Nous allons plut�t tenter de formuler une philosophie telle que des
champignons pensants pourraient la d�velopper.
Notre champignon de Paris que nous appellerons Ren� se demande s'il est
un sujet dans un monde d'objets. A quoi son voisin, le champignon
Edmund, �voque la possibilit� que les autres champignons soient
�galement des sujets. Mais comment �tre s�r ?
Ren� et Edmund s'interrogent: chacun de nous �jecte des spores et
d'autres champignons en naissent. Nous devons donc supposer qu'ils sont
de m�me nature que le sujet pensant. Mais comment en �tre vraiment assur�s ?
Assis un peu plus loin, les champignons Baruch et Shankara regardent
leurs pieds: C'est marrant, on dirait que les filaments qui partent de
nos pieds nous relient. Ils se mettent � creuser la terre, et d�couvrent
le mycellium qui relie tous les champignons et constitue leur vraie
nature commune et unique.
Baruch dit: le mycellium est notre vraie nature, donc la Nature, c'est
Dieu!
Shankara le compl�te en disant: jusqu'ici je pensais le "moi" comme
d�signant juste "ce" champignon. Mais le vrai "moi", c'est le mycellium
qui est unique, sans second, et commun � tous les champignons!
Le mycellium, c'est � la fois mon vrai "moi", le "Soi", et Dieu aussi,
Baruch! Om shanti, shanti, shanti - Lecha�m!
Ren� et Edmund qui ont entendu la conversation se disent: Pas cons, les
gusses!
Et vont faire la sieste un sourire aux l�vres.
--
Jazz up your life!
Jazzez-vous la vie!
http://rvgmusic.bandcamp.com/
http://rvgjazznstuff.jamendo.net/
"La premi�re arme de la R�sistance c'est l'information." Lucie Aubrac
Bonjour,
J'aime ta petite histoire;
difficile d'étre un champignon, en tous cas
c'est encore et toujours beaucoup de spores...
Alain
Et René, excédé, pris Barush par le pédoncule en lui disant : « Si
t’arrêtes pas de me briser les lamelles avec tes histoires, j’te fais
bouffer ton chapeau » !
Nî hâo,
est-ce une mandarine traduction?
A Lan
Un champignon n'est pas un l�gume.
Le mycellium ne relie pas tous les champignons.
Il n'en relie que quelques uns, et d'une m�me esp�ce.
| Baruch dit: le mycellium est notre vraie nature, donc la Nature, c'est
| Dieu!
| Shankara le compl�te en disant: jusqu'ici je pensais le "moi" comme
| d�signant juste "ce" champignon. Mais le vrai "moi", c'est le mycellium
| qui est unique, sans second, et commun � tous les champignons!
| Le mycellium, c'est � la fois mon vrai "moi", le "Soi", et Dieu aussi,
| Baruch! Om shanti, shanti, shanti - Lecha�m!
|
| Ren� et Edmund qui ont entendu la conversation se disent: Pas cons, les
| gusses!
| Et vont faire la sieste un sourire aux l�vres.
Ils ne sont pas tr�s exigeants.
Qu'est-ce qui fait la diff�rence entre un petit c�pe rabougri qui pourrit
avant de grandir, et un gros c�pe parfum�, � la fleur de l'�ge, les deux
ayant pourtant le m�me mycellium ?
Ce sont leur individualit� propre + les effets de l'environnement. Disposer
d'un vrai "moi", c'est ce qui fait la diff�rence entre une ennuyeuse
bouillie uniforme et la diversit� de laquelle na�t tout ce qui nous �tonne
et nous fait progresser.
La philosophie de la girolle serait donc sup�rieure � celle du choux ?
Le fait d'�tre diff�rent impliquerait une relation de sup�riorit� ?
Oui, mais le vrai moi n'est pas le corps, mais le t�moin du corps. Et
rien ne permet de localiser ce t�moin, ni dans le corps, ni dans le
monde. Lorsque ce t�moin dispara�t (comme dans le sommeil profond), le
corps et le monde cessent �galement d'appara�tre et il ne reste que
Cela: la R�alit� une.
Non. La r�alit� est l'id�e que nous avons de ce qui serait si on ne
l'observait pas. Or nous n'avons aucune preuve que la "vraie r�alit�" (c'est
� dire la r�alit� non observ�e) est la m�me que celle qu'on observe. On est
m�me s�r, en m�canique quantique, qu'elle est diff�rente, et si elle existe.
> Oui, mais le vrai moi n'est pas le corps, mais le t�moin du corps. Et rien
> ne permet de localiser ce t�moin, ni dans le corps, ni dans le monde.
