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Changement climatique: ce qui est probable et ce qui ne l'est pas

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Gallad

unread,
Nov 3, 2006, 7:02:30 AM11/3/06
to
Dans la littérature consacrée au réchauffement climatique, les conditionnels
abondent et surabondent.

Ex:

"Amsterdam pourrAIT être menacée par la montée des eaux."

Il devient lassant de trouver toutes les 3 lignes de ces "pourrAIT", des
"probablement", des "possible", des "maybe", des "could", des "would", des
"should"...Rien de plus vague en effet que le Conditionnel, qui peut traduire
plusieurs idées différentes selon le contexte. Et comme l'auteur oublie de
préciser ce contexte, ses hypothèses, ses références, le lecteur ne sait plus à
quoi s'en tenir...

Dans ce "pourrAIT" de la montée des eaux à Amsterdam, doit-on lire une
quasi-certitude ? Ou une idée de scénario hollywoodien comme celui du "Jour
d'Après" ? C'est particulièrement pénalisant pour distinguer les fantasmes, les
interprétations fantaisistes plus ou moins orientées (à des fins politiques,
lobbyistes, journalistiques à sensation) et les estimations issues de
véritables analyses scientifiques.

Heureusement, le GIEC dans son rapport à l'intention des décideurs (3ème
rapport, 2001), a eu la judicieuse idée d'estimer la probabilité de chaque
évènement à venir:

***************

"Dans le présent résumé à l'intention des décideurs, ainsi que dans le résumé
technique, les termes ci-après ont été utilisés, lorsque cela était approprié,
pour donner une estimation de la confiance que l'on peut accorder à telle ou
telle information ou donnée, en se fondant sur son jugement: pratiquement
certain
(plus de 99 chances sur 100 que le résultat soit exact); très probable (90-99
pour cent de chances); probable (66-90 pour cent de chances); probabilité
moyenne (33-66 pour cent de chances); improbable (10-33 pour cent de chances);
très improbable (1-10 pour cent de chances); hautement improbable (moins
de 1 pour cent de chances). S’il souhaite obtenir davantage de détails, le
lecteur peut se référer directement aux différents chapitres du présent
rapport."

***************


Voilà donc, afin de renforcer les bases de discussions relatives au changement
climatique, les évènements "pratiquement certains" et "très probables" relevés
par le GIEC dans son rapport de 2001 "à l'intention des décideurs" (97pages).
Il est naturellement possible que dans son prochain rapport (en 2007), des
évenements changent de catégorie de probabilité, avec un niveau moyen de
probabilité à la hausse:


A) PRATIQUEMENT CERTAIN (plus de 99% de probabilité):

"Il est pratiquement certain que les émissions de CO2 dues à la
combustion de combustibles fossiles vont exercer une influence
dominante, tout au long du XXIe siècle, sur les tendances de la
concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère."


"Recul massif des glaciers de
montagne durant le XXe siècle"


"Températures de l'air sur les terres émergées :
hausse de 0,4 à 0,8 °C depuis la fin du XIXe siècle"


"Température de la mer en surface :
hausse de 0,4 à 0,8°C depuis
la fin du XIXe siècle"

____________________


B) TRES PROBABLE (entre 90% et 99% de probabilité):


"Globalement, il est très probable que les années 90 aient été
la décennie la plus chaude et 1998 l'année la plus chaude
depuis que l'on tient des relevés, c'est-à-dire depuis 1861."


"Les données obtenues par satellite montrent qu'il est très
probable que la couverture neigeuse ait diminué d'environ
10 pour cent depuis la fin des années 60, et des observations
au sol indiquent qu'il est très probable7 qu'il y ait
eu une réduction d'environ deux semaines de la durée
annuelle du gel des lacs et des cours d'eau sous les latitudes
moyennes et élevées de l'hémisphère Nord, pendant le
XXe siècle."


"Il est très probable qu'au XXe siècle les précipitations se
soient accrues de 0,5 à 1 pour cent tous les 10 ans sous la plupart
des latitudes moyennes et élevées des continents de l'hémisphère
Nord"


"Il est très probable que depuis 1950 il y ait eu une diminution
de la fréquence des températures extrêmement basses ainsi
qu'une augmentation, plus modeste, de la fréquence des températures
extrêmement élevées."


"Sur terre, l’absorption de
CO2 anthropique dépasse très probablement le volume des
émissions de CO2 dues au déboisement pendant les années 90."


"Il est très probable que le réchauffement survenu au
XXe siècle ait contribué de façon significative à l'élévation du niveau
de la mer qui a été observée, du fait de la dilatation thermique de l'eau
de mer et des pertes importantes de glace sur les terres émergées."


