si l’on en croit
certains climatologues, qui relient cette vague de froid au
réchauffement climatique.
(...)
Des études de l’Institut Alfred Wegeneer de recherche polaire et marine
en Allemagne et du National Snow & Ice Data Center aux Etats-Unis
arrivent aux mêmes conclusions que celles du climatologue Stefan
Rahmstorf : *le réchauffement climatique* *provoquera des hivers plus
rigoureux dans nos régions*. Autant s’y préparer.
...Sauf que...
L'hiver doux, climat fou : la faute à El Nino et à l'effet de serre
Vendredi, 19/01/2007
AFP
Des ours suédois insomniaques, une glace trop fine pour la pêche au
Québec, des grues qui s'attardent en Allemagne et des épreuves de ski
annulées faute de neige: un vent de folie souffle sur l'hiver, d'une
douceur printanière. Les températures exceptionnelles relevées ces
derniers jours sur une large partie de l'hémisphère nord, après un
automne anormalement doux lui aussi, sont à la fois la manifestation du
phénomène climatique El Nino et le signe du réchauffement planétaire en
cours, selon les experts.
(...)
L'actuel épisode de tiédeur hivernale est "cohérent avec les effets
attendus des rejets de gaz à effet de serre et accrédite la thèse du
réchauffement climatique", estime également Michel Schneider, ingénieur
de Météo France. Même s'il ne peut lui être attribué directement compte
tenu de la variabilité naturelle du climat". Ce n'est d'ailleurs pas
fini: les trois prochains mois laissent présager un trimestre
globalement plus chaud que d'ordinaire sur toute l'Europe occidentale
et du nord. "*Dans les années à venir* ,*ces périodes de douceur vont
devenir de plus en plus fréquentes* et ne seront plus aussi
exceptionnelles qu'elles peuvent l'être aujourd'hui", prévient Michel
Schneider.