Le 20/08/16 à 09:13, Zetrader Paiporta Valencia a écrit :
Le marketing de la fausse conscience, au service de l'économie de la
névrose.
Voici venir l'ère de l'imbécile "augmenté", le carnivore "moral".
1) Nous sommes sur une planète, un système fermé d'interaction, une
boucle alimentaire, et pas une "chaîne", vocable qui suppose que nous
sommes au bout de quelque chose, ce qui est faux.
Nous ne pouvons survivre qu'en mangeant ceux placés avant nous dans la
chaîne de prédation.
Décaler son ère de prédation, de plusieurs maillons, en faisant passer
cette névrose, pour de la philosophie, ou pire encore de la morale, est
une escroquerie.
2) Nous ne sommes pas des carnivores, notre place actuelle dans
l'évolution, nous la devons à notre capacité opportuniste, à manger
autre chose que de la viande. Les carnivores exclusifs, doivent évoluer
en fonction de l'adaptation de leurs proies à leur présence, et sont
fatalement victimes de cette spécialisation. La consommation quotidienne
de viande, est une absurdité diététique, une fausse piste, pas une faute
morale.
3) Les belles âmes, qui se font reluire, en exposant leur sensibilité à
la souffrance animale, devrait se poser la question, de savoir combien
de vies animales ils épargnent avec leur régime alimentaire, et combien
ils condamnent, simplement en existant et en menant une vie "normale".
Nous exterminons toute la journée des milliers d'animaux, simplement en
nous déplaçant, ou à chaque geste anodin de notre vie.
Et accessoirement, on ne peut que leur conseiller de réserver une petite
partie de leur immense capacité d'empathie, à leur propre espèce.
4) Nous surfons tous, autant que nous sommes, végétariens ou non, sur
un océan de souffrance animale.
Les exigences de l'économie, ont fabriqué de multiples couches
d'opacification et de valorisation de ses résultats.
Et bien sur, fabriqué et mis en avant, de la même façon, une marginalité
rédemptrice, qui en occupant les plus inquiets, et en proposant des
objectifs farfelus, permet le clivage, la division, et au final la
pérennité du système.
Quand je croise un végétarien, moi qui passe ma journée à essayer de
sauver de ma présence des dizaines de bestioles, je change de trottoir.