Je re-soumet en formulant différemment la question suivante :
La théorie de la relativité restreinte nous dit que des horloges qui se
déplacent ralentissent d'autant plus qu'elles approchent de la vitesse de la
lumière. A la vitesse de la lumière le temps s'immobilise (L'intervalle de
temps propre de la lumière étant égal à zéro) et l'horloge s'arrête.
Quel sens physique est il donné au fait que l'intervalle de temps propre de
la lumière est nul ?
Le photon ce deplace bien dans l'espace à la vitesse c --> Le photon ne
possede pas la quatrieme dimension qu'est le temps ?
Cette question a t'elle une réponse dans le domaine physique (relativiste ou
quantique) ou est elle encore du ressort de la metaphysique ?
Cordialement Patrick
Patrick Gelard a écrit :
> Bonjour,
> Quel sens physique est il donné au fait que l'intervalle de temps propre de
> la lumière est nul ?
Cela veut dire que pour le référentiel du photon,
le déplacement a été intantané.
Couic!
" - T'es déjà là, toi?
- Oui."
Dialogue entre un photon et Le Bon Dieu. (c) 1985
> Le photon se déplace bien dans l'espace à la vitesse c
Non.
Il se déplace instantanément,
j'arrête pas de le dire, il n'y en a pas un qui suis, m*rde!
Mais de notre référentiel, nous observons une vitesse égale à c.
"La vitesse de la lumière est un leurre."
R.H.
> Cordialement Patrick
comment explique tu que la lumière de certaines étoiles mettent du temps à
venir... les photons ne vont pas se déplacer instantanemment jusqu'à nous est
s'arretter deux trois heures avant de toucher nos yeux, histoire de se
reposer....
stan
Stan a écrit :
> comment explique tu que la lumière de certaines étoiles mettent du temps à
> venir... les photons ne vont pas se déplacer instantanemment jusqu'à nous est
> s'arretter deux trois heures avant de toucher nos yeux, histoire de se
> reposer....
Anisochronicité universelle probable.
> stan
Les photons traversent instantanément l'espace-temps.
Nous leur considérons une vitesse c parce que notre position
dans l'espace-temps ne se vétit pas du même référentiel qu'eux.
Je vois pas où est le problème.
Je vais finir par croire que j'énonce des théories incompréhensibles.
Vo=Vr/sqrt(1+Vr^2/c^2)
Si tu donnes une vitesse infinie à Vr (vitesse réelle)
tu obtiens, pour le référentiel observant la vitesse c.
Tu peux traver toi même la courbe,
et voir que l'asymptote tend vers c.
Tu comprends immédiatement, du même coup, pourquoi rien ne peut
dépasser la vitesse de la lumière.
Là, tu es sur ce forum un immense privilégié, car les relativistes,
qui cherchent encore si l'on peut, sans savoir qu'ils cherchent des
cornes de lapin, ne le savent pas.
R.H.
Merci patrick
> La théorie de la relativité restreinte nous dit que des horloges qui se
> déplacent ralentissent d'autant plus qu'elles approchent de la vitesse de la
> lumière. A la vitesse de la lumière le temps s'immobilise (L'intervalle de
> temps propre de la lumière étant égal à zéro) et l'horloge s'arrête.
> Quel sens physique est il donné au fait que l'intervalle de temps propre de
> la lumière est nul ?
Aucun. L'expression "intervalle de temps propre de la lumière" n'est
même pas défini par la relativité restreinte. Elle supposerait que l'on
puisse avoir un référentiel se déplaçant à vitesse c, dans lequel on
ferait cette mesure, et ce n'est pas permis, pour de bonnes raisons. En
effet, aucun objet ayant une masse non nulle ne peut avoir une vitesse
égale à c. Ce qui veut dire que toute horloge et toute règle, c'est à
dire les abstractions expérimentales qui définissent la nature physique
d'un référentiel, a toujours une vitesse inférieure à c.
--
Luc Bourhis
Center for Particle Physics / University of Durham
United Kingdom
Luc Bourhis a écrit :
> En effet, aucun objet ayant une masse non nulle ne peut avoir une vitesse
> égale à c.
Ben oui.
Tu veux faire comment, toi, pour leur fournir l'énergie infinie capable de les
faire déplacer infiniment vite?
On ne peut pas être observé par un référentiel externe comme se déplaçant
plus vite que la lumière, quelque soit la vitesse réelle prise par rapport
à lui.
