De Santo. Benfatto : ( Géologue né sur les pentes de l'Etna)
L'activité de l'Etna est bien connue, et les raisons de l'existence de
constructions diverses sur les pentes tiennent à des considérations
culturelles
et à l'histoire. Le volcan est dangereux pour les biens immobiliers,
pas pour les personnes. Or celles-ci sont disposées à payer un prix fort
pour
les avantages que procurent l'Etna. En particulier les ressources
hydriques sur les pentes sont très supérieures à toutes celles que l'on
peut
trouver ailleurs en Sicile.
L'Etna n'a rien à voir avec le type vésuvien ou strombolien, et ceux qui
vivent
auprès sont les moins inquiets. Lui-même ne vivrait pas sur les pentes
du Vésuve,
alors que bien des gens s'accomodent d la situation actuelle.
Le vrai danger en Sicile, ce sont les séismes comme ceux de Catane
en 1693 avec quelques dizaines de milliers de morts, ou de Messine
( décembre 1908 plus de cent mille morts, la ville entièrement rasée).
de Francesco ( I.E.S.N Rete Sismica Sperimentale Italiana)
Après avoir rappelé une phrase de Tazieff : Les catastrophes naturelles
servent à remettre à l'heure l'horloge de la civilisation, il rappelle
les
composantes locales de la géographie locale qui favorise l'écoulement
ou le stockage des laves. puis il se moque assez gentiment d'un
directeur
qui a dû prétendre donner des ordres au volcan.....Il en va de même de
certains scientifiques qui proposent des solutions et des barrières,
pour conclure par une phrase sèche : pensez un instant à un volcan
de type pyroclastique ou plinien.
Commentaires personnels :
une éruption en Europe est un phénomène rare donc immédiatement
médiatisé,
d'autant plus que les images sont belles et que les commentaires les
rendent
effrayantes.
Comme tout volcan, même dans le pays les moins développés les
volcans actifs sont surveillés par moyens géophysiques et géochimiques.
Même dans les cas "explosifs" ( Vésuve) l'alerte peut être donnée
dans des délais permettant largement l'évacuation des populations
( mais pas des biens.....). Pour ce cas précis j'ai le souvenir
d'une discussion avec des personnes de la Protection Civile
Italienne qui disaient : comment évacuer 2 millions de personnes
en quelques heures......
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Lucien COSTE
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Pour contacter le modérateur : fsg-...@neuronnexion.fr
> Même dans les cas "explosifs" ( Vésuve) l'alerte peut être donnée
> dans des délais permettant largement l'évacuation des populations
> ( mais pas des biens.....). Pour ce cas précis j'ai le souvenir
> d'une discussion avec des personnes de la Protection Civile
> Italienne qui disaient : comment évacuer 2 millions de personnes
> en quelques heures......
La distance de sécurité ne doit guère être supérieure à une
dizaine de kilomètres du volcan.
Donc, suivant la topographie des lieux, c'est aussi l'ordre de
grandeur de la distance minimale à franchir par les personnes
à évacuer.
Avec quelques heures devant soi, et dans le pire des cas,
les personnes qui peuvent marcher convenablement
s'évacuent toutes seules, à condition d'aménager les
itinéraires de façon à ce que le flot de marcheurs
ressemble davantage au marathon de New-York, plutôt qu'à une
manifestation pour la revalorisation des retraites.
Les personnes insuffisemment valides peuvent être
évacuées par cars ; si les véhicules manquent, il faut
transporter les personnes juste au-delà de la distance
de sécurité et non jusqu'au lieu d'hébergement de
façon à permettre plusieurs voyages par véhicule.
Le gros problème est avant tout celui des véhicules
des particuliers, que ceux-ci voudront sauver,
ce qui risque de provoquer la paralysie de la
circulation.
Un bon moyen est de ne pas attendre l'ordre d'évacuation
pour recommander le départ des véhicules particuliers
"par simple précaution" ou tout simplement pour
préserver leur carrosserie.
De toute façon, tout repose sur la compétence des
responsables chargés du plan et des modalités de
l'évacuation.