"Le taux de réchauffement projeté est nettement plus élevé que les
changements observés au cours du XXe siècle, et il est très probable
qu'il n’aura pas de précédent au cours des 10 000 dernières
années, si l'on se réfère aux données paléoclimatiques."


"Si l'on se fonde sur les simulations globales que permettent de
faire les modèles récents, il est très probable que presque toutes
les zones émergées se réchaufferont plus rapidement que la
moyenne globale, notamment celles du nord, à des latitudes
élevées, pendant la saison froide."


"Il est très probable
que l'on assistera à de plus importantes variations des précipitations
d'une année sur l'autre sur la plupart des zones où l'on
projette une augmentation des précipitations moyennes."


(au cours du XXIe siècle):
"Températures maximum plus élevées
et davantage de journées chaudes sur
presque toutes les terres émergées"
[Très probable]


(au cours du XXIe siècle et dans la deuxième moitié du XXème siècle):
"Températures minimum plus élevées
et moins de journées froides et de gel
sur presque toutes les terres émergées"
[Très probable]


(au cours du XXIe siècle et dans la deuxième moitié du XXème siècle):
"Réduction des écarts diurnes de température
sur la plupart des zones émergées"
[Très probable]


(au cours du XXIe siècle):
"Augmentation de l’indice de chaleur, dans la plupart des zones
dans les zones émergées"
[Très probable]


"La température moyenne à la
surface du globe a augmenté de
0,6 °C ± 0,2 °C3 depuis la fin du
XIXe siècle. Il est très probable
que les années 90 ont été la
décennie la plus chaude et 1998,
l’année la plus chaude jamais
enregistrées depuis 1861."


"Depuis la publication du deuxième Rapport d’évaluation, la hauteur
annuelle de précipitation pour les terres émergées a continué
d’augmenter aux latitudes moyennes et élevées de l’hémisphère
Nord (très probablement à un rythme de 0,5 à 1 pour cent par
décennie), sauf en Asie orientale."


"Selon les observations au
sol, il est très probable qu’aux latitudes moyennes à élevées
de l’hémisphère Nord, la période annuelle du gel des lacs et
des cours d’eau a diminué d’environ deux semaines durant les
100 à 150 dernières années."


"Température de l'air à la surface de la mer : hausse
de 0,4 à 0,7°C depuis la fin du XIXe siècle"


"Basse stratosphère : baisse de 0,5 à 2,5 °C depuis 1979"


"Basse à moyenne troposphère: Hausse de 0,0 à 0,2 °C depuis 19 79 – satellites
et ballons-sondes"


"Etendue de la couverture nivale de printemps de l'HN [?]:
depuis 1987, inférieure de 10 % à la moyenne de 1966-1986"


"Recul des glaces lacustres et fluviales aux
moyennes et hautes latitudes depuis la fin du
XIXe siècle (la période de glaciation a
diminué de deux semaines)"


"Il est très probable que le réchauffement enregistré au XXe siècle
a contribué de façon notable à l’élévation observée du niveau de
la mer, par le biais de la dilatation thermique des eaux océaniques
et de la fonte généralisée des glaces terrestres. Compte tenu des
incertitudes actuelles, les observations comme les modèles confirment
l’absence d’une accentuation marquée de l’élévation du
niveau de la mer au XXe siècle."


"Il est très probable que la quasi-totalité des terres connaîtront un
réchauffement plus rapide que la moyenne mondiale, en particulier
aux latitudes élevées de l’hémisphère Nord pendant la saison
froide."


"Températures maxima plus élevées
et davantage de jours de canicule
sur presque toutes les terres"
[Très probable au XXIème siècle]


"Températures minima plus élevées,
moins de jours de froid et de gel
sur presque toutes les terres"
[Très probable au XXIème siècle et dans la 2ème partie du XXème siècle]


"Rétrécissement de la gamme de
températures diurnes sur presque
toutes les terres"
[Très probable au XXIème siècle et dans la 2ème partie du XXème siècle]


"Augmentation de l'Indice
thermique sur les terres
dans presque toutes les régions"
[Très probable au XXIème siècle]


"Précipitations plus intenses,
sur de nombreuses régions"
[Très probable au XXIème siècle]


________________________________

--
Gallad


malthus

unread,
Nov 3, 2006, 7:17:51 AM11/3/06
to
Gallad a écrit :

> Dans la littérature consacrée au réchauffement climatique, les conditionnels
> abondent et surabondent.
>
>

