J'ai vu dans un journal télévisé un sujet sur des agriculteurs saccageant
des sacs de maïs transgénique. Le sujet n'a pas du tout été développé si
bien que je ne sais pas pourquoi ils ont fait cela. Quelqu'un en sait-il
plus ?
D'après les jt les agriculteurs se félicitaient de l'autorisation donnée
pour planter du maïs transgénique. Nous aurait-on mal informé ?
--
Michel
rectification
le saccage de champs de mais transgeniques n'est pas le fait des paysans
mais de certains mouvements ecolo
les paysans quant a eux n'ont guere le choix puisqu'ils n'ont pas la
maitrise des semences ni celle d'ailleurs de choisir ce qu'ils veulent
produire ( nous dirons qu'ils sont dependant des lois du marche)
le probleme des plants transgeniques reside presque uniquement dans le
danger de transmission de la resistance a d'autres plantes voisines et
nuisibles: probleme qui n'existe pas pour le mais mais reel pour le soja
ou le colza...
vincent
[Rappel]
Il y a en effet des agriculteurs opposés au transgénique. Les bonnes
raisons ne leur manquent pas, qui sont aussi celles de tout être vivant.
A défaut d'un certain nombre de raisons spécifiques à leur profession,
je te propose les miennes, lesquelles s'approchent des motivations de
ceux qui ont détruit des cultures transgéniques dans le nord-isère
notemment, - ce qui n'a pas manqué d'outrager nombre de biens-pensants
justement inquiétés de voir des individus recourir à des moyens non
dépourvus d'efficacité de lutte contre le monde qu'ils défendent, - et
ont l'avantage d'intéresser tout un chacun puisque, étant moi même sans
profession, je n'ai d'autre chapelle à défendre que des conditions
d'existence qui sont aussi tiennes.
" C'EST UNE ERE NOUVELLE QUI COMMENCE "
Jeudi 26 novembre 1997.
Le gouvernement, la commission européenne et le ministère de
l'agriculture autorisent la culture du maïs transgénique produit
par la firme Novartis. Il s'agit d'un plant de maïs au patrimoine
génétique duquel on a ajouté un gène pris sur une bactérie, gène
qui le protégera contre les agressions d'une chenille appelée Pyrale
et qui se nourrit des plants de maïs " traditionnels ". Cela paraît
sans plus d'importance, de perturber le régime alimentaire d'une
chenille.
Sauf que l'an prochain, à la même époque, on ne pourra plus
parler du peu d' "équilibre naturel " qu'il nous reste aujourd'hui
encore. D'abord parce que cette autorisation est la première étape
d'un processus lancé depuis déjà quelques années aux Etats-Unis.
Et que donc d'autres gènes, d'autres espècs suivront tôt ou tard.
Ensuite parce que même avec un seul gène nouveau ainsi
introduit, prétendre en limiter la présence au seul lieu de culture
relève de l'imposture la plus grossière. Simplement parce que l'on
ne supprime pas l'alimentation d'un élément d'une chaine
alimentaire ainsi sans la bouleverser toute entière, et déclencher
une véritable réaction en chaîne. Mais ce type d'argumentation a
déjà été servi avec succès avec l'industrie nucléaire, sous le nom de
confinement, les radiations étant censées rester quoi qu'il arrive
prisonnières des enceintes des centrales.