> Lorsque ce t�moin dispara�t (comme dans le sommeil profond), le corps et
> le monde cessent �galement d'appara�tre et il ne reste que Cela: la
> R�alit� une.
J'ai triste
J'ai seule
J'ai paum�e
J'ai nulle
J'ai con
Quand j'ai tomb�
J'ai blues
J'ai glauque
J'ai cafard
J'ai marre
J'ai froid
Quand j'ai pleur�
J'ai pas savoir toutes les nuits
J'ai mouru tous les jours
J'ai plus croire � dans l'amour
J'ai mouru tous les jours
J'ai saoule
J'ai sourde
J'ai jolie
J'ai triste
J'ai folle
J'ai compliqu�e
J'�coute
J'emmerge
J'ai souffrir
J'ai triste
J'ai seule
Et j'ai mal
J'ai pas savoir toutes les nuits
J'ai mouru tous les jours
J'ai plus croire � dans l'amour
J'ai mouru
Tous les jours
Le faux moi (l'id�e "je suis le corps") divise artificiellement le r�el
en sujet et objet alors que le-monde-et-moi est un tissu sans couture.
La division est cr��e par le premier d�sir, celui qui cause le cri
primal du nourrisson, et qui devient dans toutes les langues du monde le
phon�me de la m�re: MA. Dans de nombreuses langues, ce phon�me indique
�galement la possession (ma, my, mein, etc.) et l'ego (me, mich, moi).
C'est cette association qui est la cause de l'illusion et de la souffrance.
D�nouer cette association, par le retournement de l'intellect sur sa
source (m�tano�a), soit � l'aide de la r�p�tition d'une �vocation br�ve
d'une figure salvifique � laquelle on s'attache (le Christ dans la
pri�re h�sychaste, Bouddha, les 99 noms d'Allah dans le dhikr, etc.)
permet de mettre l'observateur en suspension de fa�on qu'il ne s'associe
plus � l'ego mais qu'il en devienne l'observateur d�tach� et impassible.
D'un point de vue chr�tien, l'observateur devient pareil au Christ qui,
alors que le corps souffre sur la croix, place son esprit "entre les
mains du P�re".
L'identit� qui se d�gage alors, qu'on l'appelle le Soi, l'Esprit Saint,
le Je transcendantal, etc. n'est plus ni psychologique ni individuelle,
mais appara�t comme le "lieu" o� le R�el se d�voile � lui-m�me, ce
processus provenant d'un ou de quelques individus affectant le monde
entier intantan�ment dans la mesure o� le Soi, le mental et l'univers
sont une seule et m�me r�alit�.
Le faux moi (l'id�e "je suis le corps") divise artificiellement le r�el
en sujet et objet alors que le-monde-et-moi est un tissu sans couture.
La division est cr��e par le premier d�sir, celui qui cause le cri
primal du nourrisson, et qui devient dans toutes les langues du monde le
phon�me de la m�re: MA. Dans de nombreuses langues, ce phon�me indique
�galement la possession (ma, my, mein, etc.) et l'ego (me, mich, moi).
C'est cette association qui est la cause de l'illusion et de la souffrance.
D�nouer cette association, par le retournement de l'intellect sur sa
source (m�tano�a), soit � l'aide de la r�p�tition d'une �vocation br�ve
d'une figure salvifique � laquelle on s'attache (le Christ dans la
pri�re h�sychaste, Bouddha, les 99 noms d'Allah dans le dhikr, etc.),
soit � l'aide de la m�thode philosophique qui consiste � poursuivre la
l'objet de la question "Qui suis-je ?" jusqu'� sa source, permet de
mettre l'observateur en suspension de fa�on qu'il ne s'associe plus �
l'ego mais qu'il en devienne l'observateur d�tach� et impassible. D'un
point de vue chr�tien, l'observateur devient pareil au Christ qui, alors
que le corps souffre sur la croix, place son esprit "entre les mains du
P�re".
L'identit� qui se d�gage alors, qu'on l'appelle le Soi, l'Esprit Saint,
le Je transcendantal, etc. n'est plus ni psychologique ni individuelle,
mais appara�t comme le "lieu" o� le R�el se d�voile � lui-m�me, ce
processus provenant d'un ou de quelques individus affectant le monde
entier intantan�ment dans la mesure o� le Soi, le mental et l'univers
sont une seule et m�me r�alit�.
--
Sur certains plans oui, forc�ment, toute diff�rence que ce
soit entre les objets ou entre les �tres anim�s peut apporter
un plus ou un moins par rapport � d'autres, voyez comme le
nouveau virus grippal renvoit l'ancien au placard.
