Apokrif <apok...@yahoo.com> a écrit dans le message :
mW.HA7...@mes-news.com...
Un jour, en discutant entre élèves et profs de maths dans le supérieur,
quelqu'un a dit "ça sert à quoi?" et un prof a répondu "on s'en fout!". Je
ne sais pas si c'est un sentiment général, mais mes camarades qui font des
maths avec moi le partage.
De là à savoir si on ne doit donner des sous qu'aux profs qui apprennent des
choses utiles à l'industrie, je ne préfère pas en parler, vu que je compte
me lancer dans cette voie...
--
µ
«Dieu est le compactifié d'Alexandrov de l'univers» (Grothendieck, IV, 22)
> Même la théorie des nombres, restée pendant 2000 ans sans application
> significative, sert aujourd'hui à protéger les paiements par Carte bleue.
<râle d'agonie étouffé/>
Pardonne-leur, Godfrey, ils ne savent pas ce qu'ils disent.
--
La culture, la santé et les services sociaux, l'éducation, les services
et les marchés publics, la propriété intellectuelle, la sécurité
alimentaire : tout cela est visé, et bien d'autres choses encore. Pour
[l'OMC], le monde est effectivement une marchandise. -- Susan George.
C'est peut-etre un peu decousu mais bon...
... raccourci un peu basique
Je me demandais s'il existait des
> applications industrielles de la théorie des ensembles: est-ce que le
fait
> de découvrir l'indépendance de l'axiome du choix, ou de trouver une
parade
> au paradoxe de Russell, par exemple, a permis une avancée dans une
> application pratique des mathématiques ?
> --
N'est-ce pas une question un peu théorique ?
J'ai l'impression que tu considères qu'un domaine mathématiques a une
application pratique si il a une application à une théorie physique (qui
elle-même est sensée être "pratique", ce qui reste parfois polémique).
Mais un domaine qui sert de base aux mathématiques elles-mêmes, leur
permettant une extension pouvant conduire à de futures applications
n'est-il pas aussi "pratique" ?. Doit-on dire que la logique formelle
n'a pas d'applications ?.
Le seul cas où on pourrait émettre des doutes serait celui d'un domaine
mathématiques dont on pourrait dire qu'il n'entraînera jamais de
développements futurs ayant une application pratique. Mais là, il
faudrait un certain toupet pour émettre une telle assertion ... .
Maxi wrote:
Quand on enseigne les maths (même les plus simples) dans une
école d'ingénieur, la question prend tout son sens: les maths ne sont plus
une fin en soi pour des étudiants qui vont les utiliser comme outils: ils
se fichent de savoir d'où ça sort, ni pourquoi ou comment ça marche,
pourvu que ça marche! (c'est le point de vue de 90% des élèves
à qui j'enseigne des techniques où les maths sont omni-présentes).
Il me semble que la question "A quoi ça sert?" pourrait trouver une
réponse dans les maths elles-même. Si cette question est posée,
c'est qu'elle attend une réponse différente de "On s'en fout!" qui
peut se traduire par "Pourquoi fais-tu des maths si tu n'as pas compris ça!".
C'est un réponse qui plait au matheux pur qui doit se dire "Nous n'avons pas
les mêmes valeurs!", "je te suis supérieur en cela que je puis m'abstraire
de ces questions bassements matérielles!"... :-)
A prendre avec humour, mais je crois que la réponse
"on s'en fout!" n'est pas d'une grande pertinence pour celui qui pose
la question. Sans être épistémologue, je ne pense pas que les premières
lois mathématiques aient été découvertes ou inventées sans application
ou problème concret à résoudre qui les engendrât en premier.
Michaël
Peut etre que (vous ?), les profs, devriez vous penchez un peu plus sur
ce probleme qui nous touche de plein fouet....meme si tout ne vient pas
de la.
merci et desole si je m'ecarte un peu du sujet de depart
Jean-Marc
1) "Ca ne marche plus, bouh hou hou..." (le domaine de validité de l'outil
n'a pas été maitrisé (fonctions très discontinues, fractales...)
2) "On ne sait pas quoi faire dans ce cas" (il faut construire de nouveaux
outils) (fractales, distributions,...))
3) "Les résultats sont erratiques" (l'outil n'est pas maîtrisé, et on ne
comprend pas vraiment ce qui se pase (renormalisation, séries
divergentes,...))