> Luc Bourhis
> Center for Particle Physics / University of Durham
> United Kingdom
Bon.
J'abandonne.
R.H.
> Aucun. L'expression "intervalle de temps propre de la lumière" n'est
> même pas défini par la relativité restreinte. Elle supposerait que l'on
La je t'arrête, cela veut il dire que tous les écrits d'imminents physiciens
sont faux. Dans pratiquement tous les bouquins traitant de la RR on trouve
une définition de l'intervalle de temps propre. En général l'intervalle de
temps propre entre deux événements est l'intervalle de temps mesuré par un
observateur qui voit les deux événements se produire au même endroit.
Par exemple dans l'article du professeur Boris Kouznétsov, qui fut président
du comité International Einstein, on peut trouve la définition formelle
suivante de l'intervalle de temps propre.
Le carré de l'intervalle de temps propre entre deux événements a1 et a2 =
(t1 - t2)^2 - r^2/c^2. Avec r la distance entre les événements a1 et a2.
Cette expression est INVARIANTE aux transformations de Lorentz tout comme le
carré de la distance est invariant au transformation de Galilée.
Dans le chat de schrodinger de John Gribbin on peut lire :
" En réalité, à la vitesse de la lumière, le temps s'immobilise, et
l'horloge s'arrête. Il va de soit qu'un photon se déplace à la vitesse de la
lumière, et cela signifie que pour lui le temps est dépourvu de
signification. Un photon qui quitte une étoile lointaine et atteint la terre
peut voyager pendant des milliers d'années, par rapport aux horloges se
trouvant sur terre, mais par rapport au photon lui même le transfert a pu
être (non c'est pas RH qu'il a écrit) INSTANTANE."
....
Cordialement Patrick
Luc Bourhis <Luc.B...@durham.ac.uk> a écrit dans le message :
1e4h87u.11sfzb71rf7zs3N%Luc.B...@durham.ac.uk...
> Patrick Gelard <patrick...@wanadoo.fr> wrote:
>
> > La théorie de la relativité restreinte nous dit que des horloges qui se
> > déplacent ralentissent d'autant plus qu'elles approchent de la vitesse
de la
> > lumière. A la vitesse de la lumière le temps s'immobilise (L'intervalle
de
> > temps propre de la lumière étant égal à zéro) et l'horloge s'arrête.
> > Quel sens physique est il donné au fait que l'intervalle de temps propre
de
> > la lumière est nul ?
> Aucun. L'expression "intervalle de temps propre de la lumière" n'est
> même pas défini par la relativité restreinte. Elle supposerait que l'on
> puisse avoir un référentiel se déplaçant à vitesse c, dans lequel on
> ferait cette mesure, et ce n'est pas permis, pour de bonnes raisons. En
> effet, aucun objet ayant une masse non nulle ne peut avoir une vitesse
> égale à c. Ce qui veut dire que toute horloge et toute règle, c'est à
> dire les abstractions expérimentales qui définissent la nature physique
> d'un référentiel, a toujours une vitesse inférieure à c.
>
>
>
> --
----- Message d'origine -----
De : Patrick Gelard <patrick...@wanadoo.fr>
Groupes de discussion : fr.sci.physique
Envoyé : dimanche 16 janvier 2000 15:02
Objet : Re: Le temps est il dépourvue de signification pour le photon
Patrick Gelard a écrit :
> Le sens d'horloge est une métaphore. Le photon d'après relativité restreine
> d'Einstein (car il semblerait que RH en définisse une autre. Je lui
> conseille , car il à l'air si convaincu, de la publier afin que des experts
> du monde entier puissent la valider ou l'invalider) se déplace, dans le
> vide, par rapport à n'importe quel référentiel inertiel à la vitesse c. Le
> problème est posé relativement au photon.
Si la vitesse de la lumière est infinie, et si la contraction apparente
que nous semblons avoir de cette vitesse est due à une caractéristique
de l'espace-temps, et non à cette vitesse en elle-même, alors il faut bien
avouer que ce leurre sera le même pour tous les référentiels observants,
quelques soient leur état, leur vitesse, ou leur mouvement accéléré.
On ne peut pas voir une vitesse infinie aller plus vite dans un référentiel
que dans un autre.
La vitesse infinie de la lumière, pour nous, c'est c.