> Heureusement, le GIEC dans son rapport à l'intention des décideurs (3ème
> rapport, 2001), a eu la judicieuse idée d'estimer la probabilité de chaque
> évènement à venir:
>
> ***************
>
> "Dans le présent résumé à l'intention des décideurs, ainsi que dans le résumé
> technique, les termes ci-après ont été utilisés, lorsque cela était approprié,
> pour donner une estimation de la confiance que l'on peut accorder à telle ou
> telle information ou donnée, en se fondant sur son jugement: pratiquement
> certain
> (plus de 99 chances sur 100 que le résultat soit exact); très probable (90-99
> pour cent de chances); probable (66-90 pour cent de chances); probabilité
> moyenne (33-66 pour cent de chances); improbable (10-33 pour cent de chances);
> très improbable (1-10 pour cent de chances); hautement improbable (moins
> de 1 pour cent de chances). S'il souhaite obtenir davantage de détails, le
> lecteur peut se référer directement aux différents chapitres du présent
> rapport."
>
> ***************

Donc le GIEC dispose d'un grand nombre d'expériences
(disons un millier), sur quelques dizaines d'années chacune
au moins, et peut établir une statistique pour chaque scénario,
avec une barre d'erreur.
C'est bien ça estimer une probabilité ?

Malthus

Gallad

unread,
Nov 4, 2006, 1:15:39 PM11/4/06
to

Oui, pour les "très probable" et le "quasiment certain": l'élévation des
températures par exemple, mesurées depuis la fin du XIXème siècle avec des
milliers et des milliers de thermomètres.
Auparavant, c'est beaucoup plus vague: dates des vendanges au gré des
manuscrits retrouvés, etc. Et pour l'avenir, c'est évidemment spéculatif et
bien plus incertain que des mesures en bonne et due forme.

Auter exemple: pour les cyclones, les relevés précis ne datent que de quelques
décennies, donc il y a encore un manque de recul pour savoir quelle est la
tendance (on observe jusqu'ici une fréquence élevée des années 1940 à 70
environ, puis une baisse des années 1980 à 1995, puis une hausse depuis.)


J'en profite pour donner quelques exemples importants de "légendes urbaines"
(toujours extraits du rapport à l'intention des décideurs du GIEC, 2001):

**************
"Au niveau global, les changements dans l'intensité et la fréquence
des tempêtes tropicales et extratropicales sont dominés
par les variations interdécennales et multidécennales, mais
aucune tendance significative ne s'est dégagée au XXe siècle. Les
analyses, contradictoires, ne permettent pas de tirer des conclusions
définitives quant à l'évolution de l'activité dépressionnaire,
notamment dans les zones extratropicales."


"Peu d’indices
concourent à indiquer un changement de la fréquence prévue
des cyclones tropicaux ou une modification de leurs zones de formation.
En revanche, certaines mesures laissent entrevoir un
accroissement de leur intensité, et il semble ressortir de certaines
études théoriques ou de simulation que la limite supérieure de cette
intensité pourrait augmenter."
(...)
"Aucune modification systématique de la fréquence des tornades,
des journées d'orage ou des chutes de grêle ne ressort des
analyses effectuées dans un certain nombre de zones limitées."

"L'on n'a observé aucune évolution significative de la surface des
glaces de mer dans l'Antarctique depuis 1978, date à laquelle a
commencé la période des mesures fiables par satellite."

"Il est encore trop tôt pour affirmer avec certitude que
la disparition irréversible de la circulation thermohaline est probable
ou non ou pour préciser à quel seuil elle pourrait se produire et
quelles en pourraient être les conséquences pour le climat. Pour
l’heure, aucune des projections obtenues à l’aide de modèles couplés
ne fait état d’une disparition totale de la circulation thermohaline
d’ici à 2100. Si la circulation thermohaline dans
l’Atlantique Nord s’affaiblit dans la plupart des modèles, les rôles
relatifs de la chaleur en surface et des flux d’eau douce varient
d’un modèle à l’autre. Les variations de la tension du vent ne semblent
jouer qu’un rôle mineur dans la réaction transitoire."