C'est vrai notamment dans la cha�ne alimentaire. Malgr� la
sup�riorit� de l'homme tout en haut de celle-ci, il peut �tre
mis � mal par un vulgaire champignon furtif cachant bien
son venin de cobra � ombrelle. Alors la philo du champignon,
faut quand m�me s'en m�fier � l'heure de la fricass�e. Il est
vrai que le choux est plus facile � vivre m�me s'il est bien
moins savoureux, mais c'est un adversaire moins valeureux
et de ce fait une une proie moins valorisante. Le chien
truffier, meilleur ami du philosophe gastronome, ne s'y
trompe d'ailleurs pas.
Bigre, �a en jette ! Attention quand m�me � la
consommation de certains ...champignons !
Oui, forc�ment, mais sur certains points seulement, comparables car communs
aux deux. On les attendait dans votre question.
| C'est vrai notamment dans la cha�ne alimentaire. Malgr� la
| sup�riorit� de l'homme tout en haut de celle-ci, il peut �tre
| mis � mal par un vulgaire champignon furtif cachant bien
| son venin de cobra � ombrelle. Alors la philo du champignon,
| faut quand m�me s'en m�fier � l'heure de la fricass�e.
C'est que la philosophie du champignon, il faut la ma�triser. Si l'on ne
sait distinguer les golmotes des amanites panth�res, on se limitera � la BD
du champignon, celui de Paris.
| Il est
| vrai que le choux est plus facile � vivre m�me s'il est bien
| moins savoureux, mais c'est un adversaire moins valeureux
| et de ce fait une une proie moins valorisante. Le chien
| truffier, meilleur ami du philosophe gastronome, ne s'y
| trompe d'ailleurs pas.
Certes. Mais il faudra bien se rabattre sur cette proie facile du choux, le
champignon refusant le combat d�s que le temps se raffraichit un peu trop et
pr�f�rant la politique de l'autruche jusqu'� la saison suivante.
Vous ne recherchez pas la r�alit�, vous vous contentez de vous
gargarisez de maux. Un jour la souffrance vous projettera hors de l'ego,
comme elle l'a fait pour Pascal lors de son accident de diligence. Si
mes pauvres mots vous revienent alors en m�moire, vous ne serez pas perdu.
Au contraire, c'est de l� que na�t, pour l'�tre conscient, tout l'int�r�t de
la vie. L'absence de "moi" signifierait un seul �tre, ou alors une forme de
vie primitive du genre lombric (ils ont apparemment peu de personnalit� :-).
Ce serait d'un ennui mortel et c'est d'ailleurs incompatible avec la vie,
qui fonctionne sur le mode tentative/r�ussite/�chec. Donc seule la diversit�
est la garante de la survie. La diversit� implique l'individualit�.
| D�nouer cette association, par le retournement de l'intellect sur sa
| source (m�tano�a), soit � l'aide de la r�p�tition d'une �vocation br�ve
| d'une figure salvifique � laquelle on s'attache (le Christ dans la
| pri�re h�sychaste, Bouddha, les 99 noms d'Allah dans le dhikr, etc.),
| soit � l'aide de la m�thode philosophique qui consiste � poursuivre la
| l'objet de la question "Qui suis-je ?" jusqu'� sa source, permet de
| mettre l'observateur en suspension de fa�on qu'il ne s'associe plus �
| l'ego mais qu'il en devienne l'observateur d�tach� et impassible.
Si nous �tions un obervateur d�tach� de "nous-m�me", nous ne serions plus
"nous-m�me", mais un fant�me. Ou bien chacun "vit" et alors la conscience et
un simple esprit critique suffisent � se diriger, ou bien l'on se regarde
vivre, et l'on ne vit plus. C'est l'impression que me donnent ces moines
bouddhistes rabachant leurs pri�res et tournant leurs moulins ; je ne doute
pas qu'ils aient fait le vide dans leur esprit et virer leur ego, mais
pourquoi faire ? v�g�ter en observateur. Ce n'est pas ce que j'appelle
"vivre". Je ne pense m�me pas qu'ils soient de bons observateurs. Autant on
a vu les occidentaux aller observer toutes les civilisations du monde,
autant on voit les bouddhistes plut�t repli�s sur leur nombril : ce n'est
pas cela qui peut solliciter la pens�e, au contraire, c'est une
lobotomisation version soft.
| D'un
| point de vue chr�tien, l'observateur devient pareil au Christ qui, alors
| que le corps souffre sur la croix, place son esprit "entre les mains du
| P�re".
| L'identit� qui se d�gage alors, qu'on l'appelle le Soi, l'Esprit Saint,
| le Je transcendantal, etc. n'est plus ni psychologique ni individuelle,
| mais appara�t comme le "lieu" o� le R�el se d�voile � lui-m�me, ce
| processus provenant d'un ou de quelques individus affectant le monde
| entier intantan�ment dans la mesure o� le Soi, le mental et l'univers
| sont une seule et m�me r�alit�.
