Je sais par les g�ologues et p�dologues que la solubilit� dans la
glace, dans la neige, est amplement sup�rieure, mais je n'ai encore pu
trouver aucun chiffre.
De meilleurs pistes pour une donn�e ?
Exemple d'application : je sais que ce jour l� en tel lieu, l'isotherme
0�C est � 2000 m, j'en d�duis la pression totale, donc la pression
partielle de CO2, j'en d�duis la concentration dans la gouttelette de
pluie r�sultant de la fusion de la neige, supposant que la glace �tait �
l'�quilibre pour cette pression partielle l�.
--
La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des
connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les
traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il
faut v�rifier, par des exp�riences.
Ote-moi d'un doute : t'est-il arrivé d'avoir un handbook entre les
mains, et d'avoir besoin d'en extraire des données ?
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>> Je sais par les géologues et pédologues que la solubilité dans la glace,
>> dans la neige, est amplement supérieure, mais je n'ai encore pu trouver
>> aucun chiffre.
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> Depuis quand le CO2 serait-il capable de former une solution solide avec
> la glace.
Depuis que l'un et l'autre coexistent. Soit fort longtemps.
>> Exemple d'application : je sais que ce jour là en tel lieu, l'isotherme
>> 0°C est à 2000 m, j'en déduis la pression totale, donc la pression
>> partielle de CO2
>
> MOUAAAAAAAAAAAAAAAAAAARF !!!!
A retenir ! A retenir.
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La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des
connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les
traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il
faut vérifier, par des expériences.
La nature et les phénomènes naturels préexistent à l'activité
scientifique, aux mesures et aux publications.
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> Je sais par les géologues et pédologues que la solubilité dans la
> glace, dans la neige, est amplement supérieure, mais je n'ai encore pu
> trouver aucun chiffre.
Souvenirs du temps où je carottais la glace.
Il me semble que les gaz de l'air restent sous forme de bulles
tant que la pression est inférieure à quelques dizaines de bars.
La fraction qui pénètre dans le réseau cristallin est négligeable.
Quand la profondeur devient plus importante (accumulation
en surface et fluage de la glace)) la pression augmente et
les bulles diminuent en taille. Ce n'est que vers plusieurs centaines
de mètres que les molécules de gaz passent dans le cristal.
Quand on remonte une carotte de glace très profonde la
dépressurisation provoque des fissures. Elles dont dues
aux gaz qui sortent du cristal et aux bulles qui grossissent.
Anecdote. Ces fissures bloquent la recristallisation de
la glace associée normalement au changement de contrainte.
C'est ce qui permet de mesurer la taille des cristaux
plus tard (si on conserve la glace à température < -40 °C)
La taille des cristaux dans la glace profonde nous renseigne
sur son l'histoire (surtout âge et température), au moins
dans les régions où la glace n'a pas trop subi de contraintes
de cisaillement (régions centrales de l'Antarctique).
Donc pour répondre à votre question je crois que la solubilité
pour P < 10 bars est extrêmement faible.
Michel
OK, OK, pas si simple, merci.
Cf. Zbigniew Jaworowski,
http://www.pensee-unique.fr/38_711_science.pdf
Un passage sur la formation des dolines sur causses, je l'avais
interpr�t� de fa�on abusive. Il me reste � d�terminer pourquoi donc
l'eau de fonte des neiges d�j� tomb�es et accumul�es, est tenue par les
g�ologues comme particuli�rement agressive sur le calcaire.
Il reste du travail.
>
> OK, OK, pas si simple, merci.
> Il me reste d terminer pourquoi donc
> l'eau de fonte des neiges déjà tombées et accumulées, est tenue par les
> géologues comme particulièrement agressive sur le calcaire.
> Il reste du travail.
Il y a probablement beaucoup de gaz adsorbés à la surface de
la glace, surtout qu'il existe une couche quasi-liquide lorsqu'elle
est seulement à quelques degrés en dessous du point
de fusion. A fortiori au point de fusion il existe une couche
vraiment liquide. Or la neige fraîche a une surface développée
qui est énorme.La fusion lente de la neige laisse donc en
contact avec la roche une interface d'eau saturée en divers
gaz de l'air dont le CO2.
Michel