Et j'en oublie sûrement (par exemple, le fait de pouvoir utiliser un outil
dans un tout autre domaine que le sien, parce qu'on a découvert un
isomorphisme astucieux)
> Il me semble que la question "A quoi ça sert?" pourrait trouver une
> réponse dans les maths elles-même. Si cette question est posée,
> c'est qu'elle attend une réponse différente de "On s'en fout!" qui
> peut se traduire par "Pourquoi fais-tu des maths si tu n'as pas
> compris ça!". C'est un réponse qui plait au matheux pur qui doit se
> dire "Nous n'avons pas les mêmes valeurs!", "je te suis supérieur en
> cela que je puis m'abstraire de ces questions bassements
> matérielles!"... :-)
Mais c'est presque ça :-) Je me sens , en effet , supérieur, parce que je
comprends ce que fait ma calculatrice, par rapport au gars qui se sent perdu
quand elle lui dit que (1+10^15)-10^15=0
>
> A prendre avec humour, mais je crois que la réponse
> "on s'en fout!" n'est pas d'une grande pertinence pour celui qui pose
> la question.
Oui, bien sur. Mais il faudrait prendre le temps d'expliquer ces histoires
d'outils. Bien sûr, en plus, *en mathématiques*, c'est assez vrai que la
question de l'utilité "matérielle" ne se pose guère: les gens font des maths
pour découvrir des résultats, obtenir des démonstrations, parce que c'est
beau, parce que la question est difficile et intéressante, etc...
Sans être épistémologue, je ne pense pas que les
> premières lois mathématiques aient été découvertes ou inventées sans
> application ou problème concret à résoudre qui les engendrât en
> premier.
Ben, t'as un peu tort. Disons que c'ets pas si simple, et que les Grecs ne
s'intéressaient pas qu'aux problèmes concrets.
>
> Michaël
> ... Je me demandais s'il existait des
> applications industrielles de la théorie des ensembles
Les probas reposent sur les ensembles.
Et les applis industrielles des probas ne manquent pas.
Vincent
C'est un peu le probleme de la poule et de l'oeuf.
Au passage, je ne crois pas que les grecs soient les premiers avoir fait des
maths.
Les maths ce n'est pas que le continu. Dans la realite le monde est plutot
discret et on utilise le continu comme approximation.
jcr.
"Apokrif" <apok...@yahoo.com> a écrit dans le message de news:
mW.HA7...@mes-news.com...
Je connais au moins une application directe de la théorie des ensembles,
ou plus généralement de la logique. C'est l'informatique.
Une branche de l'informatique concerne la vérification
de logiciels (ou plus modestement de programmes).
Il existe des logiques adaptées dans lesquels on peut écrire certaines
propriétés
d'un programme pour ensuite vérifier que le programme les vérifie.
Dans certains cas, le langage utilisé est basé sur la théorie des ensembles
(méthode B) dans d'autres cas sur la théorie des types (Coq, PVS).
Un point théorique est la preuve de la consistance de la logique
utilisé par exemple (dans le cas contraire, on pourrait prouver tout
ce qu'on veut au sujet des programmes, comme c'était le
cas dans PVS...).
Heureusement qu'il y a un smiley!
> Sans être épistémologue, je ne pense pas que les premières
> lois mathématiques aient été découvertes ou inventées sans application
> ou problème concret à résoudre qui les engendrât en premier.
Tout à fait, mais je ne pense pas que dans une conversation courante ce soit
à ce genre de maths qu'on fasse référence (ce n'est pas péjoratif :-).
:-))))))))
Je pense plutôt que ça l'énervait de devoir justifier les maths par les
applications industrielles, i.e. chercher dans le but d'avoir des
applications, et non pas trouver des applications de certaines choses après
les avoir trouvées.
Mais si; c'est toujours de la même chose qu'on parle: qui dit mathématiques
dit démonstration (Bourbaki). Et, avant les Grecs, cette notion est
inconnue. Donc, la géométrie en Egypte, ou à Sumer, ce n'est pas des
mathématiques, mais *de la physique* .Bon, pour être juste, les grecs non
plus ne sont pas toujours très rigoureux, et même nous... C'est plutôt une
question d'idéal: pour un mathématicien babylonien, ce qui compte, c'est que
la formule permette de calculer l'angle entre deux étoiles (avec une
précision suffisante); pour un géomètre grec, le fait que cos (72°)=
(1+sqrt(5))/4, c'est essentiel; une bonne valeur approchée est très
secondaire. Et du coup, une preuve s'impose. Et donc, des résultats sans
preuves sont suspects. Les paradoxes de Zénon sont très génants pour les
mathématiciens grecs, parce qu'ils semblent mettre les démonstrations en
cause, et du coup la mécanique grecque (et les raisonnements d'Archimède
sur les infiniments petits) ont toujours parus suspects (y compris à leurs
auteurs) N'importe quel utilisateur "pratique" aurait haussé les épaules
devant ce genre de difficulté, et se serait jeté sans complexe sur l'outil
(le calcul intégral) qu'Archimède était en train de créer. Mais, pour une
fois, l'exigence de perfection proposée par Euclide s'est retournée contre
eux...
