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Janek Milewski
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La hauteur d'eau n'a pas une importance capitale si elle reste modérée;
ce qui est important c'est
- le débit spécifique ( en mètres-cubes par seconde et par
kilomètre-carré
qui donne l'intensité de l'orage (et constitue un paramètre fondamental
de dimensionnement des évacuations en zone urbaine)
- la durée de la pluie
Pour fixer quelques idées:
Lézignan 12 novembre 1999 30 m3/sec.km2 2 heures pour la partie
la plus parosxystique ( et un débit spécifique moindre pendant 6 heures
Les orages atlantico-boréals ( non languedociens) dépassent très
rarement
10 m3/sec.km2. Par contre ce qui est important pour le cas de Barentin
c'est de connaître la nature géologique du sous-sol. En effet en zone
fortement fissurée (karstique, ou crayeux) on peut avoir sur des orages
violents et longs, en toutes zones, des réactivations de systèmes
obturés depuis longtemps dont la réactivation engendrent des vagues:
seule la collecte intelligente des renseignements auprès de la
population
permet de savoir si cela s'est produit, car il y a des éléments
marquants
qui ne peuvent échapper à l'attention.
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Lucien COSTE
Pourquoi faire simple (la hauteur en mm ou en cm d'eau) quand on peut faire
compliqué - m3/km2 ou litres par m2 - et ainsi rendre la mesure
incompréhensible?
Neil
Bien au contraire, pour évaluer une intumescence, ou une capacité de
débit
la donnée du débit spécifique est infiniment plus parlante, et utilisée
que les hauteurs d'eau.
En ce qui concerne Barentin 50 mm ne représente rien, 50 mm en 1/2 heure
représente 27 m3/sec.km2, ce qui classe ce débit spécifique dans la
catégorie
des orages alpins (Type Grand Bornand si l'on tient compte de la
superficie
touchée).
Si la superficie était plus importantes (supérieure à 300 km2 par
exemple)
on aurait un orage de type languedocien ou cévenol.
Neil McNaughton wrote:
>
> Pour un anglo saxon, je trouve la manière française de citer les hauteurs
> d'eau de pluie un peu agaçant!
>
> Pourquoi faire simple (la hauteur en mm ou en cm d'eau) quand on peut faire
> compliqué - m3/km2 ou litres par m2 - et ainsi rendre la mesure
> incompréhensible?
>
> Neil
faux : la notion d'intensité est capitale en matière de ruissellement
et
de lessivage, deux notions distinctes elles liés à la capacité
résiduelle d'absorption
pour le ruissellement, et à la nature du sol superficiel pour la seconde
je sais !), par contre la quantité d'eau tombée au cours
> d'un orage et exprimée en mm est encore de beaucoup d'utilité pour de
> nombreuses personnes, celles qui font du bilan hydrique par exemple.
> Ainsi, dire comme L. Coste que "La hauteur d'eau n'a pas une importance
> capitale si elle reste modérée"
50mm est un petit apport, dans la cas de Barentin il est plus parlan
de dire 27 m3/sec.km2, ce uiq est comparable à Lézignan 12/11/1999
mais pour une durée quatre fois moindre, une géologie différente,
des apports antéroieurs différents (donc une saturation différente)
semble relever essentiellement de
> l'incantation péremptoire ou de l'étroitesse de vue (au choix), mais je
> me trompe surement.
Merci pour l'étroitesse de vue! Je renvoie pour l'Aude, aux cinq
articles
de Préventique de novembre-décembre 1999 dont crues du Languedoc rêves
et
réalités, la crue de 1632, les crues de l'ardèche au XIXème siècle...
Pour l'étroitesse de vue, il est bien connu que ceux qui en accusent les
autres
auraient besoin de quelques tests ophtalmo-inytellectuels.
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Lucien COSTE
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Janek Milewski
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