Bon, je vous quitte, je pr�f�re rester dans la philo. L� c'est la goutte
d'eau qui... nous ne sommes plus sur les chemins de la raison mais dans le
spirituel et le religieux.
Il faut alors accepter le meurtre et la souffrance qui sont les �l�ments
constitutifs de l'existence individualis�e.
Mais encore une fois vous identifiez la conscience avec le mental de
veille, comme si vous confondiez la sonde martienne avec le technicien
de la NASA qui la pilote depuis la Terre.
> | D�nouer cette association, par le retournement de l'intellect sur sa
> | source (m�tano�a), soit � l'aide de la r�p�tition d'une �vocation br�ve
> | d'une figure salvifique � laquelle on s'attache (le Christ dans la
> | pri�re h�sychaste, Bouddha, les 99 noms d'Allah dans le dhikr, etc.),
> | soit � l'aide de la m�thode philosophique qui consiste � poursuivre la
> | l'objet de la question "Qui suis-je ?" jusqu'� sa source, permet de
> | mettre l'observateur en suspension de fa�on qu'il ne s'associe plus �
> | l'ego mais qu'il en devienne l'observateur d�tach� et impassible.
>
> Si nous �tions un obervateur d�tach� de "nous-m�me", nous ne serions plus
> "nous-m�me", mais un fant�me. Ou bien chacun "vit" et alors la conscience et
> un simple esprit critique suffisent � se diriger, ou bien l'on se regarde
> vivre, et l'on ne vit plus. C'est l'impression que me donnent ces moines
> bouddhistes rabachant leurs pri�res et tournant leurs moulins ; je ne doute
> pas qu'ils aient fait le vide dans leur esprit et virer leur ego, mais
> pourquoi faire ? v�g�ter en observateur.
Qu'importent ces moines ? Que savez-vous de leur r�alit� v�cue ?
Savez-vous s'ils sont seulement dans leur corps ou seulement dans le
mental, c'est � dire non-distincts de vous-m�me ? O� sont les monast�res
sinon dans le mental ?
> Ce n'est pas ce que j'appelle
> "vivre". Je ne pense m�me pas qu'ils soient de bons observateurs.
> Autant on
> a vu les occidentaux aller observer toutes les civilisations du monde,
> autant on voit les bouddhistes plut�t repli�s sur leur nombril : ce n'est
> pas cela qui peut solliciter la pens�e, au contraire, c'est une
> lobotomisation version soft.
>
Vous ne formulez que des opinions mentales. Seul le mental donne des
repr�sentations ext�rieures. O� est l'Asie lorsque vous dormez ? O� est
votre corps ? Et o� sont-ils maintenant sinon dans votre mental ?
Le corps, le mental et le monde sont non-moi, juste une construction
artificielle du d�sir qui engendre la souffrance: celle subie, puisque
tout d�sir insatisfait se traduit par la souffrance; et celle caus�e,
puisque pour satisfaire le d�sir je dois recourir au meurtre.
> | D'un
> | point de vue chr�tien, l'observateur devient pareil au Christ qui, alors
> | que le corps souffre sur la croix, place son esprit "entre les mains du
> | P�re".
> | L'identit� qui se d�gage alors, qu'on l'appelle le Soi, l'Esprit Saint,
> | le Je transcendantal, etc. n'est plus ni psychologique ni individuelle,
> | mais appara�t comme le "lieu" o� le R�el se d�voile � lui-m�me, ce
> | processus provenant d'un ou de quelques individus affectant le monde
> | entier intantan�ment dans la mesure o� le Soi, le mental et l'univers
> | sont une seule et m�me r�alit�.
>
> Bon, je vous quitte, je pr�f�re rester dans la philo. L� c'est la goutte
> d'eau qui... nous ne sommes plus sur les chemins de la raison mais dans le
> spirituel et le religieux.
>
O� est la raison ? Existe-t-elle dans le sommeil ? Si ce n'est pas le
cas, la raison est une construction mentale qui n'a acc�s qu'au d�sir du
r�el, pas au r�el lui-m�me. C'est un instrument captateur qui vise �
soumettre l'objet aux d�sirs de l'ego. La raison n'a aucune pr�tention �
la v�rit�, juste � l'utilit� et � l'instrumentalit�.