De plus, ajouter qu'en cas d'un improbable passage du gène à
d'autres végétaux, par le pollen, les risques sont inexistants, parce
que l'homme n'est pas concerné par la pyrale, revient à resservir,
réchauffé, un autre argument là encore déjà servi efficacement en
matière de nucléaire, et tout aussi fallacieux: celui des faibles
doses. Puisque l'on sait, preuves " scientifiques " à l'appui, qu'il
n'y a pas de seuil en dessous duquel l'exposition à la radioactivité
ne provoque pas de cancers; ce qui n'empêche pas pour autant
l'existence de multiples normes, déterminées par les commissions
constituées à cet effet, légiférant la libération par l'industrie de
radioactivité dans la nature. Fait dont il ne faudrait surtout pas
s'aviser de conclure que l'industrie nucléaire et l'économie qui lui
est associée se désinterressent de ces victimes... Et donc ici, on
nous explique que les futures modifications génétiques seront "
examinées au cas par cas " alors que là non plus il n'y a pas de
seuil: celui ci est franchi dès que l'on crée des monstres en
introduisant un seul gène pris sur une espèce dans une autre. La
simple nécessité ressentie d'opposer aux détracteurs ces deux
argumentations, la seconde rendant a priori inutile la première,
devrait pourtant déjà attirer l'attention sur la fiabilité que leurs
auteurs eux-même leur accordent. Mais tout cela va passer... "
comme une lettre à la poste ". Parce que " les risques sont estimés
négligeables... dans l'état actuel des connaissances ". On
appréciera la précaution " dans l'état actuel ". Nous serons donc
sans aucun doute fixés à ce sujet après cette expérimentation
grandeur nature. Mais le gouvernement qui autorise cela, la
commission européenne, le ministère de l'agriculture, ne se
trompent pas: ils font exactement ce que leur place et leur rôle
social veulent qu'il fassent. Dans les deux cas, il s'agit pour la
France de " rester compétitive ", particulièrement face aux géants
de l'agro-alimentaire américain maintenant. L'économie ne
reculant devant rien pour poursuivre sa course, c'est donc très
logiquement que les représentants de la " démocratie " qui la sert
- de " gauche " ou de " droite ", peu importe, - lui en donnent les
moyens, lorsque le moment et le lieu sont appropriés. D'autant
plus que depuis la seconde guerre mondiale, avec la bombe
atomique et les V2, l'économie est en position de superviser et
d'instrumentiser à son usage toute la recherche scientifique dont
les coûteux programmes sont soumis à d'importants financements,
et donc choisis avant tout en fonction de leur rentabilité.
En effet, depuis longtemps déjà, nos poumons s'emploient à filtrer
l'air des gaz carboniques et des vapeurs diverses que l'activité
économique florissante n'a cessé de répandre; nos reins à filtrer
l'eau des nitrates, phosphates, et autres métaux lourds qu'elle y a
déversé; déja nos aliments n'étaient plus des aliments, déjà nos
hypophyses et nos moelles osseuses filtraient l'" environnement "
des atomes de césium, plutonium, et bien d'autres encore, que
cette activité économique y avait envoyé promener à la légère;
déjà au plus profond de nos intimités nos cellules s'employaient à
stopper toutes ces radiations résultants de notre soumission à un
mode de production qui nécessite électricité nucléaire et " force de
dissuasion ": le règne de la marchandise.
La liste de ce que nous subissons sous ce joug pourrait se décliner
plus encore sans pour autant être exhaustive... si le nucléaire
n'avait déjà apporté en ceci sus: par le biais de ces innombrables "
déchets ", et de par sa nature, non content de ravager notre
présent, il installe sa menace pour longtemps - et s'approprie ce
qu'il pouvait donc rester de notre avenir. Préparant ainsi
utilement, et à fonds publics, puisque restant sous " contrôle "
national malgré un intense lobbying, le terrain pour une forme
particulière de libéralisme sauvage au moins: l'industrie agro -
alimentaire.
On voit en effet là quelle prétention il y aurait à vouloir défendre
les lambeaux d'intégrité qu'il peut nous rester, après avoir été
ainsi dépossédés de la terre, de l'eau, de l'air, et jusqu'à notre
avenir; d'autant plus que cet avenir appartiendra aussi aux
manipulations génétiques: les végétaux transgéniques, se
succèdant au rythme des impératifs de productivité,
transformeront à chaque fois un peu plus brutalement ce monde
qui avait pourtant été le lieu de l'apparition de l'espèce humaine.
La mémoire même de ce monde ne trouvant plus de support dans
une réalité ainsi bouleversée jusqu'au sein de sa matière, la simple
pensée qu'il y ait pu, auparavant, exister autre chose que ces
ravages continuels, ne pourra même plus émerger chez des êtres
alors réduits à la plus totale dépendance envers leur mode de
production...
Les lecteurs de "1984" (G.Orwell) apprécieront.
Diogène
>le saccage de champs de mais transgeniques n'est pas le fait des paysans
>mais de certains mouvements ecolo
Nous ne parlons pas de la même chose, il s'agit de sacs de maïs et j'ai
bien compris malgré la rapidité du flash d'information qu'il s'agissait
d'agriculteurs.
