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Le frein aux PACs air-air

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Nietsnie

unread,
May 20, 2012, 5:12:09 AM5/20/12
to
Les pompes à chaleur air-air réversibles ont souvent l'inconvénient d'un
mauvais rendement en hiver et en particulier avec l'air très humide
(givrage de l'évaporateur). C'est un frein au développement de cette
technique, qui mériterait une meilleure place vu les économies d'énergie
qu'elle induit.

Or, que ce soit en rénovation ou en construction neuve, il y a une
solution qui est peu répandue. Au lieu d'alimenter l'unité extérieure
directement en air atmosphérique, on peut se servir d'un "puits
canadien". C'est à dire que l'air de l'atmosphère passe dans un puits
profond, sec, dans lequel il y a échange thermique avec le sol qui reste
souvent à des températures de 15 à 18° l'hiver. Un tubage récupère l'air
réchauffé, de sorte que aussi bien l'été que l'hiver on a une
température plus tempérée, ce qui permet un excellent rendement dans les
deux cas.

Le puits canadien est généralement utilisé en direct, pour insuffler de
l'air neuf de renouvellement dans l'habitation. Dans le cas de
l'alimentation d'une PAC il faut bien sûr le dimensionner de façon plus
conséquente.

Il est nécessaire d'utiliser une unité extérieur multi-split, de
préférence à inverter, afin de rendre l'installation simple et d'un bon
rendement.

Ce principe a été développé par Maison Phénix en collaboration avec Yann
Arthus-Bertrand.

J'ajoute que pour les bons bricoleurs, une autre solution pour
l'amélioration de la PAC air-air l'hiver est possible : l'alimenter en
air réchauffé par un poêle ou insert à bois de belle taille.

--
Jean-Claude Pinoteau

Jean-Marc Desperrier

unread,
May 25, 2012, 12:07:35 PM5/25/12
to
Nietsnie a écrit :
> l'air de l'atmosphère passe dans un puits profond, sec, dans lequel il y
> a échange thermique avec le sol qui reste souvent à des températures de
> 15 à 18° l'hiver

La raison pour laquelle le sol reste aussi chaud (mais tu délire sur le
15/18°, c'est autour de 10°) est que c'est un mauvais conducteur thermique.

Du coup, ça veut dire que le puit va rapidement capturer la chaleur du
sol immédiatement autour de lui, qui une fois refroidis ne se
réchauffera que très lentement à cause de la faible conductivité.

Bref, les résultats sont rapidement beaucoup moins bons que prévu.

o.gehaime

unread,
May 25, 2012, 1:55:41 PM5/25/12
to
Le sol 15 à 18 degrés l'hiver, ça doit être en afrique équatoriale ou à
la canneàbière, dans à Marseille, dans le sol de la cave à bière du bar
à putes qu'il fréquente à Marseille, je vois que ça.

Toujours aussi navrant, la pinuche.

Nietsnie

unread,
May 26, 2012, 7:17:01 AM5/26/12
to
Le 25/05/2012 18:07, Jean-Marc Desperrier a �crit :
> Nietsnie a �crit :
>> l'air de l'atmosph�re passe dans un puits profond, sec, dans lequel
>> il y a �change thermique avec le sol qui reste souvent � des
>> temp�ratures de 15 � 18� l'hiver
>
> La raison pour laquelle le sol reste aussi chaud (mais tu d�lire sur
> le 15/18�, c'est autour de 10�) est que c'est un mauvais conducteur
> thermique.

Cela d�pend des r�gions. Mon exp�rience dans le centre de la France m'a
montr� que dans un sol argileux et proche de la nappe phr�atique la
temp�rature �tait toujours de 15�. Et je ne parle pas du S�n�gal o� je
passe une partie de mon temps et l�, c'est du 25-27�

> Du coup, �a veut dire que le puit va rapidement capturer la chaleur
> du sol imm�diatement autour de lui, qui une fois refroidis ne se
> r�chauffera que tr�s lentement � cause de la faible conductivit�.

La conductivit� thermique n'est pas si mauvaise, mais elle d�pend de la
nature du sol et de son hygrom�trie.

> Bref, les r�sultats sont rapidement beaucoup moins bons que pr�vu.

Ils sont meilleurs que de prendre l'air atmosph�rique direct !

--
Jean-Claude Pinoteau
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