--
Gallad


malthus

unread,
Nov 4, 2006, 7:38:23 PM11/4/06
to
Gallad a écrit :

> malthus avait écrit le 03/11/2006 :
> > Gallad a écrit :
> >
> >> Dans la littérature consacrée au réchauffement climatique, les conditionnels
> >> abondent et surabondent.
> >>
> >>
> >> Heureusement, le GIEC dans son rapport à l'intention des décideurs (3ème
> >> rapport, 2001), a eu la judicieuse idée d'estimer la probabilité de chaque
> >> évènement à venir:
> >>
> >> ***************
> >>
> >> "Dans le présent résumé à l'intention des décideurs, ainsi que dans le
> >> résumé technique, les termes ci-après ont été utilisés, lorsque cela était
> >> approprié, pour donner une estimation de la confiance que l'on peut accorder
> >> à telle ou telle information ou donnée, en se fondant sur son jugement:
> >> pratiquement certain
> >> (plus de 99 chances sur 100 que le résultat soit exact); très probable
> >> (90-99 pour cent de chances); probable (66-90 pour cent de chances);
> >> probabilité moyenne (33-66 pour cent de chances); improbable (10-33 pour
> >> cent de chances); très improbable (1-10 pour cent de chances); hautement
> >> improbable (moins de 1 pour cent de chances).

> >> ***************
> > Donc le GIEC dispose d'un grand nombre d'expériences
> > (disons un millier), sur quelques dizaines d'années chacune
> > au moins, et peut établir une statistique pour chaque scénario,
> > avec une barre d'erreur.
> > C'est bien ça estimer une probabilité ?
>
> Oui, pour les "très probable" et le "quasiment certain": l'élévation des
> températures par exemple, mesurées depuis la fin du XIXème siècle avec des
> milliers et des milliers de thermomètres.

Non, pour parler de probabilités, il faut que le GIEC dispose
d'un millier de planètes, toutes dans les mêmes conditions
de population, ressources etc.
--
Malthus

Rémi Moyen

unread,
Nov 4, 2006, 7:45:04 PM11/4/06
to
malthus wrote:

>>> Donc le GIEC dispose d'un grand nombre d'expériences
>>> (disons un millier), sur quelques dizaines d'années chacune
>>> au moins, et peut établir une statistique pour chaque scénario,
>>> avec une barre d'erreur.
>>> C'est bien ça estimer une probabilité ?

>> Oui, pour les "très probable" et le "quasiment certain": l'élévation des
>> températures par exemple, mesurées depuis la fin du XIXème siècle avec des
>> milliers et des milliers de thermomètres.
>
> Non, pour parler de probabilités, il faut que le GIEC dispose
> d'un millier de planètes, toutes dans les mêmes conditions
> de population, ressources etc.

On peut estimer une probabilité autrement que de manière expérimentale,
aussi. C'est même la différence entre probabilité et statistiques, en un
sens.

Je n'ai pas besoin de lancer une pièce en l'air pour connaître la
probabilité de chacun des résultats possibles.
--
Rémi Moyen

Gallad

unread,
Nov 6, 2006, 5:53:36 AM11/6/06
to
malthus a couché sur son écran :

>>> Donc le GIEC dispose d'un grand nombre d'expériences
>>> (disons un millier), sur quelques dizaines d'années chacune
>>> au moins, et peut établir une statistique pour chaque scénario,
>>> avec une barre d'erreur.
>>> C'est bien ça estimer une probabilité ?
>>
>> Oui, pour les "très probable" et le "quasiment certain": l'élévation des
>> températures par exemple, mesurées depuis la fin du XIXème siècle avec des
>> milliers et des milliers de thermomètres.
>
> Non, pour parler de probabilités, il faut que le GIEC dispose
> d'un millier de planètes, toutes dans les mêmes conditions
> de population, ressources etc.

Bien sûr que non: si vous voulez montrer que la température de l'atmosphère a
augmenté de 0.6°C au cours du XXème siècle (le GIEC annonce +0.6° avec
+ou-0.2°C d'incertitudes), il suffit de disposer de très nombreux relevés de
mesures à partir de thermomètres.
Ces mesures sont complètement indépendantes de la connaissance de l'évolution
des populations, des ressources, etc. Pas besoin de connaître la situation
socio-économique du moment pour lire un thermomètre.

--
Gallad


Parsley

unread,
Nov 6, 2006, 7:52:00 AM11/6/06
to

Comme si la notion de température de la terre avait un sens telle
que vous la présentez. Nulard antinuke gauchiste vert pisseux !

Marc Aurel

unread,
Nov 6, 2006, 7:53:28 AM11/6/06
to
Gallad a écrit :

> Bien sûr que non: si vous voulez montrer que la température de
> l'atmosphère a augmenté de 0.6°C au cours du XXème siècle (le GIEC
> annonce +0.6° avec +ou-0.2°C d'incertitudes), il suffit de disposer de
> très nombreux relevés de mesures à partir de thermomètres.
> Ces mesures sont complètement indépendantes de la connaissance de
> l'évolution des populations, des ressources, etc. Pas besoin de
> connaître la situation socio-économique du moment pour lire un thermomètre.

T'es vraiment le roi des cons mon grand.