Attention le problème Vésuve, avec des explosions et des émissions
lointaines est différent du problème Etna ( effusif). Toutefois
la prédiction des phases paroxystiques est actuellement
efficace à 95 % pour n'importe quel volcan donc le problème
est aussi de na pas avoir trop de touristes amateurs
d'émotions fortes ( voir le cas du mont St Helens, où la majeure
partie des morts relève d'une curiosité mal placée)
> Avec quelques heures devant soi, et dans le pire des cas,
> les personnes qui peuvent marcher convenablement
> s'évacuent toutes seules, à condition d'aménager les
> itinéraires de façon à ce que le flot de marcheurs
> ressemble davantage au marathon de New-York, plutôt qu'à une
> manifestation pour la revalorisation des retraites.
C'est souhaitable
> Les personnes insuffisemment valides peuvent être
> évacuées par cars ; si les véhicules manquent, il faut
> transporter les personnes juste au-delà de la distance
> de sécurité et non jusqu'au lieu d'hébergement de
> façon à permettre plusieurs voyages par véhicule.
> Le gros problème est avant tout celui des véhicules
> des particuliers, que ceux-ci voudront sauver,
> ce qui risque de provoquer la paralysie de la
> circulation.
C'est excellent, et se cela peut aussi se produire pour d'autres
types de catastrophes ( je pense à l'accident de TMD qui s'est produit
à la sortie du tunnel de Perrache il y a quelques années : s'il avait
plu
sur un chargement d ematières chimiques dégageant du cyanogène - selon
ma mémoire- que ce serait-il passé....
> De toute façon, tout repose sur la compétence des
> responsables chargés du plan et des modalités de
> l'évacuation.
Si l'alerte est aussi bien donnée qu'en novembre 1999 dans l'Aude
( mais pas dans les P.O.) il y a du mouron à se faire....
Et si l'A.F.P.C.N. qui prétend détenir le savoir et le pouvoir
alors là on ne rigolera plus.D'ailleurs les italiens ont le tort
majeur de ne pas faire confiance aux ultraspécialistes français
qui les fesses scotchées sur leur siège voient tout, savent tout
et sont ni coupables, ni reponsables.
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Lucien COSTE
Le problème, c'est le cout de l'évacuation si c'est une fausse alerte, et on
risque d'attendre le dernier moment... Et il n'y pas eu d'exercice
d'éavacuation, les plans sont fait par les communes, sans tenir compte des
voisines (d'après un HS de Géo sur les volcans, certes mais ça ne
m'ettonnerai pas ;-) ). En plus on sait -relativement bien- prévoir le début
d'une éruption, mais pas sa violence, ni sa durée (la Fournaise c'est arreté
en 1min lors de sa dernière éruption, alors que les tremors étaient
normaux).
Et il y aura le problème des pilleurs (absent au St Helens) car les forces
de l'ordre auront du mal à rester (on ne va pas laisser des soldats dans une
zone à risque quand même ! ). Le logement des personnes, si l'éruption dure
1 semaine ( et c'est peu) va falloir des moyens...
Et en plus y a pas que le vésuve, ils ont aussi les champs phlégréens, qui
ont la bonne idée d'avoir une nappe phréatique entre eux et la chambre
magmatique (la recherche ou pour la science je crois titre ; faudra t'il un
jour évacuer naples ?? ) :-(((
C'est un beau défi pour les volcanologues, par rapport à une éruption
fissurale de l'Etna, qui ne dépasse même pas le mois ;-)
Mathieu
Visitez l'Etna : http://perso.club-internet.fr/hccalmel/index.htm
> Et en plus y a pas que le vésuve, ils ont aussi les champs phlégréens,
qui
> ont la bonne idée d'avoir une nappe phréatique entre eux et la chambre
> magmatique (la recherche ou pour la science je crois titre ; faudra
t'il un
> jour évacuer naples ?? ) :-(((
C'est bien ce que craignent les italiens : évacuer Naples et les
environs
soit 2 millions de personnes
> C'est un beau défi pour les volcanologues, par rapport à une éruption
> fissurale de l'Etna, qui ne dépasse même pas le mois ;-)
Comme toutes les éruptions de l'Etna, au moins dans les temps
historiques
>
de toutes façons actuellement les italiens ont un problème mineur:
l'Etna
et une catastrophe majeure chaos : le G8 ( pauvre Giotto, puisque la
prononciation est la même!)
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Lucien COSTE