Maxi wrote:
> > C'est un réponse qui plait au matheux pur qui doit se dire "Nous n'avons
> pas
> > les mêmes valeurs!", "je te suis supérieur en cela que je puis m'abstraire
> > de ces questions bassements matérielles!"... :-)
>
> Heureusement qu'il y a un smiley!
Je l'ai rajouté après, je me suis dit que tu risquais de mal le prendre :-)
surtout que je fais partie de ceux qui aiment bien s'abstraire de temps
en temps.
>
>
> > Sans être épistémologue, je ne pense pas que les premières
> > lois mathématiques aient été découvertes ou inventées sans application
> > ou problème concret à résoudre qui les engendrât en premier.
>
> Tout à fait, mais je ne pense pas que dans une conversation courante ce soit
> à ce genre de maths qu'on fasse référence (ce n'est pas péjoratif :-).
>
> --
> µ
> «Dieu est le compactifié d'Alexandrov de l'univers» (Grothendieck, IV, 22)
Oui, c'st vrai que si le prof s'adressait à une classe de licences de maths,
on peut comprendre sa réponse.
Personnellement, je suis issu d'une école d'ingénieur, et c'est durant ma thèse
que
j'ai pris goût aux maths disons plus abstraites. Je devais faire
partie des 10% d'ingénieurs que ça intéresse (malheureusement).
Mais j'ai souvenir d'un pauvre prof de math qui s'échinait à nous expliquer
la tribu de Boréliens et les fondements hautement abstraits de la
transformée de Fourier... bonjour les dégats! Heureusement qu'il y avait
les TPs.
Michaël
Tu viens de mettre le doigt sur mon inattention, c'est effectivement le cas
et j'ai complètement oublier de le dire... désolé.
> Mais j'ai souvenir d'un pauvre prof de math qui s'échinait à nous
expliquer
> la tribu de Boréliens et les fondements hautement abstraits de la
> transformée de Fourier... bonjour les dégats!
Je crois voir ce que tu veux dire, et je suis bien d'accord (même si j'aime
les maths pour elles-mêmes)
: Mais si; c'est toujours de la même chose qu'on parle: qui dit mathématiques
: dit démonstration (Bourbaki).
^^^^^^^^^^^
Ouaf! Ouaf!
: Et, avant les Grecs, cette notion est
: inconnue. Donc, la géométrie en Egypte, ou à Sumer, ce n'est pas des
: mathématiques, mais *de la physique* .
T'as quelque chose contre la physique?
--
Michel TALON
la théorie des ensembles ?
il me semble que c'est le resultat d'une instrospection . pour moi la
théorie des ensembles est une sorte de grille de lecture du monde
intrinseque au cerveau .construire cette theorie des ensembles revenait
à identifier en quelque sorte comment on interagit avec l'espace , les
objets nous entourant . cela permet de mieux utiliser dans leurs limites les
outils , les processus dont nous disposons naturellement .
Ici, on cherche seulement à résoudre des problèmes de mathématiques.
Je n'en sais rien, mais ce n'était pas ma question...
Ma culture mathématique n'étant pas trés étendue, je ne saisis pas l'allusion.
Oui. Je pensais à une citation de je ne sais plus qui : «il y a au moins deux
domaines de la science qui n'auront jamais d'application militaire: la
relativité, et la théorie des nombres.»
> N'est-ce pas une question un peu théorique ?
> J'ai l'impression que tu considères qu'un domaine mathématiques a une
> application pratique si il a une application à une théorie physique (qui
> elle-même est sensée être "pratique", ce qui reste parfois polémique).
> Mais un domaine qui sert de base aux mathématiques elles-mêmes, leur
> permettant une extension pouvant conduire à de futures applications
> n'est-il pas aussi "pratique" ?. Doit-on dire que la logique formelle
> n'a pas d'applications ?.
On sait que la logique (une partie de la logique, du moins) a des
applications, par exemple dans les bases de données déductives.
Je me posais la question du lien entre «ce qui sert de base» et
l'application elle-même: on n'a pas attendu Peano ou von Neumann
pour faire la comptabilité d'un magasin, opération qui utilise
pourtant les nombres entiers.
> Le seul cas où on pourrait émettre des doutes serait celui d'un domaine
> mathématiques dont on pourrait dire qu'il n'entraînera jamais de
> développements futurs ayant une application pratique. Mais là, il
> faudrait un certain toupet pour émettre une telle assertion ... .