La r�alit� se saisit intuitivement: elle est ce qui est. Elle n'a pas
besoin d'�tre d�duite par des m�canismes mentaux (qui sont ceux du
d�sir, donc du meurtre, ce qui est contenu dans le verbe "arraisonner"):
elle est ce qui est, r�alit� une et sans second, �galement constitutive
de moi et de non-moi.
Aham asmi, tat tvam asti. Je suis cela, tu es �galement cela.
Ces comportements sont marginaux et la soci�t� s'en prot�ge, m�me si ce
n'est pas parfait.
Ton argument n'en est pas un. Voir
http://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_paille_(rh�torique)
| Mais encore une fois vous identifiez la conscience avec le mental de
| veille, comme si vous confondiez la sonde martienne avec le technicien
| de la NASA qui la pilote depuis la Terre.
???
Merci d'expliciter.
...
| > Si nous �tions un obervateur d�tach� de "nous-m�me", nous ne serions
plus
| > "nous-m�me", mais un fant�me. Ou bien chacun "vit" et alors la
conscience et
| > un simple esprit critique suffisent � se diriger, ou bien l'on se
regarde
| > vivre, et l'on ne vit plus. C'est l'impression que me donnent ces moines
| > bouddhistes rabachant leurs pri�res et tournant leurs moulins ; je ne
doute
| > pas qu'ils aient fait le vide dans leur esprit et virer leur ego, mais
| > pourquoi faire ? v�g�ter en observateur.
|
| Qu'importent ces moines ? Que savez-vous de leur r�alit� v�cue ?
Le v�cu, � chacun le sien.
Quant � leurs actes, on peut savoir ?
Quand on voit qu'avant l'arriv�e des Chinois, le Tibet �tait une f�odalit�
o� le "bas peuple" vivaient tr�s mal mais engraissaient les religieux, on a
peine � croire que le bouddhisme apporterait quoique ce soit de plus positif
que n'importe quelle autre religion ou superstition.
Comment la soci�t� se prot�ge-t-elle de la souffrance inh�rente �
l'identification du corps d�sirant ? Comment emp�che-t-elle le meurtre
universel � travers le pillage de la terre (et bient�t de l'espace) et
la destruction des �tres vivants pour la seule survie de la b�te humaine
- dont cette m�me soci�t� travaille sans rel�che � �teindre la
possibilit� d'acc�der � une vision r�aliste de sa condition: esclave des
d�sirs, condamn� � la souffrance et � la mort.
> Ton argument n'en est pas un. Voir
> http://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_paille_(rh�torique)
>
>
> | Mais encore une fois vous identifiez la conscience avec le mental de
> | veille, comme si vous confondiez la sonde martienne avec le technicien
> | de la NASA qui la pilote depuis la Terre.
>
> ???
> Merci d'expliciter.
>
Lorsque vous dormez, o� est votre "moi" ? Et o� est-il maintenant ? Dans
le corps, ou spectateur du corps (et de ses pens�es) ? S'il est le
spectateur, est-il dans le spectacle ? Etes-vous dans votre poste
lorsque vous regardez un film � la t�l�vision ?
> ...
> |> Si nous �tions un obervateur d�tach� de "nous-m�me", nous ne serions
> plus
> |> "nous-m�me", mais un fant�me. Ou bien chacun "vit" et alors la
> conscience et
> |> un simple esprit critique suffisent � se diriger, ou bien l'on se
> regarde
> |> vivre, et l'on ne vit plus. C'est l'impression que me donnent ces moines
> |> bouddhistes rabachant leurs pri�res et tournant leurs moulins ; je ne
> doute
> |> pas qu'ils aient fait le vide dans leur esprit et virer leur ego, mais
> |> pourquoi faire ? v�g�ter en observateur.
> |
> | Qu'importent ces moines ? Que savez-vous de leur r�alit� v�cue ?
>
> Le v�cu, � chacun le sien.
> Quant � leurs actes, on peut savoir ?
> Quand on voit qu'avant l'arriv�e des Chinois, le Tibet �tait une f�odalit�
> o� le "bas peuple" vivaient tr�s mal mais engraissaient les religieux, on a
> peine � croire que le bouddhisme apporterait quoique ce soit de plus positif
> que n'importe quelle autre religion ou superstition.
Le Bouddha n'a pas fond� le lama�sme: c'est une invention grecque (�cole
mahayana). Il est arriv� au Tibet au VI� si�cle (soit plus de mille ans
apr�s la mort de Gautama) � travers le vajray�na.
Qui sait, mais de l� � confondre l'aigle de maux et pascal...