Tu ne dis que des conneries, et en voila une de plus.

Le fait de mesurer la température un grand nombre de fois ne suffit pas
à assurer une bonne estimation de la probabilité de quoi que ce soit.

Non seulement tu veux parler de choses auxquelles tu ne connais rien
d'autre que ce que dit wikipédia, mais en plus tu nous les brises
régulièrement en faisant régulièrement la démonstration de ta bêtise.

Ne pas savoir n'est pas honteux, évidemment que non, nous en sommes tous
là en quelque chose, mais croire qu'on sait et être à ce point borné ça
devient insupportable.

Si tu as besoin de causer à tort et à travers vas donc causer ailleurs,
ça fera des vacances et permettra à ce forum de redevenir intéressant.

Si ça continue, Lucien va me manquer.

Pffouuu, désolé les collègues mais des crétins de ce calibre ça fait
désespérer de l'éducation nationale.

Lucien revient !!!! ;)

PS : c'est une blague


Gallad

unread,
Nov 6, 2006, 11:23:28 AM11/6/06
to


"Marc Aurel", mon pauvre ami,


De la part d'un type qui ne sait même pas faire le calcul d'une dérivée
élémentaire, c'est amusant.

Au lieu de faire une tartine désobligeante et finalement aussi insignifiante,
tu aurais pu surtout expliquer en quoi, je cites:

> Le fait de mesurer la température un grand nombre de fois ne suffit pas à
> assurer une bonne estimation de la probabilité de quoi que ce soit.


1) D'une part et indépendamment du contexte, ce que tu viens d'écrire est une
ânerie énorme, guère étonnante cependant pour un type qui fait régulièrement
étalage de la légèreté de ses compétences scientifiques.
Car bien sûr que la répétition permet d'affiner la probabilité ! Plus il y a de
mesures et plus on peut se rapprocher de la distribution théorique de Gauss
(pour le cas qui nous concerne), et faire ensuite les estimations nécessaires:
on parle d'"intervalles de confiance à 95%" par exemple (ou à 99%, ou à
90%...).
C'est-à-dire qu'on peut affirmer quelque chose comme:

"Pour n mesures il y a une probabilité p (% de chances) pour que la valeur
moyenne des mesures soit entre xm - Dxm et xm + Dxm." Et le Dxm varie
inversement avec la racine carrée de n. Donc plus n est élevé et plus on a une
estimation précise.


2) et indépendamment de la mise au point précédente, ton énorme ânerie vient en
réponse à mon observation:

>> Bien sûr que non: si vous voulez montrer que la température de
>> l'atmosphère a augmenté de 0.6°C au cours du XXème siècle (le GIEC annonce
>> +0.6° avec +ou-0.2°C d'incertitudes), il suffit de disposer de très
>> nombreux relevés de mesures à partir de thermomètres.

Bien. Donc il était question de l'évolution de la température de l'atmosphère
(partout sur le globe), et sur une période de temps relativement longue (une
centaine d'années).

Maintenant, tu nous expliques comment on aurait pu faire ça avec seulement 1, 2
ou 3 mesures, connard ?

Tu saisis que les 0.6°C annoncés ne constituent pas ici la répétition de
mesures d'une situation unique ?


2 bêtises en une seule, t'as pas fait le voyage pour rien.
Reviens-nous pour des commentaires un peu plus constructifs. Sinon, tu peux en
effet aller jouer aux osselets avec Lucien Coste, autre expert en pétages de
plomb. ;-)

--
Gallad


Marc Aurel

unread,
Nov 6, 2006, 11:36:49 AM11/6/06
to
Gallad a écrit :

> De la part d'un type qui ne sait même pas faire le calcul d'une dérivée
> élémentaire, c'est amusant.

Il a toujours pas compris, la buse ! Mais t'es né comme ça ou on t'a
marché dessus. C'est pas possible !

Allez fait un effort pour comprendre quand on t'explique parce que là,
ça devient limite.


> 1) D'une part et indépendamment du contexte, ce que tu viens d'écrire
> est une ânerie énorme, guère étonnante cependant pour un type qui fait
> régulièrement étalage de la légèreté de ses compétences scientifiques.
> Car bien sûr que la répétition permet d'affiner la probabilité ! Plus il
> y a de mesures et plus on peut se rapprocher de la distribution
> théorique de Gauss (pour le cas qui nous concerne), et faire ensuite les
> estimations nécessaires: on parle d'"intervalles de confiance à 95%" par
> exemple (ou à 99%, ou à 90%...).