Bien sûr, on ne peut répondre à une telle question qu'en faisant référence
à l'état actuel des connaissances.
> : Et, avant les Grecs, cette notion est
> : inconnue. Donc, la géométrie en Egypte, ou à Sumer, ce n'est pas des
> : mathématiques, mais *de la physique* .
>
> T'as quelque chose contre la physique?
Sachant qu'on parlait de maths et que la physique c'est pas des maths,
je dirais que la remarque "c'est de la physique" était intéressante. De
là à en déduire qu'il a quelque chose contre la physique, ça me parait
bien audacieux.
--
Nico. *Note: Changement d'adresse email progressif*
J'abandonne "youngfrog at webchat.org" pour privilégier
"theonewiththeevillook at yahoo.fr". Si vous possédez mon adresse
hotmail, veuillez également préférer celle @yahoo.fr Merci!
> Les probas reposent sur les ensembles.
> Et les applis industrielles des probas ne manquent pas.
Ca dépend de ce qu'on appelle «ensembles»: dans le secondaire,
on manipule des «ensembles», c'est-à-dire des notations
ensemblistes (inclusion, appartenance...) mais on reste dans le
cadre d'une théorie naïve: un ensemble, c'est un sac de billes,
par exemple. Mais quand on veut étudier les ensembles d'une manière
rigoureuse, on s'aperçoit que cette conception intuitive d'un
«ensemble» ne correspond pas toujours à ce que peut être un
«ensemble» étudié dans une théorie axiomatique. Pour en revenir
à votre remarque: les probas se contentent-elles d'une notion
intuitive d'ensemble (=des nombres, ou d'autres objets
mathématiques, rangés dans un sac), ou exigent-elles des
raisonnements où interviennent les axiomes de la théorie des
ensembles ?
râle partagé... bizarre cette mode qui consiste à justifier les maths par la
cryptographie!
"Apokrif" <apok...@yahoo.com> a écrit dans le message de news:
mW.HA7...@mes-news.com...
> De nombreux domaines des maths possèdent des applications «vendables»: les
> équations différentielles, les statistiques... Même la théorie des
nombres,
> restée pendant 2000 ans sans application significative, sert aujourd'hui à
> protéger les paiements par Carte bleue. Je me demandais s'il existait des
> applications industrielles de la théorie des ensembles: est-ce que le fait
> de découvrir l'indépendance de l'axiome du choix, ou de trouver une parade
> au paradoxe de Russell, par exemple, a permis une avancée dans une
> application pratique des mathématiques ?
> râle partagé... bizarre cette mode qui consiste à justifier les maths par
> la cryptographie!
Mise au point: ma question portait sur les applications des maths, pas sur
leur justification...
Oui, je vois, mais j'ai l'impression qu'il y a des gens (pas des
contributeurs d'ici, mais des profs ou des auteurs d'articles dans des
revues de vulgarisation) qui crient sur les toits "ça sert en crypto" comme
s'ils avaient un besoin de se justifier.
--
Accédez à ce forum en un clique sur le web avec http://web2news.com
http://web2news.com/?fr.sci.maths
En effet, mais c'est ma question.
> > Pardonne-leur, Godfrey, ils ne savent pas ce qu'ils disent.
>
> Ma culture mathématique n'étant pas trés étendue, je ne saisis pas l'allusion.
<http://www-gap.dcs.st-and.ac.uk/~history/Mathematicians/Hardy.html>
Godfrey Harold Hardy est sans doute le plus grand mathématicien anglais
du début du XXe siècle. Il se trouve qu'il s'occupait de théorie
(analytique) des nombres. Et il a revendiqué assez vivement le fait de
faire des mathématiques *pures*, sans application basse, et
particulièrement militaire.
Pour autant que je sache, ses mathématiques à lui demeurent sans
application. Et à peu près tous les théoriciens des nombres depuis Gauss
peuvent en dire autant. Pour ce que j'en connais au moins,
l'arithmétique mise en oeuvre en cryptographie est élémentaire, et n'a
pas grand-chose à voir avec les recherches contemporaines en théorie des
nombres.
--
M. Tibouchi <med...@alussinan.org>
> Fra. Fairest Cordelia, that art most rich, being poore,
> Most choise, forsaken; and most lou'd, despis'd,
> Thee and thy vertues here I seize vpon. King Lear I, 1.
> k-mel => caml => le logiciel coq en caml :)
coincidence ! moi c'etait en reference à "voté k-mel" de loft story.
:> : Et, avant les Grecs, cette notion est
:> : inconnue. Donc, la géométrie en Egypte, ou à Sumer, ce n'est pas des
:> : mathématiques, mais *de la physique* .
