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[PHYSIQUE] Les ombres s'attirent aussi...

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Eric LEWIN

unread,
Dec 23, 1998, 3:00:00 AM12/23/98
to
J'avais écrit ce qui suit, il y a pas mal de temps, dans les premiers âges
de fsd, si je me rappelle bien (en août 97 !). Puis je l'avais oublié.
Puis je l'avais retrouvé. Mais depuis, des espèces d'IDNIs (Imbéciles
Déblatérant sans Nuance Intelligible) avaient investi fr.SCI.divers (sont
en train de se fritter dur sur fuad, pour l'instant...), si bien que
j'avais bien failli me "désabonner" du forum... (tout comme ce regretté
fral des premiers temps :-((()

Maintenant que "fsP" est né, fêtons ça dignement, et que je résurge, en
guise de 2nd post (I have been grilled), ce mystère sur lequel je n'ai pas
trouvé le temps de refaire les quelques expériences nécessaires à
l'établissement d'une bonne théorie... J'avoue que tous les faits
scientifiques reportés ici sont parfaitement véridiques ! <8-|

--Éric
--------

[Avertissement en forme de préambule : si vous n'avez pas l'âge de vous
intéresser aux ombres et à leur physique... ou si vous n'avez plus l'âge,
ou si vous n'êtes pas attiré, laissez tomber, et faîtes-vous un ³beurkeur
kong² avant qu'ils ne ferment tous en France, merci à eux pour
l'exemple...]

L'autre jour, dans un restaurant spécialisé dans la gastronomie de
l'arc des Philippines, nous discutions tranquillement, sirotant un jeune
petit Graves juste correct en attendant le plat suivant. Probablement par
la malice d'un démon philippin, mon verre, forme tulipe à pied
hyper-classique, se trouvait être juste à l'aplomb sous l'un de ces petits
spots halogènes encastrés dans le plafond. Il n'était encore qu'à moitié
vide. Pour m'occuper les mains, plutôt que de massacrer un croûton, je «
doddle-isais » du couteau. Qu'elle ne fut pas ma surprise quand je vis
l'ombre de celui-ci se déformer et venir... caresser l'ombre du verre, de
la tulipe plus précisément, car cette ombre, franche à mes yeux, non
progressive, dépassait de quelques millimètres le bord du pied. Notez que
l'éclairage dans ce resto n'était de première intimité, mais plutôt assez
dur, créé par des lampes de type halogène basse tension incrustés dans le
faux-plafond. Évidemment, il y en avait une très exactement juste
au-dessus de mon verre, à environ 1m20-1m50.

Incrédule, je recommençais aussitôt, moins attentif à la
conversation... Le phénomène était parfaitement reproductible, mais il
fallait que le couteau fût à mi-hauteur du pied, en tout cas sous l'ombre
de la tulipe. Quand le bord du couteau était à plusieurs millimètres de
l'ombre, son ombre projetée était rectiligne. Quand je l'approchais du
"cône" d'ombre sous la tulipe, je pouvais constater que ce bord se
déformait, faisait une petite "bosse" d'ombre, qui, le couteau se
rapprochant encore, venait prendre contact avec l'ombre du verre "en
anticipation", comme des lèvres s'approchent d'une joue pour y déposer un
tendre bisou...

Plusieurs essais plus tard, mon verre vide, le phénomène avait disparu
! Ma compagne de table --je ne vous ai pas dit que j'y étais en galante
compagnie ?-- me le fit remarquer, et me resservant, s'inquiéta de la
fatigue de ma journée. C'est vrai que, je l'avoue (mais à chacun son
boulot), par cette chaleur, faire "tourner" des modèles de Monte Carlo
pour savoir à quelle vitesse le manteau de la Terre s'homogénéise... Monte
Carlo, chaleur, il en faut de la concentration pour s'occuper surtout d'un
manteau, fût-il terrestre, en plein été ! Et à propos de concentration,
j'en revenais au sujet de notre conversation, celle de ce petit vin. Le
plat arriva... le verre se vida... un peu... à moitié... Je n'y tins pas !
Oui, la boisson y était pour quelque chose : il fallait qu'il y en eût
dans le verre pour que l'ombre du couteau fit la caresse à celle de la
tulipe ! Me mettant cette observation dans un coin du crâne entre deux
neurônes en me promettant d'y revenir seul à tête reposée, je me
concentrais sur le plat, sa dégustation, ce miroitement dépaysant des
saveurs orientales, ...

Mais le démon veillait... Quand, au dessert, le vin eut laissé sa place
à l'eau (chocolat, tu es trop exigeant dans tes accords; alors au
resto...), l'ombre du couteau en resta de marbre ! Il me faut ajouter que,
à sa décharge, celle de la tulipe, peut-être d'avoir pris trop d'alcool
(la tulipe, bien sûr), n'était plus aussi nette qu'auparavant...

Quand nous sommes sortis, les sens hédoniques, je veux dire ceux qui
sont à l'honneur dans un restaurant, satisfaits des sensations qu'ils
avaient découvertes dans ce resto-ci, et déchargés de la rude tâche de
mettre en appétit ceux à l'honneur après un restaurant, mon esprit en fut
néanmoins encore perplexe un instant. Celui de ma compagne aussi, un même
instant, mais je ne lui laissai pas plus le temps d'en prendre... ombrage,
me faisant « ombre-de-couteau » vers son joli minois...

Il n'y a pas à tergiverser : le soir, læ physique, ça attire, surtout
du côté des fleurs...

--Éric

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
--------------------------------------------- J.Rouxel - Les Shadoks

Joe

unread,
Dec 23, 1998, 3:00:00 AM12/23/98
to
Comment accéder à fsp via ouah-na-dou?
j'ai voté oui .... alors, help !

Merci.


Julie

unread,
Dec 24, 1998, 3:00:00 AM12/24/98
to

Eric LEWIN a écrit dans le message ...
(zap)

>Quand le bord du couteau était à plusieurs millimètres de
>l'ombre, son ombre projetée était rectiligne. Quand je l'approchais du
>"cône" d'ombre sous la tulipe, je pouvais constater que ce bord se
>déformait, faisait une petite "bosse" d'ombre

Il y a sans doute un effet d'optique
quand la pénombre du couteau se superpose à l'autre.

On dit bien "pénombre du couteau" ?

Julie.

>--Éric
>
>Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

>--------------------------------------------- J.Rouxel - Les Shadoks

Ca, c'est pompé.
(désolée)

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