C'est ça, tu n'as rien compris, et comme tu n'as vraiment rien pour
attirer la sympathie et l'envie de faire le moindre effort pédagogique,
tu restes comme tu es, tu es indécrottable, pas la peine de gratter.

Puisque visiblement tu n'as rien à foutre de tes journées, maisse tomber
wikipedia et va un peu dans les bliblis, dans 30 ans tu devrais arriver
à limiter tes messages.

>>> Bien sûr que non: si vous voulez montrer que la température de
>>> l'atmosphère a augmenté de 0.6°C au cours du XXème siècle (le GIEC
>>> annonce +0.6° avec +ou-0.2°C d'incertitudes), il suffit de disposer
>>> de très nombreux relevés de mesures à partir de thermomètres.

C'est ça bonhomme, tu as découvert que la température se mesure souvent
avec un thermomètre. C'est bien, bonhomme, c'est bien, mais ....

> Maintenant, tu nous expliques comment on aurait pu faire ça avec
> seulement 1, 2 ou 3 mesures, connard ?
>
> Tu saisis que les 0.6°C annoncés ne constituent pas ici la répétition de
> mesures d'une situation unique ?

Ah bon dieu qu'il est con le mec ! Il ne se pose pas la moindre question
sur ce qu'il dit. Un cas. Allez cherche, cherche, je doute que tu
trouves tout seul, mais cherche tout ce qu'il y a d'idiot dans ce que tu
écris. C'est bien, ça va t'occuper.


Gallad

unread,
Nov 6, 2006, 4:02:38 PM11/6/06
to
Marc Aurel a émis l'idée suivante :

> Gallad a écrit :
>
>> De la part d'un type qui ne sait même pas faire le calcul d'une dérivée
>> élémentaire, c'est amusant.
>
> Il a toujours pas compris, la buse ! Mais t'es né comme ça ou on t'a marché
> dessus. C'est pas possible !
>
> Allez fait un effort pour comprendre quand on t'explique parce que là, ça
> devient limite.

Tiens au fait, qu'est-ce que tu viens encore d'expliquer ici, trouduc ?

>
>> 1) D'une part et indépendamment du contexte, ce que tu viens d'écrire est
>> une ânerie énorme, guère étonnante cependant pour un type qui fait
>> régulièrement étalage de la légèreté de ses compétences scientifiques.
>> Car bien sûr que la répétition permet d'affiner la probabilité ! Plus il y
>> a de mesures et plus on peut se rapprocher de la distribution théorique de
>> Gauss (pour le cas qui nous concerne), et faire ensuite les estimations
>> nécessaires: on parle d'"intervalles de confiance à 95%" par exemple (ou à
>> 99%, ou à 90%...).
>
> C'est ça, tu n'as rien compris, et comme tu n'as vraiment rien pour attirer
> la sympathie et l'envie de faire le moindre effort pédagogique, tu restes
> comme tu es, tu es indécrottable, pas la peine de gratter.
>
> Puisque visiblement tu n'as rien à foutre de tes journées, maisse tomber
> wikipedia et va un peu dans les bliblis, dans 30 ans tu devrais arriver à
> limiter tes messages.
>
>>>> Bien sûr que non: si vous voulez montrer que la température de
>>>> l'atmosphère a augmenté de 0.6°C au cours du XXème siècle (le GIEC
>>>> annonce +0.6° avec +ou-0.2°C d'incertitudes), il suffit de disposer de
>>>> très nombreux relevés de mesures à partir de thermomètres.
>
> C'est ça bonhomme, tu as découvert que la température se mesure souvent avec
> un thermomètre. C'est bien, bonhomme, c'est bien, mais ....

On appelle çà de la fuite en avant pour se sortir de la noyade.

>
>> Maintenant, tu nous expliques comment on aurait pu faire ça avec seulement
>> 1, 2 ou 3 mesures, connard ?
>>
>> Tu saisis que les 0.6°C annoncés ne constituent pas ici la répétition de
>> mesures d'une situation unique ?
>
> Ah bon dieu qu'il est con le mec ! Il ne se pose pas la moindre question sur
> ce qu'il dit. Un cas. Allez cherche, cherche, je doute que tu trouves tout
> seul, mais cherche tout ce qu'il y a d'idiot dans ce que tu écris. C'est
> bien, ça va t'occuper.


C'est tout ? :'( ;-)
Un vrai trouduc, ce brave Marc Aurel. Très vite perdu...

"Cherche, cherche", c'est la seule issue qu'il reste aux neuneus qui se voient
mettre le nez dedans... Retourne à l'école faire un peu de stats fondamentales,
mon pauvre ami.