:>
:> T'as quelque chose contre la physique?
: Sachant qu'on parlait de maths et que la physique c'est pas des maths,
: je dirais que la remarque "c'est de la physique" était intéressante. De
: là à en déduire qu'il a quelque chose contre la physique, ça me parait
: bien audacieux.
C'était une plaisanterie, bien sûr...
Mais dans mon for intérieur, je pense que la physique est bien plus
intéressante que les maths... histoire de relancer le troll :)
--
Michel TALON
> > Mise au point: ma question portait sur les applications des maths, pas
sur
> > leur justification...
>
> Oui, je vois, mais j'ai l'impression qu'il y a des gens (pas des
> contributeurs d'ici, mais des profs ou des auteurs d'articles dans des
> revues de vulgarisation) qui crient sur les toits "ça sert en crypto"
comme
> s'ils avaient un besoin de se justifier.
Bizarre comme remarque. Si les personnes dont tu parles écrivent dans des
revues de vulgarisation, on peut difficilement leur reprocher de vulgariser.
Etant donné que les mathématiques ne constituent pas, je pense, une
discipline facilement accessible au grand public (en opposition à la musique
ou au cinéma, par exemple), le meilleur moyen de les faire gouter au plus
grand nombre passe sans doute par cette exhibition d'applications concrètes,
qui veulent dire quelque chose pour beaucoup de gens. Non?
Faux.
"fr.sci.maths est un groupe de discussion destiné à recueillir les
discussions en français concernant les mathématiques".
nicolas patrois : pts noir asocial
--
"All over the place, from the popular culture to the propaganda system, there is
constant pressure to make people feel that they are helpless, that the only role
they can have is to ratify decisions and to consume."
-- Noam Chomsky
oui, mais j'ai souvent lu des explications tellement à l'emporte-pièce que
ça m'énerve...
>>Les probas reposent sur les ensembles.
>>Et les applis industrielles des probas ne manquent pas.
>Ca dépend de ce qu'on appelle «ensembles»: dans le secondaire,
>on manipule des «ensembles», c'est-à-dire des notations
>ensemblistes (inclusion, appartenance...) mais on reste dans le
>cadre d'une théorie naïve: un ensemble, c'est un sac de billes,
>par exemple. Mais quand on veut étudier les ensembles d'une manière
>rigoureuse, on s'aperçoit que cette conception intuitive d'un
>«ensemble» ne correspond pas toujours à ce que peut être un
>«ensemble» étudié dans une théorie axiomatique.
Sauf erreur, toute théorie possède des axiomes, même si, pour des
raisons pédagogiques, on ne les présente effectivement pas tous.
Je présume donc que vous vouliez dire "présentation naïve de la
théorie des ensembles" ?
>Pour en revenir
>à votre remarque: les probas se contentent-elles d'une notion
>intuitive d'ensemble (=des nombres, ou d'autres objets
>mathématiques, rangés dans un sac), ou exigent-elles des
>raisonnements où interviennent les axiomes de la théorie des
>ensembles ?
Comment une théorie mathématique (probas ou autre)
pourrait-elle être construite sur "une notion intuitive" ?
Vincent ANDRES
> De nombreux domaines des maths possèdent des applications «vendables»: les
> équations différentielles, les statistiques... Même la théorie des
> nombres, restée pendant 2000 ans sans application significative, sert
> aujourd'hui à protéger les paiements par Carte bleue. Je me demandais s'il
> existait des applications industrielles de la théorie des ensembles:
> est-ce que le fait de découvrir l'indépendance de l'axiome du choix, ou de
> trouver une parade au paradoxe de Russell, par exemple, a permis une
> avancée dans une application pratique des mathématiques ?
Je crois que l'on cherche actuelement à utiliser des trucs de la théorie de
ensembles pour prouver la terminaison d'algorithmes. (Je reste vague car
j'ai peur de dire une bêtise : je n'y connais pas grand chose.)
--
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"Apokrif" <apok...@yahoo.com> a écrit dans le message de news:
mW.HA7...@mes-news.com...
> De nombreux domaines des maths possèdent des applications «vendables»: les
> équations différentielles, les statistiques... Même la théorie des
nombres,
> restée pendant 2000 ans sans application significative, sert aujourd'hui à
> protéger les paiements par Carte bleue. Je me demandais s'il existait des
> applications industrielles de la théorie des ensembles: est-ce que le fait
> de découvrir l'indépendance de l'axiome du choix, ou de trouver une parade
> au paradoxe de Russell, par exemple, a permis une avancée dans une
> application pratique des mathématiques ?