> Un photon qui quitte une étoile lointaine et atteint la terre
> peut voyager pendant des milliers d'années, par rapport aux horloges se
> trouvant sur terre, mais par rapport au photon lui même le transfert a pu
> être (non c'est pas RH qu'il a écrit) INSTANTANE."
C'est ce que j'écrivais il y a quelque temps en disant:
"C'est le photon qui a raison"
phrase et aphorisme que certains ont cru bon de tourner en dérision.
"Et pourtant, il a raison."
Galileo Galilei (dit Galilée).
R.H.
Pourtant j'ai cru comprendre que l'espace de Minkowski n'interdit pas
d'écrire :
ds^2 = dx^2 + dy^2 + dz^2 - c^2dt^2 (ou dx1^2 + dx2^2 + dx3^2 + dx4^2 avec
x=x1, y=x2,z=x3 et x4 = ict). ds est la généralisation de la longueur, dans
un espace à quatre dimensions; cette grandeur est appelée (non pas par moi
mais par les physiciens) intervalle d'univers. Cet intervalle est un
invariant pour la transformation de Lorentz. Si ds^2 est négatif ou nul, il
est alors possible de trouver un système de référence S' dans lequel les
deux événement ont lieu au même point (dx'^2 + dy'^2 + dz'^2 = 0), a des
instants différents (dt' != 0). Dans le cas ou ds^2 est nul le système S'
correspond à un signal lumineux.
Soit un point matériel lié au système S' (donc fixe par rapport à S') on est
en droit d'écrire :
ds^2 = - c^2*dt'^2 : équation (1)
Il me semble que les physiciens nomme le temps t' temps propre (appelé
souvent tau) du point matériel. d'après l'équation (1) dt' est aussi un
invariant à la transformation de Lorentz. Il me semble aussi que les
physiciens nomme dtau intervalle de temps propre. Il vont même jusqu'à
définir le quadrivecteur vitesse v* = ds/dtau avec ds quadrivecteur de
l'intervalle univers.
Cordialement Patrick
Luc Bourhis <Luc.B...@durham.ac.uk> a écrit dans le message :
1e4h87u.11sfzb71rf7zs3N%Luc.B...@durham.ac.uk...
> > Aucun. L'expression "intervalle de temps propre de la lumière" n'est
> > même pas défini par la relativité restreinte. Elle supposerait que l'on
>
> La je t'arrête, cela veut il dire que tous les écrits d'imminents physiciens
> sont faux. Dans pratiquement tous les bouquins traitant de la RR on trouve
> une définition de l'intervalle de temps propre.
Il faudrait voir à me lire un peu moins en diagonale. Je disais que l'on
ne peut pas définir le temps propre d'un objet **se déplaçant à la
vitesse v = c** en relativité restreinte, ou alors par abus en faisant
un passage à la limite v->c.
> Tu semble dire qu'il est impossible de lier un référentiel au photon car
> d'après toi un référentiel n'a de sens que s'il peux être matérialiser donc
> se qui oblige de donner indirectement une masse à la notion de référentiel.
> Je croyais qu'un référentiel était un être mathématique et non un être
> physique.
Les transformations de Lorentz qui donnent la relation entre les
coordonnées spatio-temporelles dans deux référentiels inertiels
différents ne sont définies que si leur vitesse relative est
*strictement* inférieure à c. C'est la raison pour laquelle parler d'un
référentiel attaché à un photon n'a guère de sens. Bon maintenant ....
> Pourtant j'ai cru comprendre que l'espace de Minkowski n'interdit pas
> d'écrire :
>
> ds^2 = dx^2 + dy^2 + dz^2 - c^2dt^2 (ou dx1^2 + dx2^2 + dx3^2 + dx4^2 avec
> x=x1, y=x2,z=x3 et x4 = ict). ds est la généralisation de la longueur, dans
> un espace à quatre dimensions; cette grandeur est appelée (non pas par moi
> mais par les physiciens) intervalle d'univers. Cet intervalle est un
> invariant pour la transformation de Lorentz. Si ds^2 est négatif ou nul, il
> est alors possible de trouver un système de référence S' dans lequel les
> deux événement ont lieu au même point (dx'^2 + dy'^2 + dz'^2 = 0), a des
> instants différents (dt' != 0). Dans le cas ou ds^2 est nul le système S'
> correspond à un signal lumineux.