Fin du troll en ce qui me concerne, parce que si, moi, je prends la peine de
justifier mes positions, je n'ai pas pour autant besoin d'alimenter outre
mesure les abrutis de ton genre.

Suivi adapté.

--
Gallad


biele

unread,
Nov 7, 2006, 9:58:41 PM11/7/06
to

Pas necessairement. L'evolution climatique n'est un simple probleme pour
lequel il existe d'innombrables independants jeux de donnees et
d'experiences similaires. Les incertitudes existent a cause d'une multitude
de facteurs qui parfois sont quantifiables et parfois ne le sont pas, et qui
sont aussi a l'occasion subjectif. Cet exercise qui consiste a attribuer des
probabilites n'est pas vraiment typique de la prevision d'un systeme aussi
complexe et les scientifiques du GIEC s'y prettent seulement parce que les
decideurs ont besoin d'un systeme d'evaluation des scenarii climatiques.
C'est d'ailleurs pour cette raison que le GIEC ne donne pas une statistique
avec des barres d'erreur mais un eventail de probabilites.


Marc Aurel

unread,
Nov 8, 2006, 3:09:15 AM11/8/06
to
biele wrote:

> Pas necessairement. L'evolution climatique n'est un simple probleme pour
> lequel il existe d'innombrables independants jeux de donnees et
> d'experiences similaires. Les incertitudes existent a cause d'une multitude
> de facteurs qui parfois sont quantifiables et parfois ne le sont pas, et qui
> sont aussi a l'occasion subjectif. Cet exercise qui consiste a attribuer des
> probabilites n'est pas vraiment typique de la prevision d'un systeme aussi
> complexe et les scientifiques du GIEC s'y prettent seulement parce que les
> decideurs ont besoin d'un systeme d'evaluation des scenarii climatiques.
> C'est d'ailleurs pour cette raison que le GIEC ne donne pas une statistique
> avec des barres d'erreur mais un eventail de probabilites.

Il faudrait aussi rappeler, car même dans le "milieu" on l'oublie trop
souvent, que l'on raisonne sur des propositions de scenarii et non de
prévisions. La nuance est fondamentale.

Dans un cas, la prévision, on doit rechercher, outre une modélisation
aussi précise que possible, à s'attacher à définir le plus fidèlement
(en accord avec les contraintes numériques et les équilibre du système
modélisé) l'état initial (assimilation, analyse), sachant que malgré
cela on n'accédera qu'à une projection de type probabiliste en
travaillant non une une réalisation mais sur des ensembles (sensibilité
aux conditions initiales) Les degrés de liberté sont donc théoriquement
nuls.

Dans le cas des scenarii (les pronostics sur le changement climatique)
la problématique est différente, elle constitue au départ des
simulations des "jeux" d'hypothèses (évolution industrielle, agricole,
urbaine, des transports, des modes de production d'énergie,
démographique, etc) qui vont conduire à des ensembles de forçages "a
priori". On est dans la situation du labo et de l'éprouvette.

Chacune des hypothèses porte un poids d'incertitudes qu'on affichera
sous forme de "probabilité" dans un sens éloigné de la définition
rigoureuse en mathématiques, il s'agira le plus souvent d'accorder un
certain degré de confiance ou de plausibilité dans le cadre des
connaissances actuelles permettant des prospectives "réalistes" dans les
divers secteurs d'activité.

Partant de ça les résultats conduiront à une dispersion de pronostics
tout à fait compréhensible et qui n'a rien à voir avec une quelconque
indécision ou imprécision, quand bien même cette imprécision existe,
mais à un degré moindre, ce qui "surprend" toujours le public si on ne
précise pas ce qui est derrière les chiffres annoncés.

La crédibilité des conséquences issues des hypothèses sur l'évolution
des forçages sera fonction d'une multitude de facteurs, mais la
convergence (faible dispersion) dans le cas des simulations d'ensemble
en mode multi-modèles (ce qui devient la norme) pèsera sur le jugement,
ne perdant pas de vue que l'unanimité ne fait pas loi tant qu'elle n'est
pas corroborée par des coïncidences d'observations.

La confusion entre prévision et scénario est fréquente, même dans les
milieux spécialisés, ce sont pourtant deux approches qui n'ont rien à
voir, sauf une certaine similitude technique.

Cordialement.

Gallad

unread,
Nov 9, 2006, 6:56:31 AM11/9/06
to
Marc Aurel a pensé très fort :


Pff...
Quelle verbosité, mon pauvre. Tout ça pour expliquer la distinction plutôt
simple entre les 2 démarches. Quand tu ne fais pas étalage de ton ignorance
crasse des notions scientifiques de base, il faut que ce soit pour tomber dans
le discours de mauvais prof d'université.