--
Michel
Je pensais que les agriculeurs prennaient conscience du cadeau empoisonné
qu'on leur faisait. En effet ces plants de maïs secrètent tant de toxine
dans leurs cellules que les insectes visés risquent de s'immuniser très
rapidement - phénomène de résistance. En fait cette toxine fabriquée par
des bactéries est utilisée comme insecticide naturel en épandage par les
agriculteurs bio, et ce sont ces derniers qui risquent d'être le plus
pénalisé. Leur principal insecticide sera en effet bientôt inefficace.
Le plus étonnant est que il y a peu de temps le ministère de
l'agriculture disait qu'il souhaitait aider au développement de
l'agriculture bio, sans doute en détruisant son meilleur insecticide.
--
Michel
>
>J'ai vu dans un journal télévisé un sujet sur des agriculteurs saccageant
>des sacs de maïs transgénique. Le sujet n'a pas du tout été développé si
>bien que je ne sais pas pourquoi ils ont fait cela. Quelqu'un en sait-il
>plus ?
>
>D'après les jt les agriculteurs se félicitaient de l'autorisation donnée
>pour planter du maïs transgénique. Nous aurait-on mal informé ?
toxines? hum....ca me parait etre n'importe quoi, ton truc...
sans vouloir etre inquisiteur, quelle est ta formation scientifique?
a plus...
tel 0298905390
fax 0298520409
>Il y a en effet des agriculteurs opposés au transgénique. Les bonnes
>raisons ne leur manquent pas, qui sont aussi celles de tout être vivant.
>
A ce sujet voir :
www.lisco.com/FranceTM/genetique3.html
Le principal est que personne, homme ou femme, ne se trouve sans un gardien,
placé au-dessus de lui, et que personne ne s'habitue à agir de sa propre
initiative, au sérieux ou pour rire. (Platon, Lois, 942ab)
Je ne parle pas de toxine dans ce post, peut-être fait tu référence à un
autre, mais avant de parler des mes compétences il faudrait au moins être
capable de se servir correctement d'un lecteur de news. Ce qui me fait
penser que tu es certainement nouveau dans les forums, je t'invite donc à
lire la netiquette - tu trouveras les références dans le groupe
fr.bienvenue
--
Michel
>>
>
>Je ne parle pas de toxine dans ce post, peut-être fait tu référence à un
>autre, mais avant de parler des mes compétences il faudrait au moins être
>capable de se servir correctement d'un lecteur de news. Ce qui me fait
>penser que tu es certainement nouveau dans les forums, je t'invite donc à
>lire la netiquette - tu trouveras les références dans le groupe
>fr.bienvenue
Peux-tu me dire s'il te plait en quoi je ne sais pas me servir d'un
lecteur dr news? franchement je n'ai rien compris a ta reponse. Et je
ne suis nouveau QUE dans ce forum. :-)
>Peux-tu me dire s'il te plait en quoi je ne sais pas me servir d'un
>lecteur dr news? franchement je n'ai rien compris a ta reponse. Et je
>ne suis nouveau QUE dans ce forum. :-)
Je ne parle pas de toxine dans le post auquel tu as répondu. J'en parlais
dans un autre du même thread et je suppose que c'est à celui là que tu
faisais référence. Tu aurais donc du enfiler la réponse sur ce dernier.
Je sais bien que tu n'es pas néophyte. C'était une manière ironique de te
renvoyer à la netiquette où l'on apprend que les forums étant un lieu de
discussion ouvert à tous il est convenu de ne pas reprendre les gens sur
la manière dont ils s'expriment, ni sur leur orthographe ni sur leur
bagage culturel.
Pour en revenir à la pomme de discorde, le maïs transgénique B.T. secrète
effectivement des toxines. C'est d'ailleurs le but de la manipulation
génétique. Celle ci consiste à inserer dans l'ADN du maïs les gènes de la
bactérie Bacillus Thuringiensis exprimant des toxines aux propriétés
insecticides.
Chaque cellule du plant de maïs devient ainsi capable de secréter sa
propre dose de toxine. Le plant se protège lui même contre les attaques
des insectes. Mais le hic est que les insectes deviendront rapidement
résistant parce que la pression selective sera trop élevée : les toxines
sont secrétées en quantité trop importante et durant un laps de temps
trop long.
Cette petite expérimentation génétique conduit donc à la perte du
principal - et plus efficace - insecticide bio connu, et ceci pour les
intérets à court termes de quelques uns. C'est là une illustration
*concrète* de comment ces manipulations génétiques peuvent être nocives,
a mettre en balance avec le discours lénifiant des autorités qui nous
assurent qu'il n'y a aucun problème.
--
Michel