>
> Soit un point matériel lié au système S' (donc fixe par rapport à S') on est
> en droit d'écrire :
> ds^2 = - c^2*dt'^2 : équation (1)
> Il me semble que les physiciens nomme le temps t' temps propre (appelé
> souvent tau) du point matériel. d'après l'équation (1) dt' est aussi un
> invariant à la transformation de Lorentz. Il me semble aussi que les
> physiciens nomme dtau intervalle de temps propre. Il vont même jusqu'à
> définir le quadrivecteur vitesse v* = ds/dtau avec ds quadrivecteur de
> l'intervalle univers.
.... ce que tu écris là est tout à fait juste et on peut éventuellement
s'en servir pour définir le temps propre du photon qui est alors 0. Il
n'empêche que dans les transformations de Lorentz, tu aurais à faire:
dt'= gamma(dt - dx)
dx'= gamma(dx - dt)
entre un ref R et le ref S' du photon. gamma est infini mais dt = dx et
tout cela n'est guère bien défini (c=1 dans tout ce qui précède comme
d'hab). Plutôt que de jouer avec le feu, je préfère m'abstenir et
rejeter le cas v=c, d'autant plus que comme je l'ai expliqué, il n'a
aucun intérêt physique.
Donc d'après la relativité restreinte nous vivons dans un Univers qui
restreint deux objets quelconques à ne pouvoir se déplacer l'un par rapport
à l'autre plus vite que la lumière sous penne de voir leurs temps relatif et
une de leur dimension spatiale TENDRE à disparaître.
Cordialement Patrick
Luc Bourhis <Luc.B...@durham.ac.uk> a écrit dans le message :
1e4krxt.1emjkks1d56o0N%
> Luc Bourhis <Luc.B...@durham.ac.uk> a écrit dans le message :
> 1e4krxt.1emjkks1d56o0N%
> .... ce que tu écris là est tout à fait juste et on peut éventuellement
> > s'en servir pour définir le temps propre du photon qui est alors 0. Il
> > n'empêche que dans les transformations de Lorentz, tu aurais à faire:
> >
> > dt'= gamma(dt - dx)
> > dx'= gamma(dx - dt)
> >
> > entre un ref R et le ref S' du photon. gamma est infini mais dt = dx et
> > tout cela n'est guère bien défini (c=1 dans tout ce qui précède comme
> > d'hab). Plutôt que de jouer avec le feu, je préfère m'abstenir et
> > rejeter le cas v=c, d'autant plus que comme je l'ai expliqué, il n'a
> > aucun intérêt physique.
> N'est ce pas là une limitation (apparition d'infini) dû au langage des
> mathématiques. Pourtant dans le domaine de la mécanique quantique vous (les
> physiciens) n'hésitez pas à donner des interprétations qui sorte de notre
> bon sens. Bohr disait lui même "Quiconque n'est pas choqué par la théorie
> quantique ne l'a pas comprise"
Ne mélangeons pas tout. Le bon sens n'est pas un concept très clair et
il doit donc être banni de la physique à moins d'en donner une
définition précise.
Concernant notre problème, c'est la physique et non les maths qui ne
veut pas d'un référentiel se déplaçant à la vitesse c. Le facteur gamma
des transformations de Lorentz est très physique, par ses conséquences
directement observables comme la dilatation des temps, la variation de
l'énergie d'une particule avec sa vitesse, etc. Et gamma tend vers
+infini quand la vitesse tend vers c. Que dire de plus ? Il y a un
problème uniquement pour une vitesse pour laquelle aucun référentiel
physiquement réalisable ne peut exister. Cela rend la théorie
parfaitement cohérente.
> Donc d'après la relativité restreinte nous vivons dans un Univers qui
> restreint deux objets quelconques à ne pouvoir se déplacer l'un par rapport
> à l'autre plus vite que la lumière sous penne de voir leurs temps relatif et
> une de leur dimension spatiale TENDRE à disparaître.
Si on veut. Mais en fait quel est le problème ?
Au passage : la tradition dans les forums est de placer le texte cité
auquel on répond avant sa réponse et d'en enlever la signature, comme je
l'ai fait dans ce message-ci.
>[...]
> Là, tu es sur ce forum un immense privilégié, car les relativistes,
> qui cherchent encore si l'on peut, sans savoir qu'ils cherchent des
> cornes de lapin, ne le savent pas.
Ils sont vraiment si c..s ?
---
Amicalement: Keller François
:-P et :-) de te (vous) lire.
mon mail : remplacer ? par francois.keller