Le style boursoufflé sert souvent à masquer les carences profondes sur le fond,
et à jouer surtout à l'homme du "milieu." On peut observer que les vrais
experts ne se prêtent pas à ce genre de rhétorique échévelée et cherchent
toujours, au contraire, à faire oeuvre d'explications claires et concises, en
laissant la frime aux médiocres. C'est cependant un symptome connu de longue
date et ce n'est pas toi qui l'a inventé.

--
Gallad


Gallad

unread,
Nov 9, 2006, 6:57:56 AM11/9/06
to
Marc Aurel a pensé très fort :

> Il faudrait aussi rappeler, car même dans le "milieu" on l'oublie trop

Pff...
Quelle verbosité, mon pauvre. Tout ça pour expliquer la distinction plutôt
simple entre les 2 démarches. Quand tu ne fais pas étalage de ton ignorance
crasse des notions scientifiques de base, il faut que ce soit pour tomber dans
le discours de mauvais prof d'université.

Le style boursoufflé sert souvent à masquer les carences profondes sur le fond,
et à jouer surtout à l'homme du "milieu." On peut observer que les vrais
experts ne se prêtent pas à ce genre de rhétorique échévelée et cherchent
toujours, au contraire, à faire oeuvre d'explications claires et concises, en

laissant la frime aux médiocres. C'est un symptome connu de longue date et ce

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Parsley

unread,
Nov 9, 2006, 9:45:18 AM11/9/06
to
Gallad wrote:
> Marc Aurel a pensé très fort :
>> La confusion entre prévision et scénario est fréquente, même dans
>> les milieux spécialisés, ce sont pourtant deux approches qui n'ont
>> rien à voir, sauf une certaine similitude technique.
>
>
> Pff...
> Quelle verbosité, mon pauvre. Tout ça pour expliquer la distinction
> plutôt simple entre les 2 démarches. Quand tu ne fais pas étalage
> de ton ignorance crasse des notions scientifiques de base, il faut
> que ce soit pour tomber dans le discours de mauvais prof
> d'université.

Chaque fois que quelqu'un parle vrai et sait de quoi il parle
la merde pisseuse verte Gallad-Ronacon cherche à dénigrer.
C'est une attitude de principe d'un débile atteint de paranoïa.

La paranoïa est une psychose, c'est-à-dire une maladie mentale dont le
malade n'est pas conscient (contrairement à la névrose) et
caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des
troubles plus ou moins graves de la personnalité. La paranoïa se
caractérise par :
la surestimation du Moi (orgueil et mégalomanie)
des erreurs de jugement liées à un raisonnement logique sur des bases
fausses reposant sur des a-priori purement subjectifs
une rigidité psychique
une méfiance allant jusqu'au délire de persécution (la mal vient
toujours de l'Autre)
le dogmatisme (attitude intellectuelle affirmant des idées sans les
discuter).
Le paranoïaque finit par s'enfermer dans un cercle vicieux
persécuté-persécuteur. Son credo consiste à convertir les autres à ses
propres idées. Le traitement du paranoïaque nécessite généralement l'hospitalisation,
et parfois même l'internement du malade. Les autorités médicales sont
souvent obligées d'intervenir avec résolution et de décider un
placement d'office. Les médicaments employés sont les neuroleptiques
et parfois la psychothérapie à la recherche de contenus émotionnels
apparaissant à travers le délire.

Parsley

unread,
Nov 9, 2006, 9:53:05 AM11/9/06
to
Gallad wrote:
> Marc Aurel a pensé très fort :
>>
>> La confusion entre prévision et scénario est fréquente, même dans
>> les milieux spécialisés, ce sont pourtant deux approches qui n'ont
>> rien à voir, sauf une certaine similitude technique.
>
>
> Pff...
> Quelle verbosité, mon pauvre. Tout ça pour expliquer la distinction
> plutôt simple entre les 2 démarches. Quand tu ne fais pas étalage
> de ton ignorance crasse des notions scientifiques de base, il faut
> que ce soit pour tomber dans le discours de mauvais prof
> d'université.

Ce n'est pas la peine de poster plusieurs fois la même chose
pour donner à penser que vous êtes très savant, hein le nulos.
La ferme espèce de ripoux vert pisseux. Dès que quelqu'un essaie de
vous expliquer
quelquechose de sensé que vous ignorez, d'ailleurs que savez en fait
sinon rien,
il faut que vous essayez de le discréditer vous croyant savant alors
que vous êtes le nulos de service sur ce groupe. L'empereur des
abrutis copicolleurs !

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