François Guillet a écrit le 24/05/2012 :
> "val" <
vle...@aoll.com> a écrit dans le message de news:
> 4fbe2dc1$0$21451$ba4a...@reader.news.orange.fr...
>> ...Je rappelle seulement que c'est une imposture.
>
> Malheureusement ton avis s'oppose à celui de plusieurs PhD d'universités
> renommées qui eux, de plus, ont analysé les données expérimentales. Sans
> justifier l'argumentation d'autorité, tu comprendras quand même que ton
> affirmation est trop radicale et trop peu factuelle pour être crédible.
>
Bon, je suis retourné faire un tour sur le site de BlackLight Power
pour voir ce qui avait changé en 5 ans. Quelques commentaires :
1- Au niveau publis la plupart des papiers faisant référence à
l'hydrino sont publiés dans une revue appelée "Physics Essays". Cette
revue est un espace de publication pour les théories controversées
(voir les sommaires récents pour s'en convaincre). La seule publi dans
une revue sérieuse ne fait pas référence à l'hydrino (au moins dans
l'abstract) mais semble être un compte-rendu expérimental de physique
atomique et moléculaire (J. Phys D: Applied Physics).
2- Les pdfs sur la théorie de l'hydrino me semble faire appel à une
quantité de paramètres non décrits par la théorie (les triplets {a,b,c}
des ellipsoïdes décrivant chaque niveau d'énergie atomique pour chaque
atome sont tous différents). Je n'ai pas regardé cela rigoureusement
hier soir faute de temps et de motivation mais ça à l'air d'offrir de
nombreux degrés de liberté/ajustement à la 'théorie'. C'est un point à
approfondir.
3- Deux papiers consacrés à la 'théorie' sur le site, tous deux publiés
dans Phys. Essays. Il s'agit de modélisation moléculaire. Mills compare
les résultats de sa 'théorie' avec les prédictions d'autres codes basés
sur la réso de l'equation de Schrödinger en MQ. La comparaison donne un
avantage écrasant à la 'théorie' de Mills. Seulement voila, les calculs
effectués avec le logiciel 'concurrent' sont faits à un niveau de
complexité ridicule. Il faut savoir que pour faire des estimations ab
initio de propriétés moléculaires (moment dipolaire, chaleur de
formation, potentiel d'ionisation...) il faut se donner une base de
fonctions décrivant les orbitales atomiques, et une méthode pour
utiliser cette base (Hartree Fock, calcul de perturbation,
fonctionnelle de densité...). Mills utilise la méthode la plus simple
(HF = Hartree Fock) avec l'une des bases les plus simple (3-21G). Je
vais pas développer mais cela correspond à comparer une Clio avec une
traction et conclure à la supériorité indiscutable de telle marque.
Déjà dans les années 90 plus personnes n'osait publier des résultats au
niveau HF/3-21G dans des revues à comité de lecture sauf cas
particulier de très grosses molécules, alors en 2011... Pour info une
page pdf énumérant les principales méthodes et bases utilisées en
calcul ab initio en 96, et ça a dû évoluer depuis :
http://www.smacc.fr/download/Gaussian_accuracy.pdf
Le niveau utilisé par Mills pour comparer avec son propre code est
situé entre l'avant dernière ligne (HF/6-31G*) et la dernière
(HF/STO-3G). En gros, la pire méthode avec la pire base ! Ça s'appelle
du foutage de gueule, je trouve. De plus il faudrait que Mills prouve
que ça méthode est réellement ab initio et qu'elle ne contient donc
aucun paramètre hormis les constantes fondamentales.
Bref, RdV en 2017 pour la suite... :